Des batteries, encore des batteries, toujours des batteries. Ceux qui suivent le site depuis quelques temps vont finir par se dire que je n’ai que ce mot là à la bouche… Et ils n’auraient pas vraiment tort. Comme toujours, cet article est en lien fort avec mon quotidien : je sors de 2 mois de travaux assez intenses dans ma nouvelle demeure, travaux réalisés à grand renfort d’outils électro-portatifs : perceuse, visseuse, meuleuse etc… une vraie succursale de Leroy merlin.

Que faire quand une batterie rend l’âme ?

Parmi ces différents outils, celui que j’ai le plus utilisé est une perceuse/visseuse 10,8V que j’ai acheté avec 2 batteries. De marque peu connue (en tous cas pour moi), cette perceuse dégage un vrai sentiment de qualité et m’a été extrêmement utile. Alors quand une de ses 2 batteries au lithium est décédée, j’étais bien embêté : l’outil fonctionne toujours très bien, il serait dommage de le remplacer complètement.

Ma perceuse/visseuse avec sa batterie malade.

Ma perceuse/visseuse avec sa batterie malade.

La solution évidente pour moi était donc de racheter une nouvelle batterie, mais comment faire quand on ne trouve pas à la vente de batterie ou quand le prix de celle-ci équivaut quasiment au prix de l’ensemble “outil + 2 batteries” ? Et bien comme souvent une autre solution existe : mettre les main dans le cambouis et reconditionner soit même sa batterie.

Attention
Dans la suite de cet article, je manipule des cellules de batterie au Lithium. D’apparence inoffensive, ces éléments contiennent une énergie folle, et une mauvaise manipulation peut entraîner des dégâts sur votre matériel, mais surtout sur votre petite personne. Merci donc de prendre toutes les précautions nécessaires si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure.

Diagnostic du problème

Bon avant de dire que la batterie est fichue, il y a quand même quelques vérifications à faire. Pour cette étape, votre multimètre sera votre meilleur allié. Si vous avez comme moi la chance d’avoir une deuxième batterie, vous allez pouvoir comparer les valeurs entre votre batterie de référence et votre batterie suspecte.

Anatomie d’une batterie au lithium.

Une batterie au lithium est composée de plusieurs éléments mis en série et/ou en parallèle pour arriver aux caractéristiques de la batterie. Ces éléments aux lithium, plus communément appelés “cellules” présentent individuellement une tension qui peut varier entre 3V et 4,2V suivant leur niveau de charge. La tension nominale est de 3,6V et donc pour ma batterie estampillée 10,8V, il est facile de comprendre qu’elle renferme 10,8/3,6 = 3 éléments mis en série.

Avec 3 éléments en série, la tension en sortie du pack varie donc entre 9V (3 éléments x 3V) et 12,6V (3 éléments x 4,2V). Là sans démonter quoi que ce soit, vous allez vite détecter si une batterie est défectueuse. Ici, avec 7,97V c’est beaucoup trop bas.

Sans démontage, on peut déjà constater le dysfonctionnement. Le niveau de la batterie de gauche n'est pas crédible pour une batterie composée de 3 éléments au lithium.

Sans démontage, on peut déjà constater le dysfonctionnement. Le niveau de la batterie de gauche n’est pas crédible pour une batterie composée de 3 éléments au lithium.

C’est parti pour le grand démontage.

Dans mon cas, la batterie était simplement fermée par quelques vis torx. Encore une fois, mon jeu de tournevis de chez iFixit en aura eu raison en quelques secondes. A l’ouverture, on découvre 3 cellules au lithium. Elles sont de type “18650”, le type le plus connu. On en trouve dans les PC portable, les outils électro-portatifs et même les vélos électriques. Le nom de ce type de cellule vient de leur format : elles font 18mm de diamètre, pour 65mm de long et sont de forme cylindrique (d’où le “0”). Par conséquent, n’importe quelle autre cellule au format “18650” devrait rentrer dans le boitier.

A peine les premières visses ôtées, on devine facilement les cellules au lithium que renferme la batterie

A peine les premières visses ôtées, on devine facilement les cellules au lithium que renferme la batterie

Débarassée de sa carcasse, on peut voir que cette batterie se compose de 3 celulles au lithium au format 18650.

Débarrassée de sa carcasse, on peut voir que cette batterie se compose de 3 celulles au lithium au format 18650.

Choix des cellules lithium de remplacement.

Vous l’aurez compris, remplacer les cellules de lithium que renferme votre batterie lui donnera une nouvelle jeunesse ! Mais reste à choisir les bonnes cellules de remplacement ! Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte :

  • la capacité. Exprimée en Ampère Heure (Ah) ou milliampère heure (mAh) cela détermine la durée de fonctionnement de votre outil entre deux charges. Les cellules d’origine de ma batterie sont de 1300mAh ce qui est plutôt classique, mais on en trouve de 2900mAh, de quoi multiplier par 2,5 l’autonomie !
  • le courant de décharge. Exprimé en Ampère, il détermine le débit d’énergie que peut fournir la cellule à un instant T. Plus il est élevé mieux c’est. Attention, certaines cellules de fortes capacités ont un très petit courant de décharge (parfois quelques ampères à peine) ce qui risque de limiter votre outil dans ses performances.
  • le poids de la cellule. On trouve des variations de l’ordre de 30% entre les cellules les plus légères et les plus lourdes. Pour un appareil que l’on tient à bout de bras pendant parfois plusieurs heures, ça compte !
  • la présence d’onglets de soudures. Aussi appelé “tabs” en anglais, cela permet de souder les cellules les unes aux autres sans passer par du matériel plus professionnel, comme une “soudeuse à point”. Avec des onglets, un simple fer à souder à 15€ suffit ! Si vous essayez de souder directement sur le corps de la cellule (sans onglet donc) vous verrez que c’est une autre paire de manche, et surtout c’est dangereux pour elle (et donc pour vous).

Mon candidat du jour

Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de partir sur des cellules avec onglet. J’ai déjà eu l’occasion de tenter des soudures sur des cellules qui n’en n’étaient pas pourvues et j’ai galéré comme pas permis. Pour mon chantier du jour j’ai choisi des cellules Sanyo de 2600mAh. Un peu plus lourdes que mes cellules d’origine, elles peuvent contenir 2 fois plus d’énergie. Je les avais initialement commandées pour un autre projet. Reste à voir si leur courant de décharge ne limitera pas les performances de la perceuse.

Reconditionner la batterie de la perceuse

Prérequis

Niveau outillage vous aurez besoin des choses suivantes

Et dans une moindre mesure (suivant la batterie)

  • Du ruban d’électricien
  • Une pince coupante (pour découper certaines bandes de nickel soudées “par point”)
  • Une pince (pour manipuler les onglets des cellules sans se brûler pendant les soudures)

Niveau “consommables”, il vous faut évidemment autant de cellules neuves qu’il y en avait à l’origine dans votre batterie. Si vous ne savez pas où en acheter, vous pouvez vous rendre sur Amazon ou Ebay. Comptez entre 6 et 12€ par cellule suivant ses caractéristiques. Les meilleures marques dans ce domaine sont les suivantes : Panasonic, Samsung, LG, Sanyo… j’en oublie probablement. Pas facile d’en trouver sur les magasins “grand public”, j’ai tout de même déniché quelques références qui devraient faire l’affaire :

Vous pouvez en trouver quelques unes sur Amazon :

Et si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez aussi tenter votre chance sur Ebay :)

Etape 1 : Démontage de la batterie

Si vous n’êtes pas encore passé à l’action, il faut démonter la batterie d’origine. Prenez soin d’en étudier la construction, car il faudra tout remonter à l’identique. En général pour limiter les erreurs je n’hésite pas à prendre de nombreuses photos. Pour dessouder les cellules, j’utilise le fer à souder sur les connectiques soudées à l’étain. Pour les soudures “par point”, il faut malheureusement souvent se résoudre à les couper à la pince coupante.

Quand les celulles sont soudées par point, le fer à souder basique ne suffit pas... il est temps de sortir la pince coupante !

Quand les celulles sont soudées par point, le fer à souder basique ne suffit pas… il est temps de sortir la pince coupante !

Pour certaines soudures, cela peut se révéler un peu acrobatique car il y a parfois très peu d’espace entre les cellules et leur support.

Attendez vous à quelques acrobaties pour détacher les celulles soudées.. par dessous.

Attendez vous à quelques acrobaties pour détacher les celulles soudées.. par dessous.

Et voilà notre superbe jeu de légos pour adultes !

Et voilà notre superbe jeu de légos pour adultes !

Etape 2 : Assemblage des nouvelles cellules 18650 entre elles

Pour commencer, je vous conseille d’assembler hors de leur support les cellules entre-elles. Pour que l’ensemble fasse bloc et ne bouge pas, vous pouvez utiliser du ruban d’électricien pour solidariser les cellules, voire carrément un pistolet à colle chaude. Cela facilitera les soudures. Ensuite il va falloir souder les cellules entre elles suivant le même principe que celles d’origine. Les onglets sont très utiles pour ça, mais attention pendant leur manipulation de ne pas toucher les mauvais pôles des cellules ensemble, cela pourrait entraîner une forte décharge de courant avec les conséquences que vous connaissez.

Etape 3 : Soudure du pack de cellules dans le support de la batterie

Cette phase peut être plus ou moins compliquée suivant l’agencement de votre batterie. Dans la mienne qui est très compacte, j’ai du m’y reprendre à 2 fois pour arriver à tout caser à l’intérieur. Si comme moi certains fils sont un peu courts, préparez-vous à devoir les rallonger. Dans ce cas de figure, la gaine thermo vous permettra de faire quelque chose de propre sans occuper trop de place. Prenez votre temps, ne laissez pas traîner d’outils métalliques autour et tout devrait bien se passer :)

Assembalge en cours... On fait attention de ne pas laisser entrer en contact 2 pôles qui ne le devraient pas.

Assembalge en cours… On fait attention de ne pas laisser entrer en contact 2 pôles qui ne le devraient pas.

Etape 4 : remonter l’empilage de cellules dans le boitier

On touche ici au but. Avant de tout fermer/revisser, je vous conseille de mesurer avec votre multimètre en position “voltmètre sur courant continu” que la tension entre les bornes + et – de la batterie est bien celle attendue. Dans mon cas j’ai 11,4V, ce qui est cohérent avec la plage de fonctionnement des cellules (entre 9V et 12,6V en théorie). Attention en refermant de ne pas arracher de fils, et si je vous mets en garde contre ça c’est justement parce que ça m’est arrivé ;) On revisse l’ensemble, une dernière mesure au multimètre et on peut tester !

On touche au but : l n'y a plus qu'à tout refermer.

On touche au but : l n’y a plus qu’à tout refermer.

Bilan de l’opération

Ma nouvelle batterie dure beaucoup plus longtemps que l’ancienne, logique puisque je suis passé de 1,3Ah à 2,6Ah. Cela prend également 2 fois plus de temps à recharger, ce qui est parfaitement logique bien qu’un peu long ! En terme de fonctionnement, je ne vois pas de différence que j’utilise l’une ou l’autre des batteries, je suis donc soulagé sur ce point. En terme de poids, ma batterie maison a pris un peu d’embonpoint (20g environ) ce qui me parait très raisonnable par rapport au gain d’autonomie. Sur le plan tarifaire, la manœuvre est intéressante : pour 3 cellules, on peut s’en sortir entre 15 et 30€ suivant la qualité et les caractéristiques de celles choisies. Quand on compare au prix d’une batterie (souvent entre 60 et 100€ pour ce type d’outil, voire beaucoup plus pour les grandes marques) il n’y a pas photo !

Et voilà la batterie terminée aux côtés de celle d'origine. Pensez à identifier la batterie reconditionée ! Ici un coup de marqueur fait l'affaire.

Et voilà la batterie terminée aux côtés de celle d’origine. Pensez à identifier la batterie reconditionée ! Ici un coup de marqueur fait l’affaire.

En conclusion

Plus je creuse ces histoires de batteries et plus cela me passionne. Il faut dire que notre environnement en est rempli ! Avec cette astuce vous pouvez aussi acheter à vil prix un outil électro HS sur leboncoin et lui donner une nouvelle jeunesse pour pas cher ! Bref voilà surtout un moyen de faire durer plus longtemps des objets appelés à être renouveler un peu trop souvent. J’espère que cette petite expérience vous aura plu et n’hésitez pas à partager critiques et insultes dans les commentaires…


Aujourd’hui je partage un petit “projet weekend”, SunDroppar, qui vous permettra de réaliser une lampe solaire décorative pour un budget défiant toute concurrence. Sans prétention, cette lampe est réalisable en moins de 15 minutes par quasiment n’importe qui et avec très peu de matériel !

Ma mission impossible : trouver une lampe solaire sympa pas trop chère

Comme souvent, ce projet a commencé par une quête : je cherchais plusieurs lampes solaires à disposer sur mon balcon pour les fins de soirées d’été. Mes critères : je cherchais des lampes avec des matériaux de qualité (si possible pas de plastique), étanches (en cas d’oubli dehors ou “d’accident festif”) et solaire pour éviter les fils et les piles. Tout ça sans débourser 50€ par lampe… Et malheureusement je n’ai pas trouvé chaussure à mon pied…

Fabriquer ce que l’on ne peut acheter

Si la lampe de mes rêves n’existe pas, je peux peut-être me la fabriquer ? Voilà un défi qui me plaît ! Après m’être fait des noeuds au cerveau pour chercher comment créer cette lampe de toute pièce, j’ai décidé d’adopter une approche bien différente : pourquoi ne pas partir d’une lampe solaire basique, en récupérer les parties qui m’intéressent, et enfin l’intégrer dans un objet à la finition soignée ?

Allo les suédois

Et cette finition, c’est un bocal IKEA qui va me la donner ! Je cherchais un contenant en verre, si possible dépoli pour que la lumière soit diffusé tout en cachant l’électronique nécessaire au fonctionnement de la lampe. Faites entrer “Droppar” :

Droppar : un bocal on ne peut plus adapté : verre transparent sur le dessus, dépoli sur les côtés, avec une petite touche d'acier chromé : exactement ce qu'il me fallait !

Droppar : un bocal on ne peut plus adapté : verre transparent sur le dessus, dépoli sur les côtés, avec une petite touche d’acier chromé : exactement ce qu’il me fallait !

Ce récipient à plusieurs avantages :

  • ses matériaux : verre et acier brossé inoxydable, c’est élégant, solide et ne craint pas l’eau
  • verre dépoli sur les parois extérieures : idéal pour masquer les composants à l’intérieur
  • verre transparent sur le couvercle, pour ne pas bloquer les rayons du soleil de mon panneau solaire
  • un prix attractif pour mon bricolage : 2.99€ le bocal !

Reconvertir une lampe solaire low-cost

Il me restait à trouver ma lampe solaire “de base”, et c’est au détour d’un passage chez Leroy Merlin que je suis tombé sur une montagne de balises solaires de jardin en promotion… A 99 centimes l’unité, pourquoi ne pas partir là dessus ? La balise n’est pas très esthétique et tout en plastique, mais c’est son électronique qui m’intéresse ! Voici donc mon cobaye :

Une balise solaire plutôt simple qui ne demande qu'à être démontée :)

Une balise solaire plutôt simple qui ne demande qu’à être démontée :)

Et cette balise solaire présente elle aussi des avantages :

  • Sa “tête”, avec une finition en métal brossé s’accorde très bien avec mon bocal Droppar
  • Sa batterie est standard : un simple accu AAA NiMh de 200mAh. Si jamais cet accu fatigue (ou que l’on souhaite améliorer l’autonomie de l’appareil), on en trouve de capacité plus importante pour des coûts raisonnables.
  • Son assemblage, relativement simple, permet de démonter la balise quasiment entièrement à la main. Un simple tournevis cruciforme terminera le boulot.
  • Son éclairage : sans être extraordinaire de puissance, la lampe intègre un petit réflecteur (qui augmente la luminosité perçue), ainsi qu’une cage transparente qui diffuse la lumière d’une manière qui me plaît bien (formant une espèce d’étoile)

Il est désormais temps de passer aux choses sérieuses.

Construction de la lampe solaire

Matériel nécessaire

Démontage en règle

La balise est très simple à démonter, aucun outil n’est nécessaire pour séparer la partie avec l’électronique du support. Il va falloir maintenant intégrer tout ce petit monde dans notre bocal IKEA. Histoire de profiter de l’éclairage que j’aime bien de la balise, je souhaite conserver la cage transparente et le petit réflecteur métallique conique.

Il suffit de tirer pour séparer la tête de la balise de son support

Il suffit de tirer pour séparer la tête de la balise de son support

Pour quelques millimètres de trop

Malheureusement, l’ensemble “électronique + cage” étant un peu trop long, il faut raccourcir tout ça. Avant de retailler la cage transparente, il faut démonter le réflecteur conique qui est maintenu via une simple vis cruciforme. Ensuite il faut sortir la scie !

Démarrage des choses sérieuses

Démarrage des choses sérieuses

Quelques coups de scie à métaux plus tard, la cage plastique est désormais à la bonne taille.

La cage sciée avec son petit réflecteur

La cage sciée avec son petit réflecteur

Session collage

Histoire que la lumière se diffuse le mieux possible, j’ai collé le petit réflecteur conique au fond du bocal à l’aide d’un point de “patafix” (et oui c’est du grand bricolage ! Notez que pour un résultat plus pro vous pouvez aussi faire ça à la colle chaude).

Histoire que ma “lampe raccourcie” ne bouge pas dans le bocal mais reste démontable, je l’ai aussi ajustée au fond du bocal avec un “joint” de patafix (quand je te dis que c’est du grand bricolage) !

Pour centrer au mieux la cage, je la dispose à l'envers, sur le couvercle, avant de refermer le bocal par dessus

Pour centrer au mieux la cage, je la dispose à l’envers, sur le couvercle, avant de refermer le bocal par dessus

On positionne le tout et on referme, et voici notre lampe décorative solaire !

La lampe refermée vu de dessus

La lampe refermée vu de dessus

Le résultat

Et le soir venu… voici le résultat :

A la nuit tombée, la lampe s'illumine automatiquement

A la nuit tombée, la lampe s’illumine automatiquement

Au final je suis très content de ma petite lampe qui me sera revenu à moins de 4 euros ! C’est sûr, il ne faudra pas compter sur elle pour éclairer un stade, mais en attendant ça permettra à tatie Danielle de ne pas confondre son verre de jus de pomme avec mon whisky.


Il y a des gens pour qui le “DIY” consiste à élaborer des recettes de cuisine ou construire des meubles en palettes. Même si ces activités me parlent, ce que je préfère, c’est comprendre comment les appareils qui m’entourent fonctionnent et quand ils sont en panne, les réparer. Dans mon entourage, je croise pas mal de personnes qui pensent qu’il faut des compétences folles pour arriver à faire repartir des objets électr(on)iques modernes, mais je vais vous montrer que ça n’est pas le cas !

Aujourd’hui j’ai décidé de partir d’un cas pratique, un vidéoprojecteur en panne, et de lister les grandes étapes qui m’ont permis de le réparer ! J’ai choisi ce cobaye pour écrire cet article car avant de m’atteler à la tâche je n’y connaissais rien aux vidéoprojecteurs en général, et celui-ci était destiné à la benne par son propriétaire.

Si aujourd’hui on parle vidéoprojecteur, sachez que les mêmes étapes sont applicables pour de nombreux types d’appareil et que vos meilleurs outils pour arriver à relancer votre machine seront votre patience et sens de l’observation !

Le malade et les symptômes du mal

Le patient du jour est un vidéoprojecteur Acer H5360. Un modèle de salon sorti en 2011 et qui s’est bien vendu cette année là. 4 ans plus tard, celui-ci fait des siennes et refuse de démarrer, le rendant inutilisable. Voyons ce que l’on peut faire !

Mon patient du jour, le vidéoprojecteur Acer H5360

Examen extérieur

Cela peut sembler bête, mais un examen extérieur de la machine est la première chose à faire et peut vous en dire long. Un morceau de plastique cassé vous mettra sur la piste d’un impact, tandis qu’une zone brunie pourra révéler le stigmate d’une surchauffe de l’appareil. Dans mon cas, je ne relève rien d’anormal ! Je passe donc à la suite.

Allumage et observation

Je branche le câble d’alimentation presse le bouton “power” et observe : plusieurs voyants clignotent, j’entends un ventilateur qui démarre, c’est bon signe : l’alimentation fonctionne (c’est pourtant un organe qui peut facilement être défectueux, comme j’ai pu le constater par le passé).

Devant moi, j’ai l’impression que l’appareil “essaie” de démarrer plusieurs fois (une diode bleue clignote sans arrêt), avant d’abandonner (et là un double clignotement bleu alterne avec un clignotement rouge, plus long). Au milieu des clignotements de leds et du souffle du ventilateur, je perçois néanmoins un grésillement irrégulier qui va de paire avec des flashs lumineux derrière la grille de ventilation. Peut-être le début d’une piste.

Examen intérieur

Ce bruit accompagné de flash m’intrigue. Histoire de voir si un élément défaillant ne serait pas à l’origine de ces comportement, je décide d’ouvrir le vidéoprojecteur (éteint!). Un tournevis suffit, et quelques tours de poignet plus tard j’ai accès aux entrailles de l’appareil. Je vérifie les connexions des nappes, cherche des condensateurs malades, au final je ne vois rien d’anormal. J’allume donc l’appareil, toujours ouvert (attention danger, les précautions habituelles s’appliquent si vous ne souhaitez pas vous blesser, vous ou votre appareil), et là je constate que les grésillements et les flashs ont la même origine : une cage isolée de l’appareil (où, je le découvrirai plus tard, est enfermée la lampe du vidéoprojecteur).

Read The Fucking Manual

Par acquis de conscience, je télécharge le manuel de l’appareil et me rends directement à la section “Dépannage”. Cette partie du manuel n’est pas toujours d’une grande aide, mais aujourd’hui j’ai de la chance : au milieu des conseils de base je trouve un tableau qui donne le sens des différents clignotements des diodes de l’appareil.

Un extrait du manuel avec les 2 zones qui m'ont aidé

Un extrait du manuel avec les 2 zones qui m’ont aidé

Ici 2 lignes attirent mon attention car elles semblent correspondre au comportement que j’ai face à moi :
D’après le tableau (1) le clignotement rapide de la diode bleue indique une “Nouvelle tentative lampe”.

Quant à la deuxième zone qui m’intéresse (2), il semblerait que l’alternance de la diode bleue clignotante avec la diode rouge fixe puisse correspondre à 2 symptômes différents : panne de la lampe ou panne de “la roue de couleur”.

Là clairement, les choses se précisent !

Lampe ou “roue de couleur” ?

Je le rappelle, je ne connais pas les vidéoprojecteurs, et si j’arrive à visualiser quelle peut-être l’utilité de la lampe, je n’ai aucune idée de celle d’une “roue de couleur”, ni à quoi ça sert… En fait, quelques minutes de recherche sur wikipedia m’apprendront qu’un vidéoprojecteur contient notamment une lampe (ok), et une “roue chromatique” ! Comme quoi il faut se méfier de la traduction !

A ce moment l’appareil est toujours ouvert devant moi. Je repère donc la fameuse roue chromatique et relance la machine, ça tourne ! Concernant la lampe, elle continue de grésiller et flasher. Toujours en me référant au manuel, je démonte la lampe et effectivement, celle-ci semble mal en point !

La lampe HS (à droite) à côté d'une lampe neuve (à gauche). Tu vois ce qui cloche ?

La lampe HS (à droite) à côté d’une lampe neuve (à gauche). Tu vois ce qui cloche ?

Savoir identifier précisément l’élément à remplacer.

J’ai toujours entendu dire “quand tu dois changer la lampe d’un vidéoprojecteur, c’est souvent plus rentable de remplacer complètement l’appareil”… Et j’ai compris pourquoi ! La lampe de mon vidéoprojecteur est enfermée dans un châssis ultra spécifique. Bien entendu, pour remplacer le bloc complet (chassis + lampe), je trouve des prix tournant autour des 250€. Pour un appareil qui aujourd’hui doit coûter dans les 400€, ça fait cher la pièce !

Mais mon châssis, il est impeccable ! Pourquoi ne pas changer que la lampe à l’intérieur ? Je démonte donc le chassis et relève donc les références au dos de la lampe : OSRAM P-VIP 200/0.8 E20.8, une pièce vendue entre 65 et 80€.

De 250 à 65€, il n'y a qu'un pas... ou qu'un châssis... enfin bref t'as compris :)

De 250 à 65€, il n’y a qu’un pas… ou qu’un châssis… enfin bref t’as compris :)

Trouver la pièce de rechange

Dans le cas du vidéoprojecteur, rien de plus simple : j’ai trouvé en 5 minutes une petite dizaine de sites capables de me vendre cette référence de lampe, mais ça n’est pas toujours si simple… Je me souviens notamment d’une bouilloire dont la pièce HS n’était vendue… que par paquet de 1000. Rageant pour une pièce vendue à l’époque 17 centimes !

Dans mon cas j’opte pour Amazon.fr, capable de me fournir la lampe rapidement, et dont la politique de retour me met en confiance (ben oui, parce que 65€, c’est quand même pas rien non plus !).

Remonter et tester !

Quelques jours plus tard, la lampe est reçue, et je passe un petit quart d’heure à tout réassembler. Je branche et… tadaaaa :

Il est vivant !

Il est vivant !

Bilan de la réparation

Quelques jours ont passé depuis et le vidéoprojecteur fonctionne bien ! J’avoue que j’ai pas mal hésité à commander la pièce : dépenser 65€ sans être assuré de réussir, je reconnais l’avoir fait un peu par défi ! Concernant la réparation, niveau matériel je n’ai utilisé qu’un jeu de tournevis et 2 bonnes heures de mon temps pour faire le diagnostic et les recherches associées : rien d’insurmontable non plus… Comme quoi votre prochaine réparation n’est forcément hors de portée !

Si vous n’avez pas de jeu de tournevis universel, je vous en recommande d’investir dans un kit de qualité raisonnable comme celui de chez iFixit, vous ne le regretterez pas !

Pour vous prouver que les appareils réparables ne sont pas si rares voici quelques machines sauvées par mes soins :

  • Une timecapsule Apple (2 condensateurs HS, réparée avec des condensateurs récupérés sur une vieille carte mère destinée à la décharge. coût de la réparation : 0€)
  • Une Xbox360 (problème de connexion électrique, réparée avec des patins pour meuble et du scotch double face ! coût de la réparation : 4,5€)
  • Une radio sony (le haut parleur était HS, réparé avec un haut parleur récupéré. coût de la réparation : 0€)
  • Notre fameux vidéoprojecteur (lampe HS, coût de la réparation : 65€)

Et parce qu’il y a aussi des fins moins heureuses, j’ai dû baisser les bras pour :

  • Une TV LCD Sony 46 pouces dont la dalle LCD était HS (pièce introuvable ou hors de prix)
  • Ma bouilloire à température réglable (pièce HS au coût ridicule vendue uniquement aux grossistes)

Mardi soir, comme beaucoup de mardis, je tentais de conquérir le monde j’allais au l@bx (le hackerspace de notre belle ville de Bordeaux) quand je suis tombé sur une benne d’où dépassait un boitier blanc arborant un logo caractéristique : une Time Caspsule d’Apple de première génération.

La Time Capsule est un périphérique original, une sorte de mariage entre un routeur et un NAS. Cet objet permet aux utilisateurs de périphériques Apple de faire des sauvegardes automatiques de leurs appareils (voir le discours marketing).

 

Mais pourquoi jeter une Time Capsule ?

Sûrement parce qu’elle est en panne. Mais en panne ça veut dire quoi ? Le disque dur a été récupéré, visiblement le problème ne venait pas de là. Etant donné qu’à cet instant j’ai tout “le reste” entre les mains, la panne doit affecter ce que j’ai devant moi.
La time capsule ouverte ! On distingue le disque dur sur la partie supérieur, la carte mère (en bleu) et l'alimentation (sous le plastique transparent)

Une Time Capsule ouverte ! On distingue le disque dur sur la partie supérieure, la carte mère (en bleu) et l’alimentation (sous le plastique transparent)

 

Pile ou face

Dans cette carcasse de Time Capsule il y a 2 parties bien distinctes. La carte mère, avec ses composants microscopiques, et l’alimentation protégée par un emballage fait de plastique plus ou moins souple. Si la panne vient de la carte mère c’est cuit : la taille des composants et la complexité du circuit m’empêcheront d’aller plus loin. Alors, au culot, j’arrache la protection de l’alimentation pour pouvoir jeter un œil à ses composants “à taille humaine”.
L'alimentation, débarrassée de sa protection

L’alimentation, débarrassée de sa protection

NDR : Toutes mes excuses pour la qualité des photos, je n’avais pas spécialement prévu cet “épisode” et j’ai donc dû me contenter de mon smartphone pour témoigner de mes avancées !

Un condensateur bombé est un condensateur mort.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article, la voici : un condensateur dont la tête est bombée, voire pire, qui fuit, est un condensateur mort. Et c’est justement le cas de deux condensateurs sur cette alimentation.
Les deux condensateurs noirs sont HS (leur tête est bombée et il y en a même un qui fuit)

Les deux condensateurs noirs sont HS (leur tête est bombée et il y en a même un qui fuit)

Même capacité, et tension égale ou supérieure.

Me voici parti pour remplacer ces condensateurs, pour le sport ! Pour choisir un remplaçant d’un condensateur, il faut en trouver un de même capacité (unité : le Farad, F) et supportant une tension égale ou supérieure (exprimée en Volt, V). Dans le cas présent, mes condensateurs portent les valeurs suivantes : 1500µF et 6.3V. Après 10 minutes de recherches dans cette caverne d’alibaba qu’est le hacklab, j’ai réussi à mettre la main sur une carte mère de PC HS qui comporte plusieurs condensateurs “1500µF / 6.3V”, soit exactement les mêmes caractéristiques que mes composants malades.
Il sont beaux, ils sont neufs, voici nos condensateurs de remplacement !

Il sont beaux, ils sont neufs, voici nos condensateurs de remplacement !

 

Remplacement

C’est parti ! Je dessoude les condensateurs malades, puis ceux qui m’intéressent sur la carte mère de PC. A ce moment je me rends compte que je vais avoir un petit souci… Les pattes des condensateurs à remplacer avoisinent les 12mm de long, là où mes condensateurs sains s’arrêtent à 4mm. Il va me falloir faire des “rallonges”.
C'est pas très beau on est d'accord... Mais ça fait le job !

Les rallonges en question. C’est pas très beau on est d’accord…  Mais ça fait le job !

On soude les condensateurs sains.
Nos condensateurs sont prêt à reprendre du service !

Nos condensateurs sont prêts à reprendre du service !

On repositionne tant bien que mal le tout (Note pour plus tard : si c’était à refaire je mettrais des fils 5mm plus longs pour pouvoir caler les condensateurs bien à plat).
Là aussi c'est pas super clean... mais ça ne bouge pas.

Là aussi c’est pas super clean… mais ça ne bouge pas.

 

Moment critique

Ayant réduit en miettes la protection plastique de l’alimentation, j’emballe celle-ci avec un, très esthétique (n’est-ce pas), ruban adhésif orange, avant de la replacer dans son logement.
Histoire de se prendre une belle châtaigne...

Histoire de pas se prendre une belle châtaigne…

On replace l'alimentation à sa place et on rebranche les connecteurs

On replace l’alimentation à sa place et on rebranche les connecteurs

Je branche, et… ça démarre ! Après installation des outils adéquats sur mon PC, j’ai pu mettre à jour la Time Capsule et la configurer. Il ne manque plus qu’un disque dur dans la bête pour qu’elle retrouve toutes ses fonctions !

 

Une erreur de conception

Après quelques recherches, je me suis rendu compte que ce problème d’alimentation défaillante était très courant sur cette génération de Time Capsule (un site a même existé pour recenser les Time Capsule mortes ainsi). La faute à une erreur de conception : cet objet, très esthétique ne comporte aucune bouche d’aération, le refroidissement s’effectuant par convection.
Autant dire qu’avec une alimentation, un disque et une carte mère entassés dans un si petit boitier, ça chauffe ! L’alimentation étant la pièce la plus fragile face à la chaleur, c’est elle qui souffre le plus de ces hautes températures. Et si la Time Capsule possède bien un ventilateur, celui-ci ne se déclenche qu’en cas d’arrêt d’urgence lié à une surchauffe !

 

A chacun sa réparation

Plusieurs internautes ont constaté ces problèmes et j’ai vu ça et là diverses mises en œuvre  pour combler cette défaillance, notamment en créant (de manière plus ou moins esthétique) une aération, ainsi qu’en forçant le ventilateur interne à tourner en continu comme ici ou .

 

Et si je ne suis pas le seul à avoir opté pour un remplacement des condensateurs, d’autres sont partis sur des remèdes un peu plus extrêmes, supprimant l’alimentation interne ! En remplaçant cette dernière par une alimentation de PC ou de disque dur externe, ces hackers auront également contourné le problème de surchauffe (l’alim devenant externe ne réchauffe plus l’intérieur de la capsule). Au final, il n’y a pas qu’une seule manière de réparer cette petite bête, donc la prochaine fois… ne la jetez pas :)

 

Un beau boitier pour mon RaspberryPi
C’est la première réflexion qui m’est venue quand j’ai trouvé cette Time Capsule… Un de mes amis, Axel, souhaitait se monter une passerelle multimédia pour sa TV, et ce boitier me semblait parfait pour abriter un RaspberryPi et son disque dur. D’ailleurs plus tard, je suis tombé sur cet instructable qui présente un projet dans le même esprit

Il y a quelques temps, je cherchais comment remplacer mon NAS actuel (un ReadyNas Duo de chez Netgear) par quelque chose d’un peu plus évolutif sans dépenser 500 euros. Très vite, la solution qui s’est imposée à moi a été d’assembler ce NAS plutôt que d’en acheter un tout fait.

Le choix du matériel

Ici j’ai fait dans le discret mais néanmoins efficace : une carte mère au format mini-ITX qui intègre un chipset graphique (Nvidia ION) et un processeur basse consommation : un Intel Atom i330 dual core. On ajoute 2GB de Ram, une alim 200W récupérée d’une vieille tour, et on a la base d’un NAS pas cher, qui consomme peu tout en étant performant (un intel core i7 pour gérer des transfert de fichier… c’est comment dire… ridicule).

Le choix du logiciel

Là aussi, si vous ne souhaitez pas réinventer la roue, il existe quelques distributions linux très bien pensées qui sont conçues pour cet usage et offrent toutes les fonctionnalités classiques d’un NAS. J’ai choisi pour ma part OpenMediaVault dont je suis super content mais il en existe d’autres comme FreeNAS ou NAS4Free par exemple.

La console d'administration d'OpenMediaVault

La console d’administration d’OpenMediaVault

La question du boitier

C’était la plus grande problématique. Mon NAS doit loger dans mon meuble TV qui n’est pas hyper grand. L’emplacement que je peux offrir à ce NAS mesure 40*16*40cm, et autant vous dire que des boitiers qui rentrent dans 16cm de haut tout en permettant de caser 4 disque 3,5pouces, ça ne court pas les rues… En fait, je n’ai trouvé aucun candidat, à part peut-être reconvertir un rack de serveur d’entreprise… Mais bonjour le bordel dans le salon…

La solution du pauvre WAF

Puisque je n’ai pas pu trouver un boitier dans le commerce, j’ai décidé de… me le fabriquer :) ça t’étonne hein ? L’avantage c’est que du coup je peux me faire quelque chose aux petits oignons, pour (vraiment) pas cher et que c’est plutôt fun. L’inconvénient c’est que jusqu’à ce jour je n’avais jamais fait quelque chose de ce genre, mes bricolages habituels étant plus orientés électricité/électronique que découpe et travail de matériaux…

Autant te le dire tout de suite, si t’as pas beaucoup de ronds, là on peut arriver à un coût imbattable (non mais vraiment).

La liste des courses

  • Des panneaux de MDF (vu les dimensions, j’ai pu acheter des chutes chez Merlin pour un total de… 3€)
  • Des visses / écrous / rondelles en 3mm : 1€
  • Une grille (récupérée sur un haut parleur HS)
  • Une cage de disque durs (récupérée sur une vielle tour de 1998 au hacklab)
  • De la peinture (j’avais un vieux pot de peinture noir mat pour bois “Carrefour Home” -ouais je sais-, ça fait le boulot. Neuf ça coûte dans les 9€)

Au niveau matériel j’ai pu profiter de l’atelier de beau papa où j’ai utilisé : scie circulaire, cutter, agrafeuse, colle à bois, lime à bois, papier à poncer, pinceaux, règles en tous genres, serres-joints etc… Au passage, je le remercie pour son aide, je n’aurais pas obtenu un résultat pareil sans lui !

Réalisation

Je ne peux pas vous faire un tuto étape par étape mais j’ai essayé de prendre quelques photos durant la réalisation.

Petite vérification de la future implantation des composants

Petite vérification de la future implantation des composants

Assemblage des côtés du boitier (à la colle pour ne pas voir de visses depuis l'extérieur)

Assemblage des côtés du boitier (à la colle pour ne pas voir de visses depuis l’extérieur)

Patron en carton pour le fond de la boîte

Patron en carton pour le fond de la boîte

Collage du fond

Collage du fond

Emplacement de la carte mère (grosse prise de tête pour l'alignement des 4 boulons)

Emplacement de la carte mère (grosse prise de tête pour l’alignement des 4 boulons)

Face arrière du boitier

Face arrière du boitier

Face avant

Face avant

Mise en peinture (ne pas oublier de poncer). 2 couches

Mise en peinture (ne pas oublier de poncer). 2 couches

Fixation de la cage de HDD récupérée (on voit le tapis d'isolant -vive la recup- qui vise à absorber une partie des vibrations). On voit également la grille de haut parleur agrafée (avec du carton devant pour eviter que les agrafes ne transpercent la façade)

Fixation de la cage de HDD récupérée (avec dessous le tapis d’isolant -vive la recup- qui vise à absorber une partie des vibrations).
On voit également la grille de haut parleur agrafée (avec du carton devant pour eviter que les agrafes ne transpercent la façade).

Tadaaaa ! Il n'y a plus qu'à ranger dans le meuble :)

Tadaaaa ! Il n’y a plus qu’à ranger dans le meuble :)

Le résultat

Rien d’extraordinaire mais le boitier est plutôt discret, il s’intègre bien dans mon meuble dans lequel il rentre à la perfection (normal). Pour éviter d’éventuels bruits de vibrations, un tapis en caoutchouc a été glissé sous la cage des disques avant de la visser. Dans le même but, des patins en feutre ont été collés sous le boitier. Niveau budget j’ai pu profiter de mes différents circuits de récup ce qui m’ont permis de descendre… à moins de 5euros pour le boitier ! En sachant que j’avais trouvé la carte mère avec ses 2 GB de Ram pour 30€ sur leboncoin, ça fait un NAS vraiment pas cher du tout…  Les disques à mettre dedans resteront  la partie la plus onéreuse :).

J’espère que cette modeste réalisation donnera des idées à quelques uns ! Mon NAS tourne maintenant depuis plusieurs mois et j’en suis enchanté !