Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

Aujourd’hui j’inaugure avec cet article une nouvelle section du blog qui, je l’espère vous rendra service ! Cela fait maintenant quelques années que j’ai démarré tous mes « bricolages » autour de la domotique, l’électricité ou les batteries. Autant d’années durant lesquelles je me suis équipé d’outils qui m’ont plus ou moins servi, que j’ai usé, cassé, racheté, éprouvé ! Les années et l’expérience aidant, j’ai pu me constituer une véritable « caisse à outils », non pas forcément pour toutes les situations mais au moins celles qui me concernent : électricité sur courant fort, courant faible, électronique, mécanique vélo, etc, etc… Bien que j’essaie de préciser dans chacun de mes articles le type d’outil que j’utilise, je ne précise pas toujours quel modèle exact, ce qui me vaut beaucoup de questions !

Un bon outil, c’est déjà la moitié du travail de fait.

Je ne sais plus d’où me vient cette citation, mais j’ai pu la vérifier à maintes reprises. Le domaine de l’outillage est une vraie jungle, pour un même type de tournevis, de clé, ou de pince ce sont plusieurs centaines de références qui sont disponibles, et la qualité n’est pas toujours en rapport avec le prix ! S’il y a des marques établies avec des prix souvent peu accessibles aux particuliers, il existe parfois d’autres « challengers » moins connus aux prix plus doux ! Cette section de l’Atelier du Geek est donc là pour combler les attentes de certains : domaine par domaine, je vais essayer de vous lister les outils qui me sont _vraiment_ utiles et les modèles qui me satisfont, souvent avec un rapport qualité/prix (très) intéressant.

Pour ce premier épisode, je vous propose de de vous dévoiler le contenu de ma caisse à outil en matière de domotique !

Domotique et électricité

Si vous vous lancez dans la domotique, assez vite vous allez devoir « mettre les mains dans le cambouis », ou plus concrètement « derrière la prise électrique ». Cela peut faire peur mais avec un minimum de précaution et les outils adaptés vous pourrez travailler sans prise de tête et en toute sécurité. Voici outil par outil ceux que je ne quitte jamais !

Le plus fidèle compagnon du bricoleur en électricité : le multimètre

Autant il y a des outils dont on peut se passer ou facilement substituable, autant celui-ci est indispensable et irremplaçable. Le multimètre est l’élément de base pour détecter la présence de courant, vérifier la continuité d’un fil ou mesurer une tension. Contrairement à certaines idées reçues, il n’y a pas besoin d’une formation intensive en électricité pour l’utiliser correctement et choisir le bon modèle peut grandement vous faciliter la vie.

Dans le domaine, les références sont les marques Fluke et Métrix mais les prix de ces appareils les réservent habituellement aux professionnels. Pour ce type d’appareil, le meilleur côtoie le pire et pour avoir eu un multimètre de chez Auchan à 10€, je peux vous dire que l’on trouve beaucoup mieux pour pas beaucoup plus cher ! J’ai découvert il y a quelques années la marque « UNI-T » qui fait de bons appareils à tous les prix. Plusieurs comparatifs mettent en avant la précision de leurs modèles face à de grandes marques pour un prix beaucoup plus doux.

Mon multimètre est donc un modèle de chez eux, le modèle UNI-T UT136B pour être précis. Parfait pour un usage amateur, voici quelques unes de ses fonctions clés :

  • Très bonne finition, ce multimètre est loin de faire « cheap »
  • Calibrage automatique (fini les fusibles grillés parce qu’on a décalé la molette d’un cran)
  • Rétro-éclairage (pour y voir même à la cave)
  • Testeur de continuité avec buzzer (ça a l’air bête, mais mon précédent multimètre ne l’avait pas, et bien ça n’était pas du tout pratique !)
  • Permet de mesurer courant, tension continue ou alternative, résistance, capacité (rare à ce prix !), continuité…
  • Extinction automatique (parfait pour les étourdis comme moi !).

Suivant la période, on le trouve sans trop de mal entre 25 et 35€. Cela doit faire 2 ans que j’ai le mien et il ne montre aucun signe de faiblesse.

De bonnes pinces pour sauver vos doigts (et votre temps)

Quand on manipule des fils électriques pour la première fois, on est souvent surpris par leur rigidité, particulièrement quand la section du fil dépasse 2,5mm². Quand on fait des travaux d’électricité « classiques », ça n’est pas forcément un problème, mais quand on se retrouve à devoir caser un (gros) module domotique derrière un interrupteur, on se rend vite compte de la difficulté de tout rentrer « à mains nues ».

Manche qui glisse, mâchoires mal ajustées, trop grande épaisseur sont les symptômes des pinces de mauvaise qualité. J’ai démarré avec ça, mais heureusement je n’en ai (presque) plus :)

Parmi les différentes marques de pinces, il y en a une qui pour moi surpasse toutes les autres, c’est la marque Knipex. Difficile à trouver en magasin de bricolage, on peut en trouver à des prix corrects sur Amazon. C’est fabriqué en Allemagne et garanti à vie. Ceux qui en ont eu en main ne jurent que par le confort et la qualité de cette marque, je ne dérogerai pas à la règle. Comptez entre 20 et 30€ par paire de pinces. Si vous devez vous en acheter une seule pour démarrer, je vous recommande la pince à bec courbé qui est celle que j’utilise le plus. Elle permet de manipuler aisément les fils récalcitrants et peut également les couper.

Quelle que soit la marque qui fait craquer, prenez un modèle isolé. En général le surcoût est faible (3-4€ chez Knipex) mais c’est toujours ça de pris pour votre sécurité !

Adieu les dominos, bonjour les bornes automatiques

Quand j’étais plus jeune et que je regardais mon père travailler sur de l’électricité, je ne le voyais utiliser que les fameux « dominos » pour raccorder des fils entre eux. Ça fait le boulot, mais ça n’est pas toujours pratique à manipuler quand on est dans des endroits difficiles d’accès. Il existe depuis d’autres types de raccordement, les « bornes automatiques », dont la marque Wago s’est fait la spécialiste.

Les bornes automatiques, pour connecter vos fils sans outil et en toute sécurité.

Concrètement, plus besoin de tournevis : on enfiche les câbles dénudés dans une borne… Et c’est tout :) Je peux vous dire que ça fait gagner un temps monstrueux ! On en trouve pour des fils électriques jusqu’à 4mm². S’il vous faut plus gros il faudra se contenter des dominos !

Le basic souvent de piètre qualité : le tournevis

Qui a des tournevis ? Tout le monde. Qui a des tournevis de qualité ? Beaucoup moins de monde :)
En domotique ou en électricité, on use et on abuse des tournevis. Pour remplacer un domino, installer un module domotique, démonter un interrupteur, modifier le tableau électrique, etc… Il faut toujours un tournevis. Ajoutez à cela le fait que les anciennes installations électriques nécessitent des tournevis plats, alors que les nouvelles installations font plutôt appel à des tournevis cruciformes et vous comprenez qu’il va vous en falloir quelques uns ! Après en avoir ruiné 3 ou 4 différents, j’ai opté pour un jeu de tournevis isolés Facom.

Mon assortissement de tournevis isolés Facom. Garantie à vie, ils mélangent empreintes plates et cruciformes.

Ces outils sont garantis à vie, et à moins de 20€ les 5 tournevis on ne prend pas de grand risque. Cela fait pas mal de temps que je maltraite les miens sans qu’ils ne montrent de signe de faiblesse.

Mon parent pauvre : la pince à dénuder

Dénuder les fils électriques, c’est certainement l’opération la plus répétitive et rébarbative quand on fait de la domotique, ou tout simplement que l’on travaille sur l’électricité. Et à l’heure où je vous dévoile les entrailles de ma caisse à outils, je ne peux que reconnaître la piètre qualité de mon matériel dans le domaine :

Ma pauvre pince à dénuder, bientôt au bout de sa vie. Il est temps de lui chercher un remplaçant !

Tranchant usé, poignées qui menacent de s’échapper, mâchoire mal ajustée, mais comment ai-je pu laisser passer ça ? Je crois que là j’ai trouvé mon prochain outil à remplacer ! Si je pense choisir une pince de ma nouvelle marque fétiche, Knipex, je ne sais pas si je dois opter pour : une pince à sertir, une pince à dénuder manuelle, une pince à dénuder automatique ou encore un « outil universel à dégainer« …

De gauche à droite et de haut en bas : une pince à sertir/dénuder, une pince à dénuder manuelle, une pince à dénuder automatique et un outil universel à dénuder/dégainer. Et ça n’est qu’une partie des outils à dénuder proposés par knipex !

Parmi tous ces outils permettant de dégainer du fil électrique, l’outil universel semble le meilleur et le plus polyvalent, c’est donc aussi en toute logique le plus cher ! Voilà qui va me donner l’occasion de réfléchir ! Et vous, vous prendriez quel outil ? Plusieurs ?

Pour terminer

On arrive au bout de cette liste d' »essentiels » pour tout bricoleur en domotique et électricité qui se respecte. Chaque fois que je me suis équipé d’un de ces outils cités, je n’ai cessé de m’en féliciter, mais je pense que c’est aussi quelque part parce que j’ai déjà travaillé avec du matériel pas terrible ! Un proverbe anglais dit « You buy cheap, you buy twice » que l’on pourrait traduire « qui achète peu cher, achète deux fois ». Faites moi plaisir, si vous pouvez vous le permettre, prenez des outils de qualité ! J’ai testé pour vous le pas cher, maintenant je suis en train de remplacer tous mes outils ! Enfin, si vous avez vous aussi des outils fétiches dans le domaine, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

 


Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

Si vous êtes sur ce blog c’est peut-être parce que vous vous intéressez à la domotique et notamment à la gestion du chauffage. Dans mon précédent logement, j’avais dompté mes radiateurs électriques (cf cet article et celui-ci), mais quand j’ai emménagé dans ma nouvelle demeure cet été, j’y ai trouvé un chauffage central… au gaz ! Il me fallait donc tout recommencer ! Depuis mon premier article sur la domotique et le chauffage j’ai vieilli grandi et le marché de la « maison intelligente » a commencé à bien se développer. Je me suis dit qu’il était donc grand temps d’endosser la tenue de monsieur tout le monde et de tester une solution un peu plus « clé en main » que ce que j’avais pu faire de par le passé. Rassurez-vous, si vous aimez la bidouille, j’ai aussi quelque chose pour vous en fin d’article :)

L’idée : remplacer un thermostat mécanique d’un autre âge par un modèle intelligent et connecté

Pour vous situer le contexte : mon nouveau logement est une maison individuelle, toujours sur la Métropole de Bordeaux, et équipée d’un chauffage central au gaz. On ne parle pas ici d’un modèle high tech à condensation qui sort du magasin, mais une vénérable chaudière d’une marque française achetée et installée en 1998. Bien que pas toute jeune celle-ci fonctionne très bien mais était pilotée via un branchement très « créatif » par un thermostat mécanique à la précision toute relative : on ajuste une température à l’aide d’une magnifique molette crantée et…c’est tout. Pas de gestion de planning, de jour/nuit, d’absence et encore moins de contrôle à distance. ça aurait été criminel de ma part de la laisser comme ça ;)

Mon magnifique thermostat mécanique. Si on me dit que c’est le plus vieux du monde je veux bien le croire tellement il est simple. Le comble, celui-ci n’était même pas branché à la chaudière, il pilotait directement l’alimentation de la prise électrique sur laquelle la chaudière était branchée ! Pas génial…

Ce qu’il y a de bien avec les chaudières à gaz, c’est justement le fait qu’elles soient prévues depuis très longtemps pour fonctionner avec un thermostat. Véritable « cerveau » du système de chauffage, c’est lui qui décide quand allumer/éteindre votre organe de chauffage et c’est donc logiquement sur lui que vous devez porter votre attention en priorité pour moderniser votre installation. Les gros acteurs du marché l’ont bien compris et on a vu ces dernières années plusieurs sociétés plus ou moins bien implantées se lancer sur le créneau. En France, 2 sortent clairement du lot, Google et Netatmo et c’est naturellement sur ceux là que je me suis focalisé.

  • Le themostat Nest de Google : c’est le pionnier, dessiné par le père de la célèbre « molette » des iPod, il est arrivé avec sur le marché avec un design novateur et s’impose comme un objet de qualité : le thermostat de chez Nest est fait pour être montré. Equipé d’un capteur de présence, le thermostat est capable de détecter quand vous êtes là. Il apprend de vos réglages vos préférences et se propose d’adapter donc la température de votre domicile de manière intelligente après quelques jours d’apprentissage.
  • Le thermostat de Netatmo : arrivé plus tard sur le marché, on sent que des efforts en terme de présentation ont là aussi était fait. Dessiné par Philippe Starck et conçu par Netatmo, une boîte française, on est face à un produit français (cocorico !) qui a su se faire une belle place sur le marché. Moins tourné vers « l’auto apprentissage » que son concurrent de chez Google, le modèle de chez Netatmo sollicite davantage l’utilisateur dans la phase de réglages pour connaitre ses habitudes en posant des questions simples (ex : « A quelle heure vous levez-vous/rentrez vous du travail, etc…). Il va également nécessiter quelques jours d’apprentissage pour connaitre l’inertie de votre logement et l’efficacité de votre système de chauffage pour ensuite vous proposer un algorithme intelligent de chauffage qui prendra tout cela en compte.

Le thermostat Nest de Google. Un très bel objet malgré son fil à la patte.

Le thermostat Netatmo au côté de l’application associé.

Pourquoi j’ai choisi le Netatmo ?

Avant de détailler les différences entre les 2 compétiteurs, voici quelques éléments communs qui vous feront comprendre qu’on est face à 2 très bons produits :

  • Un investissement rentabilisé en 1 an : annonçant chacun une économie similaire (plus de 250€ sur 1 an), l’un comme l’autre serait rentabilisé en moins d’un an
  • La possibilité d’interagir avec l’appareil à distance. Un départ précipité ? Un retour imprévu ? Quelle que soit la raison, vous pouvez à tout moment via un smartphone ou un ordinateur contacter votre thermostat pour l’informer de votre absence/retour.
  • Une ergonomie aux petits oignons. Franchement, si vous avez déjà joué avec un thermostat non connecté qui propose des fonctionnalités avancées (planning, jour/nuit, vacances, etc..), vous savez que la majorité de ces produits proposent une ergonomie au mieux déplorable, au pire inutilisable. Là on n’est pas du tout dans ce modèle là : les fonctionnalités principales sont accessibles simplement sur l’appareil, pour celles plus avancées on aura recours à une application sur son smartphone ou un site avec une belle ergonomie dans chaque cas.

Un extrait de l’interface du site de Netatmo. En un coup d’oeil on a accès aux informations essentielles. C’est très lisible.

Et si pour ma part j’ai choisi le Netatmo, c’est pour quelques raisons dont voici les principales :

  • Le prix. A 249€ pour le modèle de Google contre 159€ chez Netatmo la différence est tout de même palpable.
  • L’évolutivité. Netatmo a annoncé récemment la sortie de vanne de radiateurs complémentaires pour ajuster de manière automatique et indépendante la température de chaque pièce. Ces vannes dialoguent avec le thermostat central pour une efficacité maximum. Il n’y a pas d’équivalent à ce système chez Google, et même si je ne sais pas encore si j’installerai ce type de vannes plus tard je ne souhaite pas me fermer de porte dès maintenant.
  • Le « fil à la patte » du modèle Google. Le termostat du Netatmo est plus chiche que celui de Google mais cette faiblesse et aussi une force : infiniment moins gourmand en énergie, le modèle de Netatmo peut fonctionner sur piles ou fil, alors que celui de Google ne peut fonctionner sans être relié en permanence à une source d’énergie filaire.
  • L’approche du modèle de Google. Même si j’admire la prouesse techno avec le capteur de présence, je préfère un système de planning sur lequel j’interagis. Après tout je n’ai pas envie que le thermostat baisse tout seul le chauffage de mon logement parce que cela fait 2 heures que je ne suis pas passé devant lui !

Fin 2016, Netatmo a annoncé l’arrivée prochaine de vannes connectées pour les radiateurs à eau. Un produit qui devrait se révéler complémentaire du thermostat de la marque !

Pourquoi ne pas se baser uniquement sur Domoticz ?

Si vous suivez un peu les sujets abordés sur la partie domotique du blog, vous aurez probablement quelques idées en tête pour arriver à une promesse similaire à ces appareils de chez Google/Netatmo pour un coût bien moindre. Mais ce serait ignorer les atouts de ces cadors, comme l’intelligence de l’algorithme, l’interface à l’ergonomie sans faille et le bel objet physique qui permet même à Mamie Josette de régler la température de votre domicile sans y connaitre quoi que ce soit en chauffage/domotique/thermostat.

Installation : et la chaudière de 1998 devint connectée !

Sans trop m’attarder sur l’installation, sachez qu’il y a plusieurs façons de brancher le thermostat de chez Netatmo suivant que vous remplacez un thermostat filaire, sans fil, ou que tout simplement vous ajoutez un thermostat à votre chaudière qui peut en être dépourvu. Quelle que soit votre configuration, prévoyez environ entre 5 et 30 minutes suivant votre habileté et votre préparation.

Voici les 2 manières d’installer le thermostat de Netatmo. A gauche, le schéma d’installation si vous remplacez un thermostat sans fil ou que vous installez un thermostat sur une chaudière qui n’en a jamais eu (c’était mon cas). A droite, le schéma d’installation pour un thermostat filaire.

Pour ma part, il a fallu :

  • Ouvrir la façade de la chaudière (6 vis à retirer)
  • Repérer sur le bornier de la chaudière les bornes dédiées au thermostat (si vous galérez, j’ai une belle anecdote à vous raconter qui vous redonnera foi en l’humanité en plus de vous aider)
  • Connecter sur ces 2 bornes les fils du relais sans fil du thermostat (2 vis à serrer)
  • Refermer la façade

Au final j’y ai passé un petit quart d’heure. Au passage, je vous conseille de ne pas faire comme moi, et de réaliser avant toute chose la configuration du relais en lui indiquant votre adresse, votre réseau wifi, etc…). ça vous évitera de tout débrancher/rebrancher ensuite !

Au terme de l’opération, vous aurez probablement comme chez moi votre chaudière pas toute jeune affublée d’un petit boitier beaucoup plus jeune.

Ici vous voyez posé sur mon antique chaudière le relais du thermostat Netatmo. Il ne me reste plus qu’à le fixer au mur.

Ici la partie « commande et affichage » du thermostat Netatmo. On peut le fixer au mur ou le poser tout simplement sur un meuble. Le voici ici sous la garde de ma sentinelle personnelle.

 

Configuration

La configuration de l’ensemble est très simple et à la fois ingénieuse. On s’inscrit sur le site, et on va répondre à quelques questions dont en voici quelques unes :

  • A quelle heure vous levez-vous le matin ?
  • A quelle heure partez-vous au travail ?
  • A quelle heure rentrez-vous du travail ?
  • etc…

Un exemple de question posée lors de la configuration du thermostat. L’exercice ne prend que quelques secondes.

A partir de vos réponses et des recommandations de l’ADEME, Netatmo va établir un planning de base sur lequel vous pourrez intervenir ensuite pour en modifier les horaires/températures. Notez qu’il est possible d’avoir plusieurs plannings, personnellement j’en ai configuré 2 : un « classique » pour les semaines travaillées et un « vacances » pour les semaines où je suis en congés. Ainsi je ne dérègle pas tout d’une semaine à l’autre, je switche simplement de planning. Là aussi, en tout et pour tout j’ai dû y passer 30 minutes, mais ça c’est parce que j’ai pas mal traîné pour bien pouvoir vous en parler :)

Un exemple de planning. Les couleurs permettent de visualiser les périodes de chauffe.

Ajout du thermostat dans Domoticz

Je confesse que bien que j’utilise toujours Domoticz pour tout un tas de choses, je le sollicite très peu pour le chauffage. Sachez cependant qu’on peut tout à fait intégrer le thermostat de Netatmo (et même le Nest d’ailleurs) au système pour pouvoir influer sur le chauffage ou tout simplement en récupérer certaines informations comme la température définie, le fait que mode « Absence » du thermostat est (des)activé, etc…

  1. Pour cela on se rend dans le menu Setup > Hardware, on ajoute le Hardware « Netatmo » en saisissant login + mot de passe du compte Netatmo
  2. On accède ensuite au menu Setup > Devices où doivent apparaitre les différents périphériques disponibles en rapport avec votre Thermostat.
  3. Comme d’habitude, un petit clic sur la flèche verte des lignes qui vous intéressent vous permettra de sélectionner un nom qui vous sied pour chaque capteur/actionneur. A vous ensuite d’utiliser ces nouveaux paramètres dans vos différents scripts et scénarios !

Ajout du compte Netatmo dans l’onglet « Setup > Hardware »

Les différents périphériques disponibles remontent ensuite dans l’onglet « Setup > Devices ». A vous de sélectionner ceux qui vous intéresse.

Les informations du thermostat (comme la température de consigne actuelle par exemple, visible ici à droite) remontent directement dans Domoticz.

1 mois plus tard, qu’est-ce que j’en pense ?

La version courte, c’est que je suis conquis ! De manière un peu plus détaillée, je suis épaté par le confort que ce type d’appareil procure au quotidien : il fait toujours bon chez moi et je n’ai plus à penser au chauffage ! L’ergonomie « cinq étoiles » fait aussi que les imprévus ne prennent pas plus de 3 secondes à être gérés, et pas seulement par moi ;) Ceux qui cherchent donc un système utilisable par les moins technophiles seront donc séduits. Ensuite, il y a tout un tas de petites fonctionnalités dont je n’étais pas au courant au moment de l’achat qui m’ont agréablement surpris, en voici quelques unes :

  • La gestion des absences. Quand j’indique au thermostat que je vais être absent, cet état est défini jusqu’à « nouvel ordre » mais je peux aussi dire que je reviens mardi à 17h, et le thermostat rebasculera sur le planning de mon choix à ce moment là sans que j’ai besoin d’y penser plus tard
  • La gestion des « exceptions ». Pour avoir un niveau de chauffage correct et respecter certaines considérations éco(no/lo)giques nous avons choisi d’avoir une température de confort à 19°C chez nous, selon les recommandations de l’ADEME. Mais si pour un dîner entre amis je pousse le thermostat un peu plus haut, celui-ci comprend le caractère exceptionnel de la manoeuvre et reprendra sa température de consigne habituelle quelques heures plus tard.
  • Les rapports en fin de mois. Bonne surprise également, à la fin de chaque mois, Netatmo m’envoie un rapport avec le nombre d’heures de chauffage utilisées ce mois-ci, ce qui doit permettre de comparer son usage d’un mois sur l’autre. Autre rapport fourni, une comparaison de ma consommation de chauffage avec celle de mes « voisins » (des gens qui ont un domicile au caractéristiques similaires et situé dans un environnement équivalent). Utile pour remettre en question sa consommation

Mon premier rapporte mensuel Netatmo sur un mois complet ! Les données ne sont pas encore vraiment significatives (normal, c’est mon premier mois !) mais cela vous donne une idée de ce que l’on peut y trouver comme informations.

Bilan

Au final, vous l’aurez compris, je suis très satisfait de ce thermostat. Si je devais reprocher quelque chose, c’est du système de chauffage que je me plaindrais plutôt que du thermostat en lui même. Je m’explique : le thermostat fait bien son boulot, mais le fait que le chauffage soit « central » fait que sans intervention manuelle, il chauffera toujours toutes les pièces de la même manière, alors que je n’ai pas besoin d’avoir ma salle de bain à la même température du matin au soir. Pour arriver à ce niveau de finesse, cela devra passer par l’ajout de vannes connectées sur chaque radiateur de la maison, et là on se parle d’un chantier un peu plus ambitieux (et coûteux). Peut-être l’occasion de vous faire un nouvel article d’ici l’hiver prochain ?

En n’attendant n’hésitez pas à poser vos questions et partager vos expériences dans les commentaires, que vous ayez choisi la solution Netatmo ou pas ! Et si vous désirez vous équiper, vous pouvez acheter le thermostat de Netatmo sur Amazon.

Quelques liens utiles qui peuvent vous intéresser :


Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

Quand on réfléchit à protéger son domicile des incidents domestiques, on pense immédiatement aux risques d’incendies, mais on oublie plus facilement un autre fléau auquel j’ai dû me frotter il y a un peu plus d’un an : le risque d’inondation. Dans cet article je vais donc partager avec vous une petite mésaventure que j’ai vécu fin 2014 et ce que j’ai fait pour éviter que cela arrive de nouveau.

On remonte 15 mois en arrière

Je rentre de weekend et trouve accroché un mot sur ma porte : ma voisine du dessus qui me prévient qu’elle a coupé le circuit d’eau de mon appartement car il « pleuvait » de son plafond. A l’intérieur de chez moi je découvre qu’un raccord sur l’arrivée d’eau de mon ballon d’eau chaude avait rompu, débitant plusieurs dizaines (centaines ?) de litres d’eau chez moi. Si l’intervention de la voisine a sauvé quasiment tous mes biens, c’est tout le parquet de l’appartement qui est bon pour la poubelle…

Mon parquet, gorgé d'eau, qui émettait de joyeux bruits de "succion" à chaque pas.

Mon parquet, gorgé d’eau, qui émettait de joyeux bruits de « succion » à chaque pas.

1 an et 7000€ de parquet plus tard

Cette mésaventure derrière moi, je suis tombé un peu par hasard sur un appareil que fabrique la marque Fibaro : le Fibaro Flood Sensor FGFS-101. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un détecteur d’inondation. Compatible Z-Wave, celui-ci s’interface donc avec mon système domotique et permettra de déclencher des scénarios ou tout simplement m’alerter en cas de fuite d’eau.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Découverte du Fibaro Flood Sensor FGFS-001

La promesse

Fibaro nous livre ici un objet bien fini qui, de part son fonctionnement, vous rappellera peut-être la logique des détecteurs de fumée. On pose le détecteur par terre. S’il détecte de l’eau il se met à émettre une sonnerie ma foi particulièrement désagréable jusqu’à avoir les pieds au sec. Simple et efficace, c’est ce que je cherche.

On aperçoit ici les fameux "picots" chargés de détecter la présence d'eau.

On aperçoit ici les fameux « picots » chargés de détecter la présence d’eau.

Un détecteur complet

Comme a son habitude, Fibaro a inclus d’autres capteurs dans son appareil. En plus de détecter les fuites d’eau, celui-ci pourra relever la température du sol, vous prévenir si quelqu’un le déplace ou tente de le saboter. Autres petites fonctionnalités : le constructeur nous promet une autonomie de 2 ans avec la pile au lithium intégrée (CR123A) mais vous pouvez aussi choisir de l’alimenter via un adaptateur de 12 à 24V. De la même manière, le détecteur peut-être accroché en hauteur et vous devrez alors y raccorder une sonde externe pour détecter une fuite. Un bornier de type « contact sec » permet également de relier si besoin l’appareil à votre alarme.

Petit plus en cas de sinistre, outre sa capacité à détecter la présence d’eau, il est étanche (certifié IP44) et capable de flotter s’il y a vraiment beaucoup d’eau. Bon ok, si on arrive là j’aurais d’autres soucis que la bonne santé du capteur ;)

Un objet à l’esthétique très réussie

Pas vraiment de reproche à faire à Fibaro sur l’esthétique de l’appareil. L’objet est élégant et très compact. Pour l’ouvrir il faut dévisser la partie supérieur qui va dévoiler la pile, le bornier pour y connecter des entrées/sorties, et enfin le bouton d’association pour rattacher le détecteur au réseau Z-Wave.

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d'un simple stylo. Notez la compacité de l'appareil Fibaro !

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d’un simple stylo. Notez la compacité de l’appareil Fibaro !

Si vous souhaitez utiliser ce détecteur sans sytème domotique c’est possible : il suffit d’enlever la languette de protection sur la pile et de le poser à un endroit stratégique : dans votre salle de bain, votre cuisine, près de votre machine à laver ou comme moi : sous votre ballon d’eau chaude ! En cas de fuite celui-ci retentira un peu à la manière d’un détecteur de fumée. Maintenant, vu le prix du jouet, l’intérêt principal est de le relier au système domotique, dans mon cas Domoticz.

Ajouter le Fibaro Flood Sensor dans Domoticz

Association du Fibaro FGFS-101

Rien de très compliqué ici, si vous avez comme moi déjà quelques périphériques z-wave vous devez commencer à maîtriser la procédure ! On commence par enlever la languette de protection de la pile du flood sensor. On éteint Domoticz, débranche la clé Z-wave de chez Aeon Labs. On passe en mode association en cliquant sur le bouton du Z-Stick et on triple-clique sur le bouton d’association du capteur. Le Z-Stick doit clignoter rapidement à ce moment vous indiquant qu’il a bien reconnu le flood sensor. Vous pouvez alors rebrancher le Z-Stick et redémarrer le RaspberryPi.

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l'onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton "Setup" du ZStick

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l’onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton « Setup » du ZStick. Ici il a le NodeId numéro 6.

Sélection du Fibaro Flood Sensor dans Domoticz.

Ici aussi rien de très original. Rendez-vous dans l’onglet Setup > Devices, et repérez la ligne du flood sensor. On clique sur la flèche verte pour lui choisir un petit nom. Chez moi ce sera « Inondation Chauffe-eau ». (Notez que d’autres lignes apparaissent si vous souhaitez utiliser le capteur de température / sabotage / déplacement du Fibaro Flood Sensor).

VOici les différents "devices" qui apparaissent après l'association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne "Flood" m'intéresse.

VOici les différents « devices » qui apparaissent après l’association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne « Flood » m’intéresse.

Votre détecteur d’inondation est maintenant disponible dans l’onglet Switches de Domoticz. Vous pouvez changer le logo de votre module pour avoir quelque chose de plus explicite en cliquant sur le bouton Edit.

Le Flood Sensor apparaît tel que je l'ai nommé. Ici "Inondation Chauffe-eau"

Le Flood Sensor apparaît tel que je l’ai nommé. Ici « Inondation Chauffe-eau »

Paramétrer une alerte en cas d’inondation.

C’est tout l’intérêt de la manœuvre : être prévenu immédiatement en cas de fuite. Pour cela, sur le widget matérialisation votre Flood Sensor, vous trouverez un bouton Notifications qui vous permettra d’ajouter une alerte en cas d’anomalie. Plusieurs méthodes de préventions sont disponibles, elles sont configurables en détail dans l’onglet Setup > Settings > Notifications.

Il est possible d'être notifier vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Il est possible d’être notifié vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Pour aller au bout des choses : couper automatiquement l’arrivée d’eau.

Je ne pouvais pas conclure cet article sans vous parler de ce que je considère être la « protection ultime » pour éviter de subir des dégâts en cas d’inondation : poser une électrovanne contrôlée par le système domotique sur votre arrivée d’eau. En cas d’alerte du capteur vous pouvez donc programmer une coupure du circuit d’eau le temps de vérifier l’étendue du problème.

Il existe des électrovannes Z-Wave, comme la Fortrezz WV-01, mais leur prix de vente est particulièrement dissuasif : 450€ la bête ! Solution alternative : poser une électrovanne « standard » et la piloter à l’aide d’un module domotique (qu’il soit Z-Wave ou pas).

Si cette solution vous intéresse, j’ai trouvé deux vannes motorisées différentes (elle n’ont besoin d’être alimentée que pour changer d’état), qui seraient pilotables avec un module Fibaro FGS-222. Le prix étant plus doux, on peut s’offrir l’électrovanne + le module domotique de contrôle pour moins de 100 euros. Si cette option vous intéresse, vous trouverez la première électrovanne ici, la seconde là.

Je n’ai pas pu tester ce dispositif pour le moment étant locataire, mais faites moi confiance pour installer ce système quand ça ne sera plus le cas !

Un exemple d'électrovanne pilotable avec un module Fibaro "classique".

Un exemple d’électrovanne pilotable avec un module Fibaro « classique ».

Conclusion

Peu fréquemment adressée, la prévention des inondations n’en reste pas moins une problématique pour laquelle il y a des solutions, que vous ayez une installation domotique ou pas. Si un détecteur seul ne fera que vous prévenir, cela permettra déjà de ne pas laisser la situation dégénérer. Et pour les plus vaillants qui le combineront à une électrovanne, vous aurez là une installation robuste qui vous tranquillisera. Le seul bémol du système, pour moi, est le prix de revient. Pour avoir une installation efficace, vous aurez besoin de multiplier les flood sensors pour en installer près des différents équipements « à risque » : machine à laver, chauffe-eau, cuisine, salle de bain ce qui peut faire rapidement gonfler la facture. Après, c’est sûr que c’est peu par rapport au coût des réparations en cas de sinistre… Et ça n’est pas mon assurance qui vous dira le contraire ;) Si vous souhaitez acheter le Fibaro Flood Sensor, vous le trouverez facilement ici.


Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

En domotique, le pilotage de l’éclairage est un sujet traité maintes et maintes fois, et pourtant il continue de déclencher les réflexions (et les discussions !). Dernier cas de figure auquel j’ai été confronté : comment piloter l’éclairage de mon entrée, actionné à l’origine par un va-et-vient traditionnel ?

Petit rappel sur le va-et-vient

En électricité, ce que l’on désigne par va-et-vient est une installation électrique qui permet de piloter une charge (comme un luminaire), indifféremment depuis deux interrupteurs. Si l’on dresse un petit schéma, voici ce que cela donne en terme de câblage électrique :

Va-et-vient traditionnel

Va-et-vient traditionnel

Ici, seul le luminaire est relié au neutre, les interrupteurs ne servant qu’à acheminer la phase à la lampe moyennant deux fils « navettes ».

Mes contraintes : un seul module, sans neutre, et pas de câble supplémentaire.

Des méthodes pour domotiser les va-et-vient, j’en ai trouvé plusieurs elles demandaient au choix de…

  • Tirer des câbles supplémentaires : bonjour la galère !
  • Multiplier les modules domotiques : à 60€ pièce, inutile de vous expliquer pourquoi l’idée me plaisait moyennement
  • supprimer un des 2 interrupteurs

Heureusement, il existe une solution pour avoir le beurre et l’argent du beurre : un va-et-vient parfaitement fonctionnel, sans tirer de câble supplémentaire, et piloté par le système domotique. L’astuce ? Remplacer les interrupteurs à bascule classiques par des interrupteurs poussoirs (comme ceux que l’on trouve dans les paliers d’immeubles par exemple).

Domotisation du va-et-vient

On retrousse ses manches et on y va. Comme d’habitude, les précautions d’usage sont à observer dès lors que l’on manipule le circuit de courant fort de la maison.

Matériel nécessaire

Tout le matériel nécessaire au chantier !

Tout le matériel nécessaire au chantier !

Le principe

C’est le module domotique qui pilotera la lampe, et les boutons poussoirs ne feront qu’envoyer des ordres au module (comme pourra le faire le système domotique). Plus tard, avec le module contrôlé par Domoticz, on sera en mesure de piloter l’éclairage du va-et-vient soit en utilisant les boutons poussoirs, soit en passant par l’interface de domoticz, des scénarios, ou encore en réagissant à d’autres capteurs domotiques (détection de mouvement, ouverture de porte, etc…)

Attention aux ampoules leds et fluo compactes

Bien que très intéressant, ce module Fibaro a tout de même quelques limites ! Il faut en effet que vos ampoules soient « dimmables » (c’est à dire compatibles avec un variateur de luminosité). C’est le cas de toutes les ampoules à incandescences et halogènes, mais ça n’est pas le cas de toutes les ampoules leds et à ma connaissance, aucune ampoule fluo compacte n’est dimmable. Si ça n’est pas le cas, les phases d’allumage/extinction risquent de s’accompagner d’un clignotement peu gracieux. Si c’est le cas vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Voici un schéma de principe de l’installation à mettre en oeuvre :

Schéma de principe : ici le module est connecté en permanence à la phase et au retour lampe. Il sert d'intermédiaire entre les boutons poussoirs et la lampe

Schéma de principe : ici le module est connecté en permanence à la phase et au retour lampe. Il sert d’intermédiaire entre les boutons poussoirs et la lampe

Le pointillés représentent les boîtes d’encastrement. La première va recevoir le module domotique , 3 bornes wago et un bouton poussoir. Quant-à l’autre boîte d’encastrement, celle-ci contiendra uniquement le deuxième bouton poussoir et une borne wago.

Je vous avoue que, comme souvent, le plus compliqué est de faire rentrer tout ce bazar dans la boîte d’encastrement ! La mienne fait seulement 40mm de profondeur, et autant vous dire que j’ai un peu bataillé mais j’ai fini par y arriver !

Le bazar à ranger dans la boîte d'encastrement ! Mes années de pratiques de Tetris auront eu raison du défi

Le bazar à ranger dans la boîte d’encastrement ! Mes années de pratiques de Tetris auront eu raison du défi

Vérifier l’installation

Avant de vous intéresser à Domoticz, je vous conseille de remettre le courant et de tester le système : si vous avez correctement câblé vos boutons poussoirs avec le système, vous devriez pouvoir utiliser le va-et-vient de manière traditionnelle et allumer/éteindre votre luminaire depuis n’importe quel bouton poussoir. Avantage également, en restant appuyé sur un bouton poussoir, on constate que l’intensité de l’éclairage varie ! Un « double-clic » aura lui pour effet de remettre la luminosité à 100%.

Si jamais vos ampoules se mettent à clignoter, c’est qu’elles ne consomment pas assez d’energie pour être gérées correctement par le module Fibaro ! Pas de panique cependant, il suffit d’ajouter en parallèle du luminaire le « bypass » de Fibaro pour résoudre le problème.

Association dans Domoticz

La gymnastique est la même que d’habitude. J’éteins le RaspberryPi, je place le ZStick en mode association (un clic sur le bouton central) et j’associe le module Fibaro (en effectuant un triple clic sur un de mes boutons poussoirs Legrand). Je rebranche ensuite le ZStick et je démarre mon RaspberryPi. Ensuite on passe par les menus habituels (Setup > Devices) et une fois la ligne du module Fibaro repérée, on l’ajoute à nos interrupteurs en cliquant sur la petite flèche verte correspondante et en lui choisissant un petit nom.

Le module fibaro apparaît dans les périphériques détectés par le système

Le module fibaro apparaît dans les périphériques détectés par le système

 

On clique sur la flèche verte et on choisit un nom pour le module

On clique sur la flèche verte et on choisit un nom pour le module

Extinction automatique de la lumière

Si je me suis lancé dans ce chantier, c’est parce que j’oubliais régulièrement d’éteindre la lumière de mon couloir en partant travailler le matin, laissant la lumière allumée pendant plusieurs heures pour personne… Maintenant que le va-et-vient est domotisé, j’ai configuré Domoticz pour que 3 minutes après l’allumage (180 secondes donc), la lumière s’éteigne automatiquement. Pour cela, il faut aller dans l’onglet « Switches », repérer le luminaire qui vous intéresse et cliquer sur « Edit ». C’est la valeur « Off Delay », en secondes, qui permet de gérer le délai avant extinction.

La valeur "180" indique le nombre de seconde que Domoticz doit attendre avant d'envoyer l'ordre d'extinction au module.

La valeur « 180 » indique le nombre de seconde que Domoticz doit attendre avant d’envoyer l’ordre d’extinction au module.

Et voilà, vous savez désormais comment domotiser un va et vient sans tirer de câble supplémentaire, et de manière totalement réversible si vous êtes comme moi locataire. Bien entendu vous pouvez aller plus loin et coupler cela avec un détecteur d’ouverture de porte ou un détecteur de mouvement pour ne même plus avoir à toucher le moindre interrupteur ! N’hésitez pas à partager vos réalisations dans les commentaires, et je vous dis à très bientôt !


Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

J’imagine que la nouvelle ne vous aura pas échappé : depuis fin 2014, la fondation RaspberryPi a sorti un nouveau modèle de son célèbre ordinateur miniature. Sobrement intitulé RaspberryPi 2, celui-ci présente plusieurs évolutions matérielles tout en gardant le même format, et qui plus est le même prix ! Et si pendant des mois mettre la main sur cette nouvelle version relevait du parcours du combattant (voire du combattant fortuné) les prix se sont plutôt calmés et on retrouve cette nouvelle version avec un prix qui colle davantage à celui de l’ancien modèle.

Migrer mon installation domotique

Si vous suivez ma série d’articles sur la domotique, vous savez que le RaspberryPi est au cœur de ma solution. Avec la sortie de cette nouvelle version de la framboise je me suis longtemps demandé si je devais franchir le pas pour migrer mon installation vers ce nouveau jouet. Je me suis finalement décidé et je partage aujourd’hui avec vous les raisons de ma migration et surtout comment la réaliser sans douleur.

RaspberryPi 2, des nouveautés bien cachées ?

D’apparence, il faudra être sacrément entrainé pour faire la différence entre les deux versions ! Ci-dessous une petite photo des deux générations : mon ancien RaspberryPi B+ et mon nouveau RaspberryPi 2 :

Saurez vous distinguer le Raspberrypi2 de son prédécesseur ?

Saurez vous distinguer le RaspberryPi2 de son prédécesseur ?

C’est en soit une bonne nouvelle : cela signifie que les accessoires comme les boitiers restent compatibles entre les différentes versions tout comme les différentes cartes d’extensions qui exploitent le port GPIO.

Un processeur multi-cœurs et 2 fois plus de RAM

Si la plupart des articles relatant la sortie de l’appareil se focalisent sur la quantité de RAM, qui a doublé, c’est personnellement le processeur qui m’a le plus intéressé : en passant d’un modèle simple coeur à un quad-core, le RaspberryPi est désormais capable de paralléliser de manière efficace plusieurs processus. Et ça c’est bon pour notre domotique et ses traitements parfois longs. En terme de puissance, on parle au final d’un processeur qui serait environ 6 fois plus véloce, ce qui ne fera pas de mal non plus même si Domoticz est très léger !

Une meilleure compatibilité logicielle

En changeant d’architecture (ARMv7 pour le RaspberryPi 2 contre ARMv6 pour ses prédécesseurs), c’est la compatibilité logicielle de la plateforme qui s’améliore. Petit fait notable, cette nouvelle version est désormais supportée par Windows mais une mouture bien spéciale du système Microsoft : Windows IoT. Si c’est un pas en avant n’espérez donc pas faire tourner votre suite Microsoft Office sur l’ordinateur à la framboise.

Au final si vous avez du mal à faire votre choix, voici un petit tableau qui récapitule les éléments différenciant de cette version avec son prédecesseur :

Migration de Domoticz sous Raspbian d’un RaspberryPi B+ vers un RaspberryPi 2

Si vous êtes intéressé par les nouvelles capacités de cette version du RaspberryPi, voici un petit pas à pas pour migrer en 30 minutes votre installation domotique d’un RaspberryPi B+ vers un RaspberryPi 2.

Etape 1/2 : Préparation de l’ancien système

Saisir les commandes suivantes depuis un terminal ou une connexion SSH (compter une trentaine de minutes max) :

A ce moment, votre système est à jour et prêt à basculer sur le RaspberryPi 2. Eteignez la bête en saisissant la commande suivante :

 Etape 2/2 : Mise en place du RaspberryPi 2

On arrive au moment crucial ! Les 2 RaspberryPis sont éteints, débrancher alors tout votre équipement du RaspberryPi B+ pour le brancher sur le RaspberryPi 2. Ne pas oublier la carte micro-sd ;)

Vous pouvez alors démarrer le bolide, tout devrait bien se passer. Lancez alors la commande de mise à jour suivante :

Et redémarrez ensuite avec cette commande :

Dernière étape facultative : si vous avez attribué une IP fixe à votre ancien RaspberryPi, il est peut-être nécessaire de mettre à jour celle-ci dans la configuration de votre box adsl/routeur pour ne pas avoir à changer tous vos marques-pages.

Au final, rien de sorcier vous voyez, et aucunement besoin d’être un as de la ligne de commande ! Merci de m’avoir lu et j’espère que ce petit tuto en aidera quelques uns. Comme d’habitude pour les questions je vous encourage à passer par les commentaires !