Cet article fait partie de la série Domotique (16 articles au total)

Si vous êtes sur ce blog c’est peut-être parce que vous vous intéressez à la domotique et notamment à la gestion du chauffage. Dans mon précédent logement, j’avais dompté mes radiateurs électriques (cf cet article et celui-ci), mais quand j’ai emménagé dans ma nouvelle demeure cet été, j’y ai trouvé un chauffage central… au gaz ! Il me fallait donc tout recommencer ! Depuis mon premier article sur la domotique et le chauffage j’ai vieilli grandi et le marché de la « maison intelligente » a commencé à bien se développer. Je me suis dit qu’il était donc grand temps d’endosser la tenue de monsieur tout le monde et de tester une solution un peu plus « clé en main » que ce que j’avais pu faire de par le passé. Rassurez-vous, si vous aimez la bidouille, j’ai aussi quelque chose pour vous en fin d’article :)

L’idée : remplacer un thermostat mécanique d’un autre âge par un modèle intelligent et connecté

Pour vous situer le contexte : mon nouveau logement est une maison individuelle, toujours sur la Métropole de Bordeaux, et équipée d’un chauffage central au gaz. On ne parle pas ici d’un modèle high tech à condensation qui sort du magasin, mais une vénérable chaudière d’une marque française achetée et installée en 1998. Bien que pas toute jeune celle-ci fonctionne très bien mais était pilotée via un branchement très « créatif » par un thermostat mécanique à la précision toute relative : on ajuste une température à l’aide d’une magnifique molette crantée et…c’est tout. Pas de gestion de planning, de jour/nuit, d’absence et encore moins de contrôle à distance. ça aurait été criminel de ma part de la laisser comme ça ;)

Mon magnifique thermostat mécanique. Si on me dit que c’est le plus vieux du monde je veux bien le croire tellement il est simple. Le comble, celui-ci n’était même pas branché à la chaudière, il pilotait directement l’alimentation de la prise électrique sur laquelle la chaudière était branchée ! Pas génial…

Ce qu’il y a de bien avec les chaudières à gaz, c’est justement le fait qu’elles soient prévues depuis très longtemps pour fonctionner avec un thermostat. Véritable « cerveau » du système de chauffage, c’est lui qui décide quand allumer/éteindre votre organe de chauffage et c’est donc logiquement sur lui que vous devez porter votre attention en priorité pour moderniser votre installation. Les gros acteurs du marché l’ont bien compris et on a vu ces dernières années plusieurs sociétés plus ou moins bien implantées se lancer sur le créneau. En France, 2 sortent clairement du lot, Google et Netatmo et c’est naturellement sur ceux là que je me suis focalisé.

  • Le themostat Nest de Google : c’est le pionnier, dessiné par le père de la célèbre « molette » des iPod, il est arrivé avec sur le marché avec un design novateur et s’impose comme un objet de qualité : le thermostat de chez Nest est fait pour être montré. Equipé d’un capteur de présence, le thermostat est capable de détecter quand vous êtes là. Il apprend de vos réglages vos préférences et se propose d’adapter donc la température de votre domicile de manière intelligente après quelques jours d’apprentissage.
  • Le thermostat de Netatmo : arrivé plus tard sur le marché, on sent que des efforts en terme de présentation ont là aussi était fait. Dessiné par Philippe Starck et conçu par Netatmo, une boîte française, on est face à un produit français (cocorico !) qui a su se faire une belle place sur le marché. Moins tourné vers « l’auto apprentissage » que son concurrent de chez Google, le modèle de chez Netatmo sollicite davantage l’utilisateur dans la phase de réglages pour connaitre ses habitudes en posant des questions simples (ex : « A quelle heure vous levez-vous/rentrez vous du travail, etc…). Il va également nécessiter quelques jours d’apprentissage pour connaitre l’inertie de votre logement et l’efficacité de votre système de chauffage pour ensuite vous proposer un algorithme intelligent de chauffage qui prendra tout cela en compte.

Le thermostat Nest de Google. Un très bel objet malgré son fil à la patte.

Le thermostat Netatmo au côté de l’application associé.

Pourquoi j’ai choisi le Netatmo ?

Avant de détailler les différences entre les 2 compétiteurs, voici quelques éléments communs qui vous feront comprendre qu’on est face à 2 très bons produits :

  • Un investissement rentabilisé en 1 an : annonçant chacun une économie similaire (plus de 250€ sur 1 an), l’un comme l’autre serait rentabilisé en moins d’un an
  • La possibilité d’interagir avec l’appareil à distance. Un départ précipité ? Un retour imprévu ? Quelle que soit la raison, vous pouvez à tout moment via un smartphone ou un ordinateur contacter votre thermostat pour l’informer de votre absence/retour.
  • Une ergonomie aux petits oignons. Franchement, si vous avez déjà joué avec un thermostat non connecté qui propose des fonctionnalités avancées (planning, jour/nuit, vacances, etc..), vous savez que la majorité de ces produits proposent une ergonomie au mieux déplorable, au pire inutilisable. Là on n’est pas du tout dans ce modèle là : les fonctionnalités principales sont accessibles simplement sur l’appareil, pour celles plus avancées on aura recours à une application sur son smartphone ou un site avec une belle ergonomie dans chaque cas.

Un extrait de l’interface du site de Netatmo. En un coup d’oeil on a accès aux informations essentielles. C’est très lisible.

Et si pour ma part j’ai choisi le Netatmo, c’est pour quelques raisons dont voici les principales :

  • Le prix. A 249€ pour le modèle de Google contre 159€ chez Netatmo la différence est tout de même palpable.
  • L’évolutivité. Netatmo a annoncé récemment la sortie de vanne de radiateurs complémentaires pour ajuster de manière automatique et indépendante la température de chaque pièce. Ces vannes dialoguent avec le thermostat central pour une efficacité maximum. Il n’y a pas d’équivalent à ce système chez Google, et même si je ne sais pas encore si j’installerai ce type de vannes plus tard je ne souhaite pas me fermer de porte dès maintenant.
  • Le « fil à la patte » du modèle Google. Le termostat du Netatmo est plus chiche que celui de Google mais cette faiblesse et aussi une force : infiniment moins gourmand en énergie, le modèle de Netatmo peut fonctionner sur piles ou fil, alors que celui de Google ne peut fonctionner sans être relié en permanence à une source d’énergie filaire.
  • L’approche du modèle de Google. Même si j’admire la prouesse techno avec le capteur de présence, je préfère un système de planning sur lequel j’interagis. Après tout je n’ai pas envie que le thermostat baisse tout seul le chauffage de mon logement parce que cela fait 2 heures que je ne suis pas passé devant lui !

Fin 2016, Netatmo a annoncé l’arrivée prochaine de vannes connectées pour les radiateurs à eau. Un produit qui devrait se révéler complémentaire du thermostat de la marque !

Pourquoi ne pas se baser uniquement sur Domoticz ?

Si vous suivez un peu les sujets abordés sur la partie domotique du blog, vous aurez probablement quelques idées en tête pour arriver à une promesse similaire à ces appareils de chez Google/Netatmo pour un coût bien moindre. Mais ce serait ignorer les atouts de ces cadors, comme l’intelligence de l’algorithme, l’interface à l’ergonomie sans faille et le bel objet physique qui permet même à Mamie Josette de régler la température de votre domicile sans y connaitre quoi que ce soit en chauffage/domotique/thermostat.

Installation : et la chaudière de 1998 devint connectée !

Sans trop m’attarder sur l’installation, sachez qu’il y a plusieurs façons de brancher le thermostat de chez Netatmo suivant que vous remplacez un thermostat filaire, sans fil, ou que tout simplement vous ajoutez un thermostat à votre chaudière qui peut en être dépourvu. Quelle que soit votre configuration, prévoyez environ entre 5 et 30 minutes suivant votre habileté et votre préparation.

Voici les 2 manières d’installer le thermostat de Netatmo. A gauche, le schéma d’installation si vous remplacez un thermostat sans fil ou que vous installez un thermostat sur une chaudière qui n’en a jamais eu (c’était mon cas). A droite, le schéma d’installation pour un thermostat filaire.

Pour ma part, il a fallu :

  • Ouvrir la façade de la chaudière (6 vis à retirer)
  • Repérer sur le bornier de la chaudière les bornes dédiées au thermostat (si vous galérez, j’ai une belle anecdote à vous raconter qui vous redonnera foi en l’humanité en plus de vous aider)
  • Connecter sur ces 2 bornes les fils du relais sans fil du thermostat (2 vis à serrer)
  • Refermer la façade

Au final j’y ai passé un petit quart d’heure. Au passage, je vous conseille de ne pas faire comme moi, et de réaliser avant toute chose la configuration du relais en lui indiquant votre adresse, votre réseau wifi, etc…). ça vous évitera de tout débrancher/rebrancher ensuite !

Au terme de l’opération, vous aurez probablement comme chez moi votre chaudière pas toute jeune affublée d’un petit boitier beaucoup plus jeune.

Ici vous voyez posé sur mon antique chaudière le relais du thermostat Netatmo. Il ne me reste plus qu’à le fixer au mur.

Ici la partie « commande et affichage » du thermostat Netatmo. On peut le fixer au mur ou le poser tout simplement sur un meuble. Le voici ici sous la garde de ma sentinelle personnelle.

 

Configuration

La configuration de l’ensemble est très simple et à la fois ingénieuse. On s’inscrit sur le site, et on va répondre à quelques questions dont en voici quelques unes :

  • A quelle heure vous levez-vous le matin ?
  • A quelle heure partez-vous au travail ?
  • A quelle heure rentrez-vous du travail ?
  • etc…

Un exemple de question posée lors de la configuration du thermostat. L’exercice ne prend que quelques secondes.

A partir de vos réponses et des recommandations de l’ADEME, Netatmo va établir un planning de base sur lequel vous pourrez intervenir ensuite pour en modifier les horaires/températures. Notez qu’il est possible d’avoir plusieurs plannings, personnellement j’en ai configuré 2 : un « classique » pour les semaines travaillées et un « vacances » pour les semaines où je suis en congés. Ainsi je ne dérègle pas tout d’une semaine à l’autre, je switche simplement de planning. Là aussi, en tout et pour tout j’ai dû y passer 30 minutes, mais ça c’est parce que j’ai pas mal traîné pour bien pouvoir vous en parler :)

Un exemple de planning. Les couleurs permettent de visualiser les périodes de chauffe.

Ajout du thermostat dans Domoticz

Je confesse que bien que j’utilise toujours Domoticz pour tout un tas de choses, je le sollicite très peu pour le chauffage. Sachez cependant qu’on peut tout à fait intégrer le thermostat de Netatmo (et même le Nest d’ailleurs) au système pour pouvoir influer sur le chauffage ou tout simplement en récupérer certaines informations comme la température définie, le fait que mode « Absence » du thermostat est (des)activé, etc…

  1. Pour cela on se rend dans le menu Setup > Hardware, on ajoute le Hardware « Netatmo » en saisissant login + mot de passe du compte Netatmo
  2. On accède ensuite au menu Setup > Devices où doivent apparaitre les différents périphériques disponibles en rapport avec votre Thermostat.
  3. Comme d’habitude, un petit clic sur la flèche verte des lignes qui vous intéressent vous permettra de sélectionner un nom qui vous sied pour chaque capteur/actionneur. A vous ensuite d’utiliser ces nouveaux paramètres dans vos différents scripts et scénarios !

Ajout du compte Netatmo dans l’onglet « Setup > Hardware »

Les différents périphériques disponibles remontent ensuite dans l’onglet « Setup > Devices ». A vous de sélectionner ceux qui vous intéresse.

Les informations du thermostat (comme la température de consigne actuelle par exemple, visible ici à droite) remontent directement dans Domoticz.

1 mois plus tard, qu’est-ce que j’en pense ?

La version courte, c’est que je suis conquis ! De manière un peu plus détaillée, je suis épaté par le confort que ce type d’appareil procure au quotidien : il fait toujours bon chez moi et je n’ai plus à penser au chauffage ! L’ergonomie « cinq étoiles » fait aussi que les imprévus ne prennent pas plus de 3 secondes à être gérés, et pas seulement par moi ;) Ceux qui cherchent donc un système utilisable par les moins technophiles seront donc séduits. Ensuite, il y a tout un tas de petites fonctionnalités dont je n’étais pas au courant au moment de l’achat qui m’ont agréablement surpris, en voici quelques unes :

  • La gestion des absences. Quand j’indique au thermostat que je vais être absent, cet état est défini jusqu’à « nouvel ordre » mais je peux aussi dire que je reviens mardi à 17h, et le thermostat rebasculera sur le planning de mon choix à ce moment là sans que j’ai besoin d’y penser plus tard
  • La gestion des « exceptions ». Pour avoir un niveau de chauffage correct et respecter certaines considérations éco(no/lo)giques nous avons choisi d’avoir une température de confort à 19°C chez nous, selon les recommandations de l’ADEME. Mais si pour un dîner entre amis je pousse le thermostat un peu plus haut, celui-ci comprend le caractère exceptionnel de la manoeuvre et reprendra sa température de consigne habituelle quelques heures plus tard.
  • Les rapports en fin de mois. Bonne surprise également, à la fin de chaque mois, Netatmo m’envoie un rapport avec le nombre d’heures de chauffage utilisées ce mois-ci, ce qui doit permettre de comparer son usage d’un mois sur l’autre. Autre rapport fourni, une comparaison de ma consommation de chauffage avec celle de mes « voisins » (des gens qui ont un domicile au caractéristiques similaires et situé dans un environnement équivalent). Utile pour remettre en question sa consommation

Mon premier rapporte mensuel Netatmo sur un mois complet ! Les données ne sont pas encore vraiment significatives (normal, c’est mon premier mois !) mais cela vous donne une idée de ce que l’on peut y trouver comme informations.

Bilan

Au final, vous l’aurez compris, je suis très satisfait de ce thermostat. Si je devais reprocher quelque chose, c’est du système de chauffage que je me plaindrais plutôt que du thermostat en lui même. Je m’explique : le thermostat fait bien son boulot, mais le fait que le chauffage soit « central » fait que sans intervention manuelle, il chauffera toujours toutes les pièces de la même manière, alors que je n’ai pas besoin d’avoir ma salle de bain à la même température du matin au soir. Pour arriver à ce niveau de finesse, cela devra passer par l’ajout de vannes connectées sur chaque radiateur de la maison, et là on se parle d’un chantier un peu plus ambitieux (et coûteux). Peut-être l’occasion de vous faire un nouvel article d’ici l’hiver prochain ?

En n’attendant n’hésitez pas à poser vos questions et partager vos expériences dans les commentaires, que vous ayez choisi la solution Netatmo ou pas ! Et si vous désirez vous équiper, vous pouvez acheter le thermostat de Netatmo sur Amazon.

Quelques liens utiles qui peuvent vous intéresser :


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Quand on réfléchit à protéger son domicile des incidents domestiques, on pense immédiatement aux risques d’incendies, mais on oublie plus facilement un autre fléau auquel j’ai dû me frotter il y a un peu plus d’un an : le risque d’inondation. Dans cet article je vais donc partager avec vous une petite mésaventure que j’ai vécu fin 2014 et ce que j’ai fait pour éviter que cela arrive de nouveau.

On remonte 15 mois en arrière

Je rentre de weekend et trouve accroché un mot sur ma porte : ma voisine du dessus qui me prévient qu’elle a coupé le circuit d’eau de mon appartement car il « pleuvait » de son plafond. A l’intérieur de chez moi je découvre qu’un raccord sur l’arrivée d’eau de mon ballon d’eau chaude avait rompu, débitant plusieurs dizaines (centaines ?) de litres d’eau chez moi. Si l’intervention de la voisine a sauvé quasiment tous mes biens, c’est tout le parquet de l’appartement qui est bon pour la poubelle…

Mon parquet, gorgé d'eau, qui émettait de joyeux bruits de "succion" à chaque pas.

Mon parquet, gorgé d’eau, qui émettait de joyeux bruits de « succion » à chaque pas.

1 an et 7000€ de parquet plus tard

Cette mésaventure derrière moi, je suis tombé un peu par hasard sur un appareil que fabrique la marque Fibaro : le Fibaro Flood Sensor FGFS-101. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un détecteur d’inondation. Compatible Z-Wave, celui-ci s’interface donc avec mon système domotique et permettra de déclencher des scénarios ou tout simplement m’alerter en cas de fuite d’eau.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Découverte du Fibaro Flood Sensor FGFS-001

La promesse

Fibaro nous livre ici un objet bien fini qui, de part son fonctionnement, vous rappellera peut-être la logique des détecteurs de fumée. On pose le détecteur par terre. S’il détecte de l’eau il se met à émettre une sonnerie ma foi particulièrement désagréable jusqu’à avoir les pieds au sec. Simple et efficace, c’est ce que je cherche.

On aperçoit ici les fameux "picots" chargés de détecter la présence d'eau.

On aperçoit ici les fameux « picots » chargés de détecter la présence d’eau.

Un détecteur complet

Comme a son habitude, Fibaro a inclus d’autres capteurs dans son appareil. En plus de détecter les fuites d’eau, celui-ci pourra relever la température du sol, vous prévenir si quelqu’un le déplace ou tente de le saboter. Autres petites fonctionnalités : le constructeur nous promet une autonomie de 2 ans avec la pile au lithium intégrée (CR123A) mais vous pouvez aussi choisir de l’alimenter via un adaptateur de 12 à 24V. De la même manière, le détecteur peut-être accroché en hauteur et vous devrez alors y raccorder une sonde externe pour détecter une fuite. Un bornier de type « contact sec » permet également de relier si besoin l’appareil à votre alarme.

Petit plus en cas de sinistre, outre sa capacité à détecter la présence d’eau, il est étanche (certifié IP44) et capable de flotter s’il y a vraiment beaucoup d’eau. Bon ok, si on arrive là j’aurais d’autres soucis que la bonne santé du capteur ;)

Un objet à l’esthétique très réussie

Pas vraiment de reproche à faire à Fibaro sur l’esthétique de l’appareil. L’objet est élégant et très compact. Pour l’ouvrir il faut dévisser la partie supérieur qui va dévoiler la pile, le bornier pour y connecter des entrées/sorties, et enfin le bouton d’association pour rattacher le détecteur au réseau Z-Wave.

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d'un simple stylo. Notez la compacité de l'appareil Fibaro !

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d’un simple stylo. Notez la compacité de l’appareil Fibaro !

Si vous souhaitez utiliser ce détecteur sans sytème domotique c’est possible : il suffit d’enlever la languette de protection sur la pile et de le poser à un endroit stratégique : dans votre salle de bain, votre cuisine, près de votre machine à laver ou comme moi : sous votre ballon d’eau chaude ! En cas de fuite celui-ci retentira un peu à la manière d’un détecteur de fumée. Maintenant, vu le prix du jouet, l’intérêt principal est de le relier au système domotique, dans mon cas Domoticz.

Ajouter le Fibaro Flood Sensor dans Domoticz

Association du Fibaro FGFS-101

Rien de très compliqué ici, si vous avez comme moi déjà quelques périphériques z-wave vous devez commencer à maîtriser la procédure ! On commence par enlever la languette de protection de la pile du flood sensor. On éteint Domoticz, débranche la clé Z-wave de chez Aeon Labs. On passe en mode association en cliquant sur le bouton du Z-Stick et on triple-clique sur le bouton d’association du capteur. Le Z-Stick doit clignoter rapidement à ce moment vous indiquant qu’il a bien reconnu le flood sensor. Vous pouvez alors rebrancher le Z-Stick et redémarrer le RaspberryPi.

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l'onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton "Setup" du ZStick

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l’onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton « Setup » du ZStick. Ici il a le NodeId numéro 6.

Sélection du Fibaro Flood Sensor dans Domoticz.

Ici aussi rien de très original. Rendez-vous dans l’onglet Setup > Devices, et repérez la ligne du flood sensor. On clique sur la flèche verte pour lui choisir un petit nom. Chez moi ce sera « Inondation Chauffe-eau ». (Notez que d’autres lignes apparaissent si vous souhaitez utiliser le capteur de température / sabotage / déplacement du Fibaro Flood Sensor).

VOici les différents "devices" qui apparaissent après l'association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne "Flood" m'intéresse.

VOici les différents « devices » qui apparaissent après l’association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne « Flood » m’intéresse.

Votre détecteur d’inondation est maintenant disponible dans l’onglet Switches de Domoticz. Vous pouvez changer le logo de votre module pour avoir quelque chose de plus explicite en cliquant sur le bouton Edit.

Le Flood Sensor apparaît tel que je l'ai nommé. Ici "Inondation Chauffe-eau"

Le Flood Sensor apparaît tel que je l’ai nommé. Ici « Inondation Chauffe-eau »

Paramétrer une alerte en cas d’inondation.

C’est tout l’intérêt de la manœuvre : être prévenu immédiatement en cas de fuite. Pour cela, sur le widget matérialisation votre Flood Sensor, vous trouverez un bouton Notifications qui vous permettra d’ajouter une alerte en cas d’anomalie. Plusieurs méthodes de préventions sont disponibles, elles sont configurables en détail dans l’onglet Setup > Settings > Notifications.

Il est possible d'être notifier vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Il est possible d’être notifié vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Pour aller au bout des choses : couper automatiquement l’arrivée d’eau.

Je ne pouvais pas conclure cet article sans vous parler de ce que je considère être la « protection ultime » pour éviter de subir des dégâts en cas d’inondation : poser une électrovanne contrôlée par le système domotique sur votre arrivée d’eau. En cas d’alerte du capteur vous pouvez donc programmer une coupure du circuit d’eau le temps de vérifier l’étendue du problème.

Il existe des électrovannes Z-Wave, comme la Fortrezz WV-01, mais leur prix de vente est particulièrement dissuasif : 450€ la bête ! Solution alternative : poser une électrovanne « standard » et la piloter à l’aide d’un module domotique (qu’il soit Z-Wave ou pas).

Si cette solution vous intéresse, j’ai trouvé deux vannes motorisées différentes (elle n’ont besoin d’être alimentée que pour changer d’état), qui seraient pilotables avec un module Fibaro FGS-222. Le prix étant plus doux, on peut s’offrir l’électrovanne + le module domotique de contrôle pour moins de 100 euros. Si cette option vous intéresse, vous trouverez la première électrovanne ici, la seconde là.

Je n’ai pas pu tester ce dispositif pour le moment étant locataire, mais faites moi confiance pour installer ce système quand ça ne sera plus le cas !

Un exemple d'électrovanne pilotable avec un module Fibaro "classique".

Un exemple d’électrovanne pilotable avec un module Fibaro « classique ».

Conclusion

Peu fréquemment adressée, la prévention des inondations n’en reste pas moins une problématique pour laquelle il y a des solutions, que vous ayez une installation domotique ou pas. Si un détecteur seul ne fera que vous prévenir, cela permettra déjà de ne pas laisser la situation dégénérer. Et pour les plus vaillants qui le combineront à une électrovanne, vous aurez là une installation robuste qui vous tranquillisera. Le seul bémol du système, pour moi, est le prix de revient. Pour avoir une installation efficace, vous aurez besoin de multiplier les flood sensors pour en installer près des différents équipements « à risque » : machine à laver, chauffe-eau, cuisine, salle de bain ce qui peut faire rapidement gonfler la facture. Après, c’est sûr que c’est peu par rapport au coût des réparations en cas de sinistre… Et ça n’est pas mon assurance qui vous dira le contraire ;) Si vous souhaitez acheter le Fibaro Flood Sensor, vous le trouverez facilement ici.


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En domotique, le pilotage de l’éclairage est un sujet traité maintes et maintes fois, et pourtant il continue de déclencher les réflexions (et les discussions !). Dernier cas de figure auquel j’ai été confronté : comment piloter l’éclairage de mon entrée, actionné à l’origine par un va-et-vient traditionnel ?

Petit rappel sur le va-et-vient

En électricité, ce que l’on désigne par va-et-vient est une installation électrique qui permet de piloter une charge (comme un luminaire), indifféremment depuis deux interrupteurs. Si l’on dresse un petit schéma, voici ce que cela donne en terme de câblage électrique :

Va-et-vient traditionnel

Va-et-vient traditionnel

Ici, seul le luminaire est relié au neutre, les interrupteurs ne servant qu’à acheminer la phase à la lampe moyennant deux fils « navettes ».

Mes contraintes : un seul module, sans neutre, et pas de câble supplémentaire.

Des méthodes pour domotiser les va-et-vient, j’en ai trouvé plusieurs elles demandaient au choix de…

  • Tirer des câbles supplémentaires : bonjour la galère !
  • Multiplier les modules domotiques : à 60€ pièce, inutile de vous expliquer pourquoi l’idée me plaisait moyennement
  • supprimer un des 2 interrupteurs

Heureusement, il existe une solution pour avoir le beurre et l’argent du beurre : un va-et-vient parfaitement fonctionnel, sans tirer de câble supplémentaire, et piloté par le système domotique. L’astuce ? Remplacer les interrupteurs à bascule classiques par des interrupteurs poussoirs (comme ceux que l’on trouve dans les paliers d’immeubles par exemple).

Domotisation du va-et-vient

On retrousse ses manches et on y va. Comme d’habitude, les précautions d’usage sont à observer dès lors que l’on manipule le circuit de courant fort de la maison.

Matériel nécessaire

Tout le matériel nécessaire au chantier !

Tout le matériel nécessaire au chantier !

Le principe

C’est le module domotique qui pilotera la lampe, et les boutons poussoirs ne feront qu’envoyer des ordres au module (comme pourra le faire le système domotique). Plus tard, avec le module contrôlé par Domoticz, on sera en mesure de piloter l’éclairage du va-et-vient soit en utilisant les boutons poussoirs, soit en passant par l’interface de domoticz, des scénarios, ou encore en réagissant à d’autres capteurs domotiques (détection de mouvement, ouverture de porte, etc…)

Attention aux ampoules leds et fluo compactes

Bien que très intéressant, ce module Fibaro a tout de même quelques limites ! Il faut en effet que vos ampoules soient « dimmables » (c’est à dire compatibles avec un variateur de luminosité). C’est le cas de toutes les ampoules à incandescences et halogènes, mais ça n’est pas le cas de toutes les ampoules leds et à ma connaissance, aucune ampoule fluo compacte n’est dimmable. Si ça n’est pas le cas, les phases d’allumage/extinction risquent de s’accompagner d’un clignotement peu gracieux. Si c’est le cas vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Voici un schéma de principe de l’installation à mettre en oeuvre :

Schéma de principe : ici le module est connecté en permanence à la phase et au retour lampe. Il sert d'intermédiaire entre les boutons poussoirs et la lampe

Schéma de principe : ici le module est connecté en permanence à la phase et au retour lampe. Il sert d’intermédiaire entre les boutons poussoirs et la lampe

Le pointillés représentent les boîtes d’encastrement. La première va recevoir le module domotique , 3 bornes wago et un bouton poussoir. Quant-à l’autre boîte d’encastrement, celle-ci contiendra uniquement le deuxième bouton poussoir et une borne wago.

Je vous avoue que, comme souvent, le plus compliqué est de faire rentrer tout ce bazar dans la boîte d’encastrement ! La mienne fait seulement 40mm de profondeur, et autant vous dire que j’ai un peu bataillé mais j’ai fini par y arriver !

Le bazar à ranger dans la boîte d'encastrement ! Mes années de pratiques de Tetris auront eu raison du défi

Le bazar à ranger dans la boîte d’encastrement ! Mes années de pratiques de Tetris auront eu raison du défi

Vérifier l’installation

Avant de vous intéresser à Domoticz, je vous conseille de remettre le courant et de tester le système : si vous avez correctement câblé vos boutons poussoirs avec le système, vous devriez pouvoir utiliser le va-et-vient de manière traditionnelle et allumer/éteindre votre luminaire depuis n’importe quel bouton poussoir. Avantage également, en restant appuyé sur un bouton poussoir, on constate que l’intensité de l’éclairage varie ! Un « double-clic » aura lui pour effet de remettre la luminosité à 100%.

Si jamais vos ampoules se mettent à clignoter, c’est qu’elles ne consomment pas assez d’energie pour être gérées correctement par le module Fibaro ! Pas de panique cependant, il suffit d’ajouter en parallèle du luminaire le « bypass » de Fibaro pour résoudre le problème.

Association dans Domoticz

La gymnastique est la même que d’habitude. J’éteins le RaspberryPi, je place le ZStick en mode association (un clic sur le bouton central) et j’associe le module Fibaro (en effectuant un triple clic sur un de mes boutons poussoirs Legrand). Je rebranche ensuite le ZStick et je démarre mon RaspberryPi. Ensuite on passe par les menus habituels (Setup > Devices) et une fois la ligne du module Fibaro repérée, on l’ajoute à nos interrupteurs en cliquant sur la petite flèche verte correspondante et en lui choisissant un petit nom.

Le module fibaro apparaît dans les périphériques détectés par le système

Le module fibaro apparaît dans les périphériques détectés par le système

 

On clique sur la flèche verte et on choisit un nom pour le module

On clique sur la flèche verte et on choisit un nom pour le module

Extinction automatique de la lumière

Si je me suis lancé dans ce chantier, c’est parce que j’oubliais régulièrement d’éteindre la lumière de mon couloir en partant travailler le matin, laissant la lumière allumée pendant plusieurs heures pour personne… Maintenant que le va-et-vient est domotisé, j’ai configuré Domoticz pour que 3 minutes après l’allumage (180 secondes donc), la lumière s’éteigne automatiquement. Pour cela, il faut aller dans l’onglet « Switches », repérer le luminaire qui vous intéresse et cliquer sur « Edit ». C’est la valeur « Off Delay », en secondes, qui permet de gérer le délai avant extinction.

La valeur "180" indique le nombre de seconde que Domoticz doit attendre avant d'envoyer l'ordre d'extinction au module.

La valeur « 180 » indique le nombre de seconde que Domoticz doit attendre avant d’envoyer l’ordre d’extinction au module.

Et voilà, vous savez désormais comment domotiser un va et vient sans tirer de câble supplémentaire, et de manière totalement réversible si vous êtes comme moi locataire. Bien entendu vous pouvez aller plus loin et coupler cela avec un détecteur d’ouverture de porte ou un détecteur de mouvement pour ne même plus avoir à toucher le moindre interrupteur ! N’hésitez pas à partager vos réalisations dans les commentaires, et je vous dis à très bientôt !


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J’imagine que la nouvelle ne vous aura pas échappé : depuis fin 2014, la fondation RaspberryPi a sorti un nouveau modèle de son célèbre ordinateur miniature. Sobrement intitulé RaspberryPi 2, celui-ci présente plusieurs évolutions matérielles tout en gardant le même format, et qui plus est le même prix ! Et si pendant des mois mettre la main sur cette nouvelle version relevait du parcours du combattant (voire du combattant fortuné) les prix se sont plutôt calmés et on retrouve cette nouvelle version avec un prix qui colle davantage à celui de l’ancien modèle.

Migrer mon installation domotique

Si vous suivez ma série d’articles sur la domotique, vous savez que le RaspberryPi est au cœur de ma solution. Avec la sortie de cette nouvelle version de la framboise je me suis longtemps demandé si je devais franchir le pas pour migrer mon installation vers ce nouveau jouet. Je me suis finalement décidé et je partage aujourd’hui avec vous les raisons de ma migration et surtout comment la réaliser sans douleur.

RaspberryPi 2, des nouveautés bien cachées ?

D’apparence, il faudra être sacrément entrainé pour faire la différence entre les deux versions ! Ci-dessous une petite photo des deux générations : mon ancien RaspberryPi B+ et mon nouveau RaspberryPi 2 :

Saurez vous distinguer le Raspberrypi2 de son prédécesseur ?

Saurez vous distinguer le RaspberryPi2 de son prédécesseur ?

C’est en soit une bonne nouvelle : cela signifie que les accessoires comme les boitiers restent compatibles entre les différentes versions tout comme les différentes cartes d’extensions qui exploitent le port GPIO.

Un processeur multi-cœurs et 2 fois plus de RAM

Si la plupart des articles relatant la sortie de l’appareil se focalisent sur la quantité de RAM, qui a doublé, c’est personnellement le processeur qui m’a le plus intéressé : en passant d’un modèle simple coeur à un quad-core, le RaspberryPi est désormais capable de paralléliser de manière efficace plusieurs processus. Et ça c’est bon pour notre domotique et ses traitements parfois longs. En terme de puissance, on parle au final d’un processeur qui serait environ 6 fois plus véloce, ce qui ne fera pas de mal non plus même si Domoticz est très léger !

Une meilleure compatibilité logicielle

En changeant d’architecture (ARMv7 pour le RaspberryPi 2 contre ARMv6 pour ses prédécesseurs), c’est la compatibilité logicielle de la plateforme qui s’améliore. Petit fait notable, cette nouvelle version est désormais supportée par Windows mais une mouture bien spéciale du système Microsoft : Windows IoT. Si c’est un pas en avant n’espérez donc pas faire tourner votre suite Microsoft Office sur l’ordinateur à la framboise.

Au final si vous avez du mal à faire votre choix, voici un petit tableau qui récapitule les éléments différenciant de cette version avec son prédecesseur :

Migration de Domoticz sous Raspbian d’un RaspberryPi B+ vers un RaspberryPi 2

Si vous êtes intéressé par les nouvelles capacités de cette version du RaspberryPi, voici un petit pas à pas pour migrer en 30 minutes votre installation domotique d’un RaspberryPi B+ vers un RaspberryPi 2.

Etape 1/2 : Préparation de l’ancien système

Saisir les commandes suivantes depuis un terminal ou une connexion SSH (compter une trentaine de minutes max) :

A ce moment, votre système est à jour et prêt à basculer sur le RaspberryPi 2. Eteignez la bête en saisissant la commande suivante :

 Etape 2/2 : Mise en place du RaspberryPi 2

On arrive au moment crucial ! Les 2 RaspberryPis sont éteints, débrancher alors tout votre équipement du RaspberryPi B+ pour le brancher sur le RaspberryPi 2. Ne pas oublier la carte micro-sd ;)

Vous pouvez alors démarrer le bolide, tout devrait bien se passer. Lancez alors la commande de mise à jour suivante :

Et redémarrez ensuite avec cette commande :

Dernière étape facultative : si vous avez attribué une IP fixe à votre ancien RaspberryPi, il est peut-être nécessaire de mettre à jour celle-ci dans la configuration de votre box adsl/routeur pour ne pas avoir à changer tous vos marques-pages.

Au final, rien de sorcier vous voyez, et aucunement besoin d’être un as de la ligne de commande ! Merci de m’avoir lu et j’espère que ce petit tuto en aidera quelques uns. Comme d’habitude pour les questions je vous encourage à passer par les commentaires !


Cet article fait partie de la série Domotique (16 articles au total)

Vous l’avez attendu le voilà :) Le premier article de la série où l’on va enfin ajouter un périphérique Z-Wave à notre installation ! Pour démarrer dans le monde du Z-Wave, j’ai choisi de tester un type de capteur qui a mauvaise réputation dans la gamme chacon (433Mhz) : un détecteur d’ouverture de porte/fenêtre Z-Wave. En effet, le protocole Chacon ne proposant pas de « retour d’état », les capteurs d’ouverture de porte en 433Mhz ont une fâcheuse tendance à spammer le réseau radio en répétant N fois la même information, brouillant au passage les messages de ses petits copains.

Pourquoi vouloir suivre l’ouverture des portes et fenêtre du domicile ?

Au premier abord suivre ce type d’événement peut paraître anodin, mais il y a pourtant quelques intérêts à le faire :

  • En terme de tranquillité, le système domotique va être capable de vous assurer que toutes vos fenêtres sont bien fermées lorsque vous quittez votre domicile. Ceux qui ont déjà oublié un velux ouvert un jour de pluie comprendront !
  • En terme de sécurité, le système domotique va être capable de vous alerter si une ouverture suspecte intervient alors que vous n’êtes pas chez vous.
  • En terme d’économie d’énergie, il va être possible d’intégrer cette notion de porte ou fenêtre ouverte dans les scénarios de chauffage. Par exemple lorsque vous ouvrez votre fenêtre pour aérer, votre radiateur s’éteindra pour ne se rallumer qu’à la fermeture de la fenêtre.

Et je fais confiance à votre imagination pour trouver d’autres cas d’application !

Un modèle original

Maintenant que vous êtes convaincu de l’utilité de ce genre de module, lequel choisir ? Comme annoncé en introduction, j’ai exclu les modèles fonctionnant en 433Mhz, pour en trouver un plus fiable, en Z-Wave. Là aussi, des capteurs d’ouverture de porte Z-Wave, il en existe des dizaines, et ils ont quasiment tous la même tête : composée de 2 parties distinctes, une est fixée sur l’ouvrant et l’autre sur le montant. Visuellement cela ressemble à ça :

Un détecteur d'ouverture de porte classique

Un détecteur d’ouverture de porte classique… Pas très esthétique.

Pas forcément super esthétique on est d’accord, mais il existe plus discret bien qu’un peu plus long à poser, c’est ce que je vous propose de tester aujourd’hui !

Les modules Aeon Labs DSB54 et ZW089

Conçu pour être intégrer DANS la porte, les modules DSB54 et ZW089 une fois installés sont complètement invisibles ! Si comme chez moi vos portes intérieures sont creuses, alors ce module est le candidat idéal pour une intégration aux petits oignons. Voici quelques images :

Le capteur d'ouverture à côté d'un feutre de tableau blanc

Le capteur d’ouverture à côté d’un feutre de tableau blanc

Le capteur démonté

Le capteur démonté

Vous pouvez vous poser la question de l’autonomie de la pile de ce module. Selon son constructeur, elle durerait au moins 1 an, pour ma part cela fait déjà 5 mois que le capteur est en place et l’état la batterie ne donne pas de signe de fatigue. La pile utilisée est plutôt spécifique (modèle CR2), en tous cas je n’avais jamais croisé ce format qui apparemment est aussi utilisé dans quelques flashs d’appareil photo. Par curiosité, je suis allé voir au supermarché du coin s’ils en avaient, mais que nenni. Il vaudra donc mieux s’orienter vers internet en cas de panne sèche.

Installation

Alors si on se fie à la doc constructeur, Aeon Labs recommande de placer le corps avec la pile dans le montant, et la partie avec l’aimant dans la porte. Sauf qu’avec une profondeur de 6cm, l’installation dans le montant me parait plutôt galère, alors qu’on a une porte creuse à disposition ! J’ai donc choisit de le monter en plaçant le corps dans la porte ! Je vous livre donc le récit de ma petite séquence bricolage !

Matériel nécessaire :

  • un tournevis plat
  • un tournevis cruciforme
  • une perceuse avec une mèche de 19mm

19mm, ce n’est pas le plus simple diamètre à dénicher ! Une fois de plus, internet est venu à mon secours, et j’ai trouvé ma mèche sans trop de mal. Voici les modèles que je vous ai repéré :

Au passage, attention à la perceuse que vous allez utiliser ! La mienne par exemple (un modèle sans fil de chez AEG) n’accepte pas de mèches de plus de 18mm, j’ai donc du sortir la perceuse de papa !

La mèche de 19mm à côté d'un feutre de tableau blanc. Sacré bête

La mèche de 19mm à côté d’un feutre de tableau blanc. Sacré bête

Si comme moi vous vivez en appartement, cela vous donnera l’occasion de convertir votre table de salon en établi ;) J’ai choisi de percer le trou sur le haut de la porte, de manière à ce que le capteur soit complètement invisible.

Perçage en règle de la porte

Perçage en règle de la porte. Ne faites pas comme moi, pensez à désactiver le mode « percussion » !

Le trou percé, on va pouvoir installer le corps du module ! Mais avant de visser celui-ci, il vous faudra enlever la languette plastique qui empêche la pile de se décharger ! Une fois le module en marche, il est prêt à être intégré dans son logement

Le module intégré

Le module intégré

L’astuce de McGyver pour ne pas percer le montant

Bon là je vous avoue, je suis fier de mon coup ^^ ça m’embêtait de percer le montant de la porte car cette opération aurait été visible et pas forcément esthétique (qui plus est, je le rappelle, je ne suis que locataire). Or qu’y- a-t-il dans cette partie du capteur à encastrer ? Un simple aimant. Vu qu’entre la porte et le montant, j’ai bien 5 ou 6 mm de jeu, je me suis donc mis en quête d’un aimant extra-plat à coller sur mon montant, plutôt que de percer ce dernier.

Et voici le graal : des aimants neodym d’1mm d’épaisseur.

Des aimants neodym extra plats permettent d'éviter le perçage du montant

Des aimants neodym extra plats permettent d’éviter le perçage du montant

Mesurant 10 x 1 mm, cet aimant extra plat a trouvé sa place sans mal sur mon montant, et vu que l’encadrement de ma porte est métallique, je n’ai même pas eu besoin de le coller ! Et je vous confirme que mon capteur tourne comme une horloge !

Intégration du capteur dans Domoticz

Comme pour tous les périphériques Z-Wave, il faut procéder à un appairage du capteur avec notre contrôleur Z-Wave, en l’occurrence le Z-Stick S2 d’Aeon Labs. Pour ce faire, il faut approcher le Z-Stick S2 (débranché) du capteur, appuyer brièvement sur le bouton du ZStick avant de faire de même sur le capteur (c’est le petit trou visible sur la « face » du capteur, prévoyez donc un trombone pour y accéder). Si l’appairage réussit vous verrez le voyant du capteur clignoter rapidement.

Une fois l’inclusion réalisée avec succès, on rebranche le Z-Stick sur le RaspberryPi avec Domoticz et il faut patienter quelques instants le temps que Domoticz reprenne ses esprits ! Pour vérifier que tout a bien marché, il suffit d’aller ensuite dans l’onglet Setup > Hardware où l’on retrouvera nos différentes interfaces : le RFXCom et bien sûr, le ZStick !

Interfaces disponibles dans Domoticz. On voit le Z-Stick aux côtés du RFXCom

Interfaces disponibles dans Domoticz. On voit le Z-Stick aux côtés du RFXCom

Un clic sur le bouton Setup permet d’accéder à la liste des périphériques Z-Wave associés.

02_Aeon_Labs_Recessed_Door_Sensor

Ici on voit que le Z-Stick est bien associé au capteur d’ouverture de porte (1ère ligne)

On retrouve le détecteur de porte d’Aeon Labs.

Pour le piloter depuis Domoticz, la mécanique est commune aux modules habituels en 433Mhz : il suffit d’aller dans l’onglet Setup > Devices où sont visibles tous les modules et de cliquer sur la petite flèche verte sur la ligne correspondant à notre capteur. On choisit son nom, dans mon cas un très original « Porte salle de bain« .

03_Include_Door_Sensor

Le capteur est visible aux côtés des autres périphériques (433Mhz et Z-Wave)

Par défaut le capteur est symbolisé par une ampoule, ce qui va bien pour les interrupteur mais ne me parait pas très adapté ici. J’ai donc choisi de modifier l’apparence et de l’afficher comme un contact. L’idéal serait de changer l’îcone en quelque chose qui ressemble plus à une porte mais je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur le sujet !

Changement de l'icône du capteur d'ouverture de porte

Changement de l’icône du capteur d’ouverture de porte

A ce moment le capteur est pleinement fonctionnel, son état remonte dans Domoticz et va pouvoir être utilisé dans vos scripts et scénarios !

En conclusion

J’ai le module DSB54 depuis plusieurs mois et il fonctionne très bien. Entre temps, Aeon Labs a fait évoluer son modèle en une version ZWave+ (le ZW089) capable de couvrir une meilleure distance tout en consommant moins d’énergie ! Si vous cherchez un capteur de porte « invisible », voici peut-être le meilleur candidat. S’il fallait trouver un bémol ce serait certainement le prix, on paie ici l’intégration parfaite, à vous de décider si c’est justifié comparé à un détecteur plus classique comme le modèle DSB29 également produit par la marque.