Cet article fait écho à une question que m’a posé un lecteur dans un précédent article : comment choisir ses disques de NAS ? Que celui-ci soit un NAS construit par une grande marque, par vos soins, ou encore un appareil détourné à cet usage comme le microserveur HP Proliant, vous allez vraisemblablement être confrontés à cette question.

Quelles sont les contraintes d’un NAS à prendre en compte ?

Un NAS ne s’utilise pas comme le PC de bureau familial. Il faut donc réfléchir aux particularités de cet appareil pour évaluer les contraintes qui peuvent s’exercer sur les disques

  • Allumé 24h/24, 7j/7 : les disques vont être sous tension continuellement, on évitera donc les modèles énergivores
  • Machine compacte, à la ventilation limitée : les disques devront être capables de supporter une certaine chaleur
  • Potentiellement installé dans une pièce où il faut que la machine reste discrète (salon, bureau, etc…) : le nombre de décibels au repos/en fonctionnement peut être un critère important
  • Soumis aux vibrations : dans un NAS il y a plusieurs disques, et s’ils sont en RAID ils vont s’activer en même temps, générant au passage des vibrations qui peuvent affecter les disques voisins.

Et la performance dans tout ça ?

Un NAS est avant tout dédié au stockage et au partage de données, généralement à travers votre réseau domestique. Il y a donc de très grandes chances que vous soyez limités en terme de débit à celui de votre réseau : 1Gbit/s en RJ45 pour les mieux équipés, bien moins que cela en Wifi. Par conséquent, inutile de faire la course au nombre de tours/minutes ! Mieux vaut préférer des modèles à faible vitesse de rotation (5400 tr/min ou 5900 tr/min), qui généralement ont pour avantage de produire moins de bruit, moins de vibration et de consommer moins d’énergie que les modèles plus rapides.

disque_nas_toshiba

Le premier disques de mon NAS. Avec 5900 tr/min il est plutôt discret, mais depuis on fait mieux que ça !

Quels sont les différents types de disques sur le marché

Les disques durs sont segmentés en 4 catégories : Bureau / NAS / Surveillance / Entreprise.

Bureau :

Des disques avec une vitesse de rotation standard, adaptés à un usage comme disque principal dans une machine de bureau. En terme de silence ils se situent dans la moyenne.
Exemple : gamme Western Digital Blue et Seagate Desktop HDD

NAS :

Des disques avec une vitesse de rotation limitée (max 5900 tr/min) pour limiter bruit, chaleur et vibration. Ils sont présentés comme plus fiables que les disques de bureau et sont généralement garantis plus longtemps.
Exemple : gamme Western Digital Red et Seagate NAS HDD

Surveillance :

Des disques conçus pour être branchés sur un système de vidéo-surveillance et donc capables de d’être sollicités en écriture 24h/24, 7j/7. Leur performance dans les autres contextes ne sont généralement pas fameuses, à réserver donc à ce cas d’usage précis.
Exemple : gamme Western Digital Purple et Seagate Surveillance HDD

Entreprise :

Des disques où l’on a mis l’accent sur les performances et la fiabilité. Ils ne descendent jamais en dessous de 7200 tr/min, sont garantis plus longtemps que leurs petits copains, mais coûtent généralement bien plus chers.
Exemple : gamme Western Digital Black et Seagate Enterprise HDD

Un disque destiné à un usage NAS de chez Western Digital (modèle Red)

Un disque destiné à un usage NAS de chez Western Digital (modèle Red)

Le cas des disques « éco »
Depuis quelques années, Western Digital commercialise une gamme de disque dur « Western Digital Green » que beaucoup d’utilisateurs installent dans des NAS. Si les caractéristiques des disques « Green » se rapprochent des disques dédiés au NAS avec des vitesses de rotation faibles et un bruit maîtrisé, ces disques ne sont pas aussi endurants que leurs homologues pour NAS, donc à vous de voir si l’écart de prix (de l’ordre de 10 à 15%) justifie la prise de risque…

Eviter la « panne synchronisée »

C’était ma plus grande crainte au moment de choisir mes disques. Si les disques sont issus du même lot, qu’ils sont installés neuf dans le NAS et sollicités de la même manière tout au long de leur vie, il n’est pas idiot de penser qu’ils mourront à peu près en même temps, ou en tous cas dans un intervalle court. Pour cette raison, j’ai volontairement acheté des disques de marques différentes aux caractéristiques similaires. Ainsi, j’espère minimiser ce risque. Une autre technique que j’avais vu chez quelques uns de mes collègues consistait à acheter le même modèle de disque chez des marchands différents, ou dans un laps de temps de quelques semaines. Ainsi on a plus de chances d’obtenir des disques de lots différents, et donc de réduire là aussi ce risque.

Je me suis toujours demandé si ces craintes étaient fondées, et si ces « techniques » étaient efficace. Mes disques de données ont quelques années maintenant mais tiennent toujours le choc, je ne peux donc pas encore répondre à cette question !

Faut-il absolument opter pour des modèles « spécial NAS » ?

Bien que ceux-ci soient à privilégier, n’importe quel disque fonctionnera dans votre NAS ! Il y en aura des plus bruyants, des moins économes, ou moins endurants mais tous devraient assurer un bon niveau de service. Après c’est à vous de positionner le curseur entre confort, robustesse et prix ! Quand j’ai monté mon NAS en 2013, la gamme WD Red en était à ses balbutiements et celle de Seagate n’existait tout simplement pas ! Maintenant je pense que je les considérerai sérieusement pour mon prochain disque !

Et vous, avez-vous pesé le choix de vos disques ou avez-vous simplement opté pour un modèle « au hasard » ?

Evaluer la santé de ses disques

Au final, quelque soit votre choix, ce qui va être important c’est de suivre correctement la santé de vos disques. En effet, que vous ayez opté pour la Rolls du disque de NAS ne veut pas dire qu’il ne tombera pas en panne prématurément. Le meilleur conseil que je puisse donc vous donner et de tout mettre en oeuvre pour qu’en cas de panne, ou de risque de panne, votre NAS vous alerte en temps et en heure. Tout cela est possible grâce à la technologie SMART qui équipe tous les disques du marchés.

L'écran d'affichage des informations SMART d'un disque. Chaque ligne correspond à un indicateur que le disque auto-mesure en permanence. OpenMediaVault surveille ces indicateurs pour vous prévenir avant qu'il ne soit trop tard.

L’écran d’affichage des informations SMART d’un disque. Chaque ligne correspond à un indicateur que le disque auto-mesure en permanence. OpenMediaVault surveille ces indicateurs pour vous prévenir avant qu’il ne soit trop tard.

Votre NAS est certainement capable de diagnostiquer en temps réel l’état des disques et de vous prévenir quand celui-ci devient alarmant… A condition d’avoir bien paramétré votre NAS ! Sur OpenMediaVault par exemple (qui est le système qui équipe mon NAS), ces informations sont accessibles via cet écran (Stockage > SMART) et le NAS vous notifiera si vous avez bien paramétré cet autre écran (Système > Notifications). Ne soyez donc pas avare des quelques minutes que prend la configuration de ces paramètres, cela peut vous éviter quelques sueurs froides à l’avenir ! Notez que les notifications du NAS peuvent aussi vous prévenir d’autres événements tout aussi fâcheux (espace de stockage faible, température des disques trop élevée, etc, etc…).

L'écran de paramètrage des alertes mail d'OpenMediaVault. Voici la manière dont il faut le configurer avec GMail.

L’écran de paramètrage des alertes mail d’OpenMediaVault. Voici la manière dont il faut le configurer avec GMail.


Suite à l’article de présentation du HP Microserver Gen8 vous vous êtes peut-être offert cette machine en espérant le convertir en NAS. Si comme moi vous souhaitez y installer OpenMediaVault, un système d’exploitation pour NAS libre et Opensource, vous ne serez peut-être pas contre un coup de main ;)

L’article du jour est donc là pour vous aider dans cette tache. Pour atteindre cet objectif, je vous propose un mode opératoire en 5 étapes que voici.

  • Etape 1 – Rajouter un 5ème disque sur le Microserver Proliant
  • Etape 2 : Configurer le 5ème disque comme disque de démarrage
  • Etape 3 : Créer une clé USB d’installation d’OpenMediaVault
  • Etape 4 : Installer OpenMediaVault
  • Etape 5 : Installer les disques de données dans les baies 3,5 pouces de la façade
  • Etape 6 : Configurer OpenMediaVault

Prêt ? C’est parti !

Etape 1 – Rajouter un 5ème disque sur le Microserver Proliant

Rappelez-vous, le HP Gen 8 comporte 4 baies 3,5 pouces, idéal pour stocker vos données. Si vous souhaitez utiliser OpenMediaVault, il faut savoir que le système a besoin d’un disque dédié. Dommage donc de sacrifier une des baies de la façade pour cet usage non ? Puisque mon modèle ne comportait pas de lecteur optique, je vais vous montrer comment j’ai reconverti cet emplacement pour ajouter un 5ème disque dans le NAS, disque qui sera dédié à OpenMediaVault.

Matériel nécessaire :

Pour ajouter un disque supplémentaire, il faudra en choisir un au format 2,5 pouces et ne pas oublier l'adaptateur d'alimentation.

Pour ajouter un disque supplémentaire, il faudra en choisir un au format 2,5 pouces et ne pas oublier l’adaptateur d’alimentation.

OpenMediaVault n’utilisant que quelques gigaoctets d’espace, vous n’avez pas besoin de choisir un modèle une capacité de stockage particulière.

L’idée ici est d’utiliser le port SATA disponible de la carte mère pour notre 5ème disque, ainsi que l’alimentation initialement prévue pour le lecteur optique. Rien de compliqué ici, il faudra ensuite sécuriser le disque avec du velcro ou du scotch double face. C’est pas hyper pro comme technique mais ça marche bien :)

Voici ce que cela donne chez moi.

Et voilà un SSD ajouté à la place du lecteur optique sur le HP Proliant Microserver Gen 8.

Et voilà un SSD ajouté à la place du lecteur optique sur le HP Proliant Microserver Gen 8.

Etape 2 : Configurer le 5ème disque comme disque de démarrage.

Alors ça peut paraître bidon, mais si vous ne vous êtes pas frotté au microserver HP, je vous conseille de lire attentivement ce qui suit.

En fait, le BIOS du microserver ne permet pas de définir le disque comme périphérique de démarrage : dès que vous avez des disques dans les baies de la façade, ceux-ci prennent le pas au démarrage… Ennuyeux mais rassurez-vous, il y a une solution !

L’idée est de déclarer dans le controlleur RAID du serveur une « grappe » de disque en RAID0 dans laquelle on ne mettra que ce 5ème disque. Le microserveur démarrera ensuite là dessus.

Pour ce faire :

  • Au démarrage de la machine, appuyez sur F5 pour accéder à la configuration RAID.
  • Quand le menu apparait, cliquez sur le bouton « Configure« 
  • Cliquez ensuite sur « Create Arrays with RAID0« 
  • La liste des disque disponible s’affiche, cochez uniquement le disque supplémentaire (ici « SATA SSD Bay 5).
  • Et voilà, il suffit ensuite de valider en cliquant successivement sur OK > Yes > Finish
Un aperçu du gestionnaire RAID intégré au Microserver HP Gen 8.

Un aperçu du gestionnaire RAID intégré au Microserver HP Gen 8.

Mission accomplie, votre serveur HP Proliant démarrera désormais sur le disque 2,5 pouces.

Etape 3 : Créer une clé USB d’installation d’OpenMediaVault

Maintenant que le NAS est correctement configuré niveau matériel, il va falloir s’attaquer à la partie logicielle ! Le NAS n’ayant pas de lecteur optique, il va falloir passer par une clé USB pour installer OpenMediaVault.

Tout commence par le téléchargement d’OpenMediaVault. Rendez-vous sur sourceforge pour récupérer la dernière version du système : http://sourceforge.net/projects/openmediavault/files/

Le fichier pèse un peu moins de 400Mo. Une fois récupéré, il va nous falloir un logiciel pour déployer ce fichier sur une clé USB, c’est le rôle de RUFUS. La dernière version est téléchargeable ici. Branchez la clé, installez et lancer RUFUS.

Paramétrez RUFUS comme dans la fenêtre ci-dessous et cliquez sur « Démarrer« . Quelques minutes plus tard votre clé sera prête.

RUFUS, un outil plutôt simple à utiliser. Choisisser la clé USB à utiliser (1), indiquer "Image ISO" (2), et sélectionner l'emplacement de votre image d'OpenMediaVault (3). Enfin, cliquez sur "Démarrer" (4) pour lancer l'opération.

RUFUS, un outil plutôt simple à utiliser. Choisisser la clé USB à utiliser (1), indiquer « Image ISO » (2), et sélectionner l’emplacement de votre image d’OpenMediaVault (3). Enfin, cliquez sur « Démarrer » (4) pour lancer l’opération.

Etape 4 : Installer OpenMediaVault

Serveur éteint, branchez votre clé USB contenant OpenMediaVault, connectez un câble RJ45 entre votre box/routeur et le HP Gen 8, puis démarrez le HP Proliant. Quand l’option apparaît, appuyez sur F11 pour sélectionner le périphérique de démarrage. Une fenêtre apparaît listant plusieurs lecteurs disponibles. Sélectionnez votre clé USB et valider. Le menu d’installation d’OpenMediaVault apparait. Ne craignez pas les couleurs old school, ça ne va pas durer longtemps ;)

installation_OpenMediaVault

Voici le « design » de l’assistant d’instllation. N’ayez crainte c’est très facile à utiliser et plutôt clair.

Commencez par choisir la langue d’installation, votre pays, le type de clavier et la carte réseau à utiliser (regardez bien sur quelle prise vous avez connecté le câble RJ45 et sélectionnez la même).

Plusieurs écrans vont ensuite se succéder. Il faudra sélectionner un nom pour le NAS, un mot de passe admin, et quelques autres informations. Si certains écrans ne vous parlent pas, cliquez simplement sur « suivant » : les paramètres par défaut ne sont pas déconnant. Le NAS va ensuite récupérer en ligne les différentes mises à jour qui lui sont nécessaires. La durée peut varier en fonction de votre connexion.

Cette étape terminée, une fenêtre vous invitera à redémarrer le NAS. Avant de cliquer sur entrée, vous pouvez débrancher votre clé USB, voire même votre écran, vous n’aurez plus besoin d’intervenir directement sur le microserver physiquement. Redémarrez.

A partir de maintenant, votre NAS est autonome et administrable depuis n’importe quelle machine de votre réseau domestique. Il vous suffit d’ouvrir un navigateur et de vous rendre à l’adresse IP de votre NAS. Si vous ne la connaissez pas, un tour sur l’écran dadministration de votre box/routeur devrait vous la donner !

Etape 5 : Installer les disques de données dans les baies 3,5 pouces de la façade

Serveur éteint, on va s’attaquer à l’installation du (ou des) disque(s) de données. Rien de compliqué mais il faudra vous armer d’un tournevis cruciforme pour démonter les racks et fixer leur structure sur chacun de vos disques de données.

Il va falloir jouer un peu du tournevis pour supprimer les pièces métalliques du support pour pouvoir le monter sur le disque.

Il va falloir jouer un peu du tournevis pour supprimer les pièces métalliques du support pour pouvoir le monter sur le disque.

Etape 6 : Configurer OpenMediaVault

Etape finale de ce tutoriel, il vous faut configurer OpenMediaVault pour activer les services qui vous intéressent, configurer les partages et accès vers vos fichiers, etc.

Ouvrez un navigateur web et tapez dans la barre d’adresse l’adresse IP de votre NAS. L’écran d’authentification d’OpenMediavault devrait apparaître. Le login/mot de passe par défaut est le suivant :

  • Identifiant : admin
  • Mot de passe : openmediavault

Ensuite la manœuvre dépend de ce que vous souhaitez faire, mais la logique est souvent la même : on déclare d’abord le(s) disque(s) physique(s) avant de choisir le type de RAID. Une fois ce paramètrage effectué vous allez pouvoir déclarer vos utilisateurs (si besoin) et surtout les différents dossiers que vous allez partager sur votre réseau.

En image cela donne à peu près ça :

01-OpenMediaVault-Gestion-des-disques

On commence par déclarer les différents disques physiques qui seront utilisés pour le stockage des données

02-OpenMediaVault-Gestion-du-raid

On choisit ensuite le type de RAID que l’on souhaite mettre en place (RAID0, RAID1, RAID5…). Pour moi ce sera du RAID1.

03-OpenMediaVault-Dossier-partages

Et enfin, on déclare des dossiers à partager sur le réseau. Dans mon cas j’en ai paramétré 2 : « logiciels » et « media ».

Conclusion

Et voilà, si vous vous intéressez à OpenMediaVault vous avez toutes les clés pour vous lancer ! Et si au final vous préférez tester une autre distribution comme FreeNAS, NAS4Free ou que sais-je sur le HP Proliant Microserver Gen 8, vous devriez avoir les idées un peu plus claires sur la marche à suivre, celle-ci ne différant pas tellement d’une distribution à l’autre.


Il y a quelques temps, je cherchais comment remplacer mon NAS actuel (un ReadyNas Duo de chez Netgear) par quelque chose d’un peu plus évolutif sans dépenser 500 euros. Très vite, la solution qui s’est imposée à moi a été d’assembler ce NAS plutôt que d’en acheter un tout fait.

Le choix du matériel

Ici j’ai fait dans le discret mais néanmoins efficace : une carte mère au format mini-ITX qui intègre un chipset graphique (Nvidia ION) et un processeur basse consommation : un Intel Atom i330 dual core. On ajoute 2GB de Ram, une alim 200W récupérée d’une vieille tour, et on a la base d’un NAS pas cher, qui consomme peu tout en étant performant (un intel core i7 pour gérer des transfert de fichier… c’est comment dire… ridicule).

Le choix du logiciel

Là aussi, si vous ne souhaitez pas réinventer la roue, il existe quelques distributions linux très bien pensées qui sont conçues pour cet usage et offrent toutes les fonctionnalités classiques d’un NAS. J’ai choisi pour ma part OpenMediaVault dont je suis super content mais il en existe d’autres comme FreeNAS ou NAS4Free par exemple.

La console d'administration d'OpenMediaVault

La console d’administration d’OpenMediaVault

La question du boitier

C’était la plus grande problématique. Mon NAS doit loger dans mon meuble TV qui n’est pas hyper grand. L’emplacement que je peux offrir à ce NAS mesure 40*16*40cm, et autant vous dire que des boitiers qui rentrent dans 16cm de haut tout en permettant de caser 4 disque 3,5pouces, ça ne court pas les rues… En fait, je n’ai trouvé aucun candidat, à part peut-être reconvertir un rack de serveur d’entreprise… Mais bonjour le bordel dans le salon…

La solution du pauvre WAF

Puisque je n’ai pas pu trouver un boitier dans le commerce, j’ai décidé de… me le fabriquer :) ça t’étonne hein ? L’avantage c’est que du coup je peux me faire quelque chose aux petits oignons, pour (vraiment) pas cher et que c’est plutôt fun. L’inconvénient c’est que jusqu’à ce jour je n’avais jamais fait quelque chose de ce genre, mes bricolages habituels étant plus orientés électricité/électronique que découpe et travail de matériaux…

Autant te le dire tout de suite, si t’as pas beaucoup de ronds, là on peut arriver à un coût imbattable (non mais vraiment).

La liste des courses

  • Des panneaux de MDF (vu les dimensions, j’ai pu acheter des chutes chez Merlin pour un total de… 3€)
  • Des visses / écrous / rondelles en 3mm : 1€
  • Une grille (récupérée sur un haut parleur HS)
  • Une cage de disque durs (récupérée sur une vielle tour de 1998 au hacklab)
  • De la peinture (j’avais un vieux pot de peinture noir mat pour bois « Carrefour Home » -ouais je sais-, ça fait le boulot. Neuf ça coûte dans les 9€)

Au niveau matériel j’ai pu profiter de l’atelier de beau papa où j’ai utilisé : scie circulaire, cutter, agrafeuse, colle à bois, lime à bois, papier à poncer, pinceaux, règles en tous genres, serres-joints etc… Au passage, je le remercie pour son aide, je n’aurais pas obtenu un résultat pareil sans lui !

Réalisation

Je ne peux pas vous faire un tuto étape par étape mais j’ai essayé de prendre quelques photos durant la réalisation.

Petite vérification de la future implantation des composants

Petite vérification de la future implantation des composants

Assemblage des côtés du boitier (à la colle pour ne pas voir de visses depuis l'extérieur)

Assemblage des côtés du boitier (à la colle pour ne pas voir de visses depuis l’extérieur)

Patron en carton pour le fond de la boîte

Patron en carton pour le fond de la boîte

Collage du fond

Collage du fond

Emplacement de la carte mère (grosse prise de tête pour l'alignement des 4 boulons)

Emplacement de la carte mère (grosse prise de tête pour l’alignement des 4 boulons)

Face arrière du boitier

Face arrière du boitier

Face avant

Face avant

Mise en peinture (ne pas oublier de poncer). 2 couches

Mise en peinture (ne pas oublier de poncer). 2 couches

Fixation de la cage de HDD récupérée (on voit le tapis d'isolant -vive la recup- qui vise à absorber une partie des vibrations). On voit également la grille de haut parleur agrafée (avec du carton devant pour eviter que les agrafes ne transpercent la façade)

Fixation de la cage de HDD récupérée (avec dessous le tapis d’isolant -vive la recup- qui vise à absorber une partie des vibrations).
On voit également la grille de haut parleur agrafée (avec du carton devant pour eviter que les agrafes ne transpercent la façade).

Tadaaaa ! Il n'y a plus qu'à ranger dans le meuble :)

Tadaaaa ! Il n’y a plus qu’à ranger dans le meuble :)

Le résultat

Rien d’extraordinaire mais le boitier est plutôt discret, il s’intègre bien dans mon meuble dans lequel il rentre à la perfection (normal). Pour éviter d’éventuels bruits de vibrations, un tapis en caoutchouc a été glissé sous la cage des disques avant de la visser. Dans le même but, des patins en feutre ont été collés sous le boitier. Niveau budget j’ai pu profiter de mes différents circuits de récup ce qui m’ont permis de descendre… à moins de 5euros pour le boitier ! En sachant que j’avais trouvé la carte mère avec ses 2 GB de Ram pour 30€ sur leboncoin, ça fait un NAS vraiment pas cher du tout…  Les disques à mettre dedans resteront  la partie la plus onéreuse :).

J’espère que cette modeste réalisation donnera des idées à quelques uns ! Mon NAS tourne maintenant depuis plusieurs mois et j’en suis enchanté !


Voilà environ deux semaines que j’ai craqué pour un petit NAS de chez Netgear. Première réaction de mon entourage : un NAS ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Pour moi qui aime bien les jouets technologiques, je n’ai pas été déçu.

Un NAS (Network Area Storage) est simplement un disque dur branché sur votre réseau. Il faut voir ce boitier comme un disque dur autonome, allumé en permanence, auquel vont pouvoir se connecter les appareils de votre quotidien pour profiter des données qu’il contient… Et quand je parle de données, j’inclus également vos fichiers audio et vidéo qui sont alors mis à la disposition de tous vos ordinateurs mais aussi de tout appareil connecté sur votre réseau.

Autrefois réservés aux entreprises, depuis quelques temps les NAS se sont démocratisés sur le marché des particuliers. Avec la multiplication des postes informatiques au sein d’un même foyer, la place de cet appareil est toute trouvée pour quiconque veut centraliser ses données.

Histoire que vous visualisiez plus facilement, voici quelques images prises par un internaute du modèle que je me suis offert : un ReadyNas Duo de Netgear.

Le nombre de disques dépend du modèle du NAS, le mien peut en accueillir deux, là où d’autres peuvent monter jusqu’à quatre ou six ! Bien sûr, le prix varie en conséquence ! Ce ReadyNas Duo RND2000 se trouve aux alentours de 140€ sur internet, la où les modèles les plus conséquents viennent chatouiller la barre des 600€ ! Et ça c’est généralement le prix sans les disques durs…

Un NAS, pour quoi faire ?

Le NAS permet donc de stocker des données, mais pas seulement ;) Si son principal attrait est de proposer un espace de stockage partagé, il inclut quelques services qui en intéresseront plus d’un (attention, cela dépend également de votre modèle ;) :

  • Serveur iTunes : tous les appareils reliés au réseau (que ce soit en wifi, CPL ou par câble RJ45) compatibles avec le protocole d’iTunes (DAAP pour les intimes) peuvent lire la musique stockée sur le NAS sans avoir besoin de configuration particulière : au démarrage du logiciel/appareil, les différents morceaux disponibles sont détectés automatiquement.
  • Serveur UPnP/DLNA : derrière ce nom barbare se cache une téchnologie capable de diffuser votre contenu multimedia vers les appareils compatibles de votre réseau : TV, BoxTV, Xbox360, PS3, PC : ils peuvent ainsi lire la musique et les vidéos stockées sur le NAS. Là aussi c’est très simple, les appareils détectent automatiquement le NAS et son contenu !
  • Partage d’imprimante : vous branchez votre imprimante sur le NAS et là-voilà accessible pour tous les ordinateurs de la maison !
  • Centre de téléchargement : le NAS est capable de télécharger pour vous des fichiers sur internet, qu’il s’agissent de téléchargements classiques ou en P2P via Bittorrent par exemple.

Vos données en sécurité

Couplé à un logiciel de sauvegarde, vous pouvez automatiser la copie de vos données sur le NAS, histoire de parer à toutes mésaventures touchant votre ordinateur.

De même si votre NAS comporte deux disques ou plus, vous pouvez souvent choisir un fonctionnement en RAID pour répliquer vos données automatiquement sur plusieurs disques (et parer à une panne d’un des disque du NAS).

Un système évolutif

Il manque une fonctionnalité qui vous intéresse ? La majorité des NAS actuels tournent grâce à des noyaux linux, auquel il est souvent possible de rajouter des plugins. C’est le cas chez Netgear (il s’agit d’une Debian Sarge dans mon cas) mais aussi chez synology, D-Link etc… Et si vous avez la fibre créatrice et que vous aimez mettre les mains dans le camboui, rien ne vous empêche de développer les vôtres !