Cet article fait partie de la série Expériences NFC / RFID (3 articles au total)

S’il y a quelques années, très peu de personnes avaient entendu parler de technologies comme le NFC et le RFID, il en est désormais tout à fait autrement ! La plupart des nouveaux smartphones milieu et haut de gamme intègrent désormais des puces NFC ce qui rend possible la lecture et l’écriture de badges et cartes sans contact, à commencer par la majorité des badges d’immeuble ! Beaucoup d’entre vous me contactent en me posant la même question : est-il possible de faire soi-même un double de son badge d’immeuble à l’aide d’un simple smartphone ? Et bien la réponse est oui, mais pas n’importe comment !

Une manipulation réservée à certains smartphones Android

Bien que les nouveaux iPhones aient une puce qui matériellement est capable de lire et écrire sur des badges à 13,56Mhz, je n’ai pas trouvé d’applications permettant de réaliser cette manœuvre. Sous Android par contre il est plus facile de trouver son bonheur : les smartphones équipés d’une puce NFC sont nombreux et il existe plusieurs applications pour cet usage, dont une gratuite assez répandue : Mifare Classic Tool, c’est d’elle que nous parlerons aujourd’hui !

Seuls les badges fonctionnant à 13,56Mhz sont copiables avec un smartphone

En effet, il existe plusieurs types de badges d’ouverture sans contact. L’immense majorité est en 13,56Mhz, mais on trouve aussi quelques badges qui fonctionnent à 125Khz. Les puces équipant les téléphones ne permettant que des échanges sur la bande de fréquence de 13,56Mhz, seuls les badges correspondant pourront être lus… et donc copiés. Si votre portier d’immeuble arbore un petit logo Vigik, il y a de grande chance que votre badge soit à la bonne fréquence !

Pourquoi on ne peut pas utiliser des badges avec UID modifiables « classiques »

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous avez peut-être déjà entendu parler de badges RFID qui ont une particularité, celle d’avoir leur identifiant unique (UID) modifiable. Cette particularité est nécessaire pour pouvoir réaliser un « clone parfait » de la puce RFID, en dupliquant son contenu mais aussi son identifiant qui est censé être unique au monde. J’ai utilisé de telles puces pendant des années. Ces puces de première génération fonctionnent à merveille avec un lecteur NFC externe comme le ACR122U, mais on ne peut pas modifier leur identifiant unique depuis un smartphone. En effet, la modification de l’UID nécessite des instructions particulières qui ne sont nativement pas possible sous Android. Je pensais donc que la réalisation d’un « clone parfait » d’un badge d’immeuble n’était possible que via un ordinateur. J’avais tort !

C’était sans compter sur les efforts de sociétés asiatiques qui ont donc créé un nouveau type de badges avec UID modifiables (on parle de badges de deuxième génération). Ces badges ont les mêmes caractéristiques que ceux de première génération, mais permettent également de modifier l’UID via des instructions standards, ce qui les rend pleinement utilisables avec un smartphone Android ! Ces badges sont nettement plus difficiles à trouver, mais sachez que j’en ai quelques uns en stock sur la boutique !

De quoi avez-vous besoin pour dupliquer votre badge d’immeuble ?

C’est pour moi la meilleure partie 🙂 En fait si vous avez déjà un smartphone sous Android compatible NFC, vous n’avez besoin de rien d’autre ! Evidemment il vous faudra des badges vierges adéquats, mais vous pouvez déjà diagnostiquer si votre badge est au bon format sans dépenser le moindre euro !

Donc si on récapitule, pour mener l’opération de bout en bout, il vous faudra :

Comment copier votre badge d’immeuble avec votre smartphone pas à pas

Etape 1 : Créer une sauvegarde (dump) de votre badge d’origine

Le but de cette étape est de transférer le contenu du badge vers un fichier de sauvegarde, un « dump » en anglais. Cela permettra de créer ensuite autant de copies que vous le souhaitez ! Cette étape est cruciale et peut déjà vous permettre de savoir si votre badge est copiable facilement.

Vérifiez que le NFC est activé sur votre appareil (Paramètres > Réseaux > NFC)

Ouvrez l’app Mifare Classic Tool, vous arrivez face à l’écran d’accueil que voici :

L’écran d’accueil de l’application MCT. Ici c’est la partie lecture (Read Tag) qui nous intéresse

Cliquer sur READ TAG, ce qui va vous afficher l’écran de sélection des clés à utiliser :


L’écran de sélection des clés. Le plus sûr est de sélectionner les 2 fichiers de clés.

Cochez les cases extended-std.keys et std.keys

Coller le badge sur l’arrière, un message va apparaître brièvement sur le bas de l’écran avec l’identifiant (UID) du tag détecté

Cliquer sur START MAPPING AND READ TAG. L’application va alors tenter une à une les différentes clés disponibles pour décoder chacun des secteurs qui composent le badge.

Il y a en tout 16 secteurs, sur la majorité des badges d’immeuble (ils renferment des puces de la famille des Mifare Classic 1K la plupart du temps). Il faut compter de quelques secondes à une dizaine de minutes pour que l’application MCT décode tous les secteurs et parvienne à un extraire les données.

Si vous voyez cet écran, c’est bon signe, c’est que l’application MCT a pu décoder le contenu de votre badge ! Félicitations :)

Si tous les secteurs sont lisibles, bravo, vous avez fait le plus dur. Je vous conseille alors d’enregistrer le dump en cliquant sur l’icône en forme de disquette en haut de l’écran, et de choisir un nom parlant. Dans notre exemple, je l’ai appelé badge-original. Ce fichier est la seule chose dont vous aurez besoin pour créer autant de copies de votre badge que nécessaire. Aussi je vous conseille de le stocker en lieu sûr, cela pourra vous être utile en cas de perte de votre badge d’origine par exemple.

En cas d’échec

Si jamais vous avez un écran où plusieurs secteurs sont affichés en rouge, c’est que l’application ne possède pas les clés pour les lire.  Tout n’est pas perdu mais vous ne pourrez probablement pas aller plus loin avec votre smartphone. Il faudra dans ce cas passer par une méthode un peu plus évoluée où vous aurez besoin d’utilitaires comme mfoc ou mfcuk pour trouver les clés manquantes. N’hésitez pas à relire cet article qui vous mettra sur la piste :)

Etape 2 : Transférer le contenu de votre sauvegarde vers un badge vierge

Comme annoncé en introduction, il va vous falloir pour cette étape des badges un peu spéciaux. Il s’agit de badges RFID contenant également 16 secteurs comme notre badge d’origine, mais avec une petite particularité : le secteur 0, habituellement accessible uniquement en lecture, doit également être accessible en écriture à l’aide d’instructions que votre smartphone peut gérer. Je reconnais qu’ils peuvent être un peu compliqués à dénicher, mais vous  trouverez ces badges compatibles smartphone sur la boutique, testés et approuvés !

Toujours depuis l’application MCT, il va falloir se rendre dans la section WRITE TAG disponible sur l’écran d’accueil de l’application Mifare Classic Tool en haut à droite :

L’écran d’accueil de l’application MCT. maintenant c’est la partie écriture (Write Tag) dont on va avoir besoin

Quatre possibilités s’offrent alors à vous, mais c’est la deuxième qui vous intéresse : Write Dump (Clone)

L’écran permettant de transférer le contenu d’un fichier vers un badge vierge

A partir de ce moment, il va falloir scrupuleusement suivre les instructions :

  • Commencer par cocher la case Show Options ce qui va rendre accessible deux nouvelles case à cocher : Use these Access Conditions for all sectors et Advanced: Enable writing to the manufacturer block
  • Cocher également ces deux nouvelles cases. J’avoue ne pas maîtriser complètement l’impact de la première, mais la seconde est capitale : elle va autoriser l’application à écrire le fameux secteur 0 (aussi appelé « Block 0 » ou « Manufacturer Block« )
  • Cliquer ensuite sur le bouton SELECT DUMP ce qui va afficher la liste de toutes les sauvegardes de badges disponibles sur votre téléphone.
Liste des dumps disponibles sur le téléphone
  • Sélectionner badge-original si vous l’avez bien nommé comme moi.
  • Un nouvel écran apparaît vous demandant de sélectionner les secteurs que vous voulez écraser en utilisant ceux du dump. Tout est coché par défaut… et c’est bien comme ça.
Ecran de sélection des secteurs à transférer sur le badge vierge
  • Placer à ce moment le badge vierge contre l’arrière de votre smartphone. Un petit message va apparaître en surimpression avec l’UID de votre badge vierge.
  • Cliquer sur OK, ce qui va lancer le processus d’écriture. L’opération ne prend que quelques secondes.

L’application va ensuite revenir à son écran de démarrage. Il m’arrive parfois d’avoir un message d’erreur qui s’affiche, sans que cela ne pose réellement de problème sur les données que contiennent le badge.

Félicitations, à ce moment là vous être normalement en possession d’une copie parfaite de votre badge d’immeuble ! Notez que si vous souhaitez faire d’autres exemplaires du même badge, il suffit de répéter l’étape 2 autant de fois que nécessaire. Vous comprenez donc que conserver le dump de votre badge d’origine est vital pour ne jamais être bloqué à l’avenir :)

Comment vérifier que la copie est parfaite ?

Evidemment vous allez me dire, le plus simple est de l’essayer ! Ce n’est pas faux mais ce n’est pas toujours possible ! Sachez que MCT intègre d’autres outils bien pratiques quand on travaille sur les puces RFID. Par exemple, si vous faites désormais une sauvegarde de votre clone de badge (en déroulant l’étape 1 avec votre clone), vous obtiendrez un nouveau dump (ici je l’ai appelé badge-copie). Et bien dans la section Tools de l’application Mifare Classic Tool, vous pourrez trouver un utilitaire appelé Diff Tool qui vous permettra de comparer les deux sauvegardes/dumps comme vous le voyez ci-dessous. Secteur par secteur, l’application vous montre si la copie et l’original sont identiques.

Voici la liste des outils disponibles dans l’application MCT pour manipuler les dumps. L’outil « Diff Tool » en 4ème position est très utile pour comparer 2 dumps.
Le résultat de la comparaison entre 2 dumps : secteur par secteur, ligne par ligne, l’outil nous indique les correspondances et les différences (s’il y en a). Ici on est bon, tout est identique !

Pour aller plus loin

Avec ce nouvel article, j’espère avoir rendu encore plus accessible ce domaine des badges et puces RFID qui me passionne. Ce ne sera vraisemblablement pas le dernier et l’intérêt que vous manifestez chaque jour via les autres articles sur le sujet et la boutique en dit long sur votre soif de connaissances ! N’hésitez pas à poser vos questions en bas de l’article, et surtout dites moi ce que vous souhaitez que j’aborde comme sujet autour de cette thématique ! Comme toujours j’essaie d’y répondre dès que je peux, et je vous encourage vivement à scanner tout ce qui se trouve autour de vous !


Un tiroir cassé, un vidéoprojecteur qui ne s’allume plus, une radio qui ne fait plus de son : j’ai un profond respect pour les objets et les gens qui les ont conçus et j’aime essayer de les arranger. Je trouve dans cette activité quelque chose de noble : souvent d’un intérêt économique limité, la réparation est généralement intéressante si elle est effectuée par le propriétaire de l’objet lui-même. La société de consommation a en effet depuis longtemps rendu le tarif des réparateurs prohibitifs par rapport à la valeur des objets donc pourquoi ne pas tenter de solutionner le problème soi-même avant de s’en débarrasser ?

Le double défi : trouver la panne et la pièce

En fait tout est souvent fait pour que les réparateurs, qu’ils soient amateurs ou professionnels, n’y arrivent pas. Les constructeurs ne communiquent que très rarement les plans de leurs appareils et j’ai toujours trouvé ça extrêmement compliqué que de mettre la main sur la pièce précise d’un objet.

Il y a quelques années de cela, j’avais démonté une bouilloire malade pour trouver la pièce défectueuse. Le seul vendeur qui pouvait me vendre la pièce, d’une valeur de 25 centimes, était en Chine et ne voulait pas traiter une commande de moins de 100 pièces…

C’était ma première tentative dans le monde du (petit) électroménager et autant vous dire que ça m’avait laissé un goût amer.

On remet le couvert avec le GROS électroménager.

Lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge. Des appareils très encombrants, souvent (très) utiles à notre quotidien. Je n’avais jamais tenté de réparer un de ces appareils, et autant vous dire qu’après mon histoire de bouilloire, je n’étais pas hyper emballé par le sujet : je n’y connais absolument rien dans ce domaine et j’anticipais comme une galère sans nom le fait de trouver la pièce de rechange dont j’allais avoir besoin. Car oui dans 99% des pannes, que ce soit votre voiture, votre grille-pain ou votre lave-linge, c’est bien souvent une UNIQUE pièce qui est responsable de la panne.

Pourtant il y a quelques semaines, on m’a mis au défi de réparer un de ces appareils en m’appuyant sur un site qui allait bien m’aider sur le sujet : SOS-Accessoire. Le nom ne me disait rien, et j’avoue que je ne connaissais pas ce site. Alors pourquoi est-il intéressant ?

La documentation et les pièces au même endroit.

En fait ce qui m’a tout de suite intrigué, c’est la promesse du site : les pièces détachées pour plusieurs milliers de références d’appareils et surtout une sacré collection de guides en tous genres pour que les gens qui n’y connaissent rien puissent trouver la pièce responsable de la panne. Et ça c’est plutôt pas mal, surtout pour moi qui n’avait jamais ouvert une de ces grosses boîtes blanches. Je me suis donc prêté au jeu !

La recherche du patient

Bon, c’est bien mignon de vouloir essayer de réparer un de ces appareils, encore faut-il en avoir un en panne sous la main. Vu que je n’avais pas très envie de saboter mon lave-linge, je me suis mis en quête d’un lave-vaisselle HS. Oui, tant qu’à faire, autant avoir un peu de motivation au succès, et la vaisselle à la main, même si je n’ai rien contre, je m’en passerais bien. Donc là c’est le moment de faire le tour des réseaux de dons : donnons.org, leboncoin et dans mon cas c’est sur l’application GEEV que j’ai trouvé mon bonheur : un lave-vaisselle Ariston-Hotpoint LL420FR. Un modèle de 2011 qui marchait bien mais aujourd’hui ne vidange plus. Ses propriétaires m’ont donc proposé de les en débarrasser. Me voilà avec mon appareil en panne, les choses sérieuses peuvent démarrer.

Trouver la panne.

C’est donc maintenant que le site SOS-Accessoires entre en jeu. Un lave-vaisselle, je vois le principe mais je n’ai aucune idée de comment ça marche, ou même de comment ça se démonte. Je me rends donc sur le site, dans la partie « diagnostics » > « Lave-vaisselle » et je trouve une section qui me parle « mon lave-vaisselle ne vidange plus« . Là, le site me propose cinq origines de pannes possibles et différentes.

  • L’installation de plomberie n’est pas conforme
  • Le filtre de vidange est obstrué
  • La pompe de vidange est bloquée
  • L’électrovanne est abîmée
  • Les fils électriques sont abîmés.

J’élimine rapidement la première possibilité vu que le souci a démarré du jour au lendemain d’après les précédents propriétaires. Le filtre de vidange étant accessible depuis le compartiment à vaisselle de la machine, je le retire en 2 minutes, et il est nickel. Ce n’est donc pas mon problème non plus. Il me reste donc trois possibilités. Toujours d’après les anciens propriétaires, le problème est que l’eau ne sort plus du lave-vaisselle, ce qui semble mettre hors de cause l’électrovanne (d’après SOS-Accessoire, si celle-ci dysfonctionne, elle laisserait rentrer de l’eau en trop dans la machine, mais n’empêcherait pas la vidange). Pour trancher entre les deux dernières hypothèses, il va me falloir démonter la machine.

Démontage en règle

On arrive aux choses intéressantes. Donc toujours d’après mon site/guide, j’apprends qu’un lave- vaisselle, ça s’ouvre par dessous. OK. Donc il faut coucher l’appareil. OK. Mais euh… et l’eau qu’il y a dedans ? Donc là, si comme moi vous vivez en étage, il va falloir prendre quelques précautions pour ne pas inonder les voisins. Déjà, à l’aide d’une grosse éponge, j’enlève le maximum d’eau à l’intérieur de la machine. Ensuite, je déroule par terre une bâche (un sac poubelle de 100 litres que j’ai découpé) pour que l’eau ne coule pas sur le parquet et puisse être facilement récupérée. Armé de ma serpillière je mets l’appareil sur le flanc.

Les entrailles du lave-vaisselle. Il n’y a pas beaucoup d’espace mais peu d’éléments différents. On s’y retrouve assez vite.

Une fois l’eau récupérée, je sors mon plus beau tournevis et je m’y mets. Une, deux, trois, quatre… vingt vis plus tard, j’arrive à enlever le dessous de l’appareil et le panneau latéral. Aucun fil ne semble abîmé, mon suspect principal devient cette fameuse pompe de vidange ! Je regarde la vidéo du site « comment changer la pompe de vidange d’un lave-vaisselle« .

Ok, ça ne semble pas trop compliqué, je me lance. Quatre vis plus tard la pompe est démontée. Celle-ci est sale et encombrée de petits déchets. c’est pas très joli à voir.

Mon principal suspect : la pompe de vidange du lave-vaisselle. Ici démontée et nettoyée.

Je la nettoie, la rince, et toujours en fouillant sur le site, je trouve une section « tester et remplacer la pompe de vidange d’un lave vaisselle« . Je sors mon multimètre et mesure : la valeur obtenue ne semble pas tout à fait dans la plage annoncée sur le site (200 Ohms mesurés, pour une plage qui va généralement de 250 à 350 Ohms). Je trouve l’éventuelle pompe de rechange sur le site, elle coûte moins de 25€. Si cela me permet de redonner une nouvelle-vie à mon lave-vaisselle c’est une aubaine ! Pour être sûr de son non fonctionnement, je me bricole un câble électrique pour la connecter au 230V : et là, surprise, la pompe tourne bien !

Test de la pompe au multimètre, on n’est pas tout à fait aux 250 Ohms annoncés mais pas loin.

Est-ce que les déchets que j’ai enlevés l’empêchait de tourner ? C’est bien possible. En tous cas je décide alors de remonter le tout et de lancer un cycle de test. Pas de fuite, et le lave-vaisselle vidange bien !

Six semaines plus tard

Le lave-vaisselle tourne toujours comme une horloge et moi j’ai arrêté de faire la vaisselle (enfin presque, parce que tout ne va pas dedans). Au final, cette réparation m’aura pris un peu de temps (2-3h réparties en 3 fois) car je n’y connaissais rien, mais j’ai pu sauver ce lave-vaisselle de la casse, pour la modique somme de… 0€. Et même si la pièce avait dû être changée, à côté des 200€ minimum d’un appareil neuf, l’opération aurait été plus que rentable !

Le lave-vaisselle à sa place, revenu de loin :)

Que retenir de tout ça ?

Si vous avez un jeu de tournevis et un multimètre, vous êtes équipé pour pouvoir diagnostiquer 90% des pannes d’électroménager. Même si vous n’y connaissez rien, vous pouvez y arriver en étant patient et en vous documentant sur un site comme SOS-Accessoire. Au final, qu’avez-vous à perdre à essayer ? Un peu de temps, mais quelle satisfaction quand ça marche !

Quelques liens supplémentaires qui peuvent vous être utiles


C’est ouvert !

Voilà des semaines que je prépare ce moment, et je ne suis pas peu fier de vous annoncer le lancement de « la boutique de l’Atelier du Geek« , le site e-commerce où vous pourrez trouver une partie du matériel dont je vous parle dans mes différents tutos. Ici pas de grosse machinerie à la Amazon : c’est moi qui vous fais vos colis avec mes petites mains :) L’idée derrière ce projet est simple : vous fournir un site dans lequel vous pouvez avoir confiance, qui vous permette de trouver les produits les plus durs à dénicher et de recevoir votre marchandise rapidement.

Lever les freins à votre créativité

Derrière chacun des articles que vous trouvez sur le site, il y a en général plusieurs heures de recherche DU produit parfait pour chaque projet. Et même si j’ai toujours mis un point d’honneur à vous fournir les liens du matériel impliqué, il est vrai que vous pouvez vous heurter à plusieurs obstacles :

  • Site e-commerce en anglais
  • Paiement à effectuer dans une devise étrangère (avec des frais bancaires à la clé)
  • Vendeurs Marketplace inconnus
  • Délai de livraison extrêmement long, quasiment un mois pour la plupart des commandes effectuées en Asie

J’ai donc passé ces dernières semaines à réfléchir à comment je pouvais contrer une à une chacune de ces difficultés. Je ne vous détaillerai pas tous les échanges de mails que j’ai pu avoir avec des fournisseurs plus ou moins lointains, mais le résultat est là. J’ai ma liste de fournisseurs triés sur le volet et pour la plupart des produits, j’ai pu constituer un stock localement ce qui me permet de vous livrer en un temps record !

10 ans de maturation

10 ans c’est l’âge de ce blog, et c’est aussi la durée depuis laquelle je travaille dans le domaine du e-commerce, à concevoir (pour d’autres !) le meilleur site e-commerce possible. Je vois donc cette boutique en ligne comme le chaînon manquant entre ces deux « métiers » qui sont aussi deux passions, et j’espère pouvoir ainsi vous aider à réaliser toujours plus de projets DIY ! Et même si ce n’est que le début, j’aspire à vous offrir une excellente expérience d’achat !

On commence par le RFID / NFC

Cette thématique est une des plus consultées sur le blog, ce qui démontre votre intérêt sur la chose :) C’est aussi un des domaines où la procuration du matériel adéquat est compliquée, avec une offre faible en France. C’est donc avec quelques produits de cet univers que j’ai décidé de lancer la boutique. D’autres produits suivront, sur d’autres thématiques, mais puisque c’est aussi votre espace, j’attends de vous que vous me disiez ce que vous aimeriez trouver comme produits/services sur la Boutique de l’Atelier du Geek.

Bonne visite, et n’hésitez pas à me faire vos remarques que ce soit à propos de la boutique en elle-même ou des produits que vous aimeriez y trouver !


Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour tester un article qui me faisait de l’œil depuis un moment, une montre de sport qui semble être conçue pour le geek sportif que je suis : l’Huami Amazfit Stratos 2. J’ai pu lire tout et n’importe quoi à son sujet sur Internet, alors ici je prends un peu de temps pour vous donner mon ressenti, et je vous explique pourquoi j’adore cette montre alors que ça n’a rien à voir avec les arguments marketing pour lesquels on la flatte.

Ma problématique de base

J’aime les montres pour plusieurs raisons. J’aime l’objet, et surtout j’aime les services qu’elle me rend dans les différents aspects de ma vie. Avant l’Amazfit Stratos 2 (tu ne m’en veux pas si je l’appelle comme ça plutôt que de répéter Xiaomi Huami Amazfit Stratos 2 à chaque fois hein ?), j’utilisais deux appareils différents à mon poignet suivant le contexte.

Dans mon quotidien, je portais en permanence un bracelet Mi-Band de chez Xiaomi (la version 2 même si la version 3 a l’air encore mieux). J’adorais ce bracelet pour des raisons assez basiques éloignées du discours marketing qui accompagne l’objet ! J’adorais sa fonction « réveil » où le bracelet se met à vibrer à l’heure choisie et me permettait donc un réveil en douceur, sans déranger la personne qui partage éventuellement votre lit (ou vos collocs qui n’en peuvent plus d’entendre au travers des cloisons votre réveil hurler à tue-tête chaque matin). La deuxième chose qui me rendait énormément service dans ma vie de geek, c’est la notification d’appel reçu par mon smartphone. Moi qui ratait systématiquement tous mes appels car mon smartphone est en silencieux, avec le Mi band j’étais sauvé ! Chaque appel sur mon téléphone se traduisait par une vibration à mon poignet et me permettait de réagir à temps !

Mon Mi band 2 de Xiaomi que j’ai utilisé quotidiennement pendant plus d’un an. Entre temps une nouvelle version est sortie.

Dans mon univers sportif, j’avais aussi besoin d’une montre, mais pas avec les mêmes possibilités que ce que m’offrait le Mi-Band. Je fais de la course à pied, sur route mais aussi en montagne, et j’avais besoin d’une montre pour tracker mon état de santé (le nombre de pulsations/minute de mon cœur) et surtout quelques indicateurs clés au sujet de mon parcours, comme la distance parcourue. J’avais depuis quelques années une montre de course pour cet usage, une Suunto Ambit 2 qui, même si elle était super à l’époque, se retrouvait un peu à bout de souffle en 2018. Batterie fatiguée, obligation de passer par un câble et une application Windows pour synchroniser mes exercices, capteur cardiaque obligatoirement sous forme de ceinture sur le torse… Autant de contraintes que j’avais de plus en plus de mal à supporter.

La Suunto Ambit 2 avec laquelle j’ai couru toutes mes courses depuis 2014

La question que je me posais était la suivante : serait-il possible de remplacer ce couple Mi-Band / Suunto Ambit 2R par un seul et unique appareil qui m’accompagnerait tout le temps ? Et c’est dans ce contexte que je me suis intéressé à l’Amazfit Stratos 2 !

La dernière montre de sport de chez Xiaomi qui m’accompagne depuis 2 mois maintenant : l’Huami Amazfit Stratos 2

Présentation de la dernière montre de sport de Xiaomi : l’Huami Amazfit Stratos 2

La tradition voudrait que je commence par une magnifique fiche technique, mais je préfère te dire tout de suite ce qui m’intéressait dans cette montre (et qui ne se voit pas dans une fiche technique):

  • Un écran très lisible, même en plein soleil, avec un affichage permanent (contrairement à certaines montres connectées où l’écran est éteint 99% du temps).
  • Une batterie qui dure quasiment une semaine hors activité sportive.
  • Le côté « connecté » qui permet d’avoir certaines remontées d’informations depuis mon smartphone (comme mes appels par exemple !).
  • Une synchronisation et des réglages qui s’effectuent complètement sans fil, via Bluetooth.
  • Un grand nombre de capteurs embarqués (je vais enfin pouvoir avoir des informations de dénivelés fiables !).
  • Un grand nombre de sports supportés (même si je fais principalement de la course, je fais aussi du vélo, de la randonnée et quelques sports de raquettes que je ne pouvais pas tracker auparavant).

Bon, si tu tiens vraiment à voir les spécifications, les voici :

  • Affichage : 1.34 » / 320×300 px
  • Type d’écran : Ecran LCD translectif « always on »
  • Poids : 70 g
  • Processeur : 1.2 GHz
  • Stockage : 4GB Total
  • Connectivité : Bluetooth 4.0 / BLE + WiFi
  • Autonomie : 5 jours en utilisation connectée / 11 jours en utilisation basique
  • Etanchéité : 50 mètres
  • Capteur de fréquence cardiaque : Oui, optique (PPG)
  • GPS + GLONASS

Le côté montre connectée

Bien que ça ne soit pas la raison pour laquelle j’ai choisi cette montre, j’étais quand même curieux de tester ses fonctions de montre connectée. C’était ma première montre de ce genre et je trouve l’approche de cet appareil intéressante. En fait, l’Huami Amazfit Stratos 2 devient une sorte d’extension de votre téléphone et permet de base de consulter la plupart des notifications de votre smartphone (c’est bien entendu personnalisable si vous ne souhaitez pas en avoir trop).

Ce qui me plaît c’est que je garde les quelques fonctions qui m’intéressaient (comme le fait que la montre vibre lors d’un appel entrant et affiche le correspondant), mais sans sombrer dans le côté gadget du « je fais tout avec ma montre ». Vous ne pourrez donc pas passer d’appel avec l’Amazfit Stratos, ni dicter de SMS, ni poser de questions à Google Assistant ou Siri. Cela reste une montre de sport, avec quelques fonctions « connectées » :

  • Elle vibre lors d’un appel entrant et vous affiche le nom de l’appelant.
  • Sur un appel entrant, elle vous permet de passer le téléphone en silencieux ou de rejeter l’appel.
  • Lors de la réception d’un message SMS/Whatsapp etc… d’une conversation que vous n’avez pas mis en « sourdine », elle vibre et affiche le message.
  • Elle permet de consulter simplement la météo de la ville où vous vous trouvez.
  • Et c’est à peu près tout ! On est donc loin d’une Apple Watch ou d’une montre sous Android Wear.

Quelques tips pour améliorer votre confort avec cette montre connectée au poignet :

Je dors avec l’Amazfit Stratos pour bénéficier du suivi de sommeil et surtout du réveil par vibration. Je trouve ça plus doux qu’un réveil qui hurle sur ma table de nuit et si vous ne dormez pas seul, la personne à vos côtés vous remerciera :) Le truc c’est que recevoir des notifications au poignet ça peut être pratique… Mais pas quand vous êtes dans votre lit en train de dormir !

Donc pour éviter de se faire réveiller par une vibration au poignet car votre meilleur ami souhaite prendre de vos nouvelles en rentrant de soirée à 4h du matin, l’Huami Amazfit Stratos embarque une petite fonctionnalité très pratique : le mode avion automatique. Vous spécifiez les heures pendant lesquelles la montre passera toute seule en mode avion, par exemple de 23h à 7h. Ainsi vous ne serez pas réveillé même si vous laissez votre téléphone allumé.

Autre astuce : par défaut le rétroéclairage de la montre s’allume dès que l’on soulève le poignet, ce qui n’est pas du tout agréable quand cela se déclenche en pleine nuit. Je vous recommande donc de désactiver dans les paramètres de la montre cette fonctionnalité. Le rétroéclairage reste activable sur une pression d’un bouton sur la montre. C’est mieux pour votre sommeil et pour l’autonomie de la batterie.

Le côté montre de sport

Au niveau des sports supportés, la liste est tout simplement impressionnante ! Jugez plutôt :

  • Course à pied sur route
  • Course à pied sur chemin (trail)
  • Tapis de course
  • Marche
  • Randonnée
  • Vélo
  • Vélo en salle
  • Vélo elliptique
  • Natation (en piscine)
  • Natation (en eau libre)
  • Ski
  • Tennis
  • Football
  • Corde à sauter

Bon j’avoue que ce qui m’intéressait le plus, ce sont les différentes déclinaisons de la course à pied, j’ai donc porté une attention toute particulière à cette partie.

En course, c’est très complet vous pouvez tracker les informations suivantes :

  • Durée de l’effort
  • Kilométrage
  • Vitesse
  • Fréquence cardiaque
  • Allure
  • Allure moyenne
  • Cadence de pas
  • Vitesse moyenne
  • Altitude
  • Gain de distance
  • Dénivelé positif
  • Dénivelé négatif
  • Calories dépensées
  • Training Effect
  • Chronomètre
  • Allure du tour
  • Vitesse du tour
  • Cadence du tour
  • Fréquence cardiaque du tour

Plutôt complet n’est ce pas ?

Les limitations connues

Un des bémols c’est que si vous pouvez choisir les métriques que vous souhaitez afficher pendant l’effort, vous ne pouvez pas en choisir l’arrangement exact sur la montre. Vous donnez vos priorités et la montre disposera les infos sur chaque page. Un petit temps d’adaptation peut donc être nécessaire.

Un autre point noir dont j’avais entendu parler  avant d’acheter ma montre et qui ne concernera pas tous les sports est la gestion des « intervalles » si vous souhaitez faire du fractionné. Et bien sachez que ce défaut a été corrigé dans une récente mise à jour et si effectivement il n’était pas possible en dessous de la minute pour chaque intervalle lorsque j’ai déballé ma montre, ça n’est plus le cas et on peut bien programmer des intervalles de quelques secondes. A vous les petites sessions de 30/30 pour cracher vos poumons :)

En course

Cela fait maintenant deux mois que je porte cette montre quotidiennement, je peux donc vous faire un petit feedback de son comportement pendant l’effort et en dehors.

Pendant l’effort

Sur route la montre est plutôt réactive et offre un bon contraste. La possibilité d’afficher 4 ou 6 métriques simultanément permet d’adapter la lisibilité aux souhaits du coureur. Si certains remontent des soucis de précisions quant à l’utilisation du capteur cardiaque ou de l’altimètre, je n’ai de mon côté pas eu de problèmes.

J’ai pu tester pour la première fois en mode trail la montre en Ecosse pour une épreuve du championnat du monde de Skyrunning : la GlenCoe Ring of Steall. Rien à dire sur la précision des données, par contre j’ai remarqué que la montre rafraîchissait de manière moins fréquente les informations sur le cadran et que, si je voulais être sûr de voir les données à jour, il fallait que je « réveille » la montre en pressant un bouton. J’imagine que c’est une stratégie pour économiser la batterie, et là dessus elle est plutôt très bien : il restait encore 74% de batterie après 8h de course.

Au niveau de ce qui est moins bien : j’ai testé le suivi de trace GPX sur la montre et j’ai trouvé ça peu pratique car la flèche est très sensible et les changements de direction difficiles à anticiper. Idem au niveau programmation d’intervalles, je n’ai pas su programmer de séries complexes de type « pyramide ». Au mieux, j’ai pu programmer 3 séries de 10 fois 30s/30s et encore, il a fallu ruser ! Enfin la traduction française, qui a le mérite d’exister, est parfois un peu approximative et surtout les libellés sont un peu longs ce qui ne fait pas toujours très joli sur le cadran. Si vous n’êtes pas allergique à la langue de Shakespeare, je vous recommande donc de rester en anglais.

Après l’effort

Attention les yeux, c’est là pour moi le vrai point fort de cette montre : les rapports d’activités. Déjà, il faut signaler que si vous avez activé la synchronisation automatique et associé votre compte Strava à l’application Amazfit sur votre téléphone, le compte rendu de l’activité est automatiquement publié sur Strava, sans aucune action de votre part, dans les deux minutes qui suivent la fin de votre activité sportive. Si vous avez donc vos petites habitudes sur cette plateforme, vous ne serez donc pas perdu. Mais le meilleur est sur la montre ! L’Amazfit Stratos 2 vous donne accès directement sur le cadran tout un tas de métriques et de graphiques extrêmement lisibles et parlants pour suivre votre performance. Jugez plutôt :

Une petite visualisation sympa de la répartition de l’effort entre montée, descente et plat

Visualisation de la fréquence cardiaque tout au long de l’effort (et oui à la fin j’étais dans le dur !)

Dans la vie de tous les jours

Confort

J’adore porter cette montre au quotidien. Je n’ai pas un gros poignet et j’apprécie le fait qu’elle soit moins volumineuse que la plupart des montres de sport. L’Amazfit Stratos 2 reste donc assez discrète. Le fait de pouvoir changer le style d’affichage de l’heure permet également de l’habiller en fonction des occasions.

Autonomie

Question autonomie, je tiens six jours maximum en faisant 1h « d’activité » ce qui est me parait confortable là où certaines montres concurrentes nécessitent une recharge quotidienne. En pratique, comme je dors avec la montre au poignet, je la recharge donc pendant que je travaille, une ou deux fois dans la semaine pour préserver la batterie.

L’Amazfit Stratos 2 en cours de chargement. Cela prend environ 2 heures pour passer de 0 à 100%

Lisibilité

C’était une question qui m’a souvent été posée avant que je reçoive la montre : est-ce que l’écran est bien lisible ? C’est en effet le plus gros reproche qui était fait au Mi band qui devenait illisible en plein soleil. Et bien la réponse est oui ! L’Huami Amazfit Stratos 2 est équipée d’un écran « translectif » qui a la particularité de profiter de la lumière ambiante : plus il y a de lumière mieux on voit ! En plein soleil la montre est donc au maximum de sa lisibilité ! Et pour les situations de faible luminosité, un rétro éclairage par led est activable d’une simple pression sur un bouton, ou tout bêtement en levant le poignet si vous n’avez pas désactivé cette fonctionnalité.

On y voit bien, même très bien sur la montre ! Ici l’historique des dernières activités.

A qui s’adresse cette montre ?

Contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là, non l’Amazfit Statos 2 de Xiaomi n’est pas l’équivalent d’une Garmin 935 ! Certes, elle a probablement un équipement matériel comparable, mais la partie logicielle est loin d’être aussi aboutie que chez Garmin pour la partie sport, en particulier pour la planification d’activités et d’entraînement. Néanmoins, si vous recherchez une montre de sport principalement pour tracker vos activités et pouvoir les disséquer sur votre montre/téléphone/profil Strava, alors la Stratos 2 est idéale ! Elle gère un bon nombre de sports, est extrêmement bien finie et propose un confort d’usage en termes de lisibilité/autonomie/synchronisation qui est inégalé chez la concurrence. Si en plus vous projetez d’utiliser cette montre en dehors de vos activités sportives, alors ne cherchez plus, je ne pense pas que vous trouverez mieux !

En termes de prix ça donne quoi ?

C’est évidemment un des arguments les plus forts de cette montre ! Comme tous les produits Xiaomi, elle bénéficie d’un prix plancher qui pulvérise ceux pratiqués par la concurrence. Difficile à trouver en France (quelques vendeurs tiers en proposent sur Amazon), vous pouvez par contre la commander pour un prix aux alentours des 150€ sur certains sites spécialisés comme GearBest. La livraison est généralement assurée en moins d’une semaine depuis les entrepôts européens, un peu plus si vous la faite venir directement de Chine.

Pour acheter la montre au meilleur prix, rendez-vous chez Gearbest ou Geekbuying (entrepôt Chine ou HK).

Pour acheter la montre avec le délai de livraison le plus rapide possible, regardez du côté de Amazon.

Pour acheter la montre avec le meilleur rapport rapidité de livraison/prix, c’est chez Geekbuying que vous pouvez regarder en sélectionnant un entrepôt européen.

En conclusion

Cela fait maintenant deux mois que j’ai l’Huami Amazfit Stratos 2 de Xiaomi et j’avoue que je ne la quitte plus ! Aussi pratique dans la vie de tous les jours grâce à son autonomie et ses fonctions connectées qu’en mode sport via sa foule de métriques, je suis enchanté par cette montre. Son rapport qualité/prix est incroyable et le niveau de finition excellent. Si elle demeure en retrait des plus grandes marques sur la partie « planification d’entraînement », elle fournit par contre des rapports d’activités extrêmement détaillés dont de nombreux fabricants pourraient s’inspirer. Les mises à jour étant régulières, je pense que cette montre ne fera que se bonifier avec le temps ! Si vous n’avez pas de montre de sport ou un modèle un peu vieillissant, je pense que vous avez là un candidat idéal pour vous équiper à moindre frais.


Cet article fait partie de la série Boombox (3 articles au total)

Et voici la 3ème et dernière partie de ce projet de création d’enceinte bluetooth portable ! Je sais que vous avez attendu l’article depuis quelques temps déjà, mais je voulais prendre le temps de vous faire quelque chose de suffisament détaillé ! Comme promis, cet article se clôturera également avec un concours qui vous permettra peut-être de remporter cette enceinte bluetooth unique au monde ! Prêt ? C’est parti !

Rappel des épisodes précédents

Il y a eu jusqu’à présent 2 articles dans ce projet de création d’enceinte :

Notre enceinte (pour l’instant) sans batterie

NDLR : Si les batteries sont un monde qui ne vous est pas familier, je vous encourage à aller (re)lire les 2 articles que j’ai écrits précédemment autour de la rénovation d’un ancien vélo électrique : Partie 1 : (Re)Construire la batterie d’un vélo électrique, Partie 2 : Vélo électrique : Préserver votre batterie (et votre confort) avec un BMS

Choix de la batterie à intégrer

Des technologies de batterie ça n’est pas ça qui manque en 2018. Chacune a ses avantages et ses inconvénients mais la plus intéressante reste à ce jour la batterie au lithium pour son rapport poids/quantité d’énergie stockée. Partir sur cette technologie permettra de garder une enceinte légère mais avec un bon niveau d’autonomie.

Une fois que l’on a choisi la technologie, il faut se poser la question de la tension (en Volts « V ») et de la capacité de la batterie (en ampère heure « Ah » ou « mAh »). Pour ce qui est de la tension, dans notre cas, l’ampli choisi accepte entre 9 et 20V en entrée. Sachant qu’une cellule au lithium a une tension nominale de 3,7V, mais que sa tension réelle varie entre 2,5V et 4,2V suivant son état de charge, il nous faut déterminer le nombre de cellules à mettre en série pour obtenir une tension qui ne descende jamais sous 9V et ne dépasse pas 20V en pleine charge.

Un nombre de 4 cellules semble convenir avec une tension nominale de 14,8V (4 cellules x 3,7V). Déchargées à fond, les 4 cellules devraient produire 10V (2,5V x 4 cellules) alors que le même ensemble ne dépassera pas 16,8V en pleine charge (4 cellules x 4.2V), ce qui est pile dans l’intervalle visé.

Pour la capacité de la batterie, le choix est moins complexe. Plus vous prendrez une batterie avec une capacité élevée, plus vous aurez d’autonomie. Sachez qu’il y a peu de cellules qui dépassent les 3000mAh, ce qui est déjà pas mal (avec environ 2500mAh je tiens plus de vingt heures sur batterie). Si vous voulez beaucoup plus, il faudra doubler ou tripler le nombre de cellules, en les mettant en parallèle. Ainsi par exemple, au lieu de plafonner à 3000mAh, vous pouvez passer à 6000mAh avec 4 groupes de 2 cellules en parallèle, 9000mAh avec 4 groupes de 3 cellules en parallèle, etc… En termes de vocabulaire dans le monde des batteries, on utilise la notation suivante : 4S1P où 4 est le nombre de groupes de cellules et 1 le nombre de cellules dans chaque groupe.

Acheter ou construire sa batterie

Si vous avez déjà lu mon article sur la reconstruction d’une batterie de vélo électrique, vous savez peut-être qu’il est possible d’acheter une batterie toute prête avec ce nombre de cellules. Aujourd’hui pourtant, pour l’exercice, le coût, et surtout pour la réparabilité de la batterie, j’ai décidé d’assembler moi-même cette batterie et de partager tout ça avec vous. Pour le choix des cellules, je suis parti sur des cellules 18650 car c’est le format le plus répandu. Afin de pouvoir contrôler et remplacer si besoin les cellules, j’ai choisi d’utiliser un support de cellules, ce qui permet de changer les cellules aussi facilement qu’une pile sur la télécommande de votre TV.

Choix des composants

Voici la liste brute des composants et du matériel utilisé

Composants

Consommables

Matériel

Concernant le choix des cellules, j’étais pressé donc j’ai pris celles que je pouvais obtenir le plus vite (et pas forcément les meilleures) ! Vendues avec une capacité de 3000mAh sur le papier, elles ont une capacité réelle qui est plutôt aux alentours des 2500mAh. Quoi qu’il en soit c’est suffisant pour mon usage, l’enceinte tourne plusieurs heures par jour et je la recharge moins d’une fois par semaine ! Si vous voulez de la qualité, prenez des cellules de chez Panasonic, LG, Samsung ou Sanyo, c’est ce qui se fait de mieux (mais évidemment c’est plus cher !). Si vous n’êtes pas trop pressés, vous pouvez commander des cellules Samsung ici  à bon prix :)

Pour ce qui est du chargeur secteur, si vous avez acheté celui que je mentionne dans le premier article sur la valise-enceinte c’est bon, vous pouvez le réutiliser là :) L’important c’est la tension qui doit être de 16,8V.

Le matériel nécessaire au chantier du jour

Réalisation du pack de batterie

Etape 1 : Mise en série des cellules

Si comme moi, votre support n’est pas pré-câblé pour mettre les cellules en série, il va falloir s’en charger. Pour ce faire, il va falloir déterminer dans quel sens vous allez disposer vos cellules (tête-bêche ? toutes dans le même sens ?). Pour ma part, j’a choisi de respecter les inscriptions « + » et « – » du support, ce qui va m’amener à câbler les cellules comme ceci.

Schéma de connexion des cellules et de la prise d’équilibrage

En matière de réalisation, on n’est pas dans quelque chose de très technique. Il suffit de déposer un peu de soudure sur chaque borne du support, d’étamer nos câbles découpés à la bonne longueur, et ensuite on relie tout ça. Evidemment, je vous conseille de travailler sur le support vide pour éviter tout incident.

Etape 2 : Câblage de la prise d’équilibrage

Notre BMS est livré avec une nappe de fils qu’il va falloir également souder sur notre support de batterie. Cette nappe de fils se termine par une prise blanche appelée « prise d’équilibrage ». C’est via cette nappe de fils que le BMS va pouvoir mesurer la tension aux bornes de chaque cellule pour faire en sorte de charger au même niveau chaque cellule et surtout empêcher qu’elles ne se détériorent en bloquant les charges trop élevées ou décharges trop profondes.

Pour la souder sur le support correctement, il va falloir bien repérer l’ordre des fils sur la prise. Le 1er fil va sur le pôle + de la première cellule, le 2ème fil sur le pôle + de la deuxième cellule, etc etc… Le cinquième et dernier fil va quant à lui sur le pôle – de la quatrième et dernière cellule. Revérifiez bien l’ordre de vos fils.

Support de cellules 18650 câblé avec la nappe du BMS

Etape 3 : Liaison du pôle positif et du négatif de la batterie au BMS

La batterie en elle même est quasi prête, on va maintenant la relier au BMS. Pour ça il faut simplement connecter la borne + de la première cellule à la borne « B+ » du BMS. On connecte ensuite la borne – de la quatrième cellule à la borne B- du BMS. La batterie et son BMS sont désormais prêts à être intégrés dans le reste du circuit de la valise !

Intégration de la batterie et de son BMS dans la valise

Ne reposez pas tout de suite le fer à souder, nous sommes quasiment arrivés au bout du chantier ! Les ultimes étapes vont consister à relier l’arrivée de l’alimentation de la valise au BMS d’un côté, et à notre circuit d’amplification de l’autre. Attention à bien conserver l’usage de l’interrupteur : celui-ci doit bloquer la mise sous tension du circuit d’amplification mais pas le rechargement de la batterie.

Plutôt que de me lancer dans de trop longues explications, voici un schéma de ce que cela donne :

Schéma de câblage du BMS

Là vous devez commencer à gérer les soudures de câbles ! Une fois cette étape réalisée., il va falloir tout installer dans la valise.

Pour fixer le BMS, j’ai procédé à l’aide de ruban adhésif double face (la colle chaude doit aussi bien marcher). Pour le support de batterie, après plusieurs essais infructueux (colle chaude, ruban adhésif double face), j’ai fini par le fixer au fond de la valise en utilisant un serre câble en plastique. C’est dommage car cela se voit un peu de l’extérieur, mais au moins je suis sûr que la batterie ne bougera pas !

Le BMS vu de près ! Il ne reste plus qu’à y relier les bornes de la batterie via une soudure  sur les pastilles B+ et B-

Concours, enfin

Visiblement, c’est la mode pour les blogueurs d’offrir des cadeaux à leurs lecteurs. La plupart font gagner des produits offerts par leurs sponsors, mais j’ai décidé de vous offrir quelque chose d’original : ma valise enceinte dont j’ai partagé la réalisation avec vous ! Ce modèle est unique et c’est un bel objet qui pourra vous accompagner dans quelques soirées cet été !

Pour la gagner, rien de plus simple : j’effectuerai un tirage au sort parmi toutes les personnes qui suivent l’atelier du geek sur les différents canaux que j’utilise :

  • la mailing liste qui permet de recevoir les articles directement dans votre boîte mail
  • la page Facebook où je relais les articles et quelques petites victoires qui ne font pas forcément l’objet d’articles

Chaque personne peut donc avoir 2 chances de gagner l’enceinte !

Le gagnant sera annoncé sur la page Facebook du site. Fin du concours le 15 août 2018 !

Feedback et améliorations possibles

Après quelques mois passés avec l’enceinte, je peux vous dire que je suis plus que content du résultat même si je vois déjà quelques améliorations intéressantes à apporter !
En termes d’autonomie et de style la performance est géniale ! En termes de puissance, cette enceinte est bien supérieure à ce que j’ai l’habitude de voir en matière d’enceinte portable, même probablement un peu trop puissante par rapport à la taille de la valise ce qui engendre des vibrations peu agréables… Si c’était à refaire, je partirais donc sur un ampli un peu plus modeste et probablement des haut-parleurs de taille plus raisonnable. En plus d’avoir quelque chose de plus équilibré, cela permettrait également de gagner certainement en poids et en autonomie ! Idéalement il faudrait effectuer des calculs pour choisir un haut-parleur adapté au volume de la valise, chose pour laquelle je n’ai aucune connaissance théorique mais pour laquelle on trouve une tonne de documentation sur Internet !

Conclusion

Encore un bel objet singulier que j’ai pris énormément de plaisir à réaliser ! Donner une nouvelle vie à de vieux objets en les détourant de leur usage premier me motive terriblement ! Et vous, avez-vous des idées d’objets à détourner ? Je cherche des idées pour occuper mon été :)