La nouvelle tendance du moment ce sont les « Digital nomades » : des gens qui travaillent de n’importe où, constamment en déplacement et qui pilotent leur activité, souvent liée à internet, depuis les 4 coins du monde. Bien que je ne sois pas un vrai « nomade » car ayant un boulot tout à fait sédentaire, j’ai tout de même adopté plusieurs des outils et des codes de cette « tribu », et je me dis que les partager avec vous en aidera peut-être quelques uns.

Mon terrain d’expérimentation

Bien que le devoir m’appelle chaque semaine à Bordeaux, j’ai passé les derniers mois à me déplacer un peu partout en France et en Europe. Cardiff, Paris, Dublin, Lille, Nantes, Limoges, Milan à base de courts séjours de 2 à 4 jours. Je me suis donc spécialisé dans type de déplacement et j’ai appris à optimiser mes expéditions pour mêler mon travail au voyage sans crouler sous les valises.

La base : Mon sac à dos = mon bureau et ma maison mobiles

Ne partant que quelques jours à chaque fois, j’essaie de ne partir qu’avec un seul bagage, compact, qui soit polyvalent et surtout pratique pour les déplacements « multi-modaux ». Histoire de voyager léger mais équipé, j’ai cherché longtemps un sac à dos solide que je puisse organiser avec une partie « bureau » (PC, documents…) facile à « dégainer » et une partie « vie » (vêtements, trousse de toilette, etc…) un peu plus spacieuse.

Après quelques errances du côté des marques de bagagerie classiques, c’est finalement chez Eastpak que j’ai trouvé mon bonheur avec le sac à dos Eastpack Evanz. D’une contenance d’un peu plus de 28L, il possède une poche plate pour ranger PC portable et documents, un compartiment plus large ajustable en profondeur pour stocker mes vêtements et plusieurs poches réparties intelligemment pour agencer smartphones, passeport et autres babioles. Garantie 30 ans (!) par la marque, le sac respire la qualité et ne m’a jamais déçu quelles que soient les conditions, permettant de passer du mode « sac de voyage » à quelque chose de plus discret pour pouvoir m’accompagner toute la journée dans les transports, les musées etc… Evidemment il passe en cabine en avion et comparé à une valise traditionnelle, je peux circuler à vélo ou sur des terrains « compliqués » (escaliers, graviers, dans la foule, etc…).

Mon sac à dos Eastpack Evanz chargé et prêt à aller affronter un weekend de 3 jours à Milan !

Mon sac à dos Eastpack Evanz chargé et prêt à aller affronter un weekend de 3 jours à Milan !

Le même sac ouvert, tout y rentre et on peut facilement organiser ses affaires.

Le même sac ouvert, tout y rentre et on peut facilement organiser ses affaires.

Une discrète poche sur le plat du dos permet de ranger papier d'identité et billets de transport. Au moins je ne crains pas que quelqu'un y mette sa main sans que je m'en rende compte !

Une discrète poche sur le plat du dos permet de ranger papier d’identité et billets de transport. Au moins je ne crains pas que quelqu’un y mette sa main sans que je m’en rende compte !

Quelques astuces que j’ai adoptées

La sac ne fait pas tout. Sans organisation, non seulement vous aurez du mal à tout rentrer à l’intérieur, mais aussi vos affaires se retrouveront immanquablement froissées. Voici donc quelques conseils pour voyager sereinement sans vous charger comme une mule.

On limite le papier au maximum ! ça pèse lourd et c’est encombrant ! Préférez donc une liseuse électronique type Kindle à votre gros roman papier : c’est (un peu) moins agréable à lire mais vous pourrez emporter avec vous tous vos ouvrages au format électronique pour ne jamais tomber en panne de lecture. Pour le guide de voyage j’essaie de préparer en amont mes sorties et je me repose sur place sur TripAdvisor pour tout ce qui est restaurants et activités. Si vous posséder un mobile iPhone ou Android, TripAdvisor permet même d’enregistrer toute une ville (lieux, restaurants, hotels, avis, photos, etc…) sur votre appareil pour pouvoir vous conseiller même sans connexion internet.

Si comme moi vous ne pouvez travailler sans ordinateur, il faut un modèle adapté aux transports. Un modèle de 13/14 pouces maximum, si possible qui ne pèse pas plus d’1,5kg. Rappelez-vous que vous allez porter tout ça sur votre dos ! S’il peut avoir une bonne batterie (5h+), vous pourrez travailler en toutes conditions sans être constamment à la recherche d’une prise électrique. Pour le protéger un minimum dans mon sac sans prendre trop de place, j’ai une housse super slim qui permet d’éviter les rayures. Ultime avantage : placé dans le fond du sac, il permet d’avoir une surface bien plane en contact avec votre dos.

Votre smartphone est également un excellent couteau suisse : GPS, guide de voyage, relais internet, station multimédia portable, appareil photo etc… Déférents usages qui permettent de laisser à la maison autant d’appareils spécifiques. Si vous voyagez à l’étranger, réfléchissez également à opter pour un forfait qui vous permettent d’utiliser appels/sms et même parfois data gratuitement dans certains pays.

Un chargeur USB multi-prises. Plutôt que de trimballer 4 ou 5 chargeurs, je n’en prends qu’un mais qui me permet de recharger plusieurs appareils en même temps. Il faudra seulement prendre les câbles USB de vos smartphones/GPS/Tablette/GoPro/etc… mais c’est toujours plus facile à ranger que les chargeurs complets ! Notez que si vous partez à plusieurs, il y a moyen de se débrouiller avec un seul chargeur pour 2/3 personnes. Et dans les chambres d’hôtel où les prises sont rares, vous n’aurez plus à éparpiller chaque nuit tous vos appareils pour les recharger !

Mon chargeur USB "de combat" : avec ça je peux recharger en même temps liseuse, smartphone et autres accessoires pour 2 personnes.

Mon chargeur USB « de combat » : avec ça je peux recharger en même temps liseuse, smartphone et autres accessoires pour 2 personnes.

Une trousse de toilette ultra compacte permet également d’optimiser l’espace. Pour faciliter cela j’achète des mini flacons qui permettent d’être rechargés avec mes produits de toilette habituels. Avantage : je n’ai pas à réfléchir au moment de passer la sécurité de l’aéroport si j’ai un flacon de plus de 100mL : tous mes flacons font forcément moins !

Le type de trousse de toilette compacte que j'utilise. Pour moi pas besoin de plus, mais je sais que ça n'est aps aussi évident pour tout le monde :)

Le type de trousse de toilette compacte que j’utilise. Pour moi pas besoin de plus, mais je sais que ça n’est pas aussi évident pour tout le monde :)

Vive les serviettes en micro fibres ! J’ai découvert ça dans un magasin de sport il y a quelques années mais on en trouve un peu partout maintenant : des serviettes de bain qui ne prennent pas plus de place une fois plié qu’un petit torchon. Quand l’espace est compté c’est génial ! Évidemment si vous dormez à l’hôtel, vous n’avez pas besoin de vous encombrer de ça !

Ma serviette microfibre pliée sous une petite bouteille d'eau de 50cl. Quel gain de place ! On en trouve facilement un peu partout maintenant.

Ma serviette microfibre pliée sous une petite bouteille d’eau de 50cl. Quel gain de place ! On en trouve facilement un peu partout maintenant.

Organiser ses vêtements. Important pour ne pas se retrouver avec un tas de linge froissé, je répartis mon linge dans différentes sacoches très légères qui permettent de le garder plié mais aussi de défaire/refaire le sac rapidement. C’est super pratique quand vous arrivez à votre point de chute : je laisse sur place mes sacoches et je peux partir toute la journée dehors avec uniquement les quelques affaires qui me sont nécessaires.

Et voilà tout mon barda pour partir en weekend ! Les vêtements sont dans les sacoches sur la gauche.

Et voilà tout mon barda pour partir en weekend ! Les vêtements sont dans les sacoches sur la gauche.

Focus sur le bureau mobile

Rien d’extraordinaire dans ma « station de travail », j’utilise intensivement mon PC portable et mon smartphone qui me sert de « relais » internet. Cela me permet de rester connecté où que je sois. Pour ma souris, j’ai également un modèle très compact dont j’ai déjà parlé dans un précédent article. Pour l’audio, mon kit piéton de téléphone me sert également de micro-casque pour l’ordinateur. C’est sûr il y a certainement mieux… mais c’est plus gros !

Au niveau des applications, si je ne devais en garder qu’une ce serait sans hésitation Evernote. Cette application permet de prendre des notes (même déconnecté) et les synchronise ensuite avec tous vos appareils. Quand j’écris un article, je le rédige donc hors connexion dans Evernote, depuis mon PC portable mais je sais que je peux aussi l’annoter, inscrire des idées, etc depuis mon smartphone par exemple. Evernote me permet aussi de faire des checklists bien utiles en voyage que ce soit pour les choses à faire, à prendre dans ma valise, les lieux à visiter, les personnes à contacter, ou tout simplement planifier ma journée. L’application permet aussi de « scanner » des documents

Et enfin, mon entorse au mode « no-papier » : un carnet de note et un (unique) stylo. Difficile de faire une croix sur le stylo, on en a toujours besoin pour remplir un formulaire, une étiquette de bagage et cela me permet aussi de prendre des notes que ce soit pour travailler ou si jamais ma batterie me fait défaut !

Conclusion

J’espère que ces quelques trucs aideront les adeptes du voyage parmi vous, et si vous avez des astuces pour être toujours plus efficace en déplacement ça m’intéresse ! N’hésitez donc pas à partager vos expériences dans les commentaires.


Et voilà, ce lundi 29 février 2016, 4 ans jour pour jour après avoir bouleversé le marché des micro-ordinateurs, la fondation RaspberryPi est revenue avec un nouveau modèle de son ordinateur phare : le RaspberryPi, en version 3 s’il vous plait. Si vous passez de temps en temps sur ce blog vous savez combien j’aime cette bestiole et quand je me suis levé ce lundi matin, la première chose que j’ai faite a été d’en commander un exemplaire !

Maintenant que l’effervescence autour de cette annonce commence gentiment à retomber, il est temps de faire un point sur les différences de cette nouvelle mouture et son intérêt pour le hacker/maker qui sommeille en vous !

Puissance et connectivité sans fil

Si vous vous demandez ce qui change entre le RaspberryPi 2 et le RaspberryPi 3, sachez que la liste des nouveautés est plutôt restreinte :

  • Le processeur passe de 4 coeurs 900 Mhz à une version 4 coeurs à 1200Mhz, ce qui représente suivant les tâches un gain d’environ 30% de rapidité
  • Une puce Wifi et bluetooth 4.1 est désormais directement embarquée sur la carte : vous n’avez plus besoin d’ajouter de clé USB wifi ou bluetooth
  • Les ports USB sont maintenant capables d’alimenter des périphériques gourmands en énergie comme les disques durs externes
  • Enfin, donnée plus technique, le RaspberryPi devient capable de gérer des instructions 32 et 64 bits (contre 32bits uniquement auparavant).

Et c’est à peu près tout ! Le reste des caractéristiques demeure inchangé, ainsi que le form factor de l’appareil. Cela signifie que vous pourrez utiliser vos boîtiers existants avec ce nouveau RaspberryPi 3.

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Faut-il acheter ce nouveau RaspberryPi 3 ?

Pas de réponse universelle ici, ça va surtout dépendre de vos besoins. Si c’est la domotique ou doter un objet de capacités connectées qui vous intéresse, vous n’exploiterez pas forcément les éléments différenciants de cette nouvelle version. Si vous avez déjà un RaspberryPi plus ancien pour cet usage il n’est pas forcément utile de le remplacer. Après si ce sont des tâches gourmandes en puissance qui sollicitent votre raspberryPi (utilisation en tant que mediacenter, ou comme console de « retro-gaming » par exemple) là cela peut valoir le coup ! Le gain de performance permettra certainement une amélioration sensible de votre confort utilisateur.

Le RaspberryPi est-il toujours un outil de hacker/maker ?

C’est la question que je me pose. Au début de son histoire, les capacités très limitées de la première version du RaspberryPi (processeur monocore à 700Mhz, avec seulement 256MB de RAM) le cantonnait à des usages « mono-tâche ». Tantôt on l’utilisait comme un NAS, un serveur web, pour connecter une vieille radio ou comme centrale domotique, mais on mixait rarement les usages. Aujourd’hui, le RaspberryPi se rapproche de plus en plus des capacités d’un ordinateur de bureau standard, et je ne serais pas surpris que petit à petit, on puisse opposer l’achat d’un RaspberryPi à un ordinateur de bureau classique pour les usages courants comme la bureautique et le surf sur internet.

En fait, on sent bien que la gamme des RaspberryPi se segmente pour s’adresser à différentes populations : d’un côté on a le modèle B+ qui gagne en puissance et devient capable de couvrir toujours mieux les usages classiques de « l’ordinateur familial », et de l’autre on a les modèles A et Zero qui sont toujours plus compacts, économes en énergie et faciles à intégrer dans des objets divers et variés.

A bien y réfléchir, je pense que cela a du sens et permettra de satisfaire au mieux les besoins de chacun. Si par exemple je devais refaire aujourd’hui ma radio connectée, je pense que je partirai plutôt sur un modèle A+ accompagné d’une clé USB wifi pas chère. Pour la domotique par contre je garderai le modèle B+ pour son port RJ45 et sa puissance, car même si je n’ai pas de scénarios gourmands, ses capacités restent un gage d’évolutivité.

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d'objets avec ses dimensions minuscules

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d’objets avec ses dimensions minuscules

Nouveau RaspberryPi3 : attention à l’alimentation

Si le nouveau RaspberryPi3 est capable d’alimenter des périphériques plus gourmands en énergie, c’est au prix d’une alimentation plus robuste. En effet si auparavant une alimentation capable de délivrer 1.5A était suffisante, la fondation RaspberryPi recommande désormais l’usage d’une alimentation de 2.5A pour être sûr de pouvoir répondre aux sollicitations du processeur, des puces wifi/bluetooth ainsi que des éventuels périphériques USB connectés.

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d'après la fondation RaspberryPi).

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d’après la fondation RaspberryPi).

Les accessoires de cette nouvelle génération changent peu

Avec l’ajout de nouvelles capacités sans fil, le RaspberryPi 3 vous dispense de l’achat de la clé USB wifi habituelle. Il reste cependant quelques accessoires incontournables pour utiliser votre nouveau jouet.

Au rayon des périphériques obligatoires

Il vous faudra au minimum :

  • une carte sd classe 10 : c’est ce qui sert de disque dur au RaspberryPi3, et mieux vaut prendre une carte rapide (classe 10) sous peine de ralentir la machine.
  • une alimentation 2.5 Ampères : c’est donc la petite nouveauté avec cette 3ème version du RaspberryPi, cela permet de subvenir au besoin d’énergie de la partie radio et de vos éventuels périphériques USB.

Au rayon des périphériques moins indispensables

On trouvera :

  • un cable RJ45 : si vous ne désirez pas utiliser la puce wifi de la carte pour vous connecter à l’internet mondial
  • un cable HDMI : pour connecter le RaspberryPi à un écran
  • un boitier : pour protéger votre raspberrypi de la poussière… ou des doigts d’enfant :)
  • un clavier sans fil : ça c’est si vous souhaitez interagir avec la machine sans passer par une console SSH. Si vous destinez la machine à un usage de salon, je vous conseille ce clavier qui intègre un trackpad (c’est ce que j’ai), sinon n’importe quel clavier USB fera l’affaire. Vous pouvez aussi avoir besoin d’une souris, là pareil, il suffit qu’elle soit USB.

Comptez donc une quinzaine d’euros minimum en plus de votre micro ordinateur pour pouvoir jouer avec. Voire davantage s’il vous faut des périphériques « bonus ».

Il ne reste plus qu’à trouver des idées de projet

Si j’aime autant cette plateforme, c’est qu’elle représente pour moi une veritable invitation à la créativité! Je vous avoue que si j’ai cédé à la tentation du raspberrypi 3 c’est bien parce que j’ai quelques idées en tête! Promis je les partagerai ici ! Et vous, allez vous craquer pour le RaspberryPi 3 ? Pour en faire quoi ?


Je change rarement de pc portable, mon dernier achat datait de 2009, donc autant vous dire que quand je change je passe un moment à étudier les « challengers ». J’ai tellement galéré à trouver ma nouvelle machine perso que je me suis dis qu’un petit retour d’expérience s’imposait. Donc sans vous livrer un véritable « test », voici un petit résumé de ce que je cherchais, et pourquoi l’Asus UX303 est un bon candidat !

A la recherche d’un mouton à 5 pattes.

Des ordinateurs portables, j’en ai eu beaucoup entre les mains alors maintenant je commence à savoir ce que je veux (et surtout, ne veux pas). En l’occurrence, j’avais besoin d’une machine compacte et légère qui réponde au quart de tour, me permette d’écrire mes articles n’importe où, de faire du développement et de surfer confortablement. Au rang des usages que je n’ai pas : je ne joue pas et ne stocke pas grand chose sur mes machines (rappelez-vous, j’ai un NAS pour ça).

Deux modèles en lice

Du coup sur ma short-list j’avais 2 modèles : le Dell XPS 13 et l’Asus UX303UA. J’ai eu le Dell XPS 13 pendant 6 mois pour mon travail et, spoiler alert, j’ai finalement choisi le modèle Asus ! Laissez-mois vous expliquer pourquoi.

Les 2 machines sont de la catégorie des ultrabooks et les 2 possèdent les caractéristiques que je recherchais pour ma machine : écran 13 pouces Full HD mat, processeur intel core i5, 8GB, 256GB de stockage SSD, clavier rétroéclairé. Bref des machines mobiles et bien équipées. Au rang des différences, le Dell est plus compact et de meilleure finition même si l’Asus reste très beau. Niveau connectique par contre l’Asus s’en sort mieux avec un port USB et surtout un port HDMI standard en plus par rapport au Dell XPS. Question tarif, c’est la douche froide avec l’XPS : le premier modèle avec 8GB de RAM est à 1300€. Là où on peut trouver l’Asus autour des 850€ pour une configuration équivalente.

L'Asus UX303 fermé, couleur "Smoky Brown".

L’Asus UX303 fermé, couleur « Smoky Brown ».

Tour du propriétaire

Puisque j’ai opté pour le modèle ASUS, j’ai pu faire quelques photos pour vous présenter l’engin. L’ensemble respire la qualité, si je devais trouver un défaut, je trouve les bords de la machine un peu trop vifs ce qui demande un petit temps d’adaptation pour les longues séances de frappes au clavier.

Niveau connectique, on trouve d’un côté 2 ports USB3, un lecteur de carte SD et de l’autre un port mini-displayPort, un port USB3, un port HDMI et un port casque/micro combiné. Parfait pour mon usage. Seul regret (mais c’est inévitable pour des machines si fines) : il faudra se balader avec un adaptateur mini-displayPort>VGA si comme moi vous avez souvent besoin de vous brancher à un vidéoprojecteur.

Le côté gauche avec une partie de la connectique : 2 ports USB3 et un lecteur de carte SD sont accessibles.

Le côté gauche avec une partie de la connectique : 2 ports USB3 et un lecteur de carte SD sont accessibles.

Le côté droit avec (de gauche à droite) : le port combo casque/micro, le ports HDMI pleine taille, un port USB3, un port mini-DisplayPort et enfin le connecteur d'alimentation.

Le côté droit avec (de gauche à droite) : le port combo casque/micro, le ports HDMI pleine taille, un port USB3, un port mini-DisplayPort et enfin le connecteur d’alimentation.

L’écran est tout simplement génial. J’adore les dalles mates et je ne comprends pas que ce soit désormais si dur à trouver… Ceux qui ont déjà utilisé un ordinateur dans le train savent de quoi je parle.

L’évolutivité à portée de tournevis

Et oui, c’est bête mais l’Asus a un autre avantage de taille sur le Dell XPS 13 c’est son évolutivité. Si je garde aussi longtemps mes machines en général c’est que je peux leur offrir un petit upgrade au bout de quelques années, notamment en terme de mémoire vive et de stockage. Là sur le XPS 13, tout est soudé, et les configurations intéressantes sont hors de prix. Si vous êtes donc habitués à mettre à jour matériellement vos machines, voilà un argument qui peut vous intéresser !

Conséquence directe de cette souplesse : l’Asus UX303UA est vendu sous plusieurs variantes plus ou moins onéreuses où la quantité de mémoire vive et le disque de stockage utilisé. Un rapide calcul vous montrera qu’il est du coup probablement plus intéressant d’acheter un modèle « de base » et de remplacer vous même ces composants… C’est ce que j’ai fait.
Au lieu de claquer 900€ dans la version qui m’intéressait, j’ai acheté la version la moins chère de cette machine (trouvée à 700€ mais le prix varie pas mal) sur laquelle j’ai remplacé le disque dur de 500Gb par un SSD de 240GB (70€) et où j’ai ajouté une barette de mémoire de 8GB (40€). Pour 810€, j’ai donc l’Asus UX303UA avec un SSD sympa et 12GB (8+4) de mémoire vive.

Les entrailles de la bête. Vous voyez sur la droite, en vert, le disque dur prêt à être remplacé (attention, hauteur max acceptée : 7mm). Au centre, un emplacement pour rajouter une barrette de RAM.

Les entrailles de la bête. Vous voyez sur la droite, en vert, le disque dur prêt à être remplacé (attention, hauteur max acceptée : 7mm). Au centre, un emplacement pour rajouter une barrette de RAM.

Cerise sur le gâteau, en achetant un simple boitier pour disque dur 2,5 pouces à 12€ j’ai reconverti le disque dur d’origine en disque dur externe USB3. Pas mal non ?

Ce boitier se monte sans outil et transforme un disque standard 2,5 pouces en disque dur externe USB3.

Ce boitier se monte sans outil et transforme un disque standard 2,5 pouces en disque dur externe USB3.

Si la manœuvre vous intéresse, sachez que ces modifications n’annulent pas la garantie, mais qu’il vous faudra par contre des tournevis peu communs (torx 5 notamment). Si comme moi vous avez le très bon kit de tournevis de précision de chez iFixit, alors vous n’avez besoin de rien d’autre :) Comptez entre 15 et 30 minutes selon votre dextérité.

Quels accessoires pour l’ultrabook Asus UX303 ?

Un bon pc portable c’est chouette, mais sans les bons accessoires on peut pester pour des broutilles. Je vous partage donc ma sélection, le rapport qualité prix devrait vous plaire.

  • Une housse taillée au millimètre : la finition est bien et on a l’impression qu’elle est conçu vraiment pour ce modèle. Hyper pratique pour glisser l’ultrabook dans un sac à dos ou une valise. Existe en plusieurs couleurs.
  • Un adaptateur VGA robuste : j’ai souvent besoin de projeter des slides sur un vidéoprojecteur, ce modèle est bien construit et coûte 3 fois moins cher que celui de Dell ou Apple :)
  • Une télécommande powerpoint USB / laser : indispensable pour les présentations, je ne pourrais plus faire sans. Avance/retour, super portée et un laser qui évite de batailler pour mettre en valeur des éléments à l’écran.
  • Une souris bluetooth compacte. C’est tout bête, mais une souris USB, ça prend un port et quand on a que 3 on n’a pas forcément envie d’en sacrifier un pour cet usage. J’ai donc cherché une souris compacte et bluetooth et je dois vous avouer que je suis complètement satisfait de celle-ci même si je pense qu’elle pourrait être vendue moins cher !
La machine ouverte est superbe, et son écran mat du plus grand confort !

La machine ouverte est superbe, et son écran mat du plus grand confort !

En conclusion

Je pense avoir fait le tour de ce qui m’attirait sur cette machine et vous avoir donné quelques petits tips si elle vous intéresse. Si vous vous demandez « Pourquoi pas un mac », sachez que j’ai pas mal hésité mais ayant besoin de Windows pour développer sur les technos Microsoft, ça me paraissait un peu ridicule d’acheter un ordinateur Apple pour ne pas utiliser MacOS… Enfin, si vous avez des questions particulières, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, j’essaierai d’y répondre de manière aussi pertinente que possible.


Si vous suivez un peu l’actualité des produits sortis par Google ces derniers temps, vous connaissez peut-être le Chromecast, cet appareil qui une fois branché à votre TV permet d’y envoyer images et vidéos depuis votre téléphone. Mais connaissez-vous le Chromecast Audio ?

Chromecast Audio : Votre musique partout chez vous pour 39€

Ce Chromecast Audio de chez Google se branche à votre chaîne hi-fi ou votre ampli audio. Connecté en Wifi, il va vous permettre de jouer sur votre système audio votre musique, qu’elle soit stockée chez vous, dans le cloud, où que vous utilisiez un service de streaming comme Spotify ou Google Music.

Si vous en disposez donc un dans chaque pièce, vous voilà donc avec la possibilité de faire suivre votre musique avec vous que vous soyez en train de dîner avec des amis, faire la cuisine ou prendre votre douche le matin. N’ayant jamais trouvé mon bonheur sur le marché existant, je me suis donc empressé de le commander dès sa sortie. Voyons un peu ce qu’il a dans le ventre.

Déballage

L’appareil est livré dans une petite boîte qui n’est pas sans rappeler le packaging de chez Apple. A l’intérieur 3 éléments seulement :

  • Le Chromecast Audio
  • Un câble mini-jack mâle vers mini-jack mâle (attention il n’est pas long, moins de 20cm)
  • Un adaptateur secteur micro-usb
Le contenu du package est minimaliste mais efficace : le chromecast, un chargeur, un câble et... c'est tout !

Le contenu du package est minimaliste mais efficace : le chromecast, un chargeur, un câble et… c’est tout !

Le Chromecast Audio est étonnamment petit (il tient dans la main) mais au poids de l’appareil on sent que l’on n’est pas en présence d’un gadget. C’est lourd et ça inspire confiance. La finition est bonne et l’objet en lui-même ne présente que peu d’entrées/sorties :

  • une prise mini-jack 3.5mm qui intègre également une sortie optique (pour transmettre le signal audio à votre système)
  • Une prise micro-usb (pour alimenter l’appareil)
  • Une diode d’activité (qui change de couleur en fonction de l’état de l’appareil)
  • Un bouton de reset

Il est donc maintenant temps de brancher tout ça et de l’installer !

Installation du chromecast audio

En matière de branchement, difficile de faire plus simple : on relie à l’aide du câble jack/jack le Chromecast Audio à une entrée du système audio (dans mon cas ma « radio » de cuisine) et on branche le Chromecast Audio au secteur à l’aide de l’adaptateur fourni. Pour les branchements, c’est terminé, maintenant il faut configurer l’appareil avant de pouvoir l’utiliser.

Pas de smartphone, pas d’installation

Afin de rendre l’installation la plus simple possible, il faut passer par une application dédiée pour paramétrer le Chromecast. D’un côté je trouve ça bien car l’installation est hyper simple, mais l’inconvénient c’est qu’il vous faut impérativement un iPhone ou un téléphone Android pour pouvoir installer le bazar. Attention donc si vous comptez offrir ce jouet en cadeau, il faudra que son propriétaire soit équipé en conséquence.

On installe l’application, et on va donc passer par une succession d’écrans pour sélectionner le réseau wifi à utiliser et décider du petit nom que l’on va donner au Chromecast. Dans mon cas ce sera un très original  : « Cuisine ».

La configuration du Chromecast est très facile grâce à l'application dédiée

La configuration du Chromecast est très facile grâce à l’application dédiée

 

Wifi ou Bluetooth

Avant de basculer dans le test à proprement parler du Google Chromecast, vous pouvez vous demander quel est l’intérêt de ce type de boitier qui utilise une connexion wifi plutôt que bluetooth ? En fait il y a 3 avantages en faveur du wifi :

  • vous n’avez pas de contrainte de portée, ou en tout cas moins qu’avec le bluetooth (il suffit de capter le wifi pour pouvoir interagir avec l’appareil)
  • Vous bénéficiez d’une meilleure qualité audio (le wifi ayant une plus grande bande passante, il permet de faire transiter un signal audio beaucoup plus détaillé qu’en Bluetooth).
  • Vous pouvez faire autre chose en même temps, dans le sens où contrairement au bluetooth, votre téléphone ne sert pas d’intermédiaire entre le média et le Chromecast. Quand vous demandez au Chromecast de lire un fichier audio, c’est le Chromecast qui va le récupérer en wifi, pas votre téléphone qui l’envoie. Qu’est-ce que ça change ? Vous pouvez téléphoner sans que la musique s’arrête. Ou partir. Ou tomber en panne de batterie.

Le Chromecast Audio à l’usage

Pour l’instant il y a relativement peu d’applications compatibles avec le Chromecast Audio même si l’on trouve parmi elles quelques poids lourds de la musique :

  • Spotify
  • Deezer
  • Google Play Music
  • Plex
  • Rdio
  • Tunein Radio
  • Npr One

La liste ne fera certainement que grandir, d’autant plus que Google fournit toute la doc nécessaire pour que les développeurs d’applications puissent rendre leurs œuvres compatibles Google Cast.

La liste d'applications compatibles est mince mais de qualité. j'ai hâte de voir les prochaines !

La liste d’applications compatibles est mince mais de qualité. j’ai hâte de voir les prochaines !

Spotify Connect VS Google Cast

Possédant un abonnement Spotify Premium (c’est indispensable pour pouvoir utiliser Spotify sur le Chromecast Audio), j’ai voulu voir un peu ce que cela donnait, surtout comparé à un autre appareil du même acabit qui utilise la technologie « Spotify Connect », concurrente de Google Cast pour cet usage.

L’intégration du Chromecast audio dans l’appli Spotify donne une belle expérience sur mobile, moins sur PC/Mac : vous allez vite comprendre pourquoi. Sur mobile (que ce soit Android ou iPhone) une icône discrète vous informe de la possibilité de jouer votre musique sur un autre appareil. Un clic sur l’icône et s’affiche l’ensemble des périphériques compatibles Spotify, qu’ils utilisent Google Cast ou Spotify Connect. C’est donc là qu’apparait mon Chromecast audio sobrement baptisé « Cuisine ». A la sélection, il ne faut que quelques secondes pour que le son bascule sur le Chromecast Audio, sans interruption. C’est pas mal, mais c’est plus long que pour les périphériques Spotify Connect où la bascule est « instantanée ».

A l'usage le Chromecast est géré comme les autres appareils Spotify Connect sur mobile : l'icône "Cast" signale la présence de l'appareil et d'un clic la musique est transférée sur mon Chromecast Audio, dans ma cuisine

A l’usage le Chromecast est géré comme les autres appareils Spotify Connect sur mobile : l’icône « Cast » signale la présence de l’appareil et d’un clic la musique est transférée sur mon Chromecast Audio, dans ma cuisine.

Sur PC/Mac cela se gâte. En fait on ne peut tout simplement pas « envoyer » le son de Spotify sur le Chromecast Audio depuis les applications desktop. Celui-ci n’apparait pas dans la liste des périphériques disponibles. C’est dommage car j’étais habitué à mieux avec Spotify Connect. J’espère donc qu’une prochaine mise à jour des applis PC/Mac de Spotify viendra combler cette lacune.

De ce fait, je dois reconnaitre que l’intégration du Google Chromecast dans Spotify n’est pas aussi réussie que celle de Spotify Connect. De ce que j’ai compris, la raison en est que Google n’a pas proposé de kit de développement Google Cast compatible PC/Mac mais s’est concentré sur les mobiles pour l’instant. Cela changera peut-être dans les semaines à venir !

Sur PC, le Chromecast Audio n'est pas détecté là ou mon Gramofon, qui utilise Spotify Connect, est parfaitement reconnu.

Sur PC, le Chromecast Audio n’est pas détecté là ou mon Gramofon, qui utilise Spotify Connect, est parfaitement reconnu.

Qualité de son

Bon c’est quand même le plus important pour un appareil destiné à diffuser de la musique non ? A mon sens Google a bien joué son coup à ce niveau là en proposant à la fois une sortie analogique et une sortie numérique pour la partie audio de l’appareil. Pour profiter de la sortie numérique, il vous faudra un câble optique mini-toslink vers toslink pour brancher le Chromecast sur votre ampli audio. Si au contraire vous souhaitez utiliser la sortie analogique vous pouvez utiliser le câble mini-jack 3.5mm fourni dans la boîte, ou alors un câble mini-jack 3.5 vers RCA.

En terme de qualité, évidemment la sortie numérique, par définition, n’apporte aucune modification au signal, c’est votre DAC (ou celui intégré à votre ampli) qui fera son boulot qu’il s’agisse du Chromecast Audio ou d’un appareil beaucoup plus haut de gamme. Pour la partie analogique, c’est peut-être là où on peut légitimement avoir le plus de questions ! Je n’ai pas l’appareillage d’un labo numérique pour vous donner les courbes de réponses et autres mesures mais le son produit me parait très clair et détaillé. Je l’ai comparé à mon Sansa Clip+ qui a la réputation d’avoir une excellente sortie analogique et je ne pense pas pouvoir faire la différence à l’aveugle entre les deux (pensez à activer le mode HDR sur le Chromecast audio, sinon c’est moins bien).

Le Chromcast Audio pour redonner vie à un ampli non "connecté" ? (Crédit photo : Gizmodo)

Le Chromecast Audio pour redonner vie à un ampli non « connecté » ? (Crédit photo : Gizmodo)

Certains se demanderont comment Google arrive à mettre un si bon convertisseur analogique / numérique dans un appareil vendu 39€, mais en même temps si Sandisk y arrive avec son lecteur MP3 vendu dans le même ordre de prix, alors pourquoi pas ? En 2015, je suis à peu près certain qu’une puce DAC de qualité doit coûter quelques centimes à peine… Sur la version anglaise du Chromecast, Google parle d’un convertisseur « world class » mais n’en communique pas la référence… C’est bien dommage !

Un mot sur le multiroom.

Le multi-room, c’est un mot à la mode pour désigner le fait que l’on puisse jouer sa musique dans la pièce de sont choix, ou dans plusieurs à la fois. Si le chromecast est un bon premier pas dans le domaine, il lui manque pour l’instant la possibilité de diffuser une même source audio dans plusieurs Chromecast du domicile. C’est dommage mais Google a prévu l’arrivée de cette fonctionnalité dans les prochains mois. Il me tarde de voir ça et l’intégration de cette fonctionnalité dans les différentes applications !

Quels concurrents pour le Chromecast Audio ?

L’appareil de Google est atypique mais certainement pas le premier dans ce domaine. En fait c’est surtout par son prix que le Chromecast se distingue. On connaissait toute la gamme Sonos et notamment le Sonos Connect vendu… 400€. Alors c’est sûr que le Sonos propose certainement plus de fonctionnalités, mais pour même pas le prix d’un Sonos Connect on pourra équiper tout son domicile en Chromecast Audio ! Si c’est l’utilisation avec Spotify qui vous intéresse, vous devez également considérer le Gramofon qui est pour moi le concurrent le plus sérieux du Chromecast. J’en ai un (dans ma salle de bain donc !) et j’en suis très content. Dans le même genre j’ai aussi entendu parler du Rocki Play qui était prometteur sur le papier mais pas transcendant au final… Reste aussi tous les adaptateurs audio bluetooth qui ne vous apporteront pas la même souplesse mais pourront intéresser les moins pointilleux !

Et puis je suis aussi obligé de mentionner la borne Airport Express de chez Apple. Compatible seulement avec iTunes, elle peut s’avérer un concurrent efficace au chromecast si vous êtes déjà équipés avec toute une galaxie de produits Apple !

Le google chromecast aux côtés de ses concurrents directs.

Le Google Chromecast Audio aux côtés de ses concurrents directs (Rocki Play, Logitech Bluetooth Adapter, Gramofon et un autre adpatateur bluetooth Belkin).

En conclusion

On est ici en présence d’un appareil bien fini, aux possibilités intéressantes mais auquel il manque un support PC/Mac ainsi que la possibilité de faire du vrai multi-room. Ce qui me réjouit c’est que je vois ces 2 chantiers comme des choses totalement à la portée de Google et qui ne devraient nécessiter que des mises à jour logicielle. Le jour où ces 2 conditions sont remplies, je ne donne pas cher de la peau de la concurrence. Si comme moi vous aimez bien les vieux amplis et enceinte, voici un excellent candidat pour les faire revivre avec les titres les plus actuels ! Si vous souhaitez acheter le Chromecast Audio, ne cherchez pas sur Amazon, la société à décider ne plus vendre les chromecasts et AppleTVs… Il faudra vous rabattre chez Darty par exemple.


Aujourd’hui on ne parlera pas domotique ni mediacenter mais sport et plus particulièrement sport en musique. Comme la moitié de planète, je me suis mis depuis quelques mois à la course à pied. Et comme quand je cours j’aime bien écouter de la musique, il me fallait trouver une solution plus pratique que mon smartphone et sa batterie anémique. Si en plus il est possible de profiter d’un son de qualité c’est pas plus mal !

Le cahier des charges

Si vous travaillez dans l’ingénierie, mon cahier des charges ressemble probablement à celui dont rêvent vos clients à chaque projet :)

Je souhaitais un lecteur MP3

  • petit
  • ergonomique pour la course
  • pas cher
  • fiable
  • avec une bonne autonomie
  • qui produise une bonne qualité de son
  • avec beaucoup de mémoire

Et ici, contrairement au boulot, il est possible de réunir tous ces critères !

Le Sansa Clip Plus de Sandisk à la rescousse

Le Sandisk Sansa Clip Plus

Le Sandisk Sansa Clip Plus

L’élu de mes recherches est un lecteur MP3 pas très récent de chez Sandisk (sortie en 2009 !), le Sansa Clip Plus. Un petit baladeur MP3 minimaliste d’apparence mais qui cache bien son jeu. Voici quelques unes des caractéristiques qui m’ont convaincu :

  • le prix : 32€ le lecteur ! (Voire même 25€ en reconditionné)
  • la taille : il est minuscule et possède un « clip » permettant de l’accrocher facilement sur ma tenue de course
  • la capacité : sa mémoire interne de 4GB est extensible par une carte microSD ! Sachant que les cartes 32GB se négocient entre 15 et 20€, ça fait beaucoup de place à pas cher !
  • des boutons physiques ! je n’ai jamais essayé de piloter un lecteur MP3 avec un écran tactile en courant, mais cette expérience ne me tente pas vraiment :)
  • autonomie de 15h
  • capable de lire du MP3 mais aussi des formats sans perte comme le FLAC
  • quelques gadgets sympa : radio FM, dictaphone…

Cela fait 1 bon mois que je l’ai et j’en suis fan ! Ce lecteur ne fait qu’une chose, jouer de la musique, et il excelle dans ce domaine ! Ses concurrents, souvent plus chers n’arrivent pas à son niveau en terme d’ergonomie ou de qualité de son. Mais ce n’est pas tout…

On est geek ou on n’est pas geek ?

Rockbox, ou comment décupler les possibilités du Sansa Clip Plus !

Rockbox, ou comment décupler les possibilités du Sansa Clip Plus !

Ce lecteur a un autre avantage de taille ! On peut remplacer le logiciel interne par Rockbox, un firmware qui va décupler les possibilités de l’appareil ! ça s’installe en 5 minutes, et voici quelques avantages de mettre Rockbox sur son Sansa Clip Plus :

  • démarrage/extinction instantané
  • plus de 30 formats de fichiers musicaux supportés
  • autonomie accrue
  • support des cartes microSD jusqu’à 128GB (d’origine le lecteur ne gère pas les cartes de plus de 32GB)
  • contrôle du rendu de lecture avec equalizer
  • système de plugins pour étendre les possibilités du lecteur
  • gestion de l’accessibilité avec vocalisation des menus (à tester pour la course justement !)
  • personnalisation de l’interface via des thèmes

Bref, que vous soyez geek ou pas, l’installation est suffisamment simple pour que tout le monde ait un intérêt à tenter l’expérience !

Attention : Comme d’habitude, vous êtes seuls responsables de vos actes, le mode opératoire que je donne ici a fonctionné pour moi mais je ne saurais être tenu pour responsable en cas de pépins, vous êtes prévenus !

Etape 1 : Préparer le lecteur pour l’installation de rockbox

Avant de procéder à l’installation de rockbox, il faut vérifier que votre lecteur est à jour et bien chargé. Pour connaître la version du lecteur, il suffit d’aller dans Réglages > Paramètres Système > Information. La dernière version au moment où j’écris ces lignes est la 01.02.18. Si vous êtes déjà à la version 01.02.18 passez à l’étape 2, sinon voici comment faire la mise à jour :

Téléchargez le fichier clppa.bin que voici et collez le à la racine du lecteur. Déconnectez le lecteur et patientez : la mise à jour se fait automatiquement !

Etape 2 : Installer rockbox

Pour installer Rockbox sur notre Sansa Clip Plus, nous allons avoir besoin de RockboxUtility, un petit programme qui va configurer comme un grand le sansa clip plus !

  • Téléchargez donc RockboxUtility depuis cette page et décompressez le fichier zip sur votre ordinateur (vous obtenez un répertoire contenant RockboxUtility.exe).
  • Branchez le sansa clip plus et patientez jusqu’à ce que Windows le détecte. Chez moi il est accessible via le lecteur I:
  • Lancez RockBoxUtility.exe, le premier écran de RockboxUtility apparait
  • Sélectionnez sur l’écran la lettre adéquate (chez moi I:) et le type de lecteur Sansa Clip+ (Stable) comme dans l’écran ci-dessous.
Sélection du point de montage et du modèle du lecteur

Sélection du point de montage et du modèle du lecteur

  • Cliquez sur OK. Arrive alors l’écran principal d’installation, je vous conseille de cocher au moins les 4 premières cases. Si vous souhaitez avoir des thèmes particuliers, choisissez les en cliquant sur le bouton Personnaliser. Personnellement j’aime bien les thèmes Classic et Equilibrium. Après c’est une question de goût !
Choix des options de configuration de Rockbox

Choix des options de configuration de Rockbox

  • Quand vous êtes prêt, cliquez sur Installer, RockboxUtility va alors vous demander de lui fournir le fichier clppa.bin (téléchargeable sur le site de sandisk ou ici) et va alors commencer le déploiement de Rockbox sur votre Sansa Clip+
Déploiement de Rockbox

Déploiement de Rockbox

  • Quand l’opération est terminée, cliquez sur le bouton Ejecter. Et vous voilà en possession du meilleur lecteur MP3 que j’ai pu avoir en main :)
Il n'y a plus qu'à éjecter le lecteur pour en profiter !

Il n’y a plus qu’à éjecter le lecteur pour en profiter !

Avant de vous lâcher dans la nature

Sachez que des âmes charitables ont écrit un manuel d’utilisation pour Rockbox sur le Sansa Clip Plus, vous le trouverez ici en PDF (en anglais).
J’utilise plusieurs heures par semaine ce petit bijou de technologie qui n’a pas à rougir de la concurrence, même en 2015. Si je devais lui trouver un défaut, ce serait le fait qu’il se recharge via une prise mini USB (et pas micro USB), mais là c’est vraiment pour chercher la petite bête ! Si vous avez aussi de bons lecteurs audio à conseiller ça m’intéresse, des fois que le sansa clip plus ne soit plus vendu… Enfin, si pour accompagner le Sansa Clip+ vous cherchez un bon petit casque pour courir sans vous ruiner, je suis un adepte du modèle KSC75 de chez Koss qui est pour moi un super compromis prix/son/maintien ! Voilà, maintenant vous savez tout !