Si vous lisez régulièrement ce blog, vous le savez : j’aime le RaspberryPi, j’aime la musique, et j’aime encore plus la combo des deux. J’avais expérimenté une première fois ce mariage dans le cadre de la remise au goût du jour d’un vieux poste radio T.S.F. mais il fallait bien reconnaître que si le RaspberryPi offre une grande souplesse d’intégration, sa partie audio analogique est d’un piètre niveau.

C’est là qu’entre en jeu Wolfson

Wolfson, si vous ne connaissez pas cette société, est une entreprise dont le coeur de métier est l’audio, et l’audio de qualité. Quand j’ai entendu parler d’une carte audio de chez eux à destination du RaspberryPi, je n’avais qu’une envie, la tester ! Ce souhait est devenu réalité grâce au distributeur Farnell, auprès duquel j’ai pu m’en procurer un exemplaire.

Présentation de la carte

Beaucoup de choses ont été dites sur cette carte, je vais vous récapituler ici l’essentiel :

  • Elle s’enfiche sur le RaspberryPi (utilisant le port GPIO et le connecteur P5)
  • Elle coûte un peu moins de 30 euros
  • Elle offre une connectique complète en matière d’audio

 

La Wolfson Audio Card installée sur un RaspberryPi

La Wolfson Audio Card installée sur un RaspberryPi

Et oui, cette carte audio a beau faire la taille d’une demi-carte de visite, elle offre néanmmoins une belle connectique :

  • Une entrée analogique mini-jack
  • Une sortie analogique mini-jack
  • Un connecteur mini-jack à 4 contacts pour un combo micro/casque (comme sur les smartphones)
  • Une entrée numérique SPDIF
  • Une sortie numérique SPDIF
  • Un petit amplificateur intégré pour brancher 2 haut-parleurs (Attention, soudure obligatoire, et il faudra également alimenter la carte séparément pour cet usage)
  • Deux micro numériques
Détail des entrées/sorties de la carte Wolfson

Détail des entrées/sorties de la carte Wolfson

Qualité de son

En matière d’audio analogique, le RaspberryPi partait de loin : son nasillard, craquement lors de changement de piste, pas de micro, pas de sortie audio numérique séparée du HDMI… La carte Wolfson vient combler tous ces désagréments ! J’ai effectué mes tests avec mon ampli de salon, mais aussi avec un petit ampli de classe T à 20€ et dans un cas comme dans l’autre, la qualité du son produit est exemplaire ! Au niveau des fonctions annexes, j’ai également pu y brancher le kit piéton de mon smartphone et profiter aussi bien du micro que de la sortie casque sans soucis.

Pour les makers, je vois pas mal de champs d’application à cette carte : radio internet, téléphone VoIP, station de notifications… Les possibilités sont nombreuses et comme souvent dans ce domaine, la seule limite restera votre imagination :)

Configuration

Parlons maintenant des sujets qui fâchent, à savoir la configuration de la carte, ou plus précisément l’installation de ses pilotes. Si vous souhaitez utiliser cette carte, 2 choix s’offrent à vous : utiliser une distribution pré-configurée (comme celle officielle proposée par Farnell ou bien encore la distribution Volumio que j’ai découverte lors de mon test), ou alors patcher et recompiler le noyau de votre distribution (et ça, c’est beaucoup moins fun).

Des rumeurs promettent l’intégration des drivers de la carte dans une future version de Raspbian mais je n’ai pas vu de grande avancée de ce côté. Et que vous choisissiez la distribution pré-configurée ou le noyau maison, vous allez devoir rester sur une version figée de votre noyau, ce qui est loin d’être idéal en matière de support et de sécurité !

Quel avenir pour la carte ?

A l’heure où je termine cet article, une nouvelle version de Raspbian (sans les drivers de la carte) est sortie, et le modèle de RaspberryPi m’a servi dans mes tests (modèle B) risque de se raréfier au profit du modèle B+, tout simplement incompatible avec la carte son de chez Wolfson… Il va donc falloir de l’activité aussi bien sur le plan matériel que logiciel pour que l’utilisation de cette carte soit pérenne.

Cerclé de rouge, le connecteur P5 utilisé par la carte Wolfson. Ce connecteur n'est plus disponible sur le modèle B+ du RaspberryPi

Cerclé de rouge, le connecteur P5 utilisé par la carte Wolfson. Ce connecteur n’est plus disponible sur le modèle B+ du RaspberryPi

En conclusion

On a là un bon produit qui tient ses promesses au niveau matériel mais qui demande de solides connaissances au niveau logiciel pour en profiter pleinement. Si vous voyez la recompilation du noyau linux comme l’entrée des portes de l’enfer, peut-être qu’une carte son nativement supportée par Raspbian comme l’Hifiberry serait plus appropriée. Pour ma part, je pense tout de même l’utiliser pour mon prochain projet audio à base de RaspberryPi ! Enfin je remercie Farnell pour m’avoir donné l’opportunité de jouer avec !

Quelques liens utiles au sujet de cette carte qui peuvent vous intéresser


Mardi soir, comme beaucoup de mardis, je tentais de conquérir le monde j’allais au l@bx (le hackerspace de notre belle ville de Bordeaux) quand je suis tombé sur une benne d’où dépassait un boitier blanc arborant un logo caractéristique : une Time Caspsule d’Apple de première génération.

La Time Capsule est un périphérique original, une sorte de mariage entre un routeur et un NAS. Cet objet permet aux utilisateurs de périphériques Apple de faire des sauvegardes automatiques de leurs appareils (voir le discours marketing).

 

Mais pourquoi jeter une Time Capsule ?

Sûrement parce qu’elle est en panne. Mais en panne ça veut dire quoi ? Le disque dur a été récupéré, visiblement le problème ne venait pas de là. Etant donné qu’à cet instant j’ai tout « le reste » entre les mains, la panne doit affecter ce que j’ai devant moi.
La time capsule ouverte ! On distingue le disque dur sur la partie supérieur, la carte mère (en bleu) et l'alimentation (sous le plastique transparent)

Une Time Capsule ouverte ! On distingue le disque dur sur la partie supérieure, la carte mère (en bleu) et l’alimentation (sous le plastique transparent)

 

Pile ou face

Dans cette carcasse de Time Capsule il y a 2 parties bien distinctes. La carte mère, avec ses composants microscopiques, et l’alimentation protégée par un emballage fait de plastique plus ou moins souple. Si la panne vient de la carte mère c’est cuit : la taille des composants et la complexité du circuit m’empêcheront d’aller plus loin. Alors, au culot, j’arrache la protection de l’alimentation pour pouvoir jeter un œil à ses composants « à taille humaine ».
L'alimentation, débarrassée de sa protection

L’alimentation, débarrassée de sa protection

NDR : Toutes mes excuses pour la qualité des photos, je n’avais pas spécialement prévu cet « épisode » et j’ai donc dû me contenter de mon smartphone pour témoigner de mes avancées !

Un condensateur bombé est un condensateur mort.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article, la voici : un condensateur dont la tête est bombée, voire pire, qui fuit, est un condensateur mort. Et c’est justement le cas de deux condensateurs sur cette alimentation.
Les deux condensateurs noirs sont HS (leur tête est bombée et il y en a même un qui fuit)

Les deux condensateurs noirs sont HS (leur tête est bombée et il y en a même un qui fuit)

Même capacité, et tension égale ou supérieure.

Me voici parti pour remplacer ces condensateurs, pour le sport ! Pour choisir un remplaçant d’un condensateur, il faut en trouver un de même capacité (unité : le Farad, F) et supportant une tension égale ou supérieure (exprimée en Volt, V). Dans le cas présent, mes condensateurs portent les valeurs suivantes : 1500µF et 6.3V. Après 10 minutes de recherches dans cette caverne d’alibaba qu’est le hacklab, j’ai réussi à mettre la main sur une carte mère de PC HS qui comporte plusieurs condensateurs « 1500µF / 6.3V », soit exactement les mêmes caractéristiques que mes composants malades.
Il sont beaux, ils sont neufs, voici nos condensateurs de remplacement !

Il sont beaux, ils sont neufs, voici nos condensateurs de remplacement !

 

Remplacement

C’est parti ! Je dessoude les condensateurs malades, puis ceux qui m’intéressent sur la carte mère de PC. A ce moment je me rends compte que je vais avoir un petit souci… Les pattes des condensateurs à remplacer avoisinent les 12mm de long, là où mes condensateurs sains s’arrêtent à 4mm. Il va me falloir faire des « rallonges ».
C'est pas très beau on est d'accord... Mais ça fait le job !

Les rallonges en question. C’est pas très beau on est d’accord…  Mais ça fait le job !

On soude les condensateurs sains.
Nos condensateurs sont prêt à reprendre du service !

Nos condensateurs sont prêts à reprendre du service !

On repositionne tant bien que mal le tout (Note pour plus tard : si c’était à refaire je mettrais des fils 5mm plus longs pour pouvoir caler les condensateurs bien à plat).
Là aussi c'est pas super clean... mais ça ne bouge pas.

Là aussi c’est pas super clean… mais ça ne bouge pas.

 

Moment critique

Ayant réduit en miettes la protection plastique de l’alimentation, j’emballe celle-ci avec un, très esthétique (n’est-ce pas), ruban adhésif orange, avant de la replacer dans son logement.
Histoire de se prendre une belle châtaigne...

Histoire de pas se prendre une belle châtaigne…

On replace l'alimentation à sa place et on rebranche les connecteurs

On replace l’alimentation à sa place et on rebranche les connecteurs

Je branche, et… ça démarre ! Après installation des outils adéquats sur mon PC, j’ai pu mettre à jour la Time Capsule et la configurer. Il ne manque plus qu’un disque dur dans la bête pour qu’elle retrouve toutes ses fonctions !

 

Une erreur de conception

Après quelques recherches, je me suis rendu compte que ce problème d’alimentation défaillante était très courant sur cette génération de Time Capsule (un site a même existé pour recenser les Time Capsule mortes ainsi). La faute à une erreur de conception : cet objet, très esthétique ne comporte aucune bouche d’aération, le refroidissement s’effectuant par convection.
Autant dire qu’avec une alimentation, un disque et une carte mère entassés dans un si petit boitier, ça chauffe ! L’alimentation étant la pièce la plus fragile face à la chaleur, c’est elle qui souffre le plus de ces hautes températures. Et si la Time Capsule possède bien un ventilateur, celui-ci ne se déclenche qu’en cas d’arrêt d’urgence lié à une surchauffe !

 

A chacun sa réparation

Plusieurs internautes ont constaté ces problèmes et j’ai vu ça et là diverses mises en œuvre  pour combler cette défaillance, notamment en créant (de manière plus ou moins esthétique) une aération, ainsi qu’en forçant le ventilateur interne à tourner en continu comme ici ou .

 

Et si je ne suis pas le seul à avoir opté pour un remplacement des condensateurs, d’autres sont partis sur des remèdes un peu plus extrêmes, supprimant l’alimentation interne ! En remplaçant cette dernière par une alimentation de PC ou de disque dur externe, ces hackers auront également contourné le problème de surchauffe (l’alim devenant externe ne réchauffe plus l’intérieur de la capsule). Au final, il n’y a pas qu’une seule manière de réparer cette petite bête, donc la prochaine fois… ne la jetez pas :)

 

Un beau boitier pour mon RaspberryPi
C’est la première réflexion qui m’est venue quand j’ai trouvé cette Time Capsule… Un de mes amis, Axel, souhaitait se monter une passerelle multimédia pour sa TV, et ce boitier me semblait parfait pour abriter un RaspberryPi et son disque dur. D’ailleurs plus tard, je suis tombé sur cet instructable qui présente un projet dans le même esprit

Il y a quelques temps, je cherchais comment remplacer mon NAS actuel (un ReadyNas Duo de chez Netgear) par quelque chose d’un peu plus évolutif sans dépenser 500 euros. Très vite, la solution qui s’est imposée à moi a été d’assembler ce NAS plutôt que d’en acheter un tout fait.

Le choix du matériel

Ici j’ai fait dans le discret mais néanmoins efficace : une carte mère au format mini-ITX qui intègre un chipset graphique (Nvidia ION) et un processeur basse consommation : un Intel Atom i330 dual core. On ajoute 2GB de Ram, une alim 200W récupérée d’une vieille tour, et on a la base d’un NAS pas cher, qui consomme peu tout en étant performant (un intel core i7 pour gérer des transfert de fichier… c’est comment dire… ridicule).

Le choix du logiciel

Là aussi, si vous ne souhaitez pas réinventer la roue, il existe quelques distributions linux très bien pensées qui sont conçues pour cet usage et offrent toutes les fonctionnalités classiques d’un NAS. J’ai choisi pour ma part OpenMediaVault dont je suis super content mais il en existe d’autres comme FreeNAS ou NAS4Free par exemple.

La console d'administration d'OpenMediaVault

La console d’administration d’OpenMediaVault

La question du boitier

C’était la plus grande problématique. Mon NAS doit loger dans mon meuble TV qui n’est pas hyper grand. L’emplacement que je peux offrir à ce NAS mesure 40*16*40cm, et autant vous dire que des boitiers qui rentrent dans 16cm de haut tout en permettant de caser 4 disque 3,5pouces, ça ne court pas les rues… En fait, je n’ai trouvé aucun candidat, à part peut-être reconvertir un rack de serveur d’entreprise… Mais bonjour le bordel dans le salon…

La solution du pauvre WAF

Puisque je n’ai pas pu trouver un boitier dans le commerce, j’ai décidé de… me le fabriquer :) ça t’étonne hein ? L’avantage c’est que du coup je peux me faire quelque chose aux petits oignons, pour (vraiment) pas cher et que c’est plutôt fun. L’inconvénient c’est que jusqu’à ce jour je n’avais jamais fait quelque chose de ce genre, mes bricolages habituels étant plus orientés électricité/électronique que découpe et travail de matériaux…

Autant te le dire tout de suite, si t’as pas beaucoup de ronds, là on peut arriver à un coût imbattable (non mais vraiment).

La liste des courses

  • Des panneaux de MDF (vu les dimensions, j’ai pu acheter des chutes chez Merlin pour un total de… 3€)
  • Des visses / écrous / rondelles en 3mm : 1€
  • Une grille (récupérée sur un haut parleur HS)
  • Une cage de disque durs (récupérée sur une vielle tour de 1998 au hacklab)
  • De la peinture (j’avais un vieux pot de peinture noir mat pour bois « Carrefour Home » -ouais je sais-, ça fait le boulot. Neuf ça coûte dans les 9€)

Au niveau matériel j’ai pu profiter de l’atelier de beau papa où j’ai utilisé : scie circulaire, cutter, agrafeuse, colle à bois, lime à bois, papier à poncer, pinceaux, règles en tous genres, serres-joints etc… Au passage, je le remercie pour son aide, je n’aurais pas obtenu un résultat pareil sans lui !

Réalisation

Je ne peux pas vous faire un tuto étape par étape mais j’ai essayé de prendre quelques photos durant la réalisation.

Petite vérification de la future implantation des composants

Petite vérification de la future implantation des composants

Assemblage des côtés du boitier (à la colle pour ne pas voir de visses depuis l'extérieur)

Assemblage des côtés du boitier (à la colle pour ne pas voir de visses depuis l’extérieur)

Patron en carton pour le fond de la boîte

Patron en carton pour le fond de la boîte

Collage du fond

Collage du fond

Emplacement de la carte mère (grosse prise de tête pour l'alignement des 4 boulons)

Emplacement de la carte mère (grosse prise de tête pour l’alignement des 4 boulons)

Face arrière du boitier

Face arrière du boitier

Face avant

Face avant

Mise en peinture (ne pas oublier de poncer). 2 couches

Mise en peinture (ne pas oublier de poncer). 2 couches

Fixation de la cage de HDD récupérée (on voit le tapis d'isolant -vive la recup- qui vise à absorber une partie des vibrations). On voit également la grille de haut parleur agrafée (avec du carton devant pour eviter que les agrafes ne transpercent la façade)

Fixation de la cage de HDD récupérée (avec dessous le tapis d’isolant -vive la recup- qui vise à absorber une partie des vibrations).
On voit également la grille de haut parleur agrafée (avec du carton devant pour eviter que les agrafes ne transpercent la façade).

Tadaaaa ! Il n'y a plus qu'à ranger dans le meuble :)

Tadaaaa ! Il n’y a plus qu’à ranger dans le meuble :)

Le résultat

Rien d’extraordinaire mais le boitier est plutôt discret, il s’intègre bien dans mon meuble dans lequel il rentre à la perfection (normal). Pour éviter d’éventuels bruits de vibrations, un tapis en caoutchouc a été glissé sous la cage des disques avant de la visser. Dans le même but, des patins en feutre ont été collés sous le boitier. Niveau budget j’ai pu profiter de mes différents circuits de récup ce qui m’ont permis de descendre… à moins de 5euros pour le boitier ! En sachant que j’avais trouvé la carte mère avec ses 2 GB de Ram pour 30€ sur leboncoin, ça fait un NAS vraiment pas cher du tout…  Les disques à mettre dedans resteront  la partie la plus onéreuse :).

J’espère que cette modeste réalisation donnera des idées à quelques uns ! Mon NAS tourne maintenant depuis plusieurs mois et j’en suis enchanté !


Cet article fait partie de la série Reelapi (2 articles au total)

Cela fait maintenant quelques mois que j’ai écris cet article montrant comment j’avais marié une radio des années 50 et un RaspberryPi. Depuis, j’ai effectué quelques petites modifications dessus et je me suis dis qu’il était temps de les partager ici !

Nouvelle alimentation

Souvenez-vous, j’avais commencé par utiliser une alimentation d’un kit pour disque dur, proposant à la fois du 5V (pour le RaspberryPi) et du 12V (pour l’ampli) avant de finalement tout brancher en 5V ! Du coup, utiliser une alim si particulière n’avait aucun intérêt ! J’ai donc changé mon fusil d’épaule et j’ai opté pour une alim 5V acheté 3,5€ sur Dealextreme (sont forts ces chinois).

Alimentation de chez DX capable de transformer du 220V AC en 5V DC (2A max)

Alimentation de chez DX capable de transformer du 220V AC en 5V DC (2A max)

En quelques minutes le remplacement aura été fait. Cette nouvelle alim est plus compacte, plus stable (un petit potentiomètre permet de régler à l’aide d’un tournevis la tension désirée en sortie) mais surtout elle ne vient plus parasiter le signal audio comme le faisait la précédente ! Que du bon donc !

La nouvelle alimentation en place à la place de l'ancienne (la noire)

La nouvelle alimentation en place à la place de l’ancienne (la noire)

Un ampli un peu trop puissant

Bien que mon ampli ne soit pas un monstre de puissance, le son était bien trop fort avec mon unique haut-parleur de 16cm. Au niveau ergonomie, cela se traduisait par un bouton de volume très sensible, et au final, je n’utilisais que 20% de la course disponible du bouton (je n’ai jamais essayé de le tourner à fond, de peur d’endommager le haut parleur).

La réponse à ce soucis se trouvait sur le schéma de l’amplificateur.

Schéma de l'amplificateur. On voit dans la bulle les 2 configurations possibles du jumper

Schéma de l’amplificateur. On voit dans la bulle les 2 configurations possibles du jumper JP1

On voit qu’un cavalier (jumper), JP1 de son petit nom, permet de modifier la puissance d’amplification (26dB ou 46dB). Par défaut il est en position 46dB et il faut donc l’enlever pour passer à 26dB.

Photo de l'ampli. Le jumper JP1 n'est autre que le petit cavalier noir à gauche des 4 condensateurs.

Photo de l’ampli. Le jumper JP1 n’est autre que le petit cavalier noir à gauche des 4 condensateurs.

Une fois le jumper retiré, je peux à nouveau utiliser toute la course de mon bouton de volume ! Je ne crains plus pour mon haut parleur et j’ai également l’impression d’avoir gagné en clarté du son !

Adieu MPD (Music Player Daemon)

Là je touche une corde sensible :) J’étais assez content de mpd, le logiciel de lecture de musique que j’avais présenté dans l’article d’origine. Malheureusement, il a quelques défauts qui m’ont incité à tester autre chose, notamment :

  • l’impossibilité de gérer nativement mes podcasts (j’en écoute de plus en plus)
  • l’obligation de devoir rajouter à la main mes webradios dans un fichier texte pour pouvoir les écouter
  • Des craquements disgracieux se faisaient entendre lors du passage d’une chanson à l’autre (assez agaçant)

Notez que ce dernier point est en partie dû à la sortie audio analogique du RaspberryPi qui est de piètre qualité (bien que suffisante pour mon usage). Le fait d’arrêter/reprendre le flux sonore engendre ce genre de craquement, quel que soit le logiciel.

Bonjour au couple LMS + Squeezelite

Logitech fabrique (ou plutôt fabriquait) une excellente série de radios connectées, les SqueezeBox. Ces radios internet avaient comme particularité d’être assez souples dans leur utilisation en permettant de lire podcasts, fichiers MP3/OGG/Flac/etc, webradios (avec plusieurs milliers de webradios pré-enregistrées). Pour cela, ces radios se connectaient soit à un serveur de chez Logitech, soit à un serveur local avec le logiciel qui va bien : Logitech Media Server.

Coup de bol N°1 pour moi, des fans de cette ligne de radios connectées ont créé un logiciel linux permettant de profiter de toutes les fonctionnalités des SqueezeBox : Squeezelite. Coup de bol N°2, un amateur du RaspberryPi a créé une distribution dédiée à cet usage : SqueezePlug. Grâce à tout ça, en 15 minutes j’ai pu remplacer mon installation MPD par le couple SqueezePlay + LMS.

L'interface web de Logitech media Server

L’interface web de Logitech media Server

Les avantages, pêle-mêle

  • Ma radio gagne en fonctionnalités (Réveil, lecture de podcasts, des milliers de radios web disponibles en un clic, etc…)
  • Fini les craquements ! (car le logiciel maintient un flux audio constant sur la sortie son du RaspberryPi)
  • Possibilité de configurer ma radio depuis mon smartphone (via l’appli officielle SqueezeBox), mais aussi depuis mon PC (via Logitech Media Server).
  • Possibilité de faire du « multi-room » : si j’ai plusieurs RaspberryPi/SqueezeBox chez moi, je peux faire lire au premier une webradio, au second un podcast, etc… ou la même chose à tout le monde de manière synchronisée.
  • Possibilité d’intégrer le fonctionnement de la radio à mon ensemble domotique (car les SqueezeBox sont contrôlables par des requêtes HTTP)

Encore plein de choses à améliorer

Je ne sais pas si un jour j’aurai vraiment terminé cette radio, à chaque fois que je me pose la question « comment pourrais-je l’améliorer » je trouve bien une dizaine de réponses !

Parmi celles-ci, il y aurait bien :

  • Permettre de faire « play/pause, précédent, suivant » avec un des boutons inutilisés de la façade, sûrement à l’aide d’un encodeur rotatif
  • Concevoir une façade arrière un peu sympa qui permette de déporter les ports inutilisés du RaspberryPi (RJ45, USB), quelques voyants de fonctionnement, interrupteurs, etc…
  • Ajouter une entrée audio auxiliaire (et pourquoi pas un dock Apple ?)

Quoi qu’il en soit, tout fonctionne très bien, et j’écoute tous les jours France Inter sur cette radio ! Allez je vous laisse, il faut que j’écoute le dernier épisode de La Grotte du Barbu.

Ma petite radio qui me sert quotidiennement... Quelle sera sa prochaine mise à jour ?

Ma petite radio qui me sert quotidiennement… Quelle sera sa prochaine mise à jour ?


Ce weekend c’était weekend de pont ! Aussi je ne pouvais pas louper l’occasion de réaliser un petit chantier ! Attention, cet article s’adresse aux plus barbus d’entre vous, ceux qui pratiquent l’électronique de temps en temps, et savent qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec le 220V ! Mais si tu es juste curieux, tu as le droit de lire la suite :)

L’objectif du jour est de convertir une alimentation de PC en une alimentation d’atelier, bien pratique quand on bricole ! Cette alimentation permettra de disposer de différentes lignes de tension (3,3V, 5V et 12V) qui sont très utilisées en électronique. Alors tout d’abord pourquoi une alimentation de PC ?
  • c’est pas cher, voire gratuit si on en récupère une vieille
  • c’est très stable
  • c’est très puissant (plus que la majorité des alimentations d’atelier du commerce)
  • ça propose une bonne palette de tensions utiles

La liste des courses

Alors pour le bricolage du jour, voici ce que j’ai utilisé
Pièces :
Matériel :
A propos des fournitures : Les composants électroniques (leds et résistances 1/4W) ont été pris dans mon stock, mais sinon vous trouverez ça pour quelques centimes en magasin ou sur internet. Les seuls éléments en gras sont obligatoire pour le bon fonctionnement du projet, mais sans le reste ça risque d’être très galère au montage, et suivant votre alim, les tensions peuvent être instables sans la résistance de 10W. Evidemment, sans interrupteur, l’alimentation sera sous tension en permanence dès qu’elle sera branchée.
A propos de la résistance de 10W : Certaines alimentations n’en ont pas besoin pour fonctionner, d’autres oui. La présence de cette résistance est censée améliorer la stabilité de l’alimentation qui en général n’aime pas être allumée « à vide ». Une valeur de 5Ohms à placer sur la ligne 5V est recommandée pour les anciennes alims, tandis qu’il est conseillé de passer à 22Ohms sur la ligne 12V pour une alim récente. J’ai trouvé sur ebay une résistance à 5,6Ohms pour 3,40€ frais de port inclus.
La résistance de puissance

La résistance de puissance

 

Choisir sa victime

Peu importe son âge, n’importe quelle alim fera l’affaire ! Un conseil par contre, on va devoir installer pas mal de bazar à l’intérieur, donc mieux vaut qu’il y ait un peu de place dans la boîte ! Pour ma part, j’ai trouvé au hacklab une alim amputée de quelques uns de ses connecteurs… ce n’est pas grave, on va tous les dégager ! Voici mon cobaye, une alim de 350W de marque « Top-Elite ».
Ma victime

Ma victime

Un coup d’oeil sur l »étiquette nous donne quelques infos intéressantes ! Voici les tensions disponibles sur cette alim : 3.3V (20A max), 5V (35A max), 12V (17A max), -5V (0.5A max), -12V (0.5A max).
Jusqu'à 35A sur le 5V, ça me change de mes chargeurs de téléphone :)

Jusqu’à 35A sur le 5V, ça me change de mes chargeurs de téléphone :)

Personnellement, les tensions négatives ne m’intéressent pas, donc je n’en ferai rien, d’ailleurs il est possible qu’elles ne soient même plus présente sur votre alimentation si elle est récente !

 

On désosse

Donc c’est la première étape, on coupe l’étiquette de garantie, dévisse les 4 vis du capot, et voici les entrailles de la bête.
Les entrailles de la bête

Les entrailles de la bête

Pas mal pour son âge, on a vu (beaucoup) plus moche ! Pour notre opération de transformation, il va falloir percer des trous dans la façade pour y disposer plus tard interrupteurs, leds et fiches bananes. Donc il faut démonter au max pour protéger le circuit de la limaille de fer occasionnée par le perçage. Chez moi ça se résumait à 4 vis qui tenaient le circuit. Par contre je ne pouvais pas complètement séparer le circuit de la carcasse, donc j’ai couvert le tout d’un chiffon.
Au fait, vous voyez les 2 gros condensateurs au bas de la photo ? CE NE SONT PAS VOS AMIS. Donc on ne touche pas. Sous aucun prétexte !

 

On perce

Je souhaite garder 3 tensions différentes accessibles via des fiches bananes (comme au collège, dans tes TPs de physique, tu te souviens ?). Donc 3 tensions + la masse = 4 fiches bananes à installer, donc 4 trous. A ça il va falloir ajouter un interrupteur, et 2 leds. Donc on trace les repères…
Repères tracés !

Repères tracés !

..et on perce, droit, (enfin on essaie)
Des p'tis trous, des p'tis trous, toujours des p'tis trous

Des p’tis trous, des p’tis trous, toujours des p’tis trous

Là pour moi c’était le plus pénible, maintenant on passe à la partie que je préfère  !

 

On coupe !

Et quand je dis « on coupe » c’est facile : on coupe tout :D Mouhahahahaha ! Ensuite on groupe tout par couleur.
Massacre à la pince coupante

Massacre à la pince coupante

 

Sur les alim de PC de type ATX (soit 99% des alim de PC en circulation), les couleurs des câbles sont identiques et respectent le schéma suivant :

 

Légende des couleurs des câbles

 

Le bleu et le blanc, on s’en moque, donc j’ai mis un peu de ruban d’électricien au bout pour isoler.

 

On soude

Pour l’interrupteur : le fil vert et un fil noir
Pour la led jaune (standby) : un fil noir sur le -, le fil violet sur le + SANS OUBLIER LA RESISTANCE
Pour la led verte (power ok) : un fil noir sur le -, le fil gris sur le + SANS OUBLIER LA RESISTANCE
Pour la résistance cémentée : un fil noir et un fil rouge
Pour les grappe restantes de fil jaune, rouge, orange et noir, j’ai torsadé les extrémités entre elles que j’ai ensuite étamées.
On n'oublie pas de passer la gaine thermo-rétractable !

On n’oublie pas de passer la gaine thermo-rétractable !

Si votre alimentation est récente

Il faudra probablement connecter d’autres câbles pour éviter que l’alimentation ne s’éteigne à la moindre charge.

  • Si vous avez un câble ROSE (+5V sense), il faut le souder à un câble ROUGE (+5V)
  • Si vous avez un câble MARRON (+3.3V sense), il faut le souder à un câble ORANGE (+3.3V)

Sans ça, dès l’alimentation s’éteindra dès que vous tirerez un peu de courant dessus…

On sertit

Sur chaque grappe de fils, on enfile une cosse que l’on sertit avec la pince plate (ou encore mieux, une pince à sertir). Ne faites pas comme moi à prendre des cosses trop petites, après faut bricoler, c’est la galère (cf mes fils noirs dans la photo qui suit). J’ai ajouté de la gaine thermorétractable pour éviter un contact inopportun. C’est pas forcément indispensable mais je trouve ça plus propre.
On n'oublie pas non plus de positionner la gaine correctement !

On n’oublie pas non plus de positionner la gaine correctement !

 

On installe

On place les cosses sur les fiches bananes, avec les rondelles et écrous qui vont bien. A ce moment, l’ensemble devient testable. Encore une fois, faites très attention à vous, le 220V c’est mortel ! Donc avant de mettre sous tension, on vérifie que la terre est bien branchée (câble bicolore jaune et vert) et sous aucun prétexte on ne met les doigts dans le boitier. Perso à ce moment j’ai vérifié avec un voltmètre que les tensions étaient toujours correctes.
Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu sur le bouton bleu

Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu sur le bouton bleu

 

La touche chinoise

Non, ce n'est pas un pistolet laser, seulement un pistolet à colle (chaude) : 10€ chez merlin.

Non, ce n’est pas un pistolet laser, seulement un pistolet à colle (chaude) : 10€ chez merlin.

 

J’aurais pu aussi intituler cette partie « La colle chaude c’est la vie. » (Mupuf, 2013). Donc ce n’est pas un outil de grande précision, mais on va s’en servir pour coincer les leds dans leurs logements. Le côté cool c’est qu’en plus ça fait isolant. Là aussi on fait attention car la colle est à 150-200°C à la sortie du pistolet.
Les leds, engluées avec (im)précision

Les leds, engluées avec (im)précision

 

Un « point » de colle également pour éviter que la résistance cémentée ne se balade dans le boitier.
Contre la paroi, j'ai espoir que la chaleur se dissipe mieux

Contre la paroi, j’ai espoir que la chaleur se dissipe mieux

 

On referme

On remet le capot, met les dernières vis et voilà…
Tadaaaaa !

Tadaaaaa !

 

Je ne saurais que trop vous conseiller d’indiquer à côté de chaque prise la tension qu’elle délivre. Les plus motivés dessinerons sous inkscape une façade qu’ils plastifiront et colleront dessus. Les plus feignants écriront ça au marqueur, moi j’ai simplement utilisé une étiqueteuse :)

 

Pour aller plus loin

Avant de vous quitter, quelques améliorations possibles sur ce projet (on ne sait jamais)
  • Rajouter des fiches -5V et -12V puisque ces tensions sont disponibles. ça peut servir à avoir du 24V en se branchant entre le -12V et le 12V.
  • Rajouter d’autres fiches GND, ça peut être utile d’en avoir différentes (même si au final elles sont toutes reliées entre elles).
  • Obstruer l’ancien passage de câble de la façade. Fait !
  • Déporter en façade l’interrupteur situé à l’arrière de l’alim (interrupteur haute tension), par exemple dans l’ancien passage de câble (cf point ci-dessus) Fait !
  • Faire une caisse dédiée (de préférence dans un matériau isolant ?) de manière à pouvoir faire quelque chose de plus complet
  • Faire une jolie façade avec un soft de dessin vectoriel, imprimer/plastifier/coller le résultat
  • Intégrer des connecteurs femelles standard en façade (genre USB, etc…)
  • Ajuster la luminosité des leds (mauvaise valeur de résistance ?) là j’ai un jaune qui pète et on ne vois pas hyper bien le vert si on n’est pas en face.

 

Encore une fois, si vous tentez l’expérience, faites attention à vous, car une alim d’atelier c’est pratique, mais conserver ses 10 doigts c’est pas mal aussi, sans parler de votre vie :) Bon bricolage et bon hack !
Edit : quelques semaines plus tard j’ai pris le temps de m’occuper de terminer la façade ! Voici le résultat :
L'interrupteur 220V a été ramené devant et obstrue au passage le vilain trou de la façade :)

L’interrupteur 220V a été ramené devant et obstrue au passage le vilain trou de la façade :)