Bonjour à tous ! Alors que chacun s’affaire à préparer le réveillon de ce soir je souhaitais vous remercier à tous pour vos lectures, commentaires, soutiens et idées ! L’année 2015 s’achèvera  dans les prochains jours et aura été une année particulièrement riche pour le site, et c’est grâce à vous tous ! Encore merci pour tout, et plutôt que de vous servir un long discours déjà vu, je préfère vous remercier à ma manière en partageant avec vous le petit bricolage demandé en urgence par belle maman aujourd’hui : de la décoration de table pour Noël.

Réaliser votre “boule à neige lumineuse”.

Aujourd’hui voici un petit atelier réalisable par tous, et pourquoi pas en famille ! Il vous faudra :

  • Un bocal en verre
  • Des décorations de Noël (dans mon cas, un sapin et un mini père noël)
  • Une courte guirlande lumineuse à piles (n’oubliez pas non plus les piles !).
  • Un sachet de neige artificielle (ou pourquoi pas un morceau de polystyrène, vous en aurez probablement quelques morceaux à jeter demain matin :)

Niveau matériel, je n’ai utilisé qu’un seul outil : un pistolet à colle chaude.

Le nécessaire du jour (attention j'ai oublié la fausse neige sur la photo).

Le nécessaire du jour (attention j’ai oublié la fausse neige sur la photo).

On commence par coller les figurines au fond du bocal en verre. Quelques minutes plus tard, quand la colle est sèche, vous disposez aléatoirement la guirlande près de la paroi du bocal. Pour dissimuler le boitier des piles, mettez y 2 points de colle (APRES avoir inséré les piles, sinon bonjour la galère !) et coincez le dans le couvercle.

Répandez un peu de neige artificielle au fond du bocal et voilà, c’est terminé !

La "boule à neige" terminée et installée.

La “boule à neige” terminée et installée.

Là j’ai fait ça un peu dans l’urgence avec ce que j’ai pu trouver ce matin, mais je suis sûr que vous préparerez de très belles œuvres de votre côté ! N’hésitez pas à les partager ici ou sur la page Facebook de l’Atelier. Joyeux Noël à tous !


Aujourd’hui je partage un petit “projet weekend”, SunDroppar, qui vous permettra de réaliser une lampe solaire décorative pour un budget défiant toute concurrence. Sans prétention, cette lampe est réalisable en moins de 15 minutes par quasiment n’importe qui et avec très peu de matériel !

Ma mission impossible : trouver une lampe solaire sympa pas trop chère

Comme souvent, ce projet a commencé par une quête : je cherchais plusieurs lampes solaires à disposer sur mon balcon pour les fins de soirées d’été. Mes critères : je cherchais des lampes avec des matériaux de qualité (si possible pas de plastique), étanches (en cas d’oubli dehors ou “d’accident festif”) et solaire pour éviter les fils et les piles. Tout ça sans débourser 50€ par lampe… Et malheureusement je n’ai pas trouvé chaussure à mon pied…

Fabriquer ce que l’on ne peut acheter

Si la lampe de mes rêves n’existe pas, je peux peut-être me la fabriquer ? Voilà un défi qui me plaît ! Après m’être fait des noeuds au cerveau pour chercher comment créer cette lampe de toute pièce, j’ai décidé d’adopter une approche bien différente : pourquoi ne pas partir d’une lampe solaire basique, en récupérer les parties qui m’intéressent, et enfin l’intégrer dans un objet à la finition soignée ?

Allo les suédois

Et cette finition, c’est un bocal IKEA qui va me la donner ! Je cherchais un contenant en verre, si possible dépoli pour que la lumière soit diffusé tout en cachant l’électronique nécessaire au fonctionnement de la lampe. Faites entrer “Droppar” :

Droppar : un bocal on ne peut plus adapté : verre transparent sur le dessus, dépoli sur les côtés, avec une petite touche d'acier chromé : exactement ce qu'il me fallait !

Droppar : un bocal on ne peut plus adapté : verre transparent sur le dessus, dépoli sur les côtés, avec une petite touche d’acier chromé : exactement ce qu’il me fallait !

Ce récipient à plusieurs avantages :

  • ses matériaux : verre et acier brossé inoxydable, c’est élégant, solide et ne craint pas l’eau
  • verre dépoli sur les parois extérieures : idéal pour masquer les composants à l’intérieur
  • verre transparent sur le couvercle, pour ne pas bloquer les rayons du soleil de mon panneau solaire
  • un prix attractif pour mon bricolage : 2.99€ le bocal !

Reconvertir une lampe solaire low-cost

Il me restait à trouver ma lampe solaire “de base”, et c’est au détour d’un passage chez Leroy Merlin que je suis tombé sur une montagne de balises solaires de jardin en promotion… A 99 centimes l’unité, pourquoi ne pas partir là dessus ? La balise n’est pas très esthétique et tout en plastique, mais c’est son électronique qui m’intéresse ! Voici donc mon cobaye :

Une balise solaire plutôt simple qui ne demande qu'à être démontée :)

Une balise solaire plutôt simple qui ne demande qu’à être démontée :)

Et cette balise solaire présente elle aussi des avantages :

  • Sa “tête”, avec une finition en métal brossé s’accorde très bien avec mon bocal Droppar
  • Sa batterie est standard : un simple accu AAA NiMh de 200mAh. Si jamais cet accu fatigue (ou que l’on souhaite améliorer l’autonomie de l’appareil), on en trouve de capacité plus importante pour des coûts raisonnables.
  • Son assemblage, relativement simple, permet de démonter la balise quasiment entièrement à la main. Un simple tournevis cruciforme terminera le boulot.
  • Son éclairage : sans être extraordinaire de puissance, la lampe intègre un petit réflecteur (qui augmente la luminosité perçue), ainsi qu’une cage transparente qui diffuse la lumière d’une manière qui me plaît bien (formant une espèce d’étoile)

Il est désormais temps de passer aux choses sérieuses.

Construction de la lampe solaire

Matériel nécessaire

Démontage en règle

La balise est très simple à démonter, aucun outil n’est nécessaire pour séparer la partie avec l’électronique du support. Il va falloir maintenant intégrer tout ce petit monde dans notre bocal IKEA. Histoire de profiter de l’éclairage que j’aime bien de la balise, je souhaite conserver la cage transparente et le petit réflecteur métallique conique.

Il suffit de tirer pour séparer la tête de la balise de son support

Il suffit de tirer pour séparer la tête de la balise de son support

Pour quelques millimètres de trop

Malheureusement, l’ensemble “électronique + cage” étant un peu trop long, il faut raccourcir tout ça. Avant de retailler la cage transparente, il faut démonter le réflecteur conique qui est maintenu via une simple vis cruciforme. Ensuite il faut sortir la scie !

Démarrage des choses sérieuses

Démarrage des choses sérieuses

Quelques coups de scie à métaux plus tard, la cage plastique est désormais à la bonne taille.

La cage sciée avec son petit réflecteur

La cage sciée avec son petit réflecteur

Session collage

Histoire que la lumière se diffuse le mieux possible, j’ai collé le petit réflecteur conique au fond du bocal à l’aide d’un point de “patafix” (et oui c’est du grand bricolage ! Notez que pour un résultat plus pro vous pouvez aussi faire ça à la colle chaude).

Histoire que ma “lampe raccourcie” ne bouge pas dans le bocal mais reste démontable, je l’ai aussi ajustée au fond du bocal avec un “joint” de patafix (quand je te dis que c’est du grand bricolage) !

Pour centrer au mieux la cage, je la dispose à l'envers, sur le couvercle, avant de refermer le bocal par dessus

Pour centrer au mieux la cage, je la dispose à l’envers, sur le couvercle, avant de refermer le bocal par dessus

On positionne le tout et on referme, et voici notre lampe décorative solaire !

La lampe refermée vu de dessus

La lampe refermée vu de dessus

Le résultat

Et le soir venu… voici le résultat :

A la nuit tombée, la lampe s'illumine automatiquement

A la nuit tombée, la lampe s’illumine automatiquement

Au final je suis très content de ma petite lampe qui me sera revenu à moins de 4 euros ! C’est sûr, il ne faudra pas compter sur elle pour éclairer un stade, mais en attendant ça permettra à tatie Danielle de ne pas confondre son verre de jus de pomme avec mon whisky.


Il y a des gens pour qui le “DIY” consiste à élaborer des recettes de cuisine ou construire des meubles en palettes. Même si ces activités me parlent, ce que je préfère, c’est comprendre comment les appareils qui m’entourent fonctionnent et quand ils sont en panne, les réparer. Dans mon entourage, je croise pas mal de personnes qui pensent qu’il faut des compétences folles pour arriver à faire repartir des objets électr(on)iques modernes, mais je vais vous montrer que ça n’est pas le cas !

Aujourd’hui j’ai décidé de partir d’un cas pratique, un vidéoprojecteur en panne, et de lister les grandes étapes qui m’ont permis de le réparer ! J’ai choisi ce cobaye pour écrire cet article car avant de m’atteler à la tâche je n’y connaissais rien aux vidéoprojecteurs en général, et celui-ci était destiné à la benne par son propriétaire.

Si aujourd’hui on parle vidéoprojecteur, sachez que les mêmes étapes sont applicables pour de nombreux types d’appareil et que vos meilleurs outils pour arriver à relancer votre machine seront votre patience et sens de l’observation !

Le malade et les symptômes du mal

Le patient du jour est un vidéoprojecteur Acer H5360. Un modèle de salon sorti en 2011 et qui s’est bien vendu cette année là. 4 ans plus tard, celui-ci fait des siennes et refuse de démarrer, le rendant inutilisable. Voyons ce que l’on peut faire !

Mon patient du jour, le vidéoprojecteur Acer H5360

Examen extérieur

Cela peut sembler bête, mais un examen extérieur de la machine est la première chose à faire et peut vous en dire long. Un morceau de plastique cassé vous mettra sur la piste d’un impact, tandis qu’une zone brunie pourra révéler le stigmate d’une surchauffe de l’appareil. Dans mon cas, je ne relève rien d’anormal ! Je passe donc à la suite.

Allumage et observation

Je branche le câble d’alimentation presse le bouton “power” et observe : plusieurs voyants clignotent, j’entends un ventilateur qui démarre, c’est bon signe : l’alimentation fonctionne (c’est pourtant un organe qui peut facilement être défectueux, comme j’ai pu le constater par le passé).

Devant moi, j’ai l’impression que l’appareil “essaie” de démarrer plusieurs fois (une diode bleue clignote sans arrêt), avant d’abandonner (et là un double clignotement bleu alterne avec un clignotement rouge, plus long). Au milieu des clignotements de leds et du souffle du ventilateur, je perçois néanmoins un grésillement irrégulier qui va de paire avec des flashs lumineux derrière la grille de ventilation. Peut-être le début d’une piste.

Examen intérieur

Ce bruit accompagné de flash m’intrigue. Histoire de voir si un élément défaillant ne serait pas à l’origine de ces comportement, je décide d’ouvrir le vidéoprojecteur (éteint!). Un tournevis suffit, et quelques tours de poignet plus tard j’ai accès aux entrailles de l’appareil. Je vérifie les connexions des nappes, cherche des condensateurs malades, au final je ne vois rien d’anormal. J’allume donc l’appareil, toujours ouvert (attention danger, les précautions habituelles s’appliquent si vous ne souhaitez pas vous blesser, vous ou votre appareil), et là je constate que les grésillements et les flashs ont la même origine : une cage isolée de l’appareil (où, je le découvrirai plus tard, est enfermée la lampe du vidéoprojecteur).

Read The Fucking Manual

Par acquis de conscience, je télécharge le manuel de l’appareil et me rends directement à la section “Dépannage”. Cette partie du manuel n’est pas toujours d’une grande aide, mais aujourd’hui j’ai de la chance : au milieu des conseils de base je trouve un tableau qui donne le sens des différents clignotements des diodes de l’appareil.

Un extrait du manuel avec les 2 zones qui m'ont aidé

Un extrait du manuel avec les 2 zones qui m’ont aidé

Ici 2 lignes attirent mon attention car elles semblent correspondre au comportement que j’ai face à moi :
D’après le tableau (1) le clignotement rapide de la diode bleue indique une “Nouvelle tentative lampe”.

Quant à la deuxième zone qui m’intéresse (2), il semblerait que l’alternance de la diode bleue clignotante avec la diode rouge fixe puisse correspondre à 2 symptômes différents : panne de la lampe ou panne de “la roue de couleur”.

Là clairement, les choses se précisent !

Lampe ou “roue de couleur” ?

Je le rappelle, je ne connais pas les vidéoprojecteurs, et si j’arrive à visualiser quelle peut-être l’utilité de la lampe, je n’ai aucune idée de celle d’une “roue de couleur”, ni à quoi ça sert… En fait, quelques minutes de recherche sur wikipedia m’apprendront qu’un vidéoprojecteur contient notamment une lampe (ok), et une “roue chromatique” ! Comme quoi il faut se méfier de la traduction !

A ce moment l’appareil est toujours ouvert devant moi. Je repère donc la fameuse roue chromatique et relance la machine, ça tourne ! Concernant la lampe, elle continue de grésiller et flasher. Toujours en me référant au manuel, je démonte la lampe et effectivement, celle-ci semble mal en point !

La lampe HS (à droite) à côté d'une lampe neuve (à gauche). Tu vois ce qui cloche ?

La lampe HS (à droite) à côté d’une lampe neuve (à gauche). Tu vois ce qui cloche ?

Savoir identifier précisément l’élément à remplacer.

J’ai toujours entendu dire “quand tu dois changer la lampe d’un vidéoprojecteur, c’est souvent plus rentable de remplacer complètement l’appareil”… Et j’ai compris pourquoi ! La lampe de mon vidéoprojecteur est enfermée dans un châssis ultra spécifique. Bien entendu, pour remplacer le bloc complet (chassis + lampe), je trouve des prix tournant autour des 250€. Pour un appareil qui aujourd’hui doit coûter dans les 400€, ça fait cher la pièce !

Mais mon châssis, il est impeccable ! Pourquoi ne pas changer que la lampe à l’intérieur ? Je démonte donc le chassis et relève donc les références au dos de la lampe : OSRAM P-VIP 200/0.8 E20.8, une pièce vendue entre 65 et 80€.

De 250 à 65€, il n'y a qu'un pas... ou qu'un châssis... enfin bref t'as compris :)

De 250 à 65€, il n’y a qu’un pas… ou qu’un châssis… enfin bref t’as compris :)

Trouver la pièce de rechange

Dans le cas du vidéoprojecteur, rien de plus simple : j’ai trouvé en 5 minutes une petite dizaine de sites capables de me vendre cette référence de lampe, mais ça n’est pas toujours si simple… Je me souviens notamment d’une bouilloire dont la pièce HS n’était vendue… que par paquet de 1000. Rageant pour une pièce vendue à l’époque 17 centimes !

Dans mon cas j’opte pour Amazon.fr, capable de me fournir la lampe rapidement, et dont la politique de retour me met en confiance (ben oui, parce que 65€, c’est quand même pas rien non plus !).

Remonter et tester !

Quelques jours plus tard, la lampe est reçue, et je passe un petit quart d’heure à tout réassembler. Je branche et… tadaaaa :

Il est vivant !

Il est vivant !

Bilan de la réparation

Quelques jours ont passé depuis et le vidéoprojecteur fonctionne bien ! J’avoue que j’ai pas mal hésité à commander la pièce : dépenser 65€ sans être assuré de réussir, je reconnais l’avoir fait un peu par défi ! Concernant la réparation, niveau matériel je n’ai utilisé qu’un jeu de tournevis et 2 bonnes heures de mon temps pour faire le diagnostic et les recherches associées : rien d’insurmontable non plus… Comme quoi votre prochaine réparation n’est forcément hors de portée !

Si vous n’avez pas de jeu de tournevis universel, je vous en recommande d’investir dans un kit de qualité raisonnable comme celui de chez iFixit, vous ne le regretterez pas !

Pour vous prouver que les appareils réparables ne sont pas si rares voici quelques machines sauvées par mes soins :

  • Une timecapsule Apple (2 condensateurs HS, réparée avec des condensateurs récupérés sur une vieille carte mère destinée à la décharge. coût de la réparation : 0€)
  • Une Xbox360 (problème de connexion électrique, réparée avec des patins pour meuble et du scotch double face ! coût de la réparation : 4,5€)
  • Une radio sony (le haut parleur était HS, réparé avec un haut parleur récupéré. coût de la réparation : 0€)
  • Notre fameux vidéoprojecteur (lampe HS, coût de la réparation : 65€)

Et parce qu’il y a aussi des fins moins heureuses, j’ai dû baisser les bras pour :

  • Une TV LCD Sony 46 pouces dont la dalle LCD était HS (pièce introuvable ou hors de prix)
  • Ma bouilloire à température réglable (pièce HS au coût ridicule vendue uniquement aux grossistes)

Cet article fait partie de la série Expériences NFC / RFID (4 articles au total)

Vous êtes de plus en plus nombreux à me poser des questions sur les puces RFID. Pour ceux qui ne connaissent pas ce sigle, sachez que c’est cette techno qui se cache bien souvent derrière vos carte d’accès à votre parking/immeuble/local vélo etc… Depuis quelques années, de plus en plus de systèmes “à clés” sont remplacés par des cartes/badges RFID, sous prétexte de fournir une plus grande sécurité. Mais du coup, vous êtes vous déjà renseignés s’il était possible de se faire un double ?

Pourquoi vouloir faire une copie ?

Peut-être que comme moi, vous n’avez qu’une carte d’accès à votre parking alors que vous êtes deux à utiliser une même voiture. Et si auparavant pour obtenir un double de clé il suffisait de se déplacer chez le cordonnier du quartier, pour une carte RFID c’est une autre paire de manches ! Dans mon cas la réponse du gestionnaire du parking est simple : impossible de me fournir un double, le seul moyen d’avoir une deuxième carte est de louer une place de parking supplémentaire ! Qu’à cela ne tienne, si on ne peut pas me fournir de double, je peux peut-être m’en faire un moi-même ?

Il y a RFID et RFID

Des familles de puces RFID, il y en a quelques unes. Chacune a ses propres caractéristiques et sa fréquence de fonctionnement. Dans mon cas, la puce cachée dans ma carte de parking est une puce Mifare Classic 1K. Un type de puce très courant. En terme de caractéristiques, celle-ci fonctionne a une fréquence de 13.56Mhz, peut contenir jusqu’à 1kilo-octet de données et est protégée par plusieurs clés de chiffrement pour justement empêcher de lire tout le contenu de celle-ci (et donc d’en faire une copie).

Mifare Classic 1K et sécurité

Là où les choses deviennent intéressantes c’est qu’en 2007/2008/2009, plusieurs chercheurs européens ont mis en évidence des vulnérabilités sur la méthode de sécurisation des puces Mifare Classic et il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que des outils exploitant ces faiblesses voient le jour. C’est le cas de toute une suite d’outils que j’aime bien et dont je vais vous parler dans cet article : les NFC-Tools.

Notez que les techniques mises en œuvre dans cet article ne sont pas les plus efficaces : cela prendra une dizaine de minutes sur un PC standard, là où les techniques les plus avancées peuvent récupérer le contenu d’une carte complète instantanément.

Dupliquer le contenu d’une puce Mifare Classic 1K

La liste des courses

Pas d’inquiétudes ici, la liste est courte ! Pour dupliquer le contenu de la puce (nos fameux 1 kilo-octets de données) on va avoir besoin d’un PC sous Linux et de 2 éléments qu’il faudra bien choisir :

    • un lecteur RFID compatible avec les NFC Tools
  • une puce RFID vierge (du type Mifare 1K)

Pour le lecteur RFID, il n’y a pas 50 modèles de lecteurs compatibles avec les nfc-tools, et je vous avoue que j’ai un peu galéré à dénicher le mien ! J’en ai 2 différents, qui marchent aussi bien l’un que l’autre : un Identive SCL3711 et un ACR122U. Si vous souhaitez en acheter un, cliquez sur sa photo ci-dessous.

Pour la puce RFID vierge, il faut très logiquement en choisir une du même type que celle à dupliquer, en l’occurrence nous avons donc besoin du puce Mifare Classic 1K vierge. La forme importe peu, qu’il s’agisse d’une carte, d’un badge ou d’un autocollant, tant que la puce est du bon type. Choisissez le plus pratique pour vous !

Pour la suite de ce tuto, j’utilise une distribution Linux dérivée de Debian, Linux Mint. Cela devrait donc fonctionner sur toutes les distributions avec la même base (Ubuntu, Linux Mint, Kali, Debian…).

Installation des outils logiciels

Pour jouer avec les puces RFID et notamment les puces Mifare, on va avoir besoin de 2 outils du projet NFC-Tools : libnfc et mfoc. Je n’ai pas trouvé de paquets “prêt à l’emploi” et il faut donc récupérer les sources de ces outils pour les compiler avant de les installer. Pour cela, il va falloir jouer de la ligne de commande :

Installation de libnfc

Installation de mfoc

Maintenant que nos outils logiciels sont installés, on branche le lecteur SCL3711, on pose notre carte RFID dessus et on entre la commande suivante :

Et si tout est correctement installé, votre console devrait afficher quelque chose de ce genre là :

Ok, maintenant on est prêt à passer aux choses sérieuses.

Copie des données de la puce mifare : la cinématique

Pour faire une copie des données de la puce mifare, il va falloir procéder en 3 étapes :

    1. Trouver les clés de chiffrement de la puce vierge
    1. Sauvegarder le contenu de la puce mifare dans un fichier
  1. Transférer le contenu du fichier de sauvegarde sur la puce vierge

L’opération prend environ une quinzaine de minutes et demandera là aussi de saisir des commandes dans le terminal.

Etape 1/3 : Trouver les clés de chiffrement de la puce vierge

Placer la puce vierge sur votre lecteur RFID et entrez la commande suivante :

Le contenu , et les clés de chiffrement de votre carte vierge est désormais sauvegardé dans le fichier carte-vierge.dmp

Etape 2/3 : Sauvegarder le contenu de la puce mifare à copier dans un fichier

Placer la puce mifare à copier sur votre lecteur RFID et entrez la commande suivante :

Le contenu de la carte originale est sauvegardé dans le fichier carte-originale.dmp. Je vous conseille de garder de côté ce fichier : en cas de perte de la carte originale, il vous permettra d’en créer de nouvelle.

Etape 3/3 : Transférer le contenu du fichier de sauvegarde sur la puce vierge

A nouveau, placez la puce RFID vierge sur votre lecteur RFID et entrez la commande suivante :

Un message devrait vous informer du succès de l’opération. Et voilà, vous avez désormais 2 puces RFID avec le même contenu !

Ces cartes sont-elles vraiment identiques ?

Hélas pas vraiment ! Si dans mon cas je peux désormais accéder à ma place de parking avec mon badge original ou mon badge copié, il n’en va pas forcément de même avec tous les lecteurs d’accès RFID. La faute à l’identifiant unique de la puce (dans le jargon on appelle ça l’UID pour Unique IDentifier). Cet identifiant est gravé en usine et chaque puce possède un UID unique au monde. Si produire un clone parfait de votre carte vous intéresse n’ayez crainte, il existe des solutions ! J’en parlerai dans un prochain article ;)


Si vous lisez régulièrement ce blog, vous le savez : j’aime le RaspberryPi, j’aime la musique, et j’aime encore plus la combo des deux. J’avais expérimenté une première fois ce mariage dans le cadre de la remise au goût du jour d’un vieux poste radio T.S.F. mais il fallait bien reconnaître que si le RaspberryPi offre une grande souplesse d’intégration, sa partie audio analogique est d’un piètre niveau.

C’est là qu’entre en jeu Wolfson

Wolfson, si vous ne connaissez pas cette société, est une entreprise dont le coeur de métier est l’audio, et l’audio de qualité. Quand j’ai entendu parler d’une carte audio de chez eux à destination du RaspberryPi, je n’avais qu’une envie, la tester ! Ce souhait est devenu réalité grâce au distributeur Farnell, auprès duquel j’ai pu m’en procurer un exemplaire.

Présentation de la carte

Beaucoup de choses ont été dites sur cette carte, je vais vous récapituler ici l’essentiel :

  • Elle s’enfiche sur le RaspberryPi (utilisant le port GPIO et le connecteur P5)
  • Elle coûte un peu moins de 30 euros
  • Elle offre une connectique complète en matière d’audio

 

La Wolfson Audio Card installée sur un RaspberryPi

La Wolfson Audio Card installée sur un RaspberryPi

Et oui, cette carte audio a beau faire la taille d’une demi-carte de visite, elle offre néanmmoins une belle connectique :

  • Une entrée analogique mini-jack
  • Une sortie analogique mini-jack
  • Un connecteur mini-jack à 4 contacts pour un combo micro/casque (comme sur les smartphones)
  • Une entrée numérique SPDIF
  • Une sortie numérique SPDIF
  • Un petit amplificateur intégré pour brancher 2 haut-parleurs (Attention, soudure obligatoire, et il faudra également alimenter la carte séparément pour cet usage)
  • Deux micro numériques
Détail des entrées/sorties de la carte Wolfson

Détail des entrées/sorties de la carte Wolfson

Qualité de son

En matière d’audio analogique, le RaspberryPi partait de loin : son nasillard, craquement lors de changement de piste, pas de micro, pas de sortie audio numérique séparée du HDMI… La carte Wolfson vient combler tous ces désagréments ! J’ai effectué mes tests avec mon ampli de salon, mais aussi avec un petit ampli de classe T à 20€ et dans un cas comme dans l’autre, la qualité du son produit est exemplaire ! Au niveau des fonctions annexes, j’ai également pu y brancher le kit piéton de mon smartphone et profiter aussi bien du micro que de la sortie casque sans soucis.

Pour les makers, je vois pas mal de champs d’application à cette carte : radio internet, téléphone VoIP, station de notifications… Les possibilités sont nombreuses et comme souvent dans ce domaine, la seule limite restera votre imagination :)

Configuration

Parlons maintenant des sujets qui fâchent, à savoir la configuration de la carte, ou plus précisément l’installation de ses pilotes. Si vous souhaitez utiliser cette carte, 2 choix s’offrent à vous : utiliser une distribution pré-configurée (comme celle officielle proposée par Farnell ou bien encore la distribution Volumio que j’ai découverte lors de mon test), ou alors patcher et recompiler le noyau de votre distribution (et ça, c’est beaucoup moins fun).

Des rumeurs promettent l’intégration des drivers de la carte dans une future version de Raspbian mais je n’ai pas vu de grande avancée de ce côté. Et que vous choisissiez la distribution pré-configurée ou le noyau maison, vous allez devoir rester sur une version figée de votre noyau, ce qui est loin d’être idéal en matière de support et de sécurité !

Quel avenir pour la carte ?

A l’heure où je termine cet article, une nouvelle version de Raspbian (sans les drivers de la carte) est sortie, et le modèle de RaspberryPi m’a servi dans mes tests (modèle B) risque de se raréfier au profit du modèle B+, tout simplement incompatible avec la carte son de chez Wolfson… Il va donc falloir de l’activité aussi bien sur le plan matériel que logiciel pour que l’utilisation de cette carte soit pérenne.

Cerclé de rouge, le connecteur P5 utilisé par la carte Wolfson. Ce connecteur n'est plus disponible sur le modèle B+ du RaspberryPi

Cerclé de rouge, le connecteur P5 utilisé par la carte Wolfson. Ce connecteur n’est plus disponible sur le modèle B+ du RaspberryPi

En conclusion

On a là un bon produit qui tient ses promesses au niveau matériel mais qui demande de solides connaissances au niveau logiciel pour en profiter pleinement. Si vous voyez la recompilation du noyau linux comme l’entrée des portes de l’enfer, peut-être qu’une carte son nativement supportée par Raspbian comme l’Hifiberry serait plus appropriée. Pour ma part, je pense tout de même l’utiliser pour mon prochain projet audio à base de RaspberryPi ! Enfin je remercie Farnell pour m’avoir donné l’opportunité de jouer avec !

Quelques liens utiles au sujet de cette carte qui peuvent vous intéresser