Et voilà, ce lundi 29 février 2016, 4 ans jour pour jour après avoir bouleversé le marché des micro-ordinateurs, la fondation RaspberryPi est revenue avec un nouveau modèle de son ordinateur phare : le RaspberryPi, en version 3 s’il vous plait. Si vous passez de temps en temps sur ce blog vous savez combien j’aime cette bestiole et quand je me suis levé ce lundi matin, la première chose que j’ai faite a été d’en commander un exemplaire !

Maintenant que l’effervescence autour de cette annonce commence gentiment à retomber, il est temps de faire un point sur les différences de cette nouvelle mouture et son intérêt pour le hacker/maker qui sommeille en vous !

Puissance et connectivité sans fil

Si vous vous demandez ce qui change entre le RaspberryPi 2 et le RaspberryPi 3, sachez que la liste des nouveautés est plutôt restreinte :

  • Le processeur passe de 4 coeurs 900 Mhz à une version 4 coeurs à 1200Mhz, ce qui représente suivant les tâches un gain d’environ 30% de rapidité
  • Une puce Wifi et bluetooth 4.1 est désormais directement embarquée sur la carte : vous n’avez plus besoin d’ajouter de clé USB wifi ou bluetooth
  • Les ports USB sont maintenant capables d’alimenter des périphériques gourmands en énergie comme les disques durs externes
  • Enfin, donnée plus technique, le RaspberryPi devient capable de gérer des instructions 32 et 64 bits (contre 32bits uniquement auparavant).

Et c’est à peu près tout ! Le reste des caractéristiques demeure inchangé, ainsi que le form factor de l’appareil. Cela signifie que vous pourrez utiliser vos boîtiers existants avec ce nouveau RaspberryPi 3.

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Faut-il acheter ce nouveau RaspberryPi 3 ?

Pas de réponse universelle ici, ça va surtout dépendre de vos besoins. Si c’est la domotique ou doter un objet de capacités connectées qui vous intéresse, vous n’exploiterez pas forcément les éléments différenciants de cette nouvelle version. Si vous avez déjà un RaspberryPi plus ancien pour cet usage il n’est pas forcément utile de le remplacer. Après si ce sont des tâches gourmandes en puissance qui sollicitent votre raspberryPi (utilisation en tant que mediacenter, ou comme console de « retro-gaming » par exemple) là cela peut valoir le coup ! Le gain de performance permettra certainement une amélioration sensible de votre confort utilisateur.

Le RaspberryPi est-il toujours un outil de hacker/maker ?

C’est la question que je me pose. Au début de son histoire, les capacités très limitées de la première version du RaspberryPi (processeur monocore à 700Mhz, avec seulement 256MB de RAM) le cantonnait à des usages « mono-tâche ». Tantôt on l’utilisait comme un NAS, un serveur web, pour connecter une vieille radio ou comme centrale domotique, mais on mixait rarement les usages. Aujourd’hui, le RaspberryPi se rapproche de plus en plus des capacités d’un ordinateur de bureau standard, et je ne serais pas surpris que petit à petit, on puisse opposer l’achat d’un RaspberryPi à un ordinateur de bureau classique pour les usages courants comme la bureautique et le surf sur internet.

En fait, on sent bien que la gamme des RaspberryPi se segmente pour s’adresser à différentes populations : d’un côté on a le modèle B+ qui gagne en puissance et devient capable de couvrir toujours mieux les usages classiques de « l’ordinateur familial », et de l’autre on a les modèles A et Zero qui sont toujours plus compacts, économes en énergie et faciles à intégrer dans des objets divers et variés.

A bien y réfléchir, je pense que cela a du sens et permettra de satisfaire au mieux les besoins de chacun. Si par exemple je devais refaire aujourd’hui ma radio connectée, je pense que je partirai plutôt sur un modèle A+ accompagné d’une clé USB wifi pas chère. Pour la domotique par contre je garderai le modèle B+ pour son port RJ45 et sa puissance, car même si je n’ai pas de scénarios gourmands, ses capacités restent un gage d’évolutivité.

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d'objets avec ses dimensions minuscules

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d’objets avec ses dimensions minuscules

Nouveau RaspberryPi3 : attention à l’alimentation

Si le nouveau RaspberryPi3 est capable d’alimenter des périphériques plus gourmands en énergie, c’est au prix d’une alimentation plus robuste. En effet si auparavant une alimentation capable de délivrer 1.5A était suffisante, la fondation RaspberryPi recommande désormais l’usage d’une alimentation de 2.5A pour être sûr de pouvoir répondre aux sollicitations du processeur, des puces wifi/bluetooth ainsi que des éventuels périphériques USB connectés.

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d'après la fondation RaspberryPi).

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d’après la fondation RaspberryPi).

Les accessoires de cette nouvelle génération changent peu

Avec l’ajout de nouvelles capacités sans fil, le RaspberryPi 3 vous dispense de l’achat de la clé USB wifi habituelle. Il reste cependant quelques accessoires incontournables pour utiliser votre nouveau jouet.

Au rayon des périphériques obligatoires

Il vous faudra au minimum :

  • une carte sd classe 10 : c’est ce qui sert de disque dur au RaspberryPi3, et mieux vaut prendre une carte rapide (classe 10) sous peine de ralentir la machine.
  • une alimentation 2.5 Ampères : c’est donc la petite nouveauté avec cette 3ème version du RaspberryPi, cela permet de subvenir au besoin d’énergie de la partie radio et de vos éventuels périphériques USB.

Au rayon des périphériques moins indispensables

On trouvera :

  • un cable RJ45 : si vous ne désirez pas utiliser la puce wifi de la carte pour vous connecter à l’internet mondial
  • un cable HDMI : pour connecter le RaspberryPi à un écran
  • un boitier : pour protéger votre raspberrypi de la poussière… ou des doigts d’enfant :)
  • un clavier sans fil : ça c’est si vous souhaitez interagir avec la machine sans passer par une console SSH. Si vous destinez la machine à un usage de salon, je vous conseille ce clavier qui intègre un trackpad (c’est ce que j’ai), sinon n’importe quel clavier USB fera l’affaire. Vous pouvez aussi avoir besoin d’une souris, là pareil, il suffit qu’elle soit USB.

Comptez donc une quinzaine d’euros minimum en plus de votre micro ordinateur pour pouvoir jouer avec. Voire davantage s’il vous faut des périphériques « bonus ».

Il ne reste plus qu’à trouver des idées de projet

Si j’aime autant cette plateforme, c’est qu’elle représente pour moi une veritable invitation à la créativité! Je vous avoue que si j’ai cédé à la tentation du raspberrypi 3 c’est bien parce que j’ai quelques idées en tête! Promis je les partagerai ici ! Et vous, allez vous craquer pour le RaspberryPi 3 ? Pour en faire quoi ?


Je change rarement de pc portable, mon dernier achat datait de 2009, donc autant vous dire que quand je change je passe un moment à étudier les « challengers ». J’ai tellement galéré à trouver ma nouvelle machine perso que je me suis dis qu’un petit retour d’expérience s’imposait. Donc sans vous livrer un véritable « test », voici un petit résumé de ce que je cherchais, et pourquoi l’Asus UX303 est un bon candidat !

A la recherche d’un mouton à 5 pattes.

Des ordinateurs portables, j’en ai eu beaucoup entre les mains alors maintenant je commence à savoir ce que je veux (et surtout, ne veux pas). En l’occurrence, j’avais besoin d’une machine compacte et légère qui réponde au quart de tour, me permette d’écrire mes articles n’importe où, de faire du développement et de surfer confortablement. Au rang des usages que je n’ai pas : je ne joue pas et ne stocke pas grand chose sur mes machines (rappelez-vous, j’ai un NAS pour ça).

Deux modèles en lice

Du coup sur ma short-list j’avais 2 modèles : le Dell XPS 13 et l’Asus UX303UA. J’ai eu le Dell XPS 13 pendant 6 mois pour mon travail et, spoiler alert, j’ai finalement choisi le modèle Asus ! Laissez-mois vous expliquer pourquoi.

Les 2 machines sont de la catégorie des ultrabooks et les 2 possèdent les caractéristiques que je recherchais pour ma machine : écran 13 pouces Full HD mat, processeur intel core i5, 8GB, 256GB de stockage SSD, clavier rétroéclairé. Bref des machines mobiles et bien équipées. Au rang des différences, le Dell est plus compact et de meilleure finition même si l’Asus reste très beau. Niveau connectique par contre l’Asus s’en sort mieux avec un port USB et surtout un port HDMI standard en plus par rapport au Dell XPS. Question tarif, c’est la douche froide avec l’XPS : le premier modèle avec 8GB de RAM est à 1300€. Là où on peut trouver l’Asus autour des 850€ pour une configuration équivalente.

L'Asus UX303 fermé, couleur "Smoky Brown".

L’Asus UX303 fermé, couleur « Smoky Brown ».

Tour du propriétaire

Puisque j’ai opté pour le modèle ASUS, j’ai pu faire quelques photos pour vous présenter l’engin. L’ensemble respire la qualité, si je devais trouver un défaut, je trouve les bords de la machine un peu trop vifs ce qui demande un petit temps d’adaptation pour les longues séances de frappes au clavier.

Niveau connectique, on trouve d’un côté 2 ports USB3, un lecteur de carte SD et de l’autre un port mini-displayPort, un port USB3, un port HDMI et un port casque/micro combiné. Parfait pour mon usage. Seul regret (mais c’est inévitable pour des machines si fines) : il faudra se balader avec un adaptateur mini-displayPort>VGA si comme moi vous avez souvent besoin de vous brancher à un vidéoprojecteur.

Le côté gauche avec une partie de la connectique : 2 ports USB3 et un lecteur de carte SD sont accessibles.

Le côté gauche avec une partie de la connectique : 2 ports USB3 et un lecteur de carte SD sont accessibles.

Le côté droit avec (de gauche à droite) : le port combo casque/micro, le ports HDMI pleine taille, un port USB3, un port mini-DisplayPort et enfin le connecteur d'alimentation.

Le côté droit avec (de gauche à droite) : le port combo casque/micro, le ports HDMI pleine taille, un port USB3, un port mini-DisplayPort et enfin le connecteur d’alimentation.

L’écran est tout simplement génial. J’adore les dalles mates et je ne comprends pas que ce soit désormais si dur à trouver… Ceux qui ont déjà utilisé un ordinateur dans le train savent de quoi je parle.

L’évolutivité à portée de tournevis

Et oui, c’est bête mais l’Asus a un autre avantage de taille sur le Dell XPS 13 c’est son évolutivité. Si je garde aussi longtemps mes machines en général c’est que je peux leur offrir un petit upgrade au bout de quelques années, notamment en terme de mémoire vive et de stockage. Là sur le XPS 13, tout est soudé, et les configurations intéressantes sont hors de prix. Si vous êtes donc habitués à mettre à jour matériellement vos machines, voilà un argument qui peut vous intéresser !

Conséquence directe de cette souplesse : l’Asus UX303UA est vendu sous plusieurs variantes plus ou moins onéreuses où la quantité de mémoire vive et le disque de stockage utilisé. Un rapide calcul vous montrera qu’il est du coup probablement plus intéressant d’acheter un modèle « de base » et de remplacer vous même ces composants… C’est ce que j’ai fait.
Au lieu de claquer 900€ dans la version qui m’intéressait, j’ai acheté la version la moins chère de cette machine (trouvée à 700€ mais le prix varie pas mal) sur laquelle j’ai remplacé le disque dur de 500Gb par un SSD de 240GB (70€) et où j’ai ajouté une barette de mémoire de 8GB (40€). Pour 810€, j’ai donc l’Asus UX303UA avec un SSD sympa et 12GB (8+4) de mémoire vive.

Les entrailles de la bête. Vous voyez sur la droite, en vert, le disque dur prêt à être remplacé (attention, hauteur max acceptée : 7mm). Au centre, un emplacement pour rajouter une barrette de RAM.

Les entrailles de la bête. Vous voyez sur la droite, en vert, le disque dur prêt à être remplacé (attention, hauteur max acceptée : 7mm). Au centre, un emplacement pour rajouter une barrette de RAM.

Cerise sur le gâteau, en achetant un simple boitier pour disque dur 2,5 pouces à 12€ j’ai reconverti le disque dur d’origine en disque dur externe USB3. Pas mal non ?

Ce boitier se monte sans outil et transforme un disque standard 2,5 pouces en disque dur externe USB3.

Ce boitier se monte sans outil et transforme un disque standard 2,5 pouces en disque dur externe USB3.

Si la manœuvre vous intéresse, sachez que ces modifications n’annulent pas la garantie, mais qu’il vous faudra par contre des tournevis peu communs (torx 5 notamment). Si comme moi vous avez le très bon kit de tournevis de précision de chez iFixit, alors vous n’avez besoin de rien d’autre :) Comptez entre 15 et 30 minutes selon votre dextérité.

Quels accessoires pour l’ultrabook Asus UX303 ?

Un bon pc portable c’est chouette, mais sans les bons accessoires on peut pester pour des broutilles. Je vous partage donc ma sélection, le rapport qualité prix devrait vous plaire.

  • Une housse taillée au millimètre : la finition est bien et on a l’impression qu’elle est conçu vraiment pour ce modèle. Hyper pratique pour glisser l’ultrabook dans un sac à dos ou une valise. Existe en plusieurs couleurs.
  • Un adaptateur VGA robuste : j’ai souvent besoin de projeter des slides sur un vidéoprojecteur, ce modèle est bien construit et coûte 3 fois moins cher que celui de Dell ou Apple :)
  • Une télécommande powerpoint USB / laser : indispensable pour les présentations, je ne pourrais plus faire sans. Avance/retour, super portée et un laser qui évite de batailler pour mettre en valeur des éléments à l’écran.
  • Une souris bluetooth compacte. C’est tout bête, mais une souris USB, ça prend un port et quand on a que 3 on n’a pas forcément envie d’en sacrifier un pour cet usage. J’ai donc cherché une souris compacte et bluetooth et je dois vous avouer que je suis complètement satisfait de celle-ci même si je pense qu’elle pourrait être vendue moins cher !
La machine ouverte est superbe, et son écran mat du plus grand confort !

La machine ouverte est superbe, et son écran mat du plus grand confort !

En conclusion

Je pense avoir fait le tour de ce qui m’attirait sur cette machine et vous avoir donné quelques petits tips si elle vous intéresse. Si vous vous demandez « Pourquoi pas un mac », sachez que j’ai pas mal hésité mais ayant besoin de Windows pour développer sur les technos Microsoft, ça me paraissait un peu ridicule d’acheter un ordinateur Apple pour ne pas utiliser MacOS… Enfin, si vous avez des questions particulières, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, j’essaierai d’y répondre de manière aussi pertinente que possible.


Suite à l’article de présentation du HP Microserver Gen8 vous vous êtes peut-être offert cette machine en espérant le convertir en NAS. Si comme moi vous souhaitez y installer OpenMediaVault, un système d’exploitation pour NAS libre et Opensource, vous ne serez peut-être pas contre un coup de main ;)

L’article du jour est donc là pour vous aider dans cette tache. Pour atteindre cet objectif, je vous propose un mode opératoire en 5 étapes que voici.

  • Etape 1 – Rajouter un 5ème disque sur le Microserver Proliant
  • Etape 2 : Configurer le 5ème disque comme disque de démarrage
  • Etape 3 : Créer une clé USB d’installation d’OpenMediaVault
  • Etape 4 : Installer OpenMediaVault
  • Etape 5 : Installer les disques de données dans les baies 3,5 pouces de la façade
  • Etape 6 : Configurer OpenMediaVault

Prêt ? C’est parti !

Etape 1 – Rajouter un 5ème disque sur le Microserver Proliant

Rappelez-vous, le HP Gen 8 comporte 4 baies 3,5 pouces, idéal pour stocker vos données. Si vous souhaitez utiliser OpenMediaVault, il faut savoir que le système a besoin d’un disque dédié. Dommage donc de sacrifier une des baies de la façade pour cet usage non ? Puisque mon modèle ne comportait pas de lecteur optique, je vais vous montrer comment j’ai reconverti cet emplacement pour ajouter un 5ème disque dans le NAS, disque qui sera dédié à OpenMediaVault.

Matériel nécessaire :

Pour ajouter un disque supplémentaire, il faudra en choisir un au format 2,5 pouces et ne pas oublier l'adaptateur d'alimentation.

Pour ajouter un disque supplémentaire, il faudra en choisir un au format 2,5 pouces et ne pas oublier l’adaptateur d’alimentation.

OpenMediaVault n’utilisant que quelques gigaoctets d’espace, vous n’avez pas besoin de choisir un modèle une capacité de stockage particulière.

L’idée ici est d’utiliser le port SATA disponible de la carte mère pour notre 5ème disque, ainsi que l’alimentation initialement prévue pour le lecteur optique. Rien de compliqué ici, il faudra ensuite sécuriser le disque avec du velcro ou du scotch double face. C’est pas hyper pro comme technique mais ça marche bien :)

Voici ce que cela donne chez moi.

Et voilà un SSD ajouté à la place du lecteur optique sur le HP Proliant Microserver Gen 8.

Et voilà un SSD ajouté à la place du lecteur optique sur le HP Proliant Microserver Gen 8.

Etape 2 : Configurer le 5ème disque comme disque de démarrage.

Alors ça peut paraître bidon, mais si vous ne vous êtes pas frotté au microserver HP, je vous conseille de lire attentivement ce qui suit.

En fait, le BIOS du microserver ne permet pas de définir le disque comme périphérique de démarrage : dès que vous avez des disques dans les baies de la façade, ceux-ci prennent le pas au démarrage… Ennuyeux mais rassurez-vous, il y a une solution !

L’idée est de déclarer dans le controlleur RAID du serveur une « grappe » de disque en RAID0 dans laquelle on ne mettra que ce 5ème disque. Le microserveur démarrera ensuite là dessus.

Pour ce faire :

  • Au démarrage de la machine, appuyez sur F5 pour accéder à la configuration RAID.
  • Quand le menu apparait, cliquez sur le bouton « Configure« 
  • Cliquez ensuite sur « Create Arrays with RAID0« 
  • La liste des disque disponible s’affiche, cochez uniquement le disque supplémentaire (ici « SATA SSD Bay 5).
  • Et voilà, il suffit ensuite de valider en cliquant successivement sur OK > Yes > Finish
Un aperçu du gestionnaire RAID intégré au Microserver HP Gen 8.

Un aperçu du gestionnaire RAID intégré au Microserver HP Gen 8.

Mission accomplie, votre serveur HP Proliant démarrera désormais sur le disque 2,5 pouces.

Etape 3 : Créer une clé USB d’installation d’OpenMediaVault

Maintenant que le NAS est correctement configuré niveau matériel, il va falloir s’attaquer à la partie logicielle ! Le NAS n’ayant pas de lecteur optique, il va falloir passer par une clé USB pour installer OpenMediaVault.

Tout commence par le téléchargement d’OpenMediaVault. Rendez-vous sur sourceforge pour récupérer la dernière version du système : http://sourceforge.net/projects/openmediavault/files/

Le fichier pèse un peu moins de 400Mo. Une fois récupéré, il va nous falloir un logiciel pour déployer ce fichier sur une clé USB, c’est le rôle de RUFUS. La dernière version est téléchargeable ici. Branchez la clé, installez et lancer RUFUS.

Paramétrez RUFUS comme dans la fenêtre ci-dessous et cliquez sur « Démarrer« . Quelques minutes plus tard votre clé sera prête.

RUFUS, un outil plutôt simple à utiliser. Choisisser la clé USB à utiliser (1), indiquer "Image ISO" (2), et sélectionner l'emplacement de votre image d'OpenMediaVault (3). Enfin, cliquez sur "Démarrer" (4) pour lancer l'opération.

RUFUS, un outil plutôt simple à utiliser. Choisisser la clé USB à utiliser (1), indiquer « Image ISO » (2), et sélectionner l’emplacement de votre image d’OpenMediaVault (3). Enfin, cliquez sur « Démarrer » (4) pour lancer l’opération.

Etape 4 : Installer OpenMediaVault

Serveur éteint, branchez votre clé USB contenant OpenMediaVault, connectez un câble RJ45 entre votre box/routeur et le HP Gen 8, puis démarrez le HP Proliant. Quand l’option apparaît, appuyez sur F11 pour sélectionner le périphérique de démarrage. Une fenêtre apparaît listant plusieurs lecteurs disponibles. Sélectionnez votre clé USB et valider. Le menu d’installation d’OpenMediaVault apparait. Ne craignez pas les couleurs old school, ça ne va pas durer longtemps ;)

installation_OpenMediaVault

Voici le « design » de l’assistant d’instllation. N’ayez crainte c’est très facile à utiliser et plutôt clair.

Commencez par choisir la langue d’installation, votre pays, le type de clavier et la carte réseau à utiliser (regardez bien sur quelle prise vous avez connecté le câble RJ45 et sélectionnez la même).

Plusieurs écrans vont ensuite se succéder. Il faudra sélectionner un nom pour le NAS, un mot de passe admin, et quelques autres informations. Si certains écrans ne vous parlent pas, cliquez simplement sur « suivant » : les paramètres par défaut ne sont pas déconnant. Le NAS va ensuite récupérer en ligne les différentes mises à jour qui lui sont nécessaires. La durée peut varier en fonction de votre connexion.

Cette étape terminée, une fenêtre vous invitera à redémarrer le NAS. Avant de cliquer sur entrée, vous pouvez débrancher votre clé USB, voire même votre écran, vous n’aurez plus besoin d’intervenir directement sur le microserver physiquement. Redémarrez.

A partir de maintenant, votre NAS est autonome et administrable depuis n’importe quelle machine de votre réseau domestique. Il vous suffit d’ouvrir un navigateur et de vous rendre à l’adresse IP de votre NAS. Si vous ne la connaissez pas, un tour sur l’écran dadministration de votre box/routeur devrait vous la donner !

Etape 5 : Installer les disques de données dans les baies 3,5 pouces de la façade

Serveur éteint, on va s’attaquer à l’installation du (ou des) disque(s) de données. Rien de compliqué mais il faudra vous armer d’un tournevis cruciforme pour démonter les racks et fixer leur structure sur chacun de vos disques de données.

Il va falloir jouer un peu du tournevis pour supprimer les pièces métalliques du support pour pouvoir le monter sur le disque.

Il va falloir jouer un peu du tournevis pour supprimer les pièces métalliques du support pour pouvoir le monter sur le disque.

Etape 6 : Configurer OpenMediaVault

Etape finale de ce tutoriel, il vous faut configurer OpenMediaVault pour activer les services qui vous intéressent, configurer les partages et accès vers vos fichiers, etc.

Ouvrez un navigateur web et tapez dans la barre d’adresse l’adresse IP de votre NAS. L’écran d’authentification d’OpenMediavault devrait apparaître. Le login/mot de passe par défaut est le suivant :

  • Identifiant : admin
  • Mot de passe : openmediavault

Ensuite la manœuvre dépend de ce que vous souhaitez faire, mais la logique est souvent la même : on déclare d’abord le(s) disque(s) physique(s) avant de choisir le type de RAID. Une fois ce paramètrage effectué vous allez pouvoir déclarer vos utilisateurs (si besoin) et surtout les différents dossiers que vous allez partager sur votre réseau.

En image cela donne à peu près ça :

01-OpenMediaVault-Gestion-des-disques

On commence par déclarer les différents disques physiques qui seront utilisés pour le stockage des données

02-OpenMediaVault-Gestion-du-raid

On choisit ensuite le type de RAID que l’on souhaite mettre en place (RAID0, RAID1, RAID5…). Pour moi ce sera du RAID1.

03-OpenMediaVault-Dossier-partages

Et enfin, on déclare des dossiers à partager sur le réseau. Dans mon cas j’en ai paramétré 2 : « logiciels » et « media ».

Conclusion

Et voilà, si vous vous intéressez à OpenMediaVault vous avez toutes les clés pour vous lancer ! Et si au final vous préférez tester une autre distribution comme FreeNAS, NAS4Free ou que sais-je sur le HP Proliant Microserver Gen 8, vous devriez avoir les idées un peu plus claires sur la marche à suivre, celle-ci ne différant pas tellement d’une distribution à l’autre.


Quand on réfléchit à protéger son domicile des incidents domestiques, on pense immédiatement aux risques d’incendies, mais on oublie plus facilement un autre fléau auquel j’ai dû me frotter il y a un peu plus d’un an : le risque d’inondation. Dans cet article je vais donc partager avec vous une petite mésaventure que j’ai vécu fin 2014 et ce que j’ai fait pour éviter que cela arrive de nouveau.

On remonte 15 mois en arrière

Je rentre de weekend et trouve accroché un mot sur ma porte : ma voisine du dessus qui me prévient qu’elle a coupé le circuit d’eau de mon appartement car il « pleuvait » de son plafond. A l’intérieur de chez moi je découvre qu’un raccord sur l’arrivée d’eau de mon ballon d’eau chaude avait rompu, débitant plusieurs dizaines (centaines ?) de litres d’eau chez moi. Si l’intervention de la voisine a sauvé quasiment tous mes biens, c’est tout le parquet de l’appartement qui est bon pour la poubelle…

Mon parquet, gorgé d'eau, qui émettait de joyeux bruits de "succion" à chaque pas.

Mon parquet, gorgé d’eau, qui émettait de joyeux bruits de « succion » à chaque pas.

1 an et 7000€ de parquet plus tard

Cette mésaventure derrière moi, je suis tombé un peu par hasard sur un appareil que fabrique la marque Fibaro : le Fibaro Flood Sensor FGFS-101. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un détecteur d’inondation. Compatible Z-Wave, celui-ci s’interface donc avec mon système domotique et permettra de déclencher des scénarios ou tout simplement m’alerter en cas de fuite d’eau.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Découverte du Fibaro Flood Sensor FGFS-001

La promesse

Fibaro nous livre ici un objet bien fini qui, de part son fonctionnement, vous rappellera peut-être la logique des détecteurs de fumée. On pose le détecteur par terre. S’il détecte de l’eau il se met à émettre une sonnerie ma foi particulièrement désagréable jusqu’à avoir les pieds au sec. Simple et efficace, c’est ce que je cherche.

On aperçoit ici les fameux "picots" chargés de détecter la présence d'eau.

On aperçoit ici les fameux « picots » chargés de détecter la présence d’eau.

Un détecteur complet

Comme a son habitude, Fibaro a inclus d’autres capteurs dans son appareil. En plus de détecter les fuites d’eau, celui-ci pourra relever la température du sol, vous prévenir si quelqu’un le déplace ou tente de le saboter. Autres petites fonctionnalités : le constructeur nous promet une autonomie de 2 ans avec la pile au lithium intégrée (CR123A) mais vous pouvez aussi choisir de l’alimenter via un adaptateur de 12 à 24V. De la même manière, le détecteur peut-être accroché en hauteur et vous devrez alors y raccorder une sonde externe pour détecter une fuite. Un bornier de type « contact sec » permet également de relier si besoin l’appareil à votre alarme.

Petit plus en cas de sinistre, outre sa capacité à détecter la présence d’eau, il est étanche (certifié IP44) et capable de flotter s’il y a vraiment beaucoup d’eau. Bon ok, si on arrive là j’aurais d’autres soucis que la bonne santé du capteur ;)

Un objet à l’esthétique très réussie

Pas vraiment de reproche à faire à Fibaro sur l’esthétique de l’appareil. L’objet est élégant et très compact. Pour l’ouvrir il faut dévisser la partie supérieur qui va dévoiler la pile, le bornier pour y connecter des entrées/sorties, et enfin le bouton d’association pour rattacher le détecteur au réseau Z-Wave.

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d'un simple stylo. Notez la compacité de l'appareil Fibaro !

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d’un simple stylo. Notez la compacité de l’appareil Fibaro !

Si vous souhaitez utiliser ce détecteur sans sytème domotique c’est possible : il suffit d’enlever la languette de protection sur la pile et de le poser à un endroit stratégique : dans votre salle de bain, votre cuisine, près de votre machine à laver ou comme moi : sous votre ballon d’eau chaude ! En cas de fuite celui-ci retentira un peu à la manière d’un détecteur de fumée. Maintenant, vu le prix du jouet, l’intérêt principal est de le relier au système domotique, dans mon cas Domoticz.

Ajouter le Fibaro Flood Sensor dans Domoticz

Association du Fibaro FGFS-101

Rien de très compliqué ici, si vous avez comme moi déjà quelques périphériques z-wave vous devez commencer à maîtriser la procédure ! On commence par enlever la languette de protection de la pile du flood sensor. On éteint Domoticz, débranche la clé Z-wave de chez Aeon Labs. On passe en mode association en cliquant sur le bouton du Z-Stick et on triple-clique sur le bouton d’association du capteur. Le Z-Stick doit clignoter rapidement à ce moment vous indiquant qu’il a bien reconnu le flood sensor. Vous pouvez alors rebrancher le Z-Stick et redémarrer le RaspberryPi.

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l'onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton "Setup" du ZStick

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l’onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton « Setup » du ZStick. Ici il a le NodeId numéro 6.

Sélection du Fibaro Flood Sensor dans Domoticz.

Ici aussi rien de très original. Rendez-vous dans l’onglet Setup > Devices, et repérez la ligne du flood sensor. On clique sur la flèche verte pour lui choisir un petit nom. Chez moi ce sera « Inondation Chauffe-eau ». (Notez que d’autres lignes apparaissent si vous souhaitez utiliser le capteur de température / sabotage / déplacement du Fibaro Flood Sensor).

VOici les différents "devices" qui apparaissent après l'association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne "Flood" m'intéresse.

VOici les différents « devices » qui apparaissent après l’association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne « Flood » m’intéresse.

Votre détecteur d’inondation est maintenant disponible dans l’onglet Switches de Domoticz. Vous pouvez changer le logo de votre module pour avoir quelque chose de plus explicite en cliquant sur le bouton Edit.

Le Flood Sensor apparaît tel que je l'ai nommé. Ici "Inondation Chauffe-eau"

Le Flood Sensor apparaît tel que je l’ai nommé. Ici « Inondation Chauffe-eau »

Paramétrer une alerte en cas d’inondation.

C’est tout l’intérêt de la manœuvre : être prévenu immédiatement en cas de fuite. Pour cela, sur le widget matérialisation votre Flood Sensor, vous trouverez un bouton Notifications qui vous permettra d’ajouter une alerte en cas d’anomalie. Plusieurs méthodes de préventions sont disponibles, elles sont configurables en détail dans l’onglet Setup > Settings > Notifications.

Il est possible d'être notifier vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Il est possible d’être notifié vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Pour aller au bout des choses : couper automatiquement l’arrivée d’eau.

Je ne pouvais pas conclure cet article sans vous parler de ce que je considère être la « protection ultime » pour éviter de subir des dégâts en cas d’inondation : poser une électrovanne contrôlée par le système domotique sur votre arrivée d’eau. En cas d’alerte du capteur vous pouvez donc programmer une coupure du circuit d’eau le temps de vérifier l’étendue du problème.

Il existe des électrovannes Z-Wave, comme la Fortrezz WV-01, mais leur prix de vente est particulièrement dissuasif : 450€ la bête ! Solution alternative : poser une électrovanne « standard » et la piloter à l’aide d’un module domotique (qu’il soit Z-Wave ou pas).

Si cette solution vous intéresse, j’ai trouvé deux vannes motorisées différentes (elle n’ont besoin d’être alimentée que pour changer d’état), qui seraient pilotables avec un module Fibaro FGS-222. Le prix étant plus doux, on peut s’offrir l’électrovanne + le module domotique de contrôle pour moins de 100 euros. Si cette option vous intéresse, vous trouverez la première électrovanne ici, la seconde là.

Je n’ai pas pu tester ce dispositif pour le moment étant locataire, mais faites moi confiance pour installer ce système quand ça ne sera plus le cas !

Un exemple d'électrovanne pilotable avec un module Fibaro "classique".

Un exemple d’électrovanne pilotable avec un module Fibaro « classique ».

Conclusion

Peu fréquemment adressée, la prévention des inondations n’en reste pas moins une problématique pour laquelle il y a des solutions, que vous ayez une installation domotique ou pas. Si un détecteur seul ne fera que vous prévenir, cela permettra déjà de ne pas laisser la situation dégénérer. Et pour les plus vaillants qui le combineront à une électrovanne, vous aurez là une installation robuste qui vous tranquillisera. Le seul bémol du système, pour moi, est le prix de revient. Pour avoir une installation efficace, vous aurez besoin de multiplier les flood sensors pour en installer près des différents équipements « à risque » : machine à laver, chauffe-eau, cuisine, salle de bain ce qui peut faire rapidement gonfler la facture. Après, c’est sûr que c’est peu par rapport au coût des réparations en cas de sinistre… Et ça n’est pas mon assurance qui vous dira le contraire ;) Si vous souhaitez acheter le Fibaro Flood Sensor, vous le trouverez facilement ici.


Il y a près de 3 ans désormais, je décidais de monter un NAS, ces fameux serveurs domestiques qui permettent de centraliser photos, musiques et vidéos au sein d’un foyer. 35 mois plus tard, la bête rendait l’âme, refusant de démarrer. Il me fallait donc lui trouver un successeur, et surtout récupérer mes données ! L’article d’aujourd’hui va parler de son remplaçant, performant et bon marché, sans pour autant faire l’impasse sur la qualité.

Les critères : 4 baies en conservant un volume compact.

Même si je n’utilisais que 2 disques à l’heure actuelle, je souhaitais trouver un appareil capable de contenir 4 disques de données. Devant l’installer dans mon meuble TV, j’avais également des contraintes en terme de volume à respecter.

NAS assemblés à partir de composant de PC ou NAS du commerce ?

Concrètement, si vous souhaitez vous équiper, il y a habituellement 2 options possibles : acheter un NAS clé en main prêt à fonctionner ou assembler un NAS à partir de composants de PC. Evidemment, chaque option à ses avantages et inconvénients :

  • Acheter un nas du commerce : c’est assez cher mais on a une machine prête à l’utilisation, compacte et économe en énergie. C’est la solution « anti-prise de tête » par excellence.
  • Assembler un NAS à partir de composants de PC : c’est plus économique, permet d’avoir une machine performante mais nécessitera du temps pour le montage et la configuration initiale. L’encombrement et la consommation électrique sont également souvent plus importants que pour un NAS plug n play.
Un bon NAS du commerce capable de gérer 4 disques : le Synology DS 415 Play.

Un bon NAS du commerce capable de gérer 4 disques : le Synology DS 415 Play.

Si vous vous essayez au jeu de chercher un NAS du commerce, et de le comparer à un équivalent « assemblé » maison, vous allez faire rapidement 2 constats : un NAS 4 baies coûte cher, et surtout si vous optez pour un modèle prêt à l’emploi ! Globalement il est difficile de trouver des modèles récents à moins de 400€. L’alternative, consistant à assembler votre NAS vous permettra d’économiser quelques euros au prix d’un peu plus de travail. Voici un exemple de configuration possible pour avoir une machine compacte, silencieuse, et surtout capable d’accueillir et gérer 4 disques :

On arrive ici aux alentours de 225€, bien moins cher donc mais en plus de devoir assembler la machine, il faudra ensuite installer son système. Rien de rédhibitoire rassurez vous mais entre le montage et l’installation, cela demande tout de même un peu de temps.

fractal-node-304px

Un exemple de configuration possible avec le boitier Fractal Node 304 qui rappelle étrangement certains NAS Synology.

Le compromis : détourner un serveur professionnel pour en faire un NAS

Si j’ai écris cet article, c’est surtout pour vous proposer une 3ème solution, peu commune, mais qui m’est apparu comme très intéressante : convertir un serveur d’entreprise en NAS !

Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que la machine que je vous propose a un tarif raisonnable, avec un degré de finition impressionnant, et surtout qui permet de combiner les avantages des 2 solutions précédemment citées : vous aurez une machine de qualité assemblée, sur laquelle il ne restera plus qu’à installer le système d’exploitation.

Et si en montant une machine « sur mesure » vous pouvez vous inquiéter du support de vos composants sélectionnés par la distribution de votre choix, cette prise de tête disparait avec la machine que j’ai dégotée pour vous : très populaire pour sa conversion en NAS, les systèmes connus sont parfaitement compatibles avec son matériel.

Présentation du HP Proliant MicroServer Gen8.

Le nom de la machine qui m’a séduite : HP Proliant Microserver Gen8. Pas très poétique mais ça n’est pas bien grave pour mon usage ! Voyons la bête de plus près.

Le HP Proliant Microserver Gen 8 vu de face.

Le HP Proliant Microserver Gen 8 vu de face.

Vue de l’extérieur : une machine compacte et bien construite.

Avec des dimensions de 23 x 24.5 x 23.2cm, la machine est compacte et respire la qualité. Ses 8kg sur la balance vous font comprendre rien qu’en la soulevant que l’on a affaire à du matériel professionnel. Niveau connectique, n’espérez pas trouver des ports HDMI ou une sortie son de l’espace : on trouve le strict minimum pour l’usage qui nous intéresse : 6 prises USB (dont 2 USB3), une prise VGA et trois prises RJ45. Caractéristique qui m’a beaucoup plu pour cet usage de NAS : le microserver HP Proliant Gen8 comporte 4 baies rackables pour disques dur 3.5 pouces accessibles derrière une porte intégrée sur la façade de la machine. Voyez ce que cela donne en images :

Les 4 baies 3.5 pouces de la façade respirent la qualité.

Vue de face, les 4 baies 3.5 pouces de la façade respirent la qualité.

A l'arrière pas de fioriture. Le strict minimum pour brancher un écran et quelques périphériques USB.

A l’arrière pas de fioriture. Le strict minimum pour brancher un écran et quelques périphériques USB.

Vue de l’intérieur : des composants de PC agencés au millimètre.

A l’intérieur, on retrouve des composants standards et remplaçables qui permettront d’améliorer la configuration ou tout simplement de changer une pièce défectueuse si besoin. Niveau performance, sans être un foudre de guerre, le HP Gen 8 est pourtant bien au-dessus de ce que l’on trouverais sur un NAS du commerce. Pour moi qui l’utilise comme serveur de fichiers, je ne vois jamais le taux d’occupation du processeur dépasser les 5% quelque soit l’usage.

Pour les amoureux des fiches techniques, voici la configuration de base :

  • Processeur : Intel Celeron G1610T Dual Core cadencé à 2,3Ghz (35W de TDP, socket LGA1155)
  • RAM : 4 Go DDR3 ECC (2 slots DDR3 sont utilisables)
  • 4 Baies rackables 3,5 pouces
  • 1 baie pour lecteur optique slim
  • Ports externes : 4 USB2 (dont 2 en façade), 2USB3, 2 RJ45, 1 RJ45 (pour HP iLO),

Parmi les entrailles du serveur HP Gen8, il y a 2 éléments inhabituels mais qui me sont apparus bien pratique pour cet usage de NAS : un port USB interne et un slot pour microSD. Utile pour installer éventuellement son système d’exploitation sur une clé USB ou une carte mémoire qui ne soit pas accessible de l’extérieur du boîtier.

Sur la gauche vous voyez le slot MicroSD et le port USB interne. A droite en bleu, un cinquième port SATA pour rajouter un disque supplémentaire.

Sur la gauche vous voyez le slot MicroSD et le port USB interne. A droite en bleu, un cinquième port SATA pour rajouter un disque supplémentaire.

Choisir le système d’exploitation de ce nouveau NAS

Si le HP Gen 8 est une réponse intéressante en terme de matériel, il reste à choisir le logiciel pour animer tout ça. Dans un logique de monter un système fiable et peu couteux, j’ai choisi de vous présenter 3 systèmes d’exploitations linux particulièrement adaptés à cet usage.

Voici donc mes 3 challengers : Nas4Free, OpenMediaVault et XPEnology. Ce ne sont pas les seuls qui existent mais ils certainement parmi les plus connus dans cette catégorie !

Nas4Free

Nas4Free est le plus vieux des 3 systèmes, et est réputé pour sa stabilité/fiabilité/vitesse. Basé sur une distribution FreeBSD, vous pouvez être serein sur la stabilité de la bête. Avantage majeur pour moi : le système peut-être installé sur une clef USB ou une carte microSD (le système est ensuite chargé en RAM au démarrage, ce qui permet d’avoir une machine ultra-réactive) et il est très peu gourmand en terme de ressources. Le revers de la médaille : je trouve plus compliqué de customiser le système et j’ai l’impression que cela fait appel à des connaissances plus poussées quand on veut « sortir du cadre ». Après si seul les aspects « basiques » d’un NAS vous intéresse, Nas4Free est une super solution. A noter : le système est gratuit et open-source. Il évolue assez régulièrement.

NAS4Free : Une interface austère mais efficace.

NAS4Free : Une interface austère mais efficace.

XPEnology

On pourrait l’appeler le « Synology du pauvre » car il s’agit ni plus ni moins que d’installer sur votre HP Proliant le système embarqué habituellement sur les NAS synology. Avec XPEnology, vous aurez donc la sensation d’avoir un NAS synology 4 baies, et quand on voit le prix de ces machines, forcément c’est intéressant. Cela permet également de bénéficier de tous les addons existant pour les NAS Synology, donc autant dire que si vous êtes fâchés avec la ligne de commande, cela pourrait être un bon choix. Autre avantage, ce système ne nécessite pas de disque indépendant pour fonctionner : il suffit d’une clé USB d’amorçage, le système est ensuite installé sur une petite portion de chacun de vos disques de stockage.

Après tout n’est pas rose et il faut tout de même avoir quelques inconvénients en tête. Cette solution est complètement non officielle, et chaque mise à jour peut causer des soucis sur votre système (le hardware du HP proliant n’étant pas tout à fait le même que celui qui équipe les NAS Synology). Attention donc si vous hébergez des données qui vous sont chères sur votre NAS.

XPEnology : une interface bien léchée qui permet de tout faire en quelques clics.

XPEnology : une interface bien léchée qui permet de tout faire en quelques clics.

OpenMediaVault

C’est mon chouchou (mais je comprends si ça n’est pas le vôtre;). Basé sur Debian et fondé par un ancien de FreeNAS, OpenMediaVault est une solution également libre et gratuite qui me donne entièrement satisfaction depuis plusieurs années maintenant. Dotée d’une belle interface web pour les manipulations classiques d’un NAS, elle permet aussi de bénéficier de toute la puissance de Debian en ligne de commande pour les utilisateurs confirmés. Avantage direct : on peut facilement customiser l’OS en utilisant des paquets debian et/ou Ubuntu. Si je devais citer un inconvénient d’OpenMediaVault ce serait le suivant : OpenMediaVault nécessite d’être installé sur un disque dédié (pas possible à ma connaissance de l’installer sur une clé USB ou une carte microSD). Si vous ne voulez pas sacrifier un des 4 disques de la « façade » pour y installer cet OS, il faudra comme je l’ai fait ajouter un disque dur au format 2,5 pouces (ou un SSD) dans l’emplacement du lecteur optique du HP Gen 8.
Une démo de l’interface est disponible ici : http://demo.omv-extras.org/ (ce n’est pas très rapide, et tout ne marche pas, mais ça vous donnera une idée du système).

OpenMediaVault : le compromis entre NAS4Free et XPEnology.

OpenMediaVault : le compromis entre NAS4Free et XPEnology.

A vous de jouer

Vous en savez maintenant un peu plus sur cette belle machine qu’est le microserver HP Gen 8. Je l’ai installée il y a environ 4 mois chez moi avec OpenMediaVault et l’ensemble tourne comme une horloge de manière ininterrompue depuis 118 jours au moment où j’écris ces lignes.

Pour moi qui stressais à l’idée de perdre les données stockées sur mon ancien NAS, j’ai été agréablement surpris de voir qu’OpenMediaVault a reconnu sans sourciller mes disques de données avec tout leur contenu (alors que le matériel est différent et ainsi que la version d’OpenMediaVault).

Bref, si vous cherchez une machine de bonne qualité, compacte, économe en énergie et bien reconnu par les systèmes existants vous savez que le microserver de chez HP est un bon candidat ! On le trouve sans trop de mal entre 200€ et 250€ avec 2 à 4Go de RAM chez Amazon et les autres marchands habituels.

Les possibilités de cette petite machine étant nombreuses il me faudrait bien plus d’un article pour en faire le tour ! J’essaierai de vous écrire un ou deux articles supplémentaires sur la machine pour en améliorer les performances et/ou installer OpenMediaVault dessus !