Quand on réfléchit à protéger son domicile des incidents domestiques, on pense immédiatement aux risques d’incendies, mais on oublie plus facilement un autre fléau auquel j’ai dû me frotter il y a un peu plus d’un an : le risque d’inondation. Dans cet article je vais donc partager avec vous une petite mésaventure que j’ai vécu fin 2014 et ce que j’ai fait pour éviter que cela arrive de nouveau.

On remonte 15 mois en arrière

Je rentre de weekend et trouve accroché un mot sur ma porte : ma voisine du dessus qui me prévient qu’elle a coupé le circuit d’eau de mon appartement car il « pleuvait » de son plafond. A l’intérieur de chez moi je découvre qu’un raccord sur l’arrivée d’eau de mon ballon d’eau chaude avait rompu, débitant plusieurs dizaines (centaines ?) de litres d’eau chez moi. Si l’intervention de la voisine a sauvé quasiment tous mes biens, c’est tout le parquet de l’appartement qui est bon pour la poubelle…

Mon parquet, gorgé d'eau, qui émettait de joyeux bruits de "succion" à chaque pas.

Mon parquet, gorgé d’eau, qui émettait de joyeux bruits de « succion » à chaque pas.

1 an et 7000€ de parquet plus tard

Cette mésaventure derrière moi, je suis tombé un peu par hasard sur un appareil que fabrique la marque Fibaro : le Fibaro Flood Sensor FGFS-101. Vous l’aurez deviné, il s’agit d’un détecteur d’inondation. Compatible Z-Wave, celui-ci s’interface donc avec mon système domotique et permettra de déclencher des scénarios ou tout simplement m’alerter en cas de fuite d’eau.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Le Flood Sensor, dans sa boîte ! Il tient dans la main.

Découverte du Fibaro Flood Sensor FGFS-001

La promesse

Fibaro nous livre ici un objet bien fini qui, de part son fonctionnement, vous rappellera peut-être la logique des détecteurs de fumée. On pose le détecteur par terre. S’il détecte de l’eau il se met à émettre une sonnerie ma foi particulièrement désagréable jusqu’à avoir les pieds au sec. Simple et efficace, c’est ce que je cherche.

On aperçoit ici les fameux "picots" chargés de détecter la présence d'eau.

On aperçoit ici les fameux « picots » chargés de détecter la présence d’eau.

Un détecteur complet

Comme a son habitude, Fibaro a inclus d’autres capteurs dans son appareil. En plus de détecter les fuites d’eau, celui-ci pourra relever la température du sol, vous prévenir si quelqu’un le déplace ou tente de le saboter. Autres petites fonctionnalités : le constructeur nous promet une autonomie de 2 ans avec la pile au lithium intégrée (CR123A) mais vous pouvez aussi choisir de l’alimenter via un adaptateur de 12 à 24V. De la même manière, le détecteur peut-être accroché en hauteur et vous devrez alors y raccorder une sonde externe pour détecter une fuite. Un bornier de type « contact sec » permet également de relier si besoin l’appareil à votre alarme.

Petit plus en cas de sinistre, outre sa capacité à détecter la présence d’eau, il est étanche (certifié IP44) et capable de flotter s’il y a vraiment beaucoup d’eau. Bon ok, si on arrive là j’aurais d’autres soucis que la bonne santé du capteur ;)

Un objet à l’esthétique très réussie

Pas vraiment de reproche à faire à Fibaro sur l’esthétique de l’appareil. L’objet est élégant et très compact. Pour l’ouvrir il faut dévisser la partie supérieur qui va dévoiler la pile, le bornier pour y connecter des entrées/sorties, et enfin le bouton d’association pour rattacher le détecteur au réseau Z-Wave.

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d'un simple stylo. Notez la compacité de l'appareil Fibaro !

Le Flood Sensor FGFS-101 ouvert, au côté d’un simple stylo. Notez la compacité de l’appareil Fibaro !

Si vous souhaitez utiliser ce détecteur sans sytème domotique c’est possible : il suffit d’enlever la languette de protection sur la pile et de le poser à un endroit stratégique : dans votre salle de bain, votre cuisine, près de votre machine à laver ou comme moi : sous votre ballon d’eau chaude ! En cas de fuite celui-ci retentira un peu à la manière d’un détecteur de fumée. Maintenant, vu le prix du jouet, l’intérêt principal est de le relier au système domotique, dans mon cas Domoticz.

Ajouter le Fibaro Flood Sensor dans Domoticz

Association du Fibaro FGFS-101

Rien de très compliqué ici, si vous avez comme moi déjà quelques périphériques z-wave vous devez commencer à maîtriser la procédure ! On commence par enlever la languette de protection de la pile du flood sensor. On éteint Domoticz, débranche la clé Z-wave de chez Aeon Labs. On passe en mode association en cliquant sur le bouton du Z-Stick et on triple-clique sur le bouton d’association du capteur. Le Z-Stick doit clignoter rapidement à ce moment vous indiquant qu’il a bien reconnu le flood sensor. Vous pouvez alors rebrancher le Z-Stick et redémarrer le RaspberryPi.

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l'onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton "Setup" du ZStick

Si la manoeuvre a bien fonctionné, vous devez voir le Flood Sensor apparâitre dans l’onglet Setup > Hadware et en cliquant sur le bouton « Setup » du ZStick. Ici il a le NodeId numéro 6.

Sélection du Fibaro Flood Sensor dans Domoticz.

Ici aussi rien de très original. Rendez-vous dans l’onglet Setup > Devices, et repérez la ligne du flood sensor. On clique sur la flèche verte pour lui choisir un petit nom. Chez moi ce sera « Inondation Chauffe-eau ». (Notez que d’autres lignes apparaissent si vous souhaitez utiliser le capteur de température / sabotage / déplacement du Fibaro Flood Sensor).

VOici les différents "devices" qui apparaissent après l'association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne "Flood" m'intéresse.

VOici les différents « devices » qui apparaissent après l’association du Fibaro Flood Sensor. Ici, seule la ligne « Flood » m’intéresse.

Votre détecteur d’inondation est maintenant disponible dans l’onglet Switches de Domoticz. Vous pouvez changer le logo de votre module pour avoir quelque chose de plus explicite en cliquant sur le bouton Edit.

Le Flood Sensor apparaît tel que je l'ai nommé. Ici "Inondation Chauffe-eau"

Le Flood Sensor apparaît tel que je l’ai nommé. Ici « Inondation Chauffe-eau »

Paramétrer une alerte en cas d’inondation.

C’est tout l’intérêt de la manœuvre : être prévenu immédiatement en cas de fuite. Pour cela, sur le widget matérialisation votre Flood Sensor, vous trouverez un bouton Notifications qui vous permettra d’ajouter une alerte en cas d’anomalie. Plusieurs méthodes de préventions sont disponibles, elles sont configurables en détail dans l’onglet Setup > Settings > Notifications.

Il est possible d'être notifier vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Il est possible d’être notifié vers tout un tas de canaux, paramètrables dans les options de Domoticz.

Pour aller au bout des choses : couper automatiquement l’arrivée d’eau.

Je ne pouvais pas conclure cet article sans vous parler de ce que je considère être la « protection ultime » pour éviter de subir des dégâts en cas d’inondation : poser une électrovanne contrôlée par le système domotique sur votre arrivée d’eau. En cas d’alerte du capteur vous pouvez donc programmer une coupure du circuit d’eau le temps de vérifier l’étendue du problème.

Il existe des électrovannes Z-Wave, comme la Fortrezz WV-01, mais leur prix de vente est particulièrement dissuasif : 450€ la bête ! Solution alternative : poser une électrovanne « standard » et la piloter à l’aide d’un module domotique (qu’il soit Z-Wave ou pas).

Si cette solution vous intéresse, j’ai trouvé deux vannes motorisées différentes (elle n’ont besoin d’être alimentée que pour changer d’état), qui seraient pilotables avec un module Fibaro FGS-222. Le prix étant plus doux, on peut s’offrir l’électrovanne + le module domotique de contrôle pour moins de 100 euros. Si cette option vous intéresse, vous trouverez la première électrovanne ici, la seconde là.

Je n’ai pas pu tester ce dispositif pour le moment étant locataire, mais faites moi confiance pour installer ce système quand ça ne sera plus le cas !

Un exemple d'électrovanne pilotable avec un module Fibaro "classique".

Un exemple d’électrovanne pilotable avec un module Fibaro « classique ».

Conclusion

Peu fréquemment adressée, la prévention des inondations n’en reste pas moins une problématique pour laquelle il y a des solutions, que vous ayez une installation domotique ou pas. Si un détecteur seul ne fera que vous prévenir, cela permettra déjà de ne pas laisser la situation dégénérer. Et pour les plus vaillants qui le combineront à une électrovanne, vous aurez là une installation robuste qui vous tranquillisera. Le seul bémol du système, pour moi, est le prix de revient. Pour avoir une installation efficace, vous aurez besoin de multiplier les flood sensors pour en installer près des différents équipements « à risque » : machine à laver, chauffe-eau, cuisine, salle de bain ce qui peut faire rapidement gonfler la facture. Après, c’est sûr que c’est peu par rapport au coût des réparations en cas de sinistre… Et ça n’est pas mon assurance qui vous dira le contraire ;) Si vous souhaitez acheter le Fibaro Flood Sensor, vous le trouverez facilement ici.


Il y a près de 3 ans désormais, je décidais de monter un NAS, ces fameux serveurs domestiques qui permettent de centraliser photos, musiques et vidéos au sein d’un foyer. 35 mois plus tard, la bête rendait l’âme, refusant de démarrer. Il me fallait donc lui trouver un successeur, et surtout récupérer mes données ! L’article d’aujourd’hui va parler de son remplaçant, performant et bon marché, sans pour autant faire l’impasse sur la qualité.

Les critères : 4 baies en conservant un volume compact.

Même si je n’utilisais que 2 disques à l’heure actuelle, je souhaitais trouver un appareil capable de contenir 4 disques de données. Devant l’installer dans mon meuble TV, j’avais également des contraintes en terme de volume à respecter.

NAS assemblés à partir de composant de PC ou NAS du commerce ?

Concrètement, si vous souhaitez vous équiper, il y a habituellement 2 options possibles : acheter un NAS clé en main prêt à fonctionner ou assembler un NAS à partir de composants de PC. Evidemment, chaque option à ses avantages et inconvénients :

  • Acheter un nas du commerce : c’est assez cher mais on a une machine prête à l’utilisation, compacte et économe en énergie. C’est la solution « anti-prise de tête » par excellence.
  • Assembler un NAS à partir de composants de PC : c’est plus économique, permet d’avoir une machine performante mais nécessitera du temps pour le montage et la configuration initiale. L’encombrement et la consommation électrique sont également souvent plus importants que pour un NAS plug n play.
Un bon NAS du commerce capable de gérer 4 disques : le Synology DS 415 Play.

Un bon NAS du commerce capable de gérer 4 disques : le Synology DS 415 Play.

Si vous vous essayez au jeu de chercher un NAS du commerce, et de le comparer à un équivalent « assemblé » maison, vous allez faire rapidement 2 constats : un NAS 4 baies coûte cher, et surtout si vous optez pour un modèle prêt à l’emploi ! Globalement il est difficile de trouver des modèles récents à moins de 400€. L’alternative, consistant à assembler votre NAS vous permettra d’économiser quelques euros au prix d’un peu plus de travail. Voici un exemple de configuration possible pour avoir une machine compacte, silencieuse, et surtout capable d’accueillir et gérer 4 disques :

On arrive ici aux alentours de 225€, bien moins cher donc mais en plus de devoir assembler la machine, il faudra ensuite installer son système. Rien de rédhibitoire rassurez vous mais entre le montage et l’installation, cela demande tout de même un peu de temps.

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Un exemple de configuration possible avec le boitier Fractal Node 304 qui rappelle étrangement certains NAS Synology.

Le compromis : détourner un serveur professionnel pour en faire un NAS

Si j’ai écris cet article, c’est surtout pour vous proposer une 3ème solution, peu commune, mais qui m’est apparu comme très intéressante : convertir un serveur d’entreprise en NAS !

Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que la machine que je vous propose a un tarif raisonnable, avec un degré de finition impressionnant, et surtout qui permet de combiner les avantages des 2 solutions précédemment citées : vous aurez une machine de qualité assemblée, sur laquelle il ne restera plus qu’à installer le système d’exploitation.

Et si en montant une machine « sur mesure » vous pouvez vous inquiéter du support de vos composants sélectionnés par la distribution de votre choix, cette prise de tête disparait avec la machine que j’ai dégotée pour vous : très populaire pour sa conversion en NAS, les systèmes connus sont parfaitement compatibles avec son matériel.

Présentation du HP Proliant MicroServer Gen8.

Le nom de la machine qui m’a séduite : HP Proliant Microserver Gen8. Pas très poétique mais ça n’est pas bien grave pour mon usage ! Voyons la bête de plus près.

Le HP Proliant Microserver Gen 8 vu de face.

Le HP Proliant Microserver Gen 8 vu de face.

Vue de l’extérieur : une machine compacte et bien construite.

Avec des dimensions de 23 x 24.5 x 23.2cm, la machine est compacte et respire la qualité. Ses 8kg sur la balance vous font comprendre rien qu’en la soulevant que l’on a affaire à du matériel professionnel. Niveau connectique, n’espérez pas trouver des ports HDMI ou une sortie son de l’espace : on trouve le strict minimum pour l’usage qui nous intéresse : 6 prises USB (dont 2 USB3), une prise VGA et trois prises RJ45. Caractéristique qui m’a beaucoup plu pour cet usage de NAS : le microserver HP Proliant Gen8 comporte 4 baies rackables pour disques dur 3.5 pouces accessibles derrière une porte intégrée sur la façade de la machine. Voyez ce que cela donne en images :

Les 4 baies 3.5 pouces de la façade respirent la qualité.

Vue de face, les 4 baies 3.5 pouces de la façade respirent la qualité.

A l'arrière pas de fioriture. Le strict minimum pour brancher un écran et quelques périphériques USB.

A l’arrière pas de fioriture. Le strict minimum pour brancher un écran et quelques périphériques USB.

Vue de l’intérieur : des composants de PC agencés au millimètre.

A l’intérieur, on retrouve des composants standards et remplaçables qui permettront d’améliorer la configuration ou tout simplement de changer une pièce défectueuse si besoin. Niveau performance, sans être un foudre de guerre, le HP Gen 8 est pourtant bien au-dessus de ce que l’on trouverais sur un NAS du commerce. Pour moi qui l’utilise comme serveur de fichiers, je ne vois jamais le taux d’occupation du processeur dépasser les 5% quelque soit l’usage.

Pour les amoureux des fiches techniques, voici la configuration de base :

  • Processeur : Intel Celeron G1610T Dual Core cadencé à 2,3Ghz (35W de TDP, socket LGA1155)
  • RAM : 4 Go DDR3 ECC (2 slots DDR3 sont utilisables)
  • 4 Baies rackables 3,5 pouces
  • 1 baie pour lecteur optique slim
  • Ports externes : 4 USB2 (dont 2 en façade), 2USB3, 2 RJ45, 1 RJ45 (pour HP iLO),

Parmi les entrailles du serveur HP Gen8, il y a 2 éléments inhabituels mais qui me sont apparus bien pratique pour cet usage de NAS : un port USB interne et un slot pour microSD. Utile pour installer éventuellement son système d’exploitation sur une clé USB ou une carte mémoire qui ne soit pas accessible de l’extérieur du boîtier.

Sur la gauche vous voyez le slot MicroSD et le port USB interne. A droite en bleu, un cinquième port SATA pour rajouter un disque supplémentaire.

Sur la gauche vous voyez le slot MicroSD et le port USB interne. A droite en bleu, un cinquième port SATA pour rajouter un disque supplémentaire.

Choisir le système d’exploitation de ce nouveau NAS

Si le HP Gen 8 est une réponse intéressante en terme de matériel, il reste à choisir le logiciel pour animer tout ça. Dans un logique de monter un système fiable et peu couteux, j’ai choisi de vous présenter 3 systèmes d’exploitations linux particulièrement adaptés à cet usage.

Voici donc mes 3 challengers : Nas4Free, OpenMediaVault et XPEnology. Ce ne sont pas les seuls qui existent mais ils certainement parmi les plus connus dans cette catégorie !

Nas4Free

Nas4Free est le plus vieux des 3 systèmes, et est réputé pour sa stabilité/fiabilité/vitesse. Basé sur une distribution FreeBSD, vous pouvez être serein sur la stabilité de la bête. Avantage majeur pour moi : le système peut-être installé sur une clef USB ou une carte microSD (le système est ensuite chargé en RAM au démarrage, ce qui permet d’avoir une machine ultra-réactive) et il est très peu gourmand en terme de ressources. Le revers de la médaille : je trouve plus compliqué de customiser le système et j’ai l’impression que cela fait appel à des connaissances plus poussées quand on veut « sortir du cadre ». Après si seul les aspects « basiques » d’un NAS vous intéresse, Nas4Free est une super solution. A noter : le système est gratuit et open-source. Il évolue assez régulièrement.

NAS4Free : Une interface austère mais efficace.

NAS4Free : Une interface austère mais efficace.

XPEnology

On pourrait l’appeler le « Synology du pauvre » car il s’agit ni plus ni moins que d’installer sur votre HP Proliant le système embarqué habituellement sur les NAS synology. Avec XPEnology, vous aurez donc la sensation d’avoir un NAS synology 4 baies, et quand on voit le prix de ces machines, forcément c’est intéressant. Cela permet également de bénéficier de tous les addons existant pour les NAS Synology, donc autant dire que si vous êtes fâchés avec la ligne de commande, cela pourrait être un bon choix. Autre avantage, ce système ne nécessite pas de disque indépendant pour fonctionner : il suffit d’une clé USB d’amorçage, le système est ensuite installé sur une petite portion de chacun de vos disques de stockage.

Après tout n’est pas rose et il faut tout de même avoir quelques inconvénients en tête. Cette solution est complètement non officielle, et chaque mise à jour peut causer des soucis sur votre système (le hardware du HP proliant n’étant pas tout à fait le même que celui qui équipe les NAS Synology). Attention donc si vous hébergez des données qui vous sont chères sur votre NAS.

XPEnology : une interface bien léchée qui permet de tout faire en quelques clics.

XPEnology : une interface bien léchée qui permet de tout faire en quelques clics.

OpenMediaVault

C’est mon chouchou (mais je comprends si ça n’est pas le vôtre;). Basé sur Debian et fondé par un ancien de FreeNAS, OpenMediaVault est une solution également libre et gratuite qui me donne entièrement satisfaction depuis plusieurs années maintenant. Dotée d’une belle interface web pour les manipulations classiques d’un NAS, elle permet aussi de bénéficier de toute la puissance de Debian en ligne de commande pour les utilisateurs confirmés. Avantage direct : on peut facilement customiser l’OS en utilisant des paquets debian et/ou Ubuntu. Si je devais citer un inconvénient d’OpenMediaVault ce serait le suivant : OpenMediaVault nécessite d’être installé sur un disque dédié (pas possible à ma connaissance de l’installer sur une clé USB ou une carte microSD). Si vous ne voulez pas sacrifier un des 4 disques de la « façade » pour y installer cet OS, il faudra comme je l’ai fait ajouter un disque dur au format 2,5 pouces (ou un SSD) dans l’emplacement du lecteur optique du HP Gen 8.
Une démo de l’interface est disponible ici : http://demo.omv-extras.org/ (ce n’est pas très rapide, et tout ne marche pas, mais ça vous donnera une idée du système).

OpenMediaVault : le compromis entre NAS4Free et XPEnology.

OpenMediaVault : le compromis entre NAS4Free et XPEnology.

A vous de jouer

Vous en savez maintenant un peu plus sur cette belle machine qu’est le microserver HP Gen 8. Je l’ai installée il y a environ 4 mois chez moi avec OpenMediaVault et l’ensemble tourne comme une horloge de manière ininterrompue depuis 118 jours au moment où j’écris ces lignes.

Pour moi qui stressais à l’idée de perdre les données stockées sur mon ancien NAS, j’ai été agréablement surpris de voir qu’OpenMediaVault a reconnu sans sourciller mes disques de données avec tout leur contenu (alors que le matériel est différent et ainsi que la version d’OpenMediaVault).

Bref, si vous cherchez une machine de bonne qualité, compacte, économe en énergie et bien reconnu par les systèmes existants vous savez que le microserver de chez HP est un bon candidat ! On le trouve sans trop de mal entre 200€ et 250€ avec 2 à 4Go de RAM chez Amazon et les autres marchands habituels.

Les possibilités de cette petite machine étant nombreuses il me faudrait bien plus d’un article pour en faire le tour ! J’essaierai de vous écrire un ou deux articles supplémentaires sur la machine pour en améliorer les performances et/ou installer OpenMediaVault dessus !


Bonjour à tous ! Alors que chacun s’affaire à préparer le réveillon de ce soir je souhaitais vous remercier à tous pour vos lectures, commentaires, soutiens et idées ! L’année 2015 s’achèvera  dans les prochains jours et aura été une année particulièrement riche pour le site, et c’est grâce à vous tous ! Encore merci pour tout, et plutôt que de vous servir un long discours déjà vu, je préfère vous remercier à ma manière en partageant avec vous le petit bricolage demandé en urgence par belle maman aujourd’hui : de la décoration de table pour Noël.

Réaliser votre « boule à neige lumineuse ».

Aujourd’hui voici un petit atelier réalisable par tous, et pourquoi pas en famille ! Il vous faudra :

  • Un bocal en verre
  • Des décorations de Noël (dans mon cas, un sapin et un mini père noël)
  • Une courte guirlande lumineuse à piles (n’oubliez pas non plus les piles !).
  • Un sachet de neige artificielle (ou pourquoi pas un morceau de polystyrène, vous en aurez probablement quelques morceaux à jeter demain matin :)

Niveau matériel, je n’ai utilisé qu’un seul outil : un pistolet à colle chaude.

Le nécessaire du jour (attention j'ai oublié la fausse neige sur la photo).

Le nécessaire du jour (attention j’ai oublié la fausse neige sur la photo).

On commence par coller les figurines au fond du bocal en verre. Quelques minutes plus tard, quand la colle est sèche, vous disposez aléatoirement la guirlande près de la paroi du bocal. Pour dissimuler le boitier des piles, mettez y 2 points de colle (APRES avoir inséré les piles, sinon bonjour la galère !) et coincez le dans le couvercle.

Répandez un peu de neige artificielle au fond du bocal et voilà, c’est terminé !

La "boule à neige" terminée et installée.

La « boule à neige » terminée et installée.

Là j’ai fait ça un peu dans l’urgence avec ce que j’ai pu trouver ce matin, mais je suis sûr que vous préparerez de très belles œuvres de votre côté ! N’hésitez pas à les partager ici ou sur la page Facebook de l’Atelier. Joyeux Noël à tous !


Si vous suivez un peu l’actualité des produits sortis par Google ces derniers temps, vous connaissez peut-être le Chromecast, cet appareil qui une fois branché à votre TV permet d’y envoyer images et vidéos depuis votre téléphone. Mais connaissez-vous le Chromecast Audio ?

Chromecast Audio : Votre musique partout chez vous pour 39€

Ce Chromecast Audio de chez Google se branche à votre chaîne hi-fi ou votre ampli audio. Connecté en Wifi, il va vous permettre de jouer sur votre système audio votre musique, qu’elle soit stockée chez vous, dans le cloud, où que vous utilisiez un service de streaming comme Spotify ou Google Music.

Si vous en disposez donc un dans chaque pièce, vous voilà donc avec la possibilité de faire suivre votre musique avec vous que vous soyez en train de dîner avec des amis, faire la cuisine ou prendre votre douche le matin. N’ayant jamais trouvé mon bonheur sur le marché existant, je me suis donc empressé de le commander dès sa sortie. Voyons un peu ce qu’il a dans le ventre.

Déballage

L’appareil est livré dans une petite boîte qui n’est pas sans rappeler le packaging de chez Apple. A l’intérieur 3 éléments seulement :

  • Le Chromecast Audio
  • Un câble mini-jack mâle vers mini-jack mâle (attention il n’est pas long, moins de 20cm)
  • Un adaptateur secteur micro-usb
Le contenu du package est minimaliste mais efficace : le chromecast, un chargeur, un câble et... c'est tout !

Le contenu du package est minimaliste mais efficace : le chromecast, un chargeur, un câble et… c’est tout !

Le Chromecast Audio est étonnamment petit (il tient dans la main) mais au poids de l’appareil on sent que l’on n’est pas en présence d’un gadget. C’est lourd et ça inspire confiance. La finition est bonne et l’objet en lui-même ne présente que peu d’entrées/sorties :

  • une prise mini-jack 3.5mm qui intègre également une sortie optique (pour transmettre le signal audio à votre système)
  • Une prise micro-usb (pour alimenter l’appareil)
  • Une diode d’activité (qui change de couleur en fonction de l’état de l’appareil)
  • Un bouton de reset

Il est donc maintenant temps de brancher tout ça et de l’installer !

Installation du chromecast audio

En matière de branchement, difficile de faire plus simple : on relie à l’aide du câble jack/jack le Chromecast Audio à une entrée du système audio (dans mon cas ma « radio » de cuisine) et on branche le Chromecast Audio au secteur à l’aide de l’adaptateur fourni. Pour les branchements, c’est terminé, maintenant il faut configurer l’appareil avant de pouvoir l’utiliser.

Pas de smartphone, pas d’installation

Afin de rendre l’installation la plus simple possible, il faut passer par une application dédiée pour paramétrer le Chromecast. D’un côté je trouve ça bien car l’installation est hyper simple, mais l’inconvénient c’est qu’il vous faut impérativement un iPhone ou un téléphone Android pour pouvoir installer le bazar. Attention donc si vous comptez offrir ce jouet en cadeau, il faudra que son propriétaire soit équipé en conséquence.

On installe l’application, et on va donc passer par une succession d’écrans pour sélectionner le réseau wifi à utiliser et décider du petit nom que l’on va donner au Chromecast. Dans mon cas ce sera un très original  : « Cuisine ».

La configuration du Chromecast est très facile grâce à l'application dédiée

La configuration du Chromecast est très facile grâce à l’application dédiée

 

Wifi ou Bluetooth

Avant de basculer dans le test à proprement parler du Google Chromecast, vous pouvez vous demander quel est l’intérêt de ce type de boitier qui utilise une connexion wifi plutôt que bluetooth ? En fait il y a 3 avantages en faveur du wifi :

  • vous n’avez pas de contrainte de portée, ou en tout cas moins qu’avec le bluetooth (il suffit de capter le wifi pour pouvoir interagir avec l’appareil)
  • Vous bénéficiez d’une meilleure qualité audio (le wifi ayant une plus grande bande passante, il permet de faire transiter un signal audio beaucoup plus détaillé qu’en Bluetooth).
  • Vous pouvez faire autre chose en même temps, dans le sens où contrairement au bluetooth, votre téléphone ne sert pas d’intermédiaire entre le média et le Chromecast. Quand vous demandez au Chromecast de lire un fichier audio, c’est le Chromecast qui va le récupérer en wifi, pas votre téléphone qui l’envoie. Qu’est-ce que ça change ? Vous pouvez téléphoner sans que la musique s’arrête. Ou partir. Ou tomber en panne de batterie.

Le Chromecast Audio à l’usage

Pour l’instant il y a relativement peu d’applications compatibles avec le Chromecast Audio même si l’on trouve parmi elles quelques poids lourds de la musique :

  • Spotify
  • Deezer
  • Google Play Music
  • Plex
  • Rdio
  • Tunein Radio
  • Npr One

La liste ne fera certainement que grandir, d’autant plus que Google fournit toute la doc nécessaire pour que les développeurs d’applications puissent rendre leurs œuvres compatibles Google Cast.

La liste d'applications compatibles est mince mais de qualité. j'ai hâte de voir les prochaines !

La liste d’applications compatibles est mince mais de qualité. j’ai hâte de voir les prochaines !

Spotify Connect VS Google Cast

Possédant un abonnement Spotify Premium (c’est indispensable pour pouvoir utiliser Spotify sur le Chromecast Audio), j’ai voulu voir un peu ce que cela donnait, surtout comparé à un autre appareil du même acabit qui utilise la technologie « Spotify Connect », concurrente de Google Cast pour cet usage.

L’intégration du Chromecast audio dans l’appli Spotify donne une belle expérience sur mobile, moins sur PC/Mac : vous allez vite comprendre pourquoi. Sur mobile (que ce soit Android ou iPhone) une icône discrète vous informe de la possibilité de jouer votre musique sur un autre appareil. Un clic sur l’icône et s’affiche l’ensemble des périphériques compatibles Spotify, qu’ils utilisent Google Cast ou Spotify Connect. C’est donc là qu’apparait mon Chromecast audio sobrement baptisé « Cuisine ». A la sélection, il ne faut que quelques secondes pour que le son bascule sur le Chromecast Audio, sans interruption. C’est pas mal, mais c’est plus long que pour les périphériques Spotify Connect où la bascule est « instantanée ».

A l'usage le Chromecast est géré comme les autres appareils Spotify Connect sur mobile : l'icône "Cast" signale la présence de l'appareil et d'un clic la musique est transférée sur mon Chromecast Audio, dans ma cuisine

A l’usage le Chromecast est géré comme les autres appareils Spotify Connect sur mobile : l’icône « Cast » signale la présence de l’appareil et d’un clic la musique est transférée sur mon Chromecast Audio, dans ma cuisine.

Sur PC/Mac cela se gâte. En fait on ne peut tout simplement pas « envoyer » le son de Spotify sur le Chromecast Audio depuis les applications desktop. Celui-ci n’apparait pas dans la liste des périphériques disponibles. C’est dommage car j’étais habitué à mieux avec Spotify Connect. J’espère donc qu’une prochaine mise à jour des applis PC/Mac de Spotify viendra combler cette lacune.

De ce fait, je dois reconnaitre que l’intégration du Google Chromecast dans Spotify n’est pas aussi réussie que celle de Spotify Connect. De ce que j’ai compris, la raison en est que Google n’a pas proposé de kit de développement Google Cast compatible PC/Mac mais s’est concentré sur les mobiles pour l’instant. Cela changera peut-être dans les semaines à venir !

Sur PC, le Chromecast Audio n'est pas détecté là ou mon Gramofon, qui utilise Spotify Connect, est parfaitement reconnu.

Sur PC, le Chromecast Audio n’est pas détecté là ou mon Gramofon, qui utilise Spotify Connect, est parfaitement reconnu.

Qualité de son

Bon c’est quand même le plus important pour un appareil destiné à diffuser de la musique non ? A mon sens Google a bien joué son coup à ce niveau là en proposant à la fois une sortie analogique et une sortie numérique pour la partie audio de l’appareil. Pour profiter de la sortie numérique, il vous faudra un câble optique mini-toslink vers toslink pour brancher le Chromecast sur votre ampli audio. Si au contraire vous souhaitez utiliser la sortie analogique vous pouvez utiliser le câble mini-jack 3.5mm fourni dans la boîte, ou alors un câble mini-jack 3.5 vers RCA.

En terme de qualité, évidemment la sortie numérique, par définition, n’apporte aucune modification au signal, c’est votre DAC (ou celui intégré à votre ampli) qui fera son boulot qu’il s’agisse du Chromecast Audio ou d’un appareil beaucoup plus haut de gamme. Pour la partie analogique, c’est peut-être là où on peut légitimement avoir le plus de questions ! Je n’ai pas l’appareillage d’un labo numérique pour vous donner les courbes de réponses et autres mesures mais le son produit me parait très clair et détaillé. Je l’ai comparé à mon Sansa Clip+ qui a la réputation d’avoir une excellente sortie analogique et je ne pense pas pouvoir faire la différence à l’aveugle entre les deux (pensez à activer le mode HDR sur le Chromecast audio, sinon c’est moins bien).

Le Chromcast Audio pour redonner vie à un ampli non "connecté" ? (Crédit photo : Gizmodo)

Le Chromecast Audio pour redonner vie à un ampli non « connecté » ? (Crédit photo : Gizmodo)

Certains se demanderont comment Google arrive à mettre un si bon convertisseur analogique / numérique dans un appareil vendu 39€, mais en même temps si Sandisk y arrive avec son lecteur MP3 vendu dans le même ordre de prix, alors pourquoi pas ? En 2015, je suis à peu près certain qu’une puce DAC de qualité doit coûter quelques centimes à peine… Sur la version anglaise du Chromecast, Google parle d’un convertisseur « world class » mais n’en communique pas la référence… C’est bien dommage !

Un mot sur le multiroom.

Le multi-room, c’est un mot à la mode pour désigner le fait que l’on puisse jouer sa musique dans la pièce de sont choix, ou dans plusieurs à la fois. Si le chromecast est un bon premier pas dans le domaine, il lui manque pour l’instant la possibilité de diffuser une même source audio dans plusieurs Chromecast du domicile. C’est dommage mais Google a prévu l’arrivée de cette fonctionnalité dans les prochains mois. Il me tarde de voir ça et l’intégration de cette fonctionnalité dans les différentes applications !

Quels concurrents pour le Chromecast Audio ?

L’appareil de Google est atypique mais certainement pas le premier dans ce domaine. En fait c’est surtout par son prix que le Chromecast se distingue. On connaissait toute la gamme Sonos et notamment le Sonos Connect vendu… 400€. Alors c’est sûr que le Sonos propose certainement plus de fonctionnalités, mais pour même pas le prix d’un Sonos Connect on pourra équiper tout son domicile en Chromecast Audio ! Si c’est l’utilisation avec Spotify qui vous intéresse, vous devez également considérer le Gramofon qui est pour moi le concurrent le plus sérieux du Chromecast. J’en ai un (dans ma salle de bain donc !) et j’en suis très content. Dans le même genre j’ai aussi entendu parler du Rocki Play qui était prometteur sur le papier mais pas transcendant au final… Reste aussi tous les adaptateurs audio bluetooth qui ne vous apporteront pas la même souplesse mais pourront intéresser les moins pointilleux !

Et puis je suis aussi obligé de mentionner la borne Airport Express de chez Apple. Compatible seulement avec iTunes, elle peut s’avérer un concurrent efficace au chromecast si vous êtes déjà équipés avec toute une galaxie de produits Apple !

Le google chromecast aux côtés de ses concurrents directs.

Le Google Chromecast Audio aux côtés de ses concurrents directs (Rocki Play, Logitech Bluetooth Adapter, Gramofon et un autre adpatateur bluetooth Belkin).

En conclusion

On est ici en présence d’un appareil bien fini, aux possibilités intéressantes mais auquel il manque un support PC/Mac ainsi que la possibilité de faire du vrai multi-room. Ce qui me réjouit c’est que je vois ces 2 chantiers comme des choses totalement à la portée de Google et qui ne devraient nécessiter que des mises à jour logicielle. Le jour où ces 2 conditions sont remplies, je ne donne pas cher de la peau de la concurrence. Si comme moi vous aimez bien les vieux amplis et enceinte, voici un excellent candidat pour les faire revivre avec les titres les plus actuels ! Si vous souhaitez acheter le Chromecast Audio, ne cherchez pas sur Amazon, la société à décider ne plus vendre les chromecasts et AppleTVs… Il faudra vous rabattre chez Darty par exemple.


En domotique, le pilotage de l’éclairage est un sujet traité maintes et maintes fois, et pourtant il continue de déclencher les réflexions (et les discussions !). Dernier cas de figure auquel j’ai été confronté : comment piloter l’éclairage de mon entrée, actionné à l’origine par un va-et-vient traditionnel ?

Petit rappel sur le va-et-vient

En électricité, ce que l’on désigne par va-et-vient est une installation électrique qui permet de piloter une charge (comme un luminaire), indifféremment depuis deux interrupteurs. Si l’on dresse un petit schéma, voici ce que cela donne en terme de câblage électrique :

Va-et-vient traditionnel

Va-et-vient traditionnel

Ici, seul le luminaire est relié au neutre, les interrupteurs ne servant qu’à acheminer la phase à la lampe moyennant deux fils « navettes ».

Mes contraintes : un seul module, sans neutre, et pas de câble supplémentaire.

Des méthodes pour domotiser les va-et-vient, j’en ai trouvé plusieurs elles demandaient au choix de…

  • Tirer des câbles supplémentaires : bonjour la galère !
  • Multiplier les modules domotiques : à 60€ pièce, inutile de vous expliquer pourquoi l’idée me plaisait moyennement
  • supprimer un des 2 interrupteurs

Heureusement, il existe une solution pour avoir le beurre et l’argent du beurre : un va-et-vient parfaitement fonctionnel, sans tirer de câble supplémentaire, et piloté par le système domotique. L’astuce ? Remplacer les interrupteurs à bascule classiques par des interrupteurs poussoirs (comme ceux que l’on trouve dans les paliers d’immeubles par exemple).

Domotisation du va-et-vient

On retrousse ses manches et on y va. Comme d’habitude, les précautions d’usage sont à observer dès lors que l’on manipule le circuit de courant fort de la maison.

Matériel nécessaire

Tout le matériel nécessaire au chantier !

Tout le matériel nécessaire au chantier !

Le principe

C’est le module domotique qui pilotera la lampe, et les boutons poussoirs ne feront qu’envoyer des ordres au module (comme pourra le faire le système domotique). Plus tard, avec le module contrôlé par Domoticz, on sera en mesure de piloter l’éclairage du va-et-vient soit en utilisant les boutons poussoirs, soit en passant par l’interface de domoticz, des scénarios, ou encore en réagissant à d’autres capteurs domotiques (détection de mouvement, ouverture de porte, etc…)

Attention aux ampoules leds et fluo compactes

Bien que très intéressant, ce module Fibaro a tout de même quelques limites ! Il faut en effet que vos ampoules soient « dimmables » (c’est à dire compatibles avec un variateur de luminosité). C’est le cas de toutes les ampoules à incandescences et halogènes, mais ça n’est pas le cas de toutes les ampoules leds et à ma connaissance, aucune ampoule fluo compacte n’est dimmable. Si ça n’est pas le cas, les phases d’allumage/extinction risquent de s’accompagner d’un clignotement peu gracieux. Si c’est le cas vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Voici un schéma de principe de l’installation à mettre en oeuvre :

Schéma de principe : ici le module est connecté en permanence à la phase et au retour lampe. Il sert d'intermédiaire entre les boutons poussoirs et la lampe

Schéma de principe : ici le module est connecté en permanence à la phase et au retour lampe. Il sert d’intermédiaire entre les boutons poussoirs et la lampe

Le pointillés représentent les boîtes d’encastrement. La première va recevoir le module domotique , 3 bornes wago et un bouton poussoir. Quant-à l’autre boîte d’encastrement, celle-ci contiendra uniquement le deuxième bouton poussoir et une borne wago.

Je vous avoue que, comme souvent, le plus compliqué est de faire rentrer tout ce bazar dans la boîte d’encastrement ! La mienne fait seulement 40mm de profondeur, et autant vous dire que j’ai un peu bataillé mais j’ai fini par y arriver !

Le bazar à ranger dans la boîte d'encastrement ! Mes années de pratiques de Tetris auront eu raison du défi

Le bazar à ranger dans la boîte d’encastrement ! Mes années de pratiques de Tetris auront eu raison du défi

Vérifier l’installation

Avant de vous intéresser à Domoticz, je vous conseille de remettre le courant et de tester le système : si vous avez correctement câblé vos boutons poussoirs avec le système, vous devriez pouvoir utiliser le va-et-vient de manière traditionnelle et allumer/éteindre votre luminaire depuis n’importe quel bouton poussoir. Avantage également, en restant appuyé sur un bouton poussoir, on constate que l’intensité de l’éclairage varie ! Un « double-clic » aura lui pour effet de remettre la luminosité à 100%.

Si jamais vos ampoules se mettent à clignoter, c’est qu’elles ne consomment pas assez d’energie pour être gérées correctement par le module Fibaro ! Pas de panique cependant, il suffit d’ajouter en parallèle du luminaire le « bypass » de Fibaro pour résoudre le problème.

Association dans Domoticz

La gymnastique est la même que d’habitude. J’éteins le RaspberryPi, je place le ZStick en mode association (un clic sur le bouton central) et j’associe le module Fibaro (en effectuant un triple clic sur un de mes boutons poussoirs Legrand). Je rebranche ensuite le ZStick et je démarre mon RaspberryPi. Ensuite on passe par les menus habituels (Setup > Devices) et une fois la ligne du module Fibaro repérée, on l’ajoute à nos interrupteurs en cliquant sur la petite flèche verte correspondante et en lui choisissant un petit nom.

Le module fibaro apparaît dans les périphériques détectés par le système

Le module fibaro apparaît dans les périphériques détectés par le système

 

On clique sur la flèche verte et on choisit un nom pour le module

On clique sur la flèche verte et on choisit un nom pour le module

Extinction automatique de la lumière

Si je me suis lancé dans ce chantier, c’est parce que j’oubliais régulièrement d’éteindre la lumière de mon couloir en partant travailler le matin, laissant la lumière allumée pendant plusieurs heures pour personne… Maintenant que le va-et-vient est domotisé, j’ai configuré Domoticz pour que 3 minutes après l’allumage (180 secondes donc), la lumière s’éteigne automatiquement. Pour cela, il faut aller dans l’onglet « Switches », repérer le luminaire qui vous intéresse et cliquer sur « Edit ». C’est la valeur « Off Delay », en secondes, qui permet de gérer le délai avant extinction.

La valeur "180" indique le nombre de seconde que Domoticz doit attendre avant d'envoyer l'ordre d'extinction au module.

La valeur « 180 » indique le nombre de seconde que Domoticz doit attendre avant d’envoyer l’ordre d’extinction au module.

Et voilà, vous savez désormais comment domotiser un va et vient sans tirer de câble supplémentaire, et de manière totalement réversible si vous êtes comme moi locataire. Bien entendu vous pouvez aller plus loin et coupler cela avec un détecteur d’ouverture de porte ou un détecteur de mouvement pour ne même plus avoir à toucher le moindre interrupteur ! N’hésitez pas à partager vos réalisations dans les commentaires, et je vous dis à très bientôt !