Cet article fait partie de la série Domotique (18 articles au total)

Si vous êtes sur ce blog c’est peut-être parce que vous vous intéressez à la domotique et notamment à la gestion du chauffage. Dans mon précédent logement, j’avais dompté mes radiateurs électriques (cf cet article et celui-ci), mais quand j’ai emménagé dans ma nouvelle demeure cet été, j’y ai trouvé un chauffage central… au gaz ! Il me fallait donc tout recommencer ! Depuis mon premier article sur la domotique et le chauffage j’ai vieilli grandi et le marché de la « maison intelligente » a commencé à bien se développer. Je me suis dit qu’il était donc grand temps d’endosser la tenue de monsieur tout le monde et de tester une solution un peu plus « clé en main » que ce que j’avais pu faire de par le passé. Rassurez-vous, si vous aimez la bidouille, j’ai aussi quelque chose pour vous en fin d’article :)

L’idée : remplacer un thermostat mécanique d’un autre âge par un modèle intelligent et connecté

Pour vous situer le contexte : mon nouveau logement est une maison individuelle, toujours sur la Métropole de Bordeaux, et équipée d’un chauffage central au gaz. On ne parle pas ici d’un modèle high tech à condensation qui sort du magasin, mais une vénérable chaudière d’une marque française achetée et installée en 1998. Bien que pas toute jeune celle-ci fonctionne très bien mais était pilotée via un branchement très « créatif » par un thermostat mécanique à la précision toute relative : on ajuste une température à l’aide d’une magnifique molette crantée et…c’est tout. Pas de gestion de planning, de jour/nuit, d’absence et encore moins de contrôle à distance. ça aurait été criminel de ma part de la laisser comme ça ;)

Mon magnifique thermostat mécanique. Si on me dit que c’est le plus vieux du monde je veux bien le croire tellement il est simple. Le comble, celui-ci n’était même pas branché à la chaudière, il pilotait directement l’alimentation de la prise électrique sur laquelle la chaudière était branchée ! Pas génial…

Ce qu’il y a de bien avec les chaudières à gaz, c’est justement le fait qu’elles soient prévues depuis très longtemps pour fonctionner avec un thermostat. Véritable « cerveau » du système de chauffage, c’est lui qui décide quand allumer/éteindre votre organe de chauffage et c’est donc logiquement sur lui que vous devez porter votre attention en priorité pour moderniser votre installation. Les gros acteurs du marché l’ont bien compris et on a vu ces dernières années plusieurs sociétés plus ou moins bien implantées se lancer sur le créneau. En France, 2 sortent clairement du lot, Google et Netatmo et c’est naturellement sur ceux là que je me suis focalisé.

  • Le themostat Nest de Google : c’est le pionnier, dessiné par le père de la célèbre « molette » des iPod, il est arrivé avec sur le marché avec un design novateur et s’impose comme un objet de qualité : le thermostat de chez Nest est fait pour être montré. Equipé d’un capteur de présence, le thermostat est capable de détecter quand vous êtes là. Il apprend de vos réglages vos préférences et se propose d’adapter donc la température de votre domicile de manière intelligente après quelques jours d’apprentissage.
  • Le thermostat de Netatmo : arrivé plus tard sur le marché, on sent que des efforts en terme de présentation ont là aussi était fait. Dessiné par Philippe Starck et conçu par Netatmo, une boîte française, on est face à un produit français (cocorico !) qui a su se faire une belle place sur le marché. Moins tourné vers « l’auto apprentissage » que son concurrent de chez Google, le modèle de chez Netatmo sollicite davantage l’utilisateur dans la phase de réglages pour connaitre ses habitudes en posant des questions simples (ex : « A quelle heure vous levez-vous/rentrez vous du travail, etc…). Il va également nécessiter quelques jours d’apprentissage pour connaitre l’inertie de votre logement et l’efficacité de votre système de chauffage pour ensuite vous proposer un algorithme intelligent de chauffage qui prendra tout cela en compte.

Le thermostat Nest de Google. Un très bel objet malgré son fil à la patte.

Le thermostat Netatmo au côté de l’application associé.

Pourquoi j’ai choisi le Netatmo ?

Avant de détailler les différences entre les 2 compétiteurs, voici quelques éléments communs qui vous feront comprendre qu’on est face à 2 très bons produits :

  • Un investissement rentabilisé en 1 an : annonçant chacun une économie similaire (plus de 250€ sur 1 an), l’un comme l’autre serait rentabilisé en moins d’un an
  • La possibilité d’interagir avec l’appareil à distance. Un départ précipité ? Un retour imprévu ? Quelle que soit la raison, vous pouvez à tout moment via un smartphone ou un ordinateur contacter votre thermostat pour l’informer de votre absence/retour.
  • Une ergonomie aux petits oignons. Franchement, si vous avez déjà joué avec un thermostat non connecté qui propose des fonctionnalités avancées (planning, jour/nuit, vacances, etc..), vous savez que la majorité de ces produits proposent une ergonomie au mieux déplorable, au pire inutilisable. Là on n’est pas du tout dans ce modèle là : les fonctionnalités principales sont accessibles simplement sur l’appareil, pour celles plus avancées on aura recours à une application sur son smartphone ou un site avec une belle ergonomie dans chaque cas.

Un extrait de l’interface du site de Netatmo. En un coup d’oeil on a accès aux informations essentielles. C’est très lisible.

Et si pour ma part j’ai choisi le Netatmo, c’est pour quelques raisons dont voici les principales :

  • Le prix. A 249€ pour le modèle de Google contre 159€ chez Netatmo la différence est tout de même palpable.
  • L’évolutivité. Netatmo a annoncé récemment la sortie de vanne de radiateurs complémentaires pour ajuster de manière automatique et indépendante la température de chaque pièce. Ces vannes dialoguent avec le thermostat central pour une efficacité maximum. Il n’y a pas d’équivalent à ce système chez Google, et même si je ne sais pas encore si j’installerai ce type de vannes plus tard je ne souhaite pas me fermer de porte dès maintenant.
  • Le « fil à la patte » du modèle Google. Le termostat du Netatmo est plus chiche que celui de Google mais cette faiblesse et aussi une force : infiniment moins gourmand en énergie, le modèle de Netatmo peut fonctionner sur piles ou fil, alors que celui de Google ne peut fonctionner sans être relié en permanence à une source d’énergie filaire.
  • L’approche du modèle de Google. Même si j’admire la prouesse techno avec le capteur de présence, je préfère un système de planning sur lequel j’interagis. Après tout je n’ai pas envie que le thermostat baisse tout seul le chauffage de mon logement parce que cela fait 2 heures que je ne suis pas passé devant lui !

Fin 2016, Netatmo a annoncé l’arrivée prochaine de vannes connectées pour les radiateurs à eau. Un produit qui devrait se révéler complémentaire du thermostat de la marque !

Pourquoi ne pas se baser uniquement sur Domoticz ?

Si vous suivez un peu les sujets abordés sur la partie domotique du blog, vous aurez probablement quelques idées en tête pour arriver à une promesse similaire à ces appareils de chez Google/Netatmo pour un coût bien moindre. Mais ce serait ignorer les atouts de ces cadors, comme l’intelligence de l’algorithme, l’interface à l’ergonomie sans faille et le bel objet physique qui permet même à Mamie Josette de régler la température de votre domicile sans y connaitre quoi que ce soit en chauffage/domotique/thermostat.

Installation : et la chaudière de 1998 devint connectée !

Sans trop m’attarder sur l’installation, sachez qu’il y a plusieurs façons de brancher le thermostat de chez Netatmo suivant que vous remplacez un thermostat filaire, sans fil, ou que tout simplement vous ajoutez un thermostat à votre chaudière qui peut en être dépourvu. Quelle que soit votre configuration, prévoyez environ entre 5 et 30 minutes suivant votre habileté et votre préparation.

Voici les 2 manières d’installer le thermostat de Netatmo. A gauche, le schéma d’installation si vous remplacez un thermostat sans fil ou que vous installez un thermostat sur une chaudière qui n’en a jamais eu (c’était mon cas). A droite, le schéma d’installation pour un thermostat filaire.

Pour ma part, il a fallu :

  • Ouvrir la façade de la chaudière (6 vis à retirer)
  • Repérer sur le bornier de la chaudière les bornes dédiées au thermostat (si vous galérez, j’ai une belle anecdote à vous raconter qui vous redonnera foi en l’humanité en plus de vous aider)
  • Connecter sur ces 2 bornes les fils du relais sans fil du thermostat (2 vis à serrer)
  • Refermer la façade

Au final j’y ai passé un petit quart d’heure. Au passage, je vous conseille de ne pas faire comme moi, et de réaliser avant toute chose la configuration du relais en lui indiquant votre adresse, votre réseau wifi, etc…). ça vous évitera de tout débrancher/rebrancher ensuite !

Au terme de l’opération, vous aurez probablement comme chez moi votre chaudière pas toute jeune affublée d’un petit boitier beaucoup plus jeune.

Ici vous voyez posé sur mon antique chaudière le relais du thermostat Netatmo. Il ne me reste plus qu’à le fixer au mur.

Ici la partie « commande et affichage » du thermostat Netatmo. On peut le fixer au mur ou le poser tout simplement sur un meuble. Le voici ici sous la garde de ma sentinelle personnelle.

 

Configuration

La configuration de l’ensemble est très simple et à la fois ingénieuse. On s’inscrit sur le site, et on va répondre à quelques questions dont en voici quelques unes :

  • A quelle heure vous levez-vous le matin ?
  • A quelle heure partez-vous au travail ?
  • A quelle heure rentrez-vous du travail ?
  • etc…

Un exemple de question posée lors de la configuration du thermostat. L’exercice ne prend que quelques secondes.

A partir de vos réponses et des recommandations de l’ADEME, Netatmo va établir un planning de base sur lequel vous pourrez intervenir ensuite pour en modifier les horaires/températures. Notez qu’il est possible d’avoir plusieurs plannings, personnellement j’en ai configuré 2 : un « classique » pour les semaines travaillées et un « vacances » pour les semaines où je suis en congés. Ainsi je ne dérègle pas tout d’une semaine à l’autre, je switche simplement de planning. Là aussi, en tout et pour tout j’ai dû y passer 30 minutes, mais ça c’est parce que j’ai pas mal traîné pour bien pouvoir vous en parler :)

Un exemple de planning. Les couleurs permettent de visualiser les périodes de chauffe.

Ajout du thermostat dans Domoticz

Je confesse que bien que j’utilise toujours Domoticz pour tout un tas de choses, je le sollicite très peu pour le chauffage. Sachez cependant qu’on peut tout à fait intégrer le thermostat de Netatmo (et même le Nest d’ailleurs) au système pour pouvoir influer sur le chauffage ou tout simplement en récupérer certaines informations comme la température définie, le fait que mode « Absence » du thermostat est (des)activé, etc…

  1. Pour cela on se rend dans le menu Setup > Hardware, on ajoute le Hardware « Netatmo » en saisissant login + mot de passe du compte Netatmo
  2. On accède ensuite au menu Setup > Devices où doivent apparaitre les différents périphériques disponibles en rapport avec votre Thermostat.
  3. Comme d’habitude, un petit clic sur la flèche verte des lignes qui vous intéressent vous permettra de sélectionner un nom qui vous sied pour chaque capteur/actionneur. A vous ensuite d’utiliser ces nouveaux paramètres dans vos différents scripts et scénarios !

Ajout du compte Netatmo dans l’onglet « Setup > Hardware »

Les différents périphériques disponibles remontent ensuite dans l’onglet « Setup > Devices ». A vous de sélectionner ceux qui vous intéresse.

Les informations du thermostat (comme la température de consigne actuelle par exemple, visible ici à droite) remontent directement dans Domoticz.

1 mois plus tard, qu’est-ce que j’en pense ?

La version courte, c’est que je suis conquis ! De manière un peu plus détaillée, je suis épaté par le confort que ce type d’appareil procure au quotidien : il fait toujours bon chez moi et je n’ai plus à penser au chauffage ! L’ergonomie « cinq étoiles » fait aussi que les imprévus ne prennent pas plus de 3 secondes à être gérés, et pas seulement par moi ;) Ceux qui cherchent donc un système utilisable par les moins technophiles seront donc séduits. Ensuite, il y a tout un tas de petites fonctionnalités dont je n’étais pas au courant au moment de l’achat qui m’ont agréablement surpris, en voici quelques unes :

  • La gestion des absences. Quand j’indique au thermostat que je vais être absent, cet état est défini jusqu’à « nouvel ordre » mais je peux aussi dire que je reviens mardi à 17h, et le thermostat rebasculera sur le planning de mon choix à ce moment là sans que j’ai besoin d’y penser plus tard
  • La gestion des « exceptions ». Pour avoir un niveau de chauffage correct et respecter certaines considérations éco(no/lo)giques nous avons choisi d’avoir une température de confort à 19°C chez nous, selon les recommandations de l’ADEME. Mais si pour un dîner entre amis je pousse le thermostat un peu plus haut, celui-ci comprend le caractère exceptionnel de la manoeuvre et reprendra sa température de consigne habituelle quelques heures plus tard.
  • Les rapports en fin de mois. Bonne surprise également, à la fin de chaque mois, Netatmo m’envoie un rapport avec le nombre d’heures de chauffage utilisées ce mois-ci, ce qui doit permettre de comparer son usage d’un mois sur l’autre. Autre rapport fourni, une comparaison de ma consommation de chauffage avec celle de mes « voisins » (des gens qui ont un domicile au caractéristiques similaires et situé dans un environnement équivalent). Utile pour remettre en question sa consommation

Mon premier rapporte mensuel Netatmo sur un mois complet ! Les données ne sont pas encore vraiment significatives (normal, c’est mon premier mois !) mais cela vous donne une idée de ce que l’on peut y trouver comme informations.

Bilan

Au final, vous l’aurez compris, je suis très satisfait de ce thermostat. Si je devais reprocher quelque chose, c’est du système de chauffage que je me plaindrais plutôt que du thermostat en lui même. Je m’explique : le thermostat fait bien son boulot, mais le fait que le chauffage soit « central » fait que sans intervention manuelle, il chauffera toujours toutes les pièces de la même manière, alors que je n’ai pas besoin d’avoir ma salle de bain à la même température du matin au soir. Pour arriver à ce niveau de finesse, cela devra passer par l’ajout de vannes connectées sur chaque radiateur de la maison, et là on se parle d’un chantier un peu plus ambitieux (et coûteux). Peut-être l’occasion de vous faire un nouvel article d’ici l’hiver prochain ?

En n’attendant n’hésitez pas à poser vos questions et partager vos expériences dans les commentaires, que vous ayez choisi la solution Netatmo ou pas ! Et si vous désirez vous équiper, vous pouvez acheter le thermostat de Netatmo sur Amazon.

Quelques liens utiles qui peuvent vous intéresser :


Cet article fait partie de la série Domotique (18 articles au total)

Après les dernières aventures matérielles pour piloter nos chauffages électriques, je vous propose un épisode où l’on gardera les mains propres :) Aujourd’hui, on va implémenter un thermostat logiciel qui va permettre de maintenir une pièce à une température donnée. Pour cet épisode, vous n’aurez même besoin d’aucun matériel supplémentaire !

Cet article est le 6ème d’une série dédiée à la domotique dont vous pourrez trouver le sommaire au bas de cet article.

Le principe du thermostat de chauffage

Dans chacune de mes pièces, j’ai une sonde de température (cf Episode 2), ainsi qu’un chauffage électrique (cf Episode 4). L’objet de l’exercice du jour sera donc d’asservir le chauffage à cette sonde : on va donc l’allumer ou l’éteindre en fonction de la température mesurée dans la pièce ! Pour éviter que le chauffage passe son temps à s’allumer et à s’éteindre, on va ajouter une « marge d’erreur » (on appelle cette marge l’hystérésis). Concrètement, si l’on souhaite maintenir une pièce à une température de consigne de 20°C et que l’on choisit une hystérésis de 0.5°C, on va allumer le chauffage quand la température va passer en dessous de 19.5°C et l’éteindre au delà de 20.5°C.

L'évolution de la température d'une pièce avec une régulation par hystérésis. Ici on cible une température de 20°C avec une marge d'erreur de 1°C

L’évolution de la température d’une pièce avec une régulation par hystérésis. Ici on cible une température de 20°C avec une marge d’erreur de 1°C. (Crédits : domotique-store.fr)

Mon cahier des charges

J’ai choisi de commencer avec quelque chose de simple.

  • Un interrupteur virtuel pour chacune de mes pièces dans Domoticz.
  • Le thermostat de la pièce en question sera actif quand l’interrupteur virtuel sera en position ON.
  • La température de consigne n’est pas modifiable directement depuis l’interface de Domoticz
  • La techno utilisée ne supportant pas le retour d’état, je cherche un moyen de fiabiliser le système

La mise en oeuvre

Etape 1 : Créer l’interrupteur virtuel

Si vous ne l’avez pas déjà fait, dans la partie Configuration/Matériel de Domoticz, ajouter un périphérique de type « Dummy ». Tous nos interrupteurs virtuels y seront rattachés.

Périphérique virtuel auquel seront rattachés nos interrupteurs virtuels

Périphérique virtuel auquel seront rattachés nos interrupteurs virtuels

Dans l’onglet « Interrupteurs », cliquez sur « Ajout manuel » et ajoutez un interrupteur ON/OFF du type qui vous plaira (seul impératif : le rattacher au périphérique « Dummy » créé précédemment).

Création d'un interrupteur virtuel. Les valeurs sélectionnées (Type, Code...) n'ont pas d'importance.

Création d’un interrupteur virtuel. Les valeurs sélectionnées (Switch Type, Unit Code…) n’ont pas d’importance.

A partir de ce moment, vous avez un bel interrupteur, en l’occurrence « Thermostat salon », que vous pouvez allumer et éteindre à loisir ! Rajoutons un peu de magie derrière tout cela ;)

Interrupteur virtuel finalisé. Il ne reste plus qu'à animer tout cela !

Interrupteur virtuel finalisé. Il ne reste plus qu’à animer tout cela !

Etape 2 : Création du script

Domoticz permet d’écrire des scripts LUA pour exécuter de petits scénarios. Aujourd’hui on va justement s’en servir pour implémenter cette logique de thermostat ! Chaque script est à placer dans le répertoire scripts/lua de domoticz. Pour cet exemple, j’ai donc créé un fichier script_device_thermostat-salon.lua dans ce dossier (le nom du fichier doit impérativement commencer par « script_device_ » comme expliqué dans le wiki de domoticz).

Le contenu du fichier

Pour adapter ce script à votre installation, il suffit de modifier les quelques variables entre les lignes surlignées en jaune (8 à 12).

Comment le script fonctionne ?

Chaque fois qu’une nouvelle valeur est reçue de la part de la sonde du salon (et si l’interrupteur virtuel du thermostat est actif), on compare la température actuelle de la pièce à la température de consigne (+ ou – l’hystérésis). Si nécessaire on allume le radiateur (en coupant le signal sur le fil pilote) ou on lui demande de s’éteindre (en envoyant un signal sur le fil pilote).

Le fait que le script soit rattaché à un interrupteur est super pratique. Déjà cela permet de lancer le thermostat en 1 clic, mais surtout cela permet d’y associer des plannings, pour faire en sorte par exemple que le chauffage se coupe la nuit, qu’il se mette en route 1h avant votre retour du travail etc…

Quelles améliorations ?

Ce système a le mérite de fonctionner, je l’ai mis en œuvre tout cet hiver mais il existe plusieurs améliorations possibles :

  • utiliser un algorithme de régulation plus performant (thermostat à base de régulateur PID par exemple)
  • prendre en compte la gestion de plusieurs sondes/radiateurs par pièce (pour les grandes pièces)
  • fournir à l’utilisateur la possibilité de spécifier sa température souhaitée dans l’interface de Domoticz, plutôt que dans le script

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu et vous donnera envie d’aller encore plus loin dans la domotique ! N’hésitez pas à partager vos pensées et questions dans les commentaires.