Cet article fait partie de la série Mediacenter (6 articles au total)

La TV et moi c’est une longue histoire, beaucoup regardée quand j’étais ado, je m’en suis peu à peu détaché au point de la supprimer purement et simplement de mon domicile. J’aime avoir une attitude active sur les médias que je consomme. Films, séries, documentaires : je regarde de tout, probablement en quantité un peu plus faible que la plupart des gens. Il y a pourtant des types de contenu que j’affectionne particulièrement et qu’il est difficile de suivre sans TV. Tout en haut de ce classement se trouve les retransmissions sportives et les documentaires. Alors comment suivre tout cela sans TV ?

Molotov, l’application pour regarder la TV… sans TV

J’ai découvert il y a peu cette application pourtant sortie en juillet dernier. Proposant une interface intuitive et surtout compatible avec la quasi totalité des appareils qui m’entourent, cette application gratuite vous permet de regarder en direct (ou pas) le contenu proposé par les différentes chaînes de TV. Ce qui m’a séduit, au delà de l’interface, c’est le fait que cette application propose un mode de consommation radicalement différent du modèle actuel des chaînes de TV. Au sein de l’appli c’est le contenu qui est mis en avant et qui devient votre point d’entrée. La chaîne qui diffuse votre émission devient une information anecdotique.

Une interface propre et intuitive. Ça donne envie !

Contenu : Trier le bon grain de l’ivraie

C’est là pour moi le principal point fort de Molotov. Ici au lieu de choisir par plusieurs dizaines de chaînes, la part belle est faite au contenu. Un menu simple nous permet de choisir ce que l’on veut regarder. Du sport, des films, une série ? Et votre documentaire vous le souhaiteriez sur quoi exactement : Animaux, Culture du monde, Voyage, Consommation ? C’est vous qui choisissez ! Pour moi cela transforme l’usage que j’ai connu du « petit écran » qui généralement n’est plus si petit que ça :).

Sur la gauche, vous voyez le sous-menu de la catégorie documentaire. L’ensemble est plutôt bien trié.

Sur les plates bandes du replay

Autre petite fonctionnalité sympa : vous pouvez accéder dans l’appli au contenu proposé sur les sites de replay de plusieurs chaines. Cela vous évitera l’inscription sur le site de la chaîne et l’ajout de pub auquel on ne peut que difficilement se soustraire habituellement.

Pour chaque chaîne, Molotov vous propose l’accès au replay quand c’est possible. Cela ne fonctionne pas pour toutes les chaînes malheureusement. Ici une partie du contenu en replay proposé par Arte

Vous arrivez en retard pour le début de votre émission favorite ? Tant qu’elle n’est pas terminée, Molotov vous donne le choix : reprendre le direct ou lancer le programme depuis le début.

Suivre e direct ou reprendre depuis le début ? C’est vous qui choisissez.

PC / Tablette / Téléphone : il y en a pour tout le monde

C’est pour moi un des gros points fort de cette appli. Elle est disponible sur ordinateur (pc/mac/linux), tablette (android et ios), et smartphone (android et ios là aussi). C’est suffisamment rare pour le mentionner. Pour moi qui cherchais une manière de compléter mon pc mediacenter avec la possibilité de regarder la TV sans avoir à me brancher sur une antenne rateau, c’est parfait. Entre ça et Kodi, il y a de moins en moins d’excuses pour ne pas benner la box de son FAI :)

Une installation très simple

Là aussi, les choses ont été simplifiées au maximum. Sur Android et iOS, Molotov s’installe comme n’importe quelle app du Google Play/App Store. Sur windows et Linux, c’est un fichier qu’on télécharge et qui s’execute simplement : pas besoin d’installation préalable. C’est vraiment du très bon pour moi.

Un double clic sur le fichier télécharger affiche ceci. On valide est c’est parti.

En conclusion : ce n’est pas parfait mais on s’en approche

Pour moi qui ne possède plus de TV, mais qui souhaite regarder de temps en temps un match de rugby ou un documentaire c’est exactement ce dont j’avais besoin. Est-ce que ça change le contenu de la TV ? Évidemment non, mais je trouve beaucoup plus simple de détecter le contenu intéressant sur Molotov. Pour moi cela a également l’avantage d’éduquer un peu le téléspectateur et de ne pas scotcher pendant X heures sur une chaîne. A voir dans le temps si l’app reste toujours dénuée de publicité ! En terme d’usage cela ouvre de nouvelles portes : par exemple si l’application tourne sur un raspberry pi, il suffira d’un écran et du micro ordinateur pour créer une station multimédia complète, même loin d’une prise TV !


Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

Aujourd’hui j’inaugure avec cet article une nouvelle section du blog qui, je l’espère vous rendra service ! Cela fait maintenant quelques années que j’ai démarré tous mes « bricolages » autour de la domotique, l’électricité ou les batteries. Autant d’années durant lesquelles je me suis équipé d’outils qui m’ont plus ou moins servi, que j’ai usé, cassé, racheté, éprouvé ! Les années et l’expérience aidant, j’ai pu me constituer une véritable « caisse à outils », non pas forcément pour toutes les situations mais au moins celles qui me concernent : électricité sur courant fort, courant faible, électronique, mécanique vélo, etc, etc… Bien que j’essaie de préciser dans chacun de mes articles le type d’outil que j’utilise, je ne précise pas toujours quel modèle exact, ce qui me vaut beaucoup de questions !

Un bon outil, c’est déjà la moitié du travail de fait.

Je ne sais plus d’où me vient cette citation, mais j’ai pu la vérifier à maintes reprises. Le domaine de l’outillage est une vraie jungle, pour un même type de tournevis, de clé, ou de pince ce sont plusieurs centaines de références qui sont disponibles, et la qualité n’est pas toujours en rapport avec le prix ! S’il y a des marques établies avec des prix souvent peu accessibles aux particuliers, il existe parfois d’autres « challengers » moins connus aux prix plus doux ! Cette section de l’Atelier du Geek est donc là pour combler les attentes de certains : domaine par domaine, je vais essayer de vous lister les outils qui me sont _vraiment_ utiles et les modèles qui me satisfont, souvent avec un rapport qualité/prix (très) intéressant.

Pour ce premier épisode, je vous propose de de vous dévoiler le contenu de ma caisse à outil en matière de domotique !

Domotique et électricité

Si vous vous lancez dans la domotique, assez vite vous allez devoir « mettre les mains dans le cambouis », ou plus concrètement « derrière la prise électrique ». Cela peut faire peur mais avec un minimum de précaution et les outils adaptés vous pourrez travailler sans prise de tête et en toute sécurité. Voici outil par outil ceux que je ne quitte jamais !

Le plus fidèle compagnon du bricoleur en électricité : le multimètre

Autant il y a des outils dont on peut se passer ou facilement substituable, autant celui-ci est indispensable et irremplaçable. Le multimètre est l’élément de base pour détecter la présence de courant, vérifier la continuité d’un fil ou mesurer une tension. Contrairement à certaines idées reçues, il n’y a pas besoin d’une formation intensive en électricité pour l’utiliser correctement et choisir le bon modèle peut grandement vous faciliter la vie.

Dans le domaine, les références sont les marques Fluke et Métrix mais les prix de ces appareils les réservent habituellement aux professionnels. Pour ce type d’appareil, le meilleur côtoie le pire et pour avoir eu un multimètre de chez Auchan à 10€, je peux vous dire que l’on trouve beaucoup mieux pour pas beaucoup plus cher ! J’ai découvert il y a quelques années la marque « UNI-T » qui fait de bons appareils à tous les prix. Plusieurs comparatifs mettent en avant la précision de leurs modèles face à de grandes marques pour un prix beaucoup plus doux.

Mon multimètre est donc un modèle de chez eux, le modèle UNI-T UT136B pour être précis. Parfait pour un usage amateur, voici quelques unes de ses fonctions clés :

  • Très bonne finition, ce multimètre est loin de faire « cheap »
  • Calibrage automatique (fini les fusibles grillés parce qu’on a décalé la molette d’un cran)
  • Rétro-éclairage (pour y voir même à la cave)
  • Testeur de continuité avec buzzer (ça a l’air bête, mais mon précédent multimètre ne l’avait pas, et bien ça n’était pas du tout pratique !)
  • Permet de mesurer courant, tension continue ou alternative, résistance, capacité (rare à ce prix !), continuité…
  • Extinction automatique (parfait pour les étourdis comme moi !).

Suivant la période, on le trouve sans trop de mal entre 25 et 35€. Cela doit faire 2 ans que j’ai le mien et il ne montre aucun signe de faiblesse.

De bonnes pinces pour sauver vos doigts (et votre temps)

Quand on manipule des fils électriques pour la première fois, on est souvent surpris par leur rigidité, particulièrement quand la section du fil dépasse 2,5mm². Quand on fait des travaux d’électricité « classiques », ça n’est pas forcément un problème, mais quand on se retrouve à devoir caser un (gros) module domotique derrière un interrupteur, on se rend vite compte de la difficulté de tout rentrer « à mains nues ».

Manche qui glisse, mâchoires mal ajustées, trop grande épaisseur sont les symptômes des pinces de mauvaise qualité. J’ai démarré avec ça, mais heureusement je n’en ai (presque) plus :)

Parmi les différentes marques de pinces, il y en a une qui pour moi surpasse toutes les autres, c’est la marque Knipex. Difficile à trouver en magasin de bricolage, on peut en trouver à des prix corrects sur Amazon. C’est fabriqué en Allemagne et garanti à vie. Ceux qui en ont eu en main ne jurent que par le confort et la qualité de cette marque, je ne dérogerai pas à la règle. Comptez entre 20 et 30€ par paire de pinces. Si vous devez vous en acheter une seule pour démarrer, je vous recommande la pince à bec courbé qui est celle que j’utilise le plus. Elle permet de manipuler aisément les fils récalcitrants et peut également les couper.

Quelle que soit la marque qui fait craquer, prenez un modèle isolé. En général le surcoût est faible (3-4€ chez Knipex) mais c’est toujours ça de pris pour votre sécurité !

Adieu les dominos, bonjour les bornes automatiques

Quand j’étais plus jeune et que je regardais mon père travailler sur de l’électricité, je ne le voyais utiliser que les fameux « dominos » pour raccorder des fils entre eux. Ça fait le boulot, mais ça n’est pas toujours pratique à manipuler quand on est dans des endroits difficiles d’accès. Il existe depuis d’autres types de raccordement, les « bornes automatiques », dont la marque Wago s’est fait la spécialiste.

Les bornes automatiques, pour connecter vos fils sans outil et en toute sécurité.

Concrètement, plus besoin de tournevis : on enfiche les câbles dénudés dans une borne… Et c’est tout :) Je peux vous dire que ça fait gagner un temps monstrueux ! On en trouve pour des fils électriques jusqu’à 4mm². S’il vous faut plus gros il faudra se contenter des dominos !

Le basic souvent de piètre qualité : le tournevis

Qui a des tournevis ? Tout le monde. Qui a des tournevis de qualité ? Beaucoup moins de monde :)
En domotique ou en électricité, on use et on abuse des tournevis. Pour remplacer un domino, installer un module domotique, démonter un interrupteur, modifier le tableau électrique, etc… Il faut toujours un tournevis. Ajoutez à cela le fait que les anciennes installations électriques nécessitent des tournevis plats, alors que les nouvelles installations font plutôt appel à des tournevis cruciformes et vous comprenez qu’il va vous en falloir quelques uns ! Après en avoir ruiné 3 ou 4 différents, j’ai opté pour un jeu de tournevis isolés Facom.

Mon assortissement de tournevis isolés Facom. Garantie à vie, ils mélangent empreintes plates et cruciformes.

Ces outils sont garantis à vie, et à moins de 20€ les 5 tournevis on ne prend pas de grand risque. Cela fait pas mal de temps que je maltraite les miens sans qu’ils ne montrent de signe de faiblesse.

Mon parent pauvre : la pince à dénuder

Dénuder les fils électriques, c’est certainement l’opération la plus répétitive et rébarbative quand on fait de la domotique, ou tout simplement que l’on travaille sur l’électricité. Et à l’heure où je vous dévoile les entrailles de ma caisse à outils, je ne peux que reconnaître la piètre qualité de mon matériel dans le domaine :

Ma pauvre pince à dénuder, bientôt au bout de sa vie. Il est temps de lui chercher un remplaçant !

Tranchant usé, poignées qui menacent de s’échapper, mâchoire mal ajustée, mais comment ai-je pu laisser passer ça ? Je crois que là j’ai trouvé mon prochain outil à remplacer ! Si je pense choisir une pince de ma nouvelle marque fétiche, Knipex, je ne sais pas si je dois opter pour : une pince à sertir, une pince à dénuder manuelle, une pince à dénuder automatique ou encore un « outil universel à dégainer« …

De gauche à droite et de haut en bas : une pince à sertir/dénuder, une pince à dénuder manuelle, une pince à dénuder automatique et un outil universel à dénuder/dégainer. Et ça n’est qu’une partie des outils à dénuder proposés par knipex !

Parmi tous ces outils permettant de dégainer du fil électrique, l’outil universel semble le meilleur et le plus polyvalent, c’est donc aussi en toute logique le plus cher ! Voilà qui va me donner l’occasion de réfléchir ! Et vous, vous prendriez quel outil ? Plusieurs ?

Pour terminer

On arrive au bout de cette liste d' »essentiels » pour tout bricoleur en domotique et électricité qui se respecte. Chaque fois que je me suis équipé d’un de ces outils cités, je n’ai cessé de m’en féliciter, mais je pense que c’est aussi quelque part parce que j’ai déjà travaillé avec du matériel pas terrible ! Un proverbe anglais dit « You buy cheap, you buy twice » que l’on pourrait traduire « qui achète peu cher, achète deux fois ». Faites moi plaisir, si vous pouvez vous le permettre, prenez des outils de qualité ! J’ai testé pour vous le pas cher, maintenant je suis en train de remplacer tous mes outils ! Enfin, si vous avez vous aussi des outils fétiches dans le domaine, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

 


Cet article fait partie de la série Domotique (17 articles au total)

Si vous êtes sur ce blog c’est peut-être parce que vous vous intéressez à la domotique et notamment à la gestion du chauffage. Dans mon précédent logement, j’avais dompté mes radiateurs électriques (cf cet article et celui-ci), mais quand j’ai emménagé dans ma nouvelle demeure cet été, j’y ai trouvé un chauffage central… au gaz ! Il me fallait donc tout recommencer ! Depuis mon premier article sur la domotique et le chauffage j’ai vieilli grandi et le marché de la « maison intelligente » a commencé à bien se développer. Je me suis dit qu’il était donc grand temps d’endosser la tenue de monsieur tout le monde et de tester une solution un peu plus « clé en main » que ce que j’avais pu faire de par le passé. Rassurez-vous, si vous aimez la bidouille, j’ai aussi quelque chose pour vous en fin d’article :)

L’idée : remplacer un thermostat mécanique d’un autre âge par un modèle intelligent et connecté

Pour vous situer le contexte : mon nouveau logement est une maison individuelle, toujours sur la Métropole de Bordeaux, et équipée d’un chauffage central au gaz. On ne parle pas ici d’un modèle high tech à condensation qui sort du magasin, mais une vénérable chaudière d’une marque française achetée et installée en 1998. Bien que pas toute jeune celle-ci fonctionne très bien mais était pilotée via un branchement très « créatif » par un thermostat mécanique à la précision toute relative : on ajuste une température à l’aide d’une magnifique molette crantée et…c’est tout. Pas de gestion de planning, de jour/nuit, d’absence et encore moins de contrôle à distance. ça aurait été criminel de ma part de la laisser comme ça ;)

Mon magnifique thermostat mécanique. Si on me dit que c’est le plus vieux du monde je veux bien le croire tellement il est simple. Le comble, celui-ci n’était même pas branché à la chaudière, il pilotait directement l’alimentation de la prise électrique sur laquelle la chaudière était branchée ! Pas génial…

Ce qu’il y a de bien avec les chaudières à gaz, c’est justement le fait qu’elles soient prévues depuis très longtemps pour fonctionner avec un thermostat. Véritable « cerveau » du système de chauffage, c’est lui qui décide quand allumer/éteindre votre organe de chauffage et c’est donc logiquement sur lui que vous devez porter votre attention en priorité pour moderniser votre installation. Les gros acteurs du marché l’ont bien compris et on a vu ces dernières années plusieurs sociétés plus ou moins bien implantées se lancer sur le créneau. En France, 2 sortent clairement du lot, Google et Netatmo et c’est naturellement sur ceux là que je me suis focalisé.

  • Le themostat Nest de Google : c’est le pionnier, dessiné par le père de la célèbre « molette » des iPod, il est arrivé avec sur le marché avec un design novateur et s’impose comme un objet de qualité : le thermostat de chez Nest est fait pour être montré. Equipé d’un capteur de présence, le thermostat est capable de détecter quand vous êtes là. Il apprend de vos réglages vos préférences et se propose d’adapter donc la température de votre domicile de manière intelligente après quelques jours d’apprentissage.
  • Le thermostat de Netatmo : arrivé plus tard sur le marché, on sent que des efforts en terme de présentation ont là aussi était fait. Dessiné par Philippe Starck et conçu par Netatmo, une boîte française, on est face à un produit français (cocorico !) qui a su se faire une belle place sur le marché. Moins tourné vers « l’auto apprentissage » que son concurrent de chez Google, le modèle de chez Netatmo sollicite davantage l’utilisateur dans la phase de réglages pour connaitre ses habitudes en posant des questions simples (ex : « A quelle heure vous levez-vous/rentrez vous du travail, etc…). Il va également nécessiter quelques jours d’apprentissage pour connaitre l’inertie de votre logement et l’efficacité de votre système de chauffage pour ensuite vous proposer un algorithme intelligent de chauffage qui prendra tout cela en compte.

Le thermostat Nest de Google. Un très bel objet malgré son fil à la patte.

Le thermostat Netatmo au côté de l’application associé.

Pourquoi j’ai choisi le Netatmo ?

Avant de détailler les différences entre les 2 compétiteurs, voici quelques éléments communs qui vous feront comprendre qu’on est face à 2 très bons produits :

  • Un investissement rentabilisé en 1 an : annonçant chacun une économie similaire (plus de 250€ sur 1 an), l’un comme l’autre serait rentabilisé en moins d’un an
  • La possibilité d’interagir avec l’appareil à distance. Un départ précipité ? Un retour imprévu ? Quelle que soit la raison, vous pouvez à tout moment via un smartphone ou un ordinateur contacter votre thermostat pour l’informer de votre absence/retour.
  • Une ergonomie aux petits oignons. Franchement, si vous avez déjà joué avec un thermostat non connecté qui propose des fonctionnalités avancées (planning, jour/nuit, vacances, etc..), vous savez que la majorité de ces produits proposent une ergonomie au mieux déplorable, au pire inutilisable. Là on n’est pas du tout dans ce modèle là : les fonctionnalités principales sont accessibles simplement sur l’appareil, pour celles plus avancées on aura recours à une application sur son smartphone ou un site avec une belle ergonomie dans chaque cas.

Un extrait de l’interface du site de Netatmo. En un coup d’oeil on a accès aux informations essentielles. C’est très lisible.

Et si pour ma part j’ai choisi le Netatmo, c’est pour quelques raisons dont voici les principales :

  • Le prix. A 249€ pour le modèle de Google contre 159€ chez Netatmo la différence est tout de même palpable.
  • L’évolutivité. Netatmo a annoncé récemment la sortie de vanne de radiateurs complémentaires pour ajuster de manière automatique et indépendante la température de chaque pièce. Ces vannes dialoguent avec le thermostat central pour une efficacité maximum. Il n’y a pas d’équivalent à ce système chez Google, et même si je ne sais pas encore si j’installerai ce type de vannes plus tard je ne souhaite pas me fermer de porte dès maintenant.
  • Le « fil à la patte » du modèle Google. Le termostat du Netatmo est plus chiche que celui de Google mais cette faiblesse et aussi une force : infiniment moins gourmand en énergie, le modèle de Netatmo peut fonctionner sur piles ou fil, alors que celui de Google ne peut fonctionner sans être relié en permanence à une source d’énergie filaire.
  • L’approche du modèle de Google. Même si j’admire la prouesse techno avec le capteur de présence, je préfère un système de planning sur lequel j’interagis. Après tout je n’ai pas envie que le thermostat baisse tout seul le chauffage de mon logement parce que cela fait 2 heures que je ne suis pas passé devant lui !

Fin 2016, Netatmo a annoncé l’arrivée prochaine de vannes connectées pour les radiateurs à eau. Un produit qui devrait se révéler complémentaire du thermostat de la marque !

Pourquoi ne pas se baser uniquement sur Domoticz ?

Si vous suivez un peu les sujets abordés sur la partie domotique du blog, vous aurez probablement quelques idées en tête pour arriver à une promesse similaire à ces appareils de chez Google/Netatmo pour un coût bien moindre. Mais ce serait ignorer les atouts de ces cadors, comme l’intelligence de l’algorithme, l’interface à l’ergonomie sans faille et le bel objet physique qui permet même à Mamie Josette de régler la température de votre domicile sans y connaitre quoi que ce soit en chauffage/domotique/thermostat.

Installation : et la chaudière de 1998 devint connectée !

Sans trop m’attarder sur l’installation, sachez qu’il y a plusieurs façons de brancher le thermostat de chez Netatmo suivant que vous remplacez un thermostat filaire, sans fil, ou que tout simplement vous ajoutez un thermostat à votre chaudière qui peut en être dépourvu. Quelle que soit votre configuration, prévoyez environ entre 5 et 30 minutes suivant votre habileté et votre préparation.

Voici les 2 manières d’installer le thermostat de Netatmo. A gauche, le schéma d’installation si vous remplacez un thermostat sans fil ou que vous installez un thermostat sur une chaudière qui n’en a jamais eu (c’était mon cas). A droite, le schéma d’installation pour un thermostat filaire.

Pour ma part, il a fallu :

  • Ouvrir la façade de la chaudière (6 vis à retirer)
  • Repérer sur le bornier de la chaudière les bornes dédiées au thermostat (si vous galérez, j’ai une belle anecdote à vous raconter qui vous redonnera foi en l’humanité en plus de vous aider)
  • Connecter sur ces 2 bornes les fils du relais sans fil du thermostat (2 vis à serrer)
  • Refermer la façade

Au final j’y ai passé un petit quart d’heure. Au passage, je vous conseille de ne pas faire comme moi, et de réaliser avant toute chose la configuration du relais en lui indiquant votre adresse, votre réseau wifi, etc…). ça vous évitera de tout débrancher/rebrancher ensuite !

Au terme de l’opération, vous aurez probablement comme chez moi votre chaudière pas toute jeune affublée d’un petit boitier beaucoup plus jeune.

Ici vous voyez posé sur mon antique chaudière le relais du thermostat Netatmo. Il ne me reste plus qu’à le fixer au mur.

Ici la partie « commande et affichage » du thermostat Netatmo. On peut le fixer au mur ou le poser tout simplement sur un meuble. Le voici ici sous la garde de ma sentinelle personnelle.

 

Configuration

La configuration de l’ensemble est très simple et à la fois ingénieuse. On s’inscrit sur le site, et on va répondre à quelques questions dont en voici quelques unes :

  • A quelle heure vous levez-vous le matin ?
  • A quelle heure partez-vous au travail ?
  • A quelle heure rentrez-vous du travail ?
  • etc…

Un exemple de question posée lors de la configuration du thermostat. L’exercice ne prend que quelques secondes.

A partir de vos réponses et des recommandations de l’ADEME, Netatmo va établir un planning de base sur lequel vous pourrez intervenir ensuite pour en modifier les horaires/températures. Notez qu’il est possible d’avoir plusieurs plannings, personnellement j’en ai configuré 2 : un « classique » pour les semaines travaillées et un « vacances » pour les semaines où je suis en congés. Ainsi je ne dérègle pas tout d’une semaine à l’autre, je switche simplement de planning. Là aussi, en tout et pour tout j’ai dû y passer 30 minutes, mais ça c’est parce que j’ai pas mal traîné pour bien pouvoir vous en parler :)

Un exemple de planning. Les couleurs permettent de visualiser les périodes de chauffe.

Ajout du thermostat dans Domoticz

Je confesse que bien que j’utilise toujours Domoticz pour tout un tas de choses, je le sollicite très peu pour le chauffage. Sachez cependant qu’on peut tout à fait intégrer le thermostat de Netatmo (et même le Nest d’ailleurs) au système pour pouvoir influer sur le chauffage ou tout simplement en récupérer certaines informations comme la température définie, le fait que mode « Absence » du thermostat est (des)activé, etc…

  1. Pour cela on se rend dans le menu Setup > Hardware, on ajoute le Hardware « Netatmo » en saisissant login + mot de passe du compte Netatmo
  2. On accède ensuite au menu Setup > Devices où doivent apparaitre les différents périphériques disponibles en rapport avec votre Thermostat.
  3. Comme d’habitude, un petit clic sur la flèche verte des lignes qui vous intéressent vous permettra de sélectionner un nom qui vous sied pour chaque capteur/actionneur. A vous ensuite d’utiliser ces nouveaux paramètres dans vos différents scripts et scénarios !

Ajout du compte Netatmo dans l’onglet « Setup > Hardware »

Les différents périphériques disponibles remontent ensuite dans l’onglet « Setup > Devices ». A vous de sélectionner ceux qui vous intéresse.

Les informations du thermostat (comme la température de consigne actuelle par exemple, visible ici à droite) remontent directement dans Domoticz.

1 mois plus tard, qu’est-ce que j’en pense ?

La version courte, c’est que je suis conquis ! De manière un peu plus détaillée, je suis épaté par le confort que ce type d’appareil procure au quotidien : il fait toujours bon chez moi et je n’ai plus à penser au chauffage ! L’ergonomie « cinq étoiles » fait aussi que les imprévus ne prennent pas plus de 3 secondes à être gérés, et pas seulement par moi ;) Ceux qui cherchent donc un système utilisable par les moins technophiles seront donc séduits. Ensuite, il y a tout un tas de petites fonctionnalités dont je n’étais pas au courant au moment de l’achat qui m’ont agréablement surpris, en voici quelques unes :

  • La gestion des absences. Quand j’indique au thermostat que je vais être absent, cet état est défini jusqu’à « nouvel ordre » mais je peux aussi dire que je reviens mardi à 17h, et le thermostat rebasculera sur le planning de mon choix à ce moment là sans que j’ai besoin d’y penser plus tard
  • La gestion des « exceptions ». Pour avoir un niveau de chauffage correct et respecter certaines considérations éco(no/lo)giques nous avons choisi d’avoir une température de confort à 19°C chez nous, selon les recommandations de l’ADEME. Mais si pour un dîner entre amis je pousse le thermostat un peu plus haut, celui-ci comprend le caractère exceptionnel de la manoeuvre et reprendra sa température de consigne habituelle quelques heures plus tard.
  • Les rapports en fin de mois. Bonne surprise également, à la fin de chaque mois, Netatmo m’envoie un rapport avec le nombre d’heures de chauffage utilisées ce mois-ci, ce qui doit permettre de comparer son usage d’un mois sur l’autre. Autre rapport fourni, une comparaison de ma consommation de chauffage avec celle de mes « voisins » (des gens qui ont un domicile au caractéristiques similaires et situé dans un environnement équivalent). Utile pour remettre en question sa consommation

Mon premier rapporte mensuel Netatmo sur un mois complet ! Les données ne sont pas encore vraiment significatives (normal, c’est mon premier mois !) mais cela vous donne une idée de ce que l’on peut y trouver comme informations.

Bilan

Au final, vous l’aurez compris, je suis très satisfait de ce thermostat. Si je devais reprocher quelque chose, c’est du système de chauffage que je me plaindrais plutôt que du thermostat en lui même. Je m’explique : le thermostat fait bien son boulot, mais le fait que le chauffage soit « central » fait que sans intervention manuelle, il chauffera toujours toutes les pièces de la même manière, alors que je n’ai pas besoin d’avoir ma salle de bain à la même température du matin au soir. Pour arriver à ce niveau de finesse, cela devra passer par l’ajout de vannes connectées sur chaque radiateur de la maison, et là on se parle d’un chantier un peu plus ambitieux (et coûteux). Peut-être l’occasion de vous faire un nouvel article d’ici l’hiver prochain ?

En n’attendant n’hésitez pas à poser vos questions et partager vos expériences dans les commentaires, que vous ayez choisi la solution Netatmo ou pas ! Et si vous désirez vous équiper, vous pouvez acheter le thermostat de Netatmo sur Amazon.

Quelques liens utiles qui peuvent vous intéresser :


Des batteries, encore des batteries, toujours des batteries. Ceux qui suivent le site depuis quelques temps vont finir par se dire que je n’ai que ce mot là à la bouche… Et ils n’auraient pas vraiment tort. Comme toujours, cet article est en lien fort avec mon quotidien : je sors de 2 mois de travaux assez intenses dans ma nouvelle demeure, travaux réalisés à grand renfort d’outils électro-portatifs : perceuse, visseuse, meuleuse etc… une vraie succursale de Leroy merlin.

Que faire quand une batterie rend l’âme ?

Parmi ces différents outils, celui que j’ai le plus utilisé est une perceuse/visseuse 10,8V que j’ai acheté avec 2 batteries. De marque peu connue (en tous cas pour moi), cette perceuse dégage un vrai sentiment de qualité et m’a été extrêmement utile. Alors quand une de ses 2 batteries au lithium est décédée, j’étais bien embêté : l’outil fonctionne toujours très bien, il serait dommage de le remplacer complètement.

Ma perceuse/visseuse avec sa batterie malade.

Ma perceuse/visseuse avec sa batterie malade.

La solution évidente pour moi était donc de racheter une nouvelle batterie, mais comment faire quand on ne trouve pas à la vente de batterie ou quand le prix de celle-ci équivaut quasiment au prix de l’ensemble « outil + 2 batteries » ? Et bien comme souvent une autre solution existe : mettre les main dans le cambouis et reconditionner soit même sa batterie.

Attention
Dans la suite de cet article, je manipule des cellules de batterie au Lithium. D’apparence inoffensive, ces éléments contiennent une énergie folle, et une mauvaise manipulation peut entraîner des dégâts sur votre matériel, mais surtout sur votre petite personne. Merci donc de prendre toutes les précautions nécessaires si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure.

Diagnostic du problème

Bon avant de dire que la batterie est fichue, il y a quand même quelques vérifications à faire. Pour cette étape, votre multimètre sera votre meilleur allié. Si vous avez comme moi la chance d’avoir une deuxième batterie, vous allez pouvoir comparer les valeurs entre votre batterie de référence et votre batterie suspecte.

Anatomie d’une batterie au lithium.

Une batterie au lithium est composée de plusieurs éléments mis en série et/ou en parallèle pour arriver aux caractéristiques de la batterie. Ces éléments aux lithium, plus communément appelés « cellules » présentent individuellement une tension qui peut varier entre 3V et 4,2V suivant leur niveau de charge. La tension nominale est de 3,6V et donc pour ma batterie estampillée 10,8V, il est facile de comprendre qu’elle renferme 10,8/3,6 = 3 éléments mis en série.

Avec 3 éléments en série, la tension en sortie du pack varie donc entre 9V (3 éléments x 3V) et 12,6V (3 éléments x 4,2V). Là sans démonter quoi que ce soit, vous allez vite détecter si une batterie est défectueuse. Ici, avec 7,97V c’est beaucoup trop bas.

Sans démontage, on peut déjà constater le dysfonctionnement. Le niveau de la batterie de gauche n'est pas crédible pour une batterie composée de 3 éléments au lithium.

Sans démontage, on peut déjà constater le dysfonctionnement. Le niveau de la batterie de gauche n’est pas crédible pour une batterie composée de 3 éléments au lithium.

C’est parti pour le grand démontage.

Dans mon cas, la batterie était simplement fermée par quelques vis torx. Encore une fois, mon jeu de tournevis de chez iFixit en aura eu raison en quelques secondes. A l’ouverture, on découvre 3 cellules au lithium. Elles sont de type « 18650 », le type le plus connu. On en trouve dans les PC portable, les outils électro-portatifs et même les vélos électriques. Le nom de ce type de cellule vient de leur format : elles font 18mm de diamètre, pour 65mm de long et sont de forme cylindrique (d’où le « 0 »). Par conséquent, n’importe quelle autre cellule au format « 18650 » devrait rentrer dans le boitier.

A peine les premières visses ôtées, on devine facilement les cellules au lithium que renferme la batterie

A peine les premières visses ôtées, on devine facilement les cellules au lithium que renferme la batterie

Débarassée de sa carcasse, on peut voir que cette batterie se compose de 3 celulles au lithium au format 18650.

Débarrassée de sa carcasse, on peut voir que cette batterie se compose de 3 celulles au lithium au format 18650.

Choix des cellules lithium de remplacement.

Vous l’aurez compris, remplacer les cellules de lithium que renferme votre batterie lui donnera une nouvelle jeunesse ! Mais reste à choisir les bonnes cellules de remplacement ! Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte :

  • la capacité. Exprimée en Ampère Heure (Ah) ou milliampère heure (mAh) cela détermine la durée de fonctionnement de votre outil entre deux charges. Les cellules d’origine de ma batterie sont de 1300mAh ce qui est plutôt classique, mais on en trouve de 2900mAh, de quoi multiplier par 2,5 l’autonomie !
  • le courant de décharge. Exprimé en Ampère, il détermine le débit d’énergie que peut fournir la cellule à un instant T. Plus il est élevé mieux c’est. Attention, certaines cellules de fortes capacités ont un très petit courant de décharge (parfois quelques ampères à peine) ce qui risque de limiter votre outil dans ses performances.
  • le poids de la cellule. On trouve des variations de l’ordre de 30% entre les cellules les plus légères et les plus lourdes. Pour un appareil que l’on tient à bout de bras pendant parfois plusieurs heures, ça compte !
  • la présence d’onglets de soudures. Aussi appelé « tabs » en anglais, cela permet de souder les cellules les unes aux autres sans passer par du matériel plus professionnel, comme une « soudeuse à point ». Avec des onglets, un simple fer à souder à 15€ suffit ! Si vous essayez de souder directement sur le corps de la cellule (sans onglet donc) vous verrez que c’est une autre paire de manche, et surtout c’est dangereux pour elle (et donc pour vous).

Mon candidat du jour

Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de partir sur des cellules avec onglet. J’ai déjà eu l’occasion de tenter des soudures sur des cellules qui n’en n’étaient pas pourvues et j’ai galéré comme pas permis. Pour mon chantier du jour j’ai choisi des cellules Sanyo de 2600mAh. Un peu plus lourdes que mes cellules d’origine, elles peuvent contenir 2 fois plus d’énergie. Je les avais initialement commandées pour un autre projet. Reste à voir si leur courant de décharge ne limitera pas les performances de la perceuse.

Reconditionner la batterie de la perceuse

Prérequis

Niveau outillage vous aurez besoin des choses suivantes

Et dans une moindre mesure (suivant la batterie)

  • Du ruban d’électricien
  • Une pince coupante (pour découper certaines bandes de nickel soudées « par point »)
  • Une pince (pour manipuler les onglets des cellules sans se brûler pendant les soudures)

Niveau « consommables », il vous faut évidemment autant de cellules neuves qu’il y en avait à l’origine dans votre batterie. Si vous ne savez pas où en acheter, vous pouvez vous rendre sur Amazon ou Ebay. Comptez entre 6 et 12€ par cellule suivant ses caractéristiques. Les meilleures marques dans ce domaine sont les suivantes : Panasonic, Samsung, LG, Sanyo… j’en oublie probablement. Pas facile d’en trouver sur les magasins « grand public », j’ai tout de même déniché quelques références qui devraient faire l’affaire :

Vous pouvez en trouver quelques unes sur Amazon :

Et si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez aussi tenter votre chance sur Ebay :)

Etape 1 : Démontage de la batterie

Si vous n’êtes pas encore passé à l’action, il faut démonter la batterie d’origine. Prenez soin d’en étudier la construction, car il faudra tout remonter à l’identique. En général pour limiter les erreurs je n’hésite pas à prendre de nombreuses photos. Pour dessouder les cellules, j’utilise le fer à souder sur les connectiques soudées à l’étain. Pour les soudures « par point », il faut malheureusement souvent se résoudre à les couper à la pince coupante.

Quand les celulles sont soudées par point, le fer à souder basique ne suffit pas... il est temps de sortir la pince coupante !

Quand les celulles sont soudées par point, le fer à souder basique ne suffit pas… il est temps de sortir la pince coupante !

Pour certaines soudures, cela peut se révéler un peu acrobatique car il y a parfois très peu d’espace entre les cellules et leur support.

Attendez vous à quelques acrobaties pour détacher les celulles soudées.. par dessous.

Attendez vous à quelques acrobaties pour détacher les celulles soudées.. par dessous.

Et voilà notre superbe jeu de légos pour adultes !

Et voilà notre superbe jeu de légos pour adultes !

Etape 2 : Assemblage des nouvelles cellules 18650 entre elles

Pour commencer, je vous conseille d’assembler hors de leur support les cellules entre-elles. Pour que l’ensemble fasse bloc et ne bouge pas, vous pouvez utiliser du ruban d’électricien pour solidariser les cellules, voire carrément un pistolet à colle chaude. Cela facilitera les soudures. Ensuite il va falloir souder les cellules entre elles suivant le même principe que celles d’origine. Les onglets sont très utiles pour ça, mais attention pendant leur manipulation de ne pas toucher les mauvais pôles des cellules ensemble, cela pourrait entraîner une forte décharge de courant avec les conséquences que vous connaissez.

Etape 3 : Soudure du pack de cellules dans le support de la batterie

Cette phase peut être plus ou moins compliquée suivant l’agencement de votre batterie. Dans la mienne qui est très compacte, j’ai du m’y reprendre à 2 fois pour arriver à tout caser à l’intérieur. Si comme moi certains fils sont un peu courts, préparez-vous à devoir les rallonger. Dans ce cas de figure, la gaine thermo vous permettra de faire quelque chose de propre sans occuper trop de place. Prenez votre temps, ne laissez pas traîner d’outils métalliques autour et tout devrait bien se passer :)

Assembalge en cours... On fait attention de ne pas laisser entrer en contact 2 pôles qui ne le devraient pas.

Assembalge en cours… On fait attention de ne pas laisser entrer en contact 2 pôles qui ne le devraient pas.

Etape 4 : remonter l’empilage de cellules dans le boitier

On touche ici au but. Avant de tout fermer/revisser, je vous conseille de mesurer avec votre multimètre en position « voltmètre sur courant continu » que la tension entre les bornes + et – de la batterie est bien celle attendue. Dans mon cas j’ai 11,4V, ce qui est cohérent avec la plage de fonctionnement des cellules (entre 9V et 12,6V en théorie). Attention en refermant de ne pas arracher de fils, et si je vous mets en garde contre ça c’est justement parce que ça m’est arrivé ;) On revisse l’ensemble, une dernière mesure au multimètre et on peut tester !

On touche au but : l n'y a plus qu'à tout refermer.

On touche au but : l n’y a plus qu’à tout refermer.

Bilan de l’opération

Ma nouvelle batterie dure beaucoup plus longtemps que l’ancienne, logique puisque je suis passé de 1,3Ah à 2,6Ah. Cela prend également 2 fois plus de temps à recharger, ce qui est parfaitement logique bien qu’un peu long ! En terme de fonctionnement, je ne vois pas de différence que j’utilise l’une ou l’autre des batteries, je suis donc soulagé sur ce point. En terme de poids, ma batterie maison a pris un peu d’embonpoint (20g environ) ce qui me parait très raisonnable par rapport au gain d’autonomie. Sur le plan tarifaire, la manœuvre est intéressante : pour 3 cellules, on peut s’en sortir entre 15 et 30€ suivant la qualité et les caractéristiques de celles choisies. Quand on compare au prix d’une batterie (souvent entre 60 et 100€ pour ce type d’outil, voire beaucoup plus pour les grandes marques) il n’y a pas photo !

Et voilà la batterie terminée aux côtés de celle d'origine. Pensez à identifier la batterie reconditionée ! Ici un coup de marqueur fait l'affaire.

Et voilà la batterie terminée aux côtés de celle d’origine. Pensez à identifier la batterie reconditionée ! Ici un coup de marqueur fait l’affaire.

En conclusion

Plus je creuse ces histoires de batteries et plus cela me passionne. Il faut dire que notre environnement en est rempli ! Avec cette astuce vous pouvez aussi acheter à vil prix un outil électro HS sur leboncoin et lui donner une nouvelle jeunesse pour pas cher ! Bref voilà surtout un moyen de faire durer plus longtemps des objets appelés à être renouveler un peu trop souvent. J’espère que cette petite expérience vous aura plu et n’hésitez pas à partager critiques et insultes dans les commentaires…


Il y a quelques temps, j’ai commencé à m’intéresser aux véhicules électriques. Cela a été pour une vraie révélation qui a débouché sur la construction d’une batterie pour un « vieux » vélo électrique. Depuis je l’utilise tous les jours, et devoir démonter ma batterie à chaque rechargement a commencé à vite devenir pénible. Parmi les inconvénients, j’avais aussi un souci : la construction d’une batterie dénuée d’intelligence faisait que je devais faire très attention à son niveau de charge/décharge, sous peine de la détruire… Il me fallait donc trouver une solution à ces maux, et celle-ci tient en 3 lettres : B.M.S pour « Battery Management System ».

Le BMS, le gardien de votre batterie (et de votre confort)

Rappelez-vous, ma batterie est composée de cellules lithium-polymère, dont la tension ne doit jamais sortir de la fourchette 2,7Volts – 4,2Volts. En dehors de cette plage, elle subirait des dommages irréversibles, et au prix des cellules, vous n’avez pas envie que ça arrive :)

Le BMS est justement là pour ça ! C’est un circuit électronique qui va surveiller la charge et la décharge de la batterie :

  • Lors de la charge de la batterie, il va empêcher les cellules de monter au delà de 4,2Volts.
  • Lors de la décharge de la batterie, il empêchera le vélo de « tirer » sur la batterie et de faire descendre les cellules en dessous de 2,7Volts

Accessoirement, comme c’est lui qui gère l’équilibrage des cellules, plus besoin du couple chargeur de modélisme + alimentation qui fait un peu « Géo Trouvetout » : un simple adaptateur secteur à la bonne tension à 30€ suffit. On gagne donc en « transportabilité » de la station de charge, et la recharge de la batterie devient plug & play ! Plus besoin de démonter la batterie !

Trouver le BMS adapté à sa batterie

Chaque BMS est conçu pour un type de batterie particulier. Pour le choisir il faut considérer :

  • La technologie de la batterie (LiPo, LiFePo4, Nimh, Plomb…)
  • Le nombre de cellules gérées  (dans mon cas 8 cellules, abrégées souvent sous la notation « 8S »)
  • Le courant que peut délivrer en sortie le BMS
  • La tension min max limite sur chaque cellule

Une précision particulière sur ce dernier critère : même si les limites théoriques sont à 2,7Volts pour le seuil minimum et 4,2Volts pour le seuil maximum des cellules, certains BMS laissent les cellules se rapprocher plus que d’autres de ces valeurs, favorisant ainsi l’autonomie en charge (on embarque plus d’énergie utilisable) mais au détriment de la durée de vie des cellules. Si vous voulez voir l’impact des charges/décharges profondes des batteries au lithium, je vous conseille ce très bon article : http://cyclurba.fr/velo/831/batterie-battery-charge.html

Bon je vous avoue que j’ai eu du mal à trouver le « BMS de mes rêves », je me suis finalement arrêté sur celui-ci. Prévu pour une batterie de 8 cellules lithium-polymère et capable de délivrer un courant maximum de 30A (suffisant pour mon cas, mais le même existe en 45A et 60A pour les vélos plus puissants), celui-ci maintient la tension des cellules entre 4,2V et 2,9V, ce qui m’a paru un bon compromis entre autonomie et sauvegarde des cellules. Maintenant que le bon candidat est sélectionné, il va falloir le brancher.

Branchement du BMS

Préparation

Avant de vous jeter sur le fer à souder, un peu de réflexion s’impose. Pour jouer son rôle protecteur, le BMS va venir s’intercaler entre 3 éléments : le chargeur, le moteur, et la batterie. De plus, pour pouvoir équilibrer les différentes cellules qui composent la batterie, chacune de ces 8 cellules devra être reliée au BMS. On va donc avoir quelques soudures à faire.

Souhaitant que le BMS soit remplaçable facilement, j’ai choisi de ne pas y souder directement les câbles de la batterie, mais de passer par un jeu de connecteurs. Ainsi, si le BMS vient à lâcher, je peux le retirer facilement du circuit et continuer à utiliser ma batterie « comme avant », le temps de trouver un BMS remplaçant.

Puisqu’un bon dessin vaut mieux qu’un long discours voici un schéma de câblage.

2 prises XT90 à souder et un adaptateur JST-XH à construire : voici ce qui vous attend pour pouvoir utiliser votre BMS flambant neuf.

2 prises XT90 à souder et un adaptateur JST-XH à construire : voici ce qui vous attend pour pouvoir utiliser votre BMS flambant neuf.

Action

Pour réaliser le câblage correspondant au schéma, voici ce dont vous avez besoin.

En terme d’équipement pour le chantier

En terme de matériel

De gauche à droite : les câbles de puissance, un câble avec une borne JST-XH 8S femelle, 2 bornes XT90, le BMS et son câble JST-XH 7S associé.

De gauche à droite : les câbles de puissance, un câble avec une borne JST-XH 8S femelle, 2 bornes XT90, le BMS et son câble JST-XH 7S associé.

La réalisation du câble adaptateur est certainement l’étape la plus longue puisque qu’il faut dénuder 8 fils d’un côté, 9 de l’autre, étamer et souder tout ça ensemble sans faire d’erreur. Pensez à glisser la gaine thermo avant de souder si vous ne voulez pas tout recommencer :)

A gauche, le câble JST-XH 7S fourni avec le BMS. A droite mon JST-XH 8S qui sera connecté à la batterie. Il va falloir souder les 2 ensembles pour assurer la liaison du BMS avec chacune des cellules de la batterie.

A gauche, le câble JST-XH 7S fourni avec le BMS. A droite mon JST-XH 8S qui sera connecté à la batterie. Il va falloir souder les 2 ensembles pour assurer la liaison du BMS avec chacune des cellules de la batterie.

Une fois terminé, voici ce que ça doit donner. Notez que j'ai volontairement laissé "en l'air" le fil non raccordé mais rien ne vous empêche de faire quelque chose de plus esthétique !

Une fois terminé, voici ce que ça doit donner. Notez que j’ai volontairement laissé « en l’air » le fil non raccordé mais rien ne vous empêche de faire quelque chose de plus esthétique !

Concernant le BMS lui même, c’est plus simple, mais mieux vaut avoir un fer assez costaud pour souder ces gros fils. Là aussi on n’oublie pas la gaine thermo-rétractable sur les connecteurs XT90. Notez que l’emplacement « N- » ne reçoit aucun câble, je ne connais pas son utilité…

Une fois les opérations de soudure terminée, voici le BMS "prêt à brancher".

Une fois les opérations de soudure terminée, voici le BMS « prêt à brancher ».

Si comme moi vous comptez glisser votre BMS dans une coque métallique, je ne saurais trop vous conseiller d’isoler la bestiole un minimum, moi j’ai sacrifié un vieil intercalaire pour réaliser un bel habit rouge à mon montage.

Le BMS, une fois isolé. J'ai fait avec ce que j'avais, dans l'idéal de la gaine thermo "grand format" donnerait un résultat plus pro.

Le BMS, une fois isolé. J’ai fait avec ce que j’avais, dans l’idéal de la gaine thermo « grand format » donnerait un résultat plus pro.

Ensuite on branche tout ça à la batterie d’un côté, à la coque de l’autre, et on va pouvoir tester !

La coque de la batterie avec son connecteur XT90. C'est là que viendra se brancher une des extrémités du BMS tandis que l'autre ira à la batterie.

La coque de la batterie avec son connecteur XT90. C’est là que viendra se brancher une des extrémités du BMS tandis que l’autre ira à la batterie.

Petite apparté sur le chargeur

Si vous avez l’oeil vif, vous aurez remarqué que sur la photo précédente, la prise sur laquelle va venir le chargeur n’a pas du tout la même tête que la fiche de mon chargeur. Comme j’avais toujours le chargeur d’origine, j’ai donc coupé la fiche d’origine de mon chargeur tout neuf pour y fixer celle de l’ancien chargeur. Attention aux polarités si vous faites pareil.

Mon nouveau chargeur, à côté de la fiche du chargeur d'origine du vélo. Il va falloir la monter sur le nouveau chargeur.

Mon nouveau chargeur, à côté de la fiche du chargeur d’origine du vélo. Il va falloir la monter sur le nouveau chargeur.

Et voilà, le nouveau chargeur avec l'ancienne fiche ! Une fois de plus vive la gaine thermo-rétractable.

Et voilà, le nouveau chargeur avec l’ancienne fiche ! Une fois de plus vive la gaine thermo-rétractable.

Quelques semaines plus tard

Charger ma batterie de vélo électrique est devenu aussi simple que charger mon smartphone. J’ai découvert au passage que le chargeur sélectionné est équipé d’une diode rouge qui devient verte quand la charge est terminée (bien pratique pour savoir si on peut enfin débrancher le système). Avec son intensité max de 2A, il faut 4 bonnes heures pour passer d’une batterie quasi vide à une batterie chargée à fond. Ce n’est pas rien mais pour moi qui n’ait besoin de charger ma batterie que 2/3 fois par semaine cela me convient ! Une fois seulement j’ai déchargé ma batterie au point que le BMS coupe la décharge, mais cela m’a permis de vérifier que cela fonctionne. Au final, je ne peux que vous encourager à réaliser ce petit chantier  !