Cet article fait partie de la série Domotique (18 articles au total)

Aujourd’hui on va parler de Z-Wave, ce protocole domotique qui a le vent en poupe et on va voir comment l’intégrer à notre système existant.

Avant de démarrer, voici deux mots sur la domotique et les protocoles : en domotique, contrairement à l’informatique, on n’a pas un protocole standardisé qui fédère les constructeurs. Chacun prêche un peu pour sa paroisse et on voit sortir chaque année de nouveaux protocoles qui cherchent à s’imposer avec plus ou moins de succès.

Dans mes précédents épisodes domotiques, j’ai utilisé des modules et des sondes qui parlaient des protocoles différents. Leurs fréquence étant commune (433Mhz pour les intimes), mon récepteur (le RFXCom) parvenait à discuter avec chacun d’eux sans problème.

Cet article fait partie d’une série dédiée à la domotique dont vous pourrez trouver le sommaire au bas de cet article.

 

De nouvelles problématiques

Pendant plusieurs années, j’ai donc utilisé avec succès différents modules plus ou moins prévus pour la domotique dans le cadre de l’automatisation de mon quotidien. Il y a quelques mois j’ai déménagé pour un logement plus grand et me voici confronté à de nouvelles problématiques :

Des soucis de portée : certaines de mes sondes situées en périphérie de mon logement ne sont pas toujours à portée de ma centrale. Cela varie en fonction de la météo, de la configuration de mes portes/fenêtres, le niveau de batterie etc… Ce qui conduit à une perte de précision dans mes relevés.

Une prise de conscience en matière de sécurité : quand j’ai commencé la domotique en 2010, j’étais un peu un ovni dans mon entourage (pourtant très technophile) et je n’avais pas à me soucier d’éventuelles compromissions de mon système. Maintenant que de plus en plus de monde s’y met, je préfère prévenir que de voir mon voisin Roland jouer avec mes lumières :)

La réponse du Z-Wave

Parmi les protocoles domotiques qui ont le vent en poupe, on trouve le Z-Wave. Ce protocole, conçu pour une utilisation sans-fils, répond à mes soucis : en proposant un fonctionnement en réseau maillé, chaque module répète les ordres à destination de ses voisins de manière à ce que même les plus éloignés du cœur du système restent joignables. En chiffrant les communications entre les modules et le cœur du système il répond aussi à mes inquiétudes en matière de sécurité.

Parmi ses autres avantages, on citera :

  • le fait qu’il soit promu par plusieurs dizaines de constructeurs (il existe plusieurs centaines de modules Z-Wave sur le marché)
  • la communication bi-directionnelle entre module et centrale domotique : le module peut ainsi signaler son état au cœur du système, en l’occurrence mon RaspberryPi avec Domoticz.

Ajouter du Z-Wave dans Domoticz

Domoticz a l’avantage de supporter de nombreux protocoles, à conditions de lui adjoindre l’interface physique adéquate. Il me fallait donc en trouver une pour que mon RaspberryPi puisse « parler » Z-Wave. Attention dans votre quête, la fréquence de fonctionnement du Z-Wave varie selon votre position sur le globe. En Europe le Z-Wave utilise la fréquence de 868Mz contre 915Mh en Amérique du nord.

Quelle interface Z-Wave choisir ?

Pour ajouter à Domoticz la faculté de recevoir et émettre des ordres Z-Wave, il existe deux interfaces assez populaires sur le marché : la carte fille Razberry de ZWave.Me et le Z-Stick S2 d’Aeon Labs au format « clef USB ». Ces deux interfaces sont vendues sensiblement au même tarif (un peu moins de 60€) mais ont quelques différences qui m’ont poussé à opter pour le module Aeon Labs. En effet, la carte Razberry de ZWave.Me ne peut-être utilisée que sur un RaspberryPi, ce qui me semble limité en terme d’évolution du système. Autre avantage du ZStick d’Aeon Labs : il possède une petite batterie qui permet de se déplacer dans le domicile pour y associer les différents modules Z-Waves (un peu à la manière des télécommandes Chacon).

Le Razberry, une interface un peu trop orientée RaspberryPi à mon goût

Le Razberry, une interface un peu trop orientée RaspberryPi à mon goût

zstick_s2

Le Z-Stick S2 d’Aeon Labs est l’interface Z-Wave que j’ai retenu

Intégrer le Z-Stick S2 d’Aeon Labs dans Domoticz

Concrètement il n’y a pas grand chose à faire pour que ça marche dans Domoticz, mais si vous avez comme moi un RFXCom, il y a une petite manipulation à respecter pour éviter des problèmes à l’avenir ! En effet, au démarrage du RaspberryPi, le système attribue au RFXCom et au Z-Stick des adresses du type « /dev/ttyUSB0 » ou « /dev/ttyUSB1 ». Si l’on ne fait rien, ces adresses peuvent changer et donc empêcher Domoticz de joindre ces périphériques.

Attribuer un nom persistant au ZStick (et au RFXCom)

Pour contourner le problème, on va déclarer des alias pour chacun des périphériques, de manière à ce qu’ils aient toujours les mêmes adresses. Pour ce faire, il va falloir ajouter un fichier dans le répertoire /etc/udev/rules.d du RaspberryPi. J’ai intitulé mon fichier « domoticz.rules » et voici le contenu :

Ces 2 lignes vont permettre au système d’attribuer systématiquement l’adresse /dev/ttyUSB10 au RFXCom et /de/ttyUSB11 au ZStick. On va désormais pouvoir passer aux choses sérieuses dans Domoticz :)

Une fois le fichier sauvegardé, redémarrez le raspberryPi. Vous pouvez vérifier la prise en compte du fichier avec la commande ls -lh /dev/ttyUSB*

Déclaration du Z-Stick dans Domoticz

Maintenant que le Z-Stick est reconnu par le système d’exploitation, il nous reste à le déclarer dans Domoticz.

Attention : pour une raison que j’ignore, les manipulations décrites ci-dessous doivent être effectuées depuis Chrome et pas Firefox. En effet sur le navigateur de Mozilla, les alias créés précédemment (comme ttyUSB10) ne sont pas visibles, j’ignore pourquoi…

Les captures d’écran ci-dessous sont effectuées avec la version 2.2252 de Domoticz affiché en anglais.

Allez dans l’onglet Setup / Hardware où vous retrouverez votre RFXCom.

L'onglet Hardware avant l'intégration du Z-Stick S2 d'Aeon Labs

L’onglet Hardware avant l’intégration du Z-Stick S2 d’Aeon Labs

Si vous avez un RFXCom et que ça n’est pas déjà fait, je vous conseille de définir son « Serial Port » sur /dev/ttyUSB10 afin d’éviter des surprises à l’avenir.

Pour ajouter le ZStick, complétez ensuite le formulaire en bas de page avec les valeurs suivantes :

  • Name : le nom de votre choix (j’ai choisi ZStick S2 dans mon cas)
  • Type : OpenZWave USB
  • Data Timeout : Disabled
  • Serial Port : /dev/ttyUSB11
Formulaire à remplir pour ajouter le Z-Stick

Formulaire à remplir pour ajouter le Z-Stick

Et enfin cliquez sur « Add« . Voilà ! Domoticz est configuré.

Je vous conseille de redémarrer le RaspberryPi une dernière fois pour vérifier que tout fonctionne correctement :) Domoticz devrait retrouver ses petits au démarrage et présenter à la fois le RFXCom et le Z-Stick dans les interfaces disponibles.

Interfaces disponibles dans Domoticz. On voit le Z-Stick aux côtés du RFXCom

Interfaces disponibles dans Domoticz. On voit le Z-Stick aux côtés du RFXCom

Et maintenant la suite ?

Cette étape terminée, vous voilà avec un Domoticz capable de « parler » à la fois Z-Wave et RFXCom. Cela aura pour avantages de choisir les modules les plus adaptés dans chacune de ces technos en fonction de vos besoins/votre budget/la criticité des applications mises en œuvre.

Dans mon prochain article domotique, je vous parlerai donc d’un capteur Z-Wave que j’ai ajouté à mon système et qui pourrait en intéresser plus d’un ;) A très vite !

 


Cet article fait partie de la série Domotique (18 articles au total)

Un nouvel article domotique aujourd’hui où on ne manipulera pas de matériel ! Ce que je vous propose c’est d’utiliser le smartphone au fond de votre poche pour que votre système domotique prenne conscience de votre présence. Ici pas de détecteur de mouvement, pas de caméra IP, seul votre beau téléphone est nécessaire. A l’heure où j’écris ces lignes, cette astuce ne marche pas avec les iPhones mais promis je vous cherche une alternative ;)

Cet article fait partie d’une série dédiée à la domotique dont vous pourrez trouver le sommaire au bas de cet article.

Le principe de base

Sur mon smartphone, le wifi est toujours allumé. Au grès de mes déplacements, mon téléphone se connectera chez moi, à mon travail, chez certains de mes amis, etc… Étant donné que le wifi a une portée (dans le meilleur des cas) maximale de 100 mètres, on peut donc supposer que si on est connecté à son wifi domestique, alors on peut considérer que l’on est chez soi. Le tuto du jour vous montrera donc comment faire pour que Domoticz vérifie régulièrement si votre téléphone est connecté au wifi ou pas.

Quel intérêt que Domoticz sache si on est là ou pas ?

Cela permet tout simplement de mettre en scène des scénarios plus ou moins complexes pour par exemple :

  • Diminuer le chauffage quand personne n’est à la maison
  • Éteindre les lumières oubliées lors du départ des occupants
  • Simuler une présence à domicile quand personne n’est là
  • Etc…

La mise en œuvre

Pour mettre cette mécanique en œuvre, voici le scénario que nous allons suivre aujourd’hui :

  1. Créer un interrupteur virtuel qui indiquera si oui ou non quelqu’un est présent au domicile
  2. Créer un script qui modifiera l’état de l’interrupteur virtuel en fonction de la présence du téléphone sur le réseau wifi

Les captures d’écrans et les explications sont faites à partir de la version V2.2151 de Domoticz, affichée en anglais.

 1. Création de l’interrupteur virtuel

C’est la première étape, on va créer l’interrupteur qui matérialisera la présence à domicile. Pour cela rien de très compliqué ! Dans Setup > Hardware, cliquer sur le bouton « Create Virtual Sensor » sur le device « Dummy » (si vous ne l’avez pas, ajoutez le via le menu déroulant).

Création de l'interrupteur virtuel

Création de l’interrupteur virtuel

Sélectionnez le type « Switch« 
Sélection du type "Switch"

Sélection du type « Switch »

Après avoir cliqué sur OK, le périphérique sera visible dans l’onglet Setup > Devices où il faudra cliquer sur la petite flèche verte associée.

02_Ajout_interrupteur

On retrouve notre nouvel interrupteur rattaché au matériel « Dummy »

Choisissez lui un petit nom, dans mon cas « Presence » (oui j’ai peur des accents, c’est mon instinct de développeur qui me pousse à les fuir ;) Votre magnifique interrupteur apparaitra alors dans l’onglet « Switches ». Pour des raisons d’esthétisme, j’ai choisi d’en changer le type en « Motion Sensor » et de l’afficher sur mon Dashboard (c’est purement facultatif bien entendu). Voici ce que cela donne :

Mon interrupteur virtuel "Presence" maquillé en capteur de mouvement

Mon interrupteur virtuel « Presence » maquillé en capteur de mouvement

Il va maintenant falloir passer aux choses sérieuses : le script qui va altérer l’état de cet interrupteur.

2. Création du script

Le rôle de ce script est assez simple : exécuté périodiquement, il va essayer de joindre le (ou les) smartphone(s) du foyer. S’il y parvient, il bascule l’interrupteur virtuel à « On » et ne vérifiera que 10 minutes plus tard si le téléphone est toujours là. Si aucun smartphone n’est détecté, le script bascule l’interrupteur virtuel à « Off » et attendra 1 minute avant d’essayer de joindre à nouveau le(s) smartphone(s).

Pré-requis : connaitre l’adresse IP de son téléphone. Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous conseille de paramétrer votre box/routeur pour que cette adresse IP ne change jamais . Elle est généralement de la forme 192.168.xxx.yyy. Dans mon exemple, le script est paramétré pour 2 téléphones.

Le script doit être placé dans le répertoire scripts/lua de Domoticz. Le fichier du script doit obligatoirement commencer par « script_time_ » et porter l’extension « .lua« . J’ai par exemple nommé le mien « script_time_presence.lua« . Voici le contenu du script :


Bien sûr il faudra remplacer les adresses IP ligne 26 et 27 de mon script par celles de vos appareils :)

Un cas pratique : simulation de présence en cas d’absence

Histoire d’illustrer l’intérêt de ce « détecteur de présence », voici une implémentation d’un scénario de simulation de présence. Celui-ci n’est pas très évolué mais il « fait le boulot ». Grossièrement : si personne n’est à domicile et que nous somme samedi, on allume les lampadaires du salon vers le crépuscule et on les éteint aux alentours de 23h30 (à chaque fois, on spécifie une fourchette de 15 minutes pour chaque changement d’état).

J’ai utilisé le créateur de scénarios qui est disponible dans le menu via : Setup > More Options > Events

Celui-ci permet de « programmer » sans avoir à écrire de code informatique. On assemble simplement des briques pour indiquer les conditions à tester et actions à effectuer. Une fois terminée, cela donne ça :

Scénario de simulation de présence

Scénario de simulation de présence

Libre à vous de l’adapter ensuite à vos besoins :)

Les limites du système

Cela fait plusieurs mois que j’utilise cette méthode et je suis étonné par sa fiabilité. Cependant quelques ombres au tableau subsistent ! Les iPhones coupent automatiquement leur wifi dès que l’écran s’éteint, ce qui empêche d’utiliser cette astuce. D’autres smartphones font probablement de même ! Qui plus est, ceci fonctionne si chaque habitant de la maison possède un smartphone, ce qui ne sera pas forcément le cas. Enfin, nos beaux terminaux ont un point faible : leur batterie. Attention donc aux scénarios que vous programmez derrière, en cas de panne de batterie vous pourriez avoir de mauvaises surprises !

 


Cet article fait partie de la série Domotique (18 articles au total)

Avec le changement d’heure et le temps qui se rafraîchit, la France s’apprête à rentrer dans la période la plus énergivore de l’année en terme d’électricité. Aujourd’hui je vous propose donc un moyen simple et peu cher de garder un œil sur votre consommation électrique ! Quel intérêt ? Tout simplement, le fait de voir l’impact de votre mode de vie sur votre consommation d’énergie, premier pas pour réaliser des économies dans ce domaine !

Cet article fait partie d’une série dédiée à la domotique dont vous pourrez trouver le sommaire au bas de cet article.

A qui s’adresse cet article ?

Contrairement aux autres articles de ma série domotique, vous pourrez mettre en application ces informations même si vous n’avez pas de système domotique. En fait le tuto du jour pourrait même être la première pierre de votre future solution domotique ! Bien entendu, pour ceux qui utilisent déjà Domoticz et le RFXCom, vous pourrez aller encore plus loin comme vous le verrez en fin d’article :)

Contrairement aux solutions à base de téléinfo, le type de compteur n’a pas d’importance ici (et oui, que vous ayez un compteur Linky ou un modèle plus ancien avec la roue dentée qui tourne, vous pourrez appliquer cet article chez vous).

La liste des courses

Aujourd’hui on fait dans le simple, on n’aura besoin que d’un seul nouveau jouet. Il s’agit d’un système de suivi d’énergie composé de 2 parties : un petit boitier autonome que l’on va placer près du tableau électrique, et un écran sans fil qui vous permettra de suivre votre consommation d’énergie et les dépenses associées.

J’ai choisi de tester un modèle relativement simple mais qui chez moi fait le boulot : le OWL micro+ cm180. Ce modèle gère les installations électriques classiques (monophasé, avec jusqu’à 3 plages horaires de tarifications différentes). Si votre installation électrique est plus complexe (triphasé par exemple), ou que vous souhaitez envoyer vos données vers un ordinateur ou dans le cloud, d’autres modèles sont disponibles chez OWL et s’utilisent à peu près de la même manière.

Le kit de suivi de consommation électrique CM180 de chez OWL

Le kit de suivi de consommation électrique CM180 de chez OWL

Déballage de l’appareil

Le CM180 tout juste déballé, voici ce que vous devriez obtenir :

CM180 Déballé. A gauche, l'émetteur avec sa pince ampèremétrique. A droite le récepteur/écran.

CM180 Déballé. A gauche, l’émetteur avec sa pince ampèremétrique. A droite le récepteur/écran.

On retrouve la pince ampèremétrique avec son boitier (émetteur), ainsi que l’écran de suivi (récepteur). Les piles pour alimenter tout ce petit monde sont également fournies.

Installation

Attention pour l’installation : ça n’est pas compliqué, mais comme il faut travailler à proximité de courant fort, mieux vaut travailler avec le compteur électrique coupé !

La procédure est détaillée dans le manuel (je vous en mets une copie ici), et on est guidé pour :

  • configurer l’écran de suivi(et notamment le type de tarification : heures pleines/heures creuses dans mon cas)
  • réaliser l’association entre l’émetteur et le récepteur
  • installer la pince ampèremétrique

Pour ceux qui se demandent comment cela fonctionne, c’est la pince ampèremétrique qui est positionnée sur le câble de phase entre votre compteur et votre tableau électrique. Cette pince est capable de mesurer l’intensité du courant qui passe dans le câble de phase et donc d’en déduire les kilowattheures consommés. Ces informations sont transmises à l’écran de suivi qui en fonction de la plage horaire saura le tarif à appliquer.

owl-sensor-installation-ilustration

La pince ampèremétrique du CM180 est à positionner sur le câble de phase, entre votre compteur EDF et votre tableau électrique.

Que peut-on faire avec le CM180 ?

Une fois l’heure et votre tarif réglé sur le l’écran, celui-ci va vous remonter votre consommation de la journée en kwh et en euros. Il est possible de se fixer des objectifs à ne pas dépasser, de comparer le jour actuel aux jours passés, la semaine courante avec la semaine précédente, et même chose avec le mois. Tout ça fonctionne tout seul et s’utilise plutôt simplement.

Quelle intégration possible dans Domoticz ?

Si vous avez la chance de posséder le même système que moi les choses vont devenir encore plus intéressantes car vous allez pouvoir récupérer les valeurs du CM180 dans Domoticz et visualiser tout cela avec des graphes plutôt explicites !

En fait, dès que vous avez mis en service le CM180, il y a de bonnes chances que votre RFXCom le repère et vous l’affiche dans la liste des périphériques avoisinants (onglet Configuration/Dispositif). Si ça n’est pas le cas (ce fut mon cas !), il vous faudra certainement mettre à jour le Firmware de votre RFXCom. Pour moi tout est rentré dans l’ordre après ça.

Comme d’habitude, on clique sur la petite flèche verte et on choisit un nom qui vous permettra ensuite de retrouver ce compteur de consommation dans l’onglet « Mesures ». Voici ensuite ce que l’on peut visionner depuis le tableaux de bord :

Variation de consommation en temps réel (Facile de repérer dessus les appareils énergivores)

Dans les appareils énergivores, on oublie souvent le petit électroménager (micro-onde, bouilloire, grille pain...)

Dans les appareils énergivores, on oublie souvent le petit électroménager (micro-onde, bouilloire, grille pain…)

Cumul de chaque jour sur une semaine

Ici on voit facilement si la consommation est homogène en fonction des journées

Ici on voit facilement si la consommation est homogène en fonction des journées

Évolution de la consommation sur un mois, ou même une année (dans ces cas là je n’ai pas assez de données pour pouvoir vous montrer quelque chose de parlant… il faudra patienter quelques temps !).

Pas très significatif pour l'instant, j'essaierai de mettre ça à jour dans quelques semaines :)

Pas très significatif pour l’instant, j’essaierai de mettre ça à jour dans quelques semaines :)

Le suivi d’énergie et moi : une longue histoire

Avant de vous laisser, sachez que je n’en suis pas à ma première tentative en matière de suivi de ma conso d’énergie. Dans mon appartement précédent j’avais opté pour un montage très geek à base d’électronique branché sur le port téléinfo de mon compteur EDF et la consommation était relevée par une Neufbox modifiée qui envoyait les données sur EmonCMS, la brique logicielle du projet OpenEnergyMonitor. Un beau système, mais compliqué à mettre en oeuvre pour ceux qui n’ont pas de compteur EDF numérique, ou ceux qui ont leur compteur EDF en bordure de propriété, voire sur leur palier.

Ici cette solution me plait car elle devrait convenir au plus grand nombre, ne nécessite pas de compétences extraordinaires et s’intègre bien dans mon système existant. Je suis toujours amusé de voir les promesses de compteurs nouvelle génération comme le Linky d’EDF, censé rendre la vie plus belle aux consommateurs en leur permettant notamment de suivre leur consommation d’électricité… Voilà, vous savez désormais aussi comment faire sans compteur du futur :)


Hier soir, j’ai présenté à mes collègues de Clever Age ce que signifiait faire de la domotique en 2014. Je partage donc aujourd’hui le support que j’ai utilisé à cette occasion. Si tu te poses des questions au sujet de la domotique du type

  • comment ça marche ?
  • que peut-on faire avec ?
  • combien ça coûte ?
  • quelles technologies employer ?

Alors tu pourrais aussi être intéressé par ces quelques slides. Il s’agit seulement du support, et je n’ai malheureusement pas pu rédiger le discours qui l’accompagnait, mais je suis sûr que si tu as des questions tu sauras me les poser au bas de ce billet :)

Et bien sûr, si tu souhaites approfondir le sujet, il y a toujours ma série d’articles sur la domotique !


Cet article fait partie de la série Domotique (18 articles au total)

La plupart des amateurs du RaspberryPi ont déjà eu vent de la nouvelle : en juillet 2014, la fondation Raspberry a sorti un nouveau modèle de son ordinateur à 35€, je veux bien sûr parler de la mouture « B plus » du RaspberryPi. Même si les nouveautés ne sont pas extraordinaires, il y a quand même quelques points d’attention qui m’ont poussé à migrer ma solution domotique sur ce modèle !

Quelles nouveautés sur le RaspberryPi B+ ?

  • 4 ports USB, et l’alimentation de ceux-ci peut désormais monter à 1.2A
  • Adieu la carte SD qui dépasse : On passe à une micro-sd qui est beaucoup plus discrète une fois en position
  • Consommation électrique plus faible : On parle ici de 0.5 à 1W de moins. Ca ne métamorphosera pas votre facture EDF,  mais pour un ordinateur qui en consommait 3-4W, cela fait une belle marge de progression !
  • Plus de pins GPIO : On passe de 26 à 40 pins, ce qui autorise une connectique plus riche. La compatibilité devrait être assurée avec la majorité des cartes utilisant l’ancien port 26 pins. Je dis la majorité car le connecteur P5 ayant été déplacé, les cartes qui en tiraient parti comme la Wolfson Audio card devront évoluer pour fonctionner sur ce modèle.
  • Circuit audio amélioré : rappelez-vous, je m’en plaignais et , la fondation a donc travaillé le sujet. Alors certe on n’égalera certainement pas les performances de la carte de chez Wolfson mais c’est toujours un pas en avant !
  • Intégration facilitée : On retrouve désormais 4 points de montage, disposés en rectangle, et les connecteurs USB ont enfin été alignés !
Le RaspberryPi modèle B+ Face au modèle B

Le RaspberryPi modèle B+ Face au modèle B

Quel intérêt pour domoticz ?

En fait c’est un ensemble de petites choses qui m’ont incité à franchir le pas. Si vous avez lu la description des différences avec le modèle B vous les aurez peut-être devinées :

  • une consommation électrique plus faible
  • les 4 ports USB natifs permettent désormais de brancher plus de 2 périphériques USB sans avoir recours à un hub
  • Et enfin… une meilleure portée avec le RFXCom ! Comment est-ce possible ? Auparavant, la limitation du courant disponible était telle que le rayon d’action du RFXCom était assez limité, et j’avais dû avoir recours à un hub USB alimenté séparément pour avoir une portée décente. Avec le modèle B+ du RaspberryPi, j’ai pu ranger mon hub dans un tiroir, sans voir mon RFXCom bridé.

Migration de domoticz du modèle B vers B+

Dans mon cas j’ai préféré partir d’une plateforme propre plutôt que de faire une copie complète de ma carte SD existante. J’ai donc installé la dernière version de Raspbian, une nouvelle instance de domoticz, et pour finir, j’ai utilisé la fonctionnalité de sauvegarde/restauration de base, accessible dans les options de domoticz. Tout a fonctionné à merveille, la bascule aura été bouclée en quelques minutes.

Le bouton qui vous permettra de sauvegarder données et config de Domoticz

Le bouton qui vous permettra de sauvegarder données et config de Domoticz

Si cela vous dit de faire le grand saut, vous trouverez le nouveau modèle de RaspberryPi sur Amazon et dans toutes les autres bonnes crèmeries habituelles ! Et pour la carte micro-sd j’ai opté pour ce modèle de chez Sandisk qui me donne entière satisfaction. N’hésitez pas à me faire part de vos retours dans les commentaires si vous tentez le coup !