Une discrète poche sur le plat du dos permet de ranger papier d'identité et billets de transport. Au moins je ne crains pas que quelqu'un y mette sa main sans que je m'en rende compte !

La nouvelle tendance du moment ce sont les « Digital nomades » : des gens qui travaillent de n’importe où, constamment en déplacement et qui pilotent leur activité, souvent liée à internet, depuis les 4 coins du monde. Bien que je ne sois pas un vrai « nomade » car ayant un boulot tout à fait sédentaire, j’ai tout de même adopté plusieurs des outils et des codes de cette « tribu », et je me dis que les partager avec vous en aidera peut-être quelques uns.

Mon terrain d’expérimentation

Bien que le devoir m’appelle chaque semaine à Bordeaux, j’ai passé les derniers mois à me déplacer un peu partout en France et en Europe. Cardiff, Paris, Dublin, Lille, Nantes, Limoges, Milan à base de courts séjours de 2 à 4 jours. Je me suis donc spécialisé dans type de déplacement et j’ai appris à optimiser mes expéditions pour mêler mon travail au voyage sans crouler sous les valises.

La base : Mon sac à dos = mon bureau et ma maison mobiles

Ne partant que quelques jours à chaque fois, j’essaie de ne partir qu’avec un seul bagage, compact, qui soit polyvalent et surtout pratique pour les déplacements « multi-modaux ». Histoire de voyager léger mais équipé, j’ai cherché longtemps un sac à dos solide que je puisse organiser avec une partie « bureau » (PC, documents…) facile à « dégainer » et une partie « vie » (vêtements, trousse de toilette, etc…) un peu plus spacieuse.

Après quelques errances du côté des marques de bagagerie classiques, c’est finalement chez Eastpak que j’ai trouvé mon bonheur avec le sac à dos Eastpack Evanz. D’une contenance d’un peu plus de 28L, il possède une poche plate pour ranger PC portable et documents, un compartiment plus large ajustable en profondeur pour stocker mes vêtements et plusieurs poches réparties intelligemment pour agencer smartphones, passeport et autres babioles. Garantie 30 ans (!) par la marque, le sac respire la qualité et ne m’a jamais déçu quelles que soient les conditions, permettant de passer du mode « sac de voyage » à quelque chose de plus discret pour pouvoir m’accompagner toute la journée dans les transports, les musées etc… Evidemment il passe en cabine en avion et comparé à une valise traditionnelle, je peux circuler à vélo ou sur des terrains « compliqués » (escaliers, graviers, dans la foule, etc…).

Mon sac à dos Eastpack Evanz chargé et prêt à aller affronter un weekend de 3 jours à Milan !

Mon sac à dos Eastpack Evanz chargé et prêt à aller affronter un weekend de 3 jours à Milan !

Le même sac ouvert, tout y rentre et on peut facilement organiser ses affaires.

Le même sac ouvert, tout y rentre et on peut facilement organiser ses affaires.

Une discrète poche sur le plat du dos permet de ranger papier d'identité et billets de transport. Au moins je ne crains pas que quelqu'un y mette sa main sans que je m'en rende compte !

Une discrète poche sur le plat du dos permet de ranger papier d’identité et billets de transport. Au moins je ne crains pas que quelqu’un y mette sa main sans que je m’en rende compte !

Quelques astuces que j’ai adoptées

La sac ne fait pas tout. Sans organisation, non seulement vous aurez du mal à tout rentrer à l’intérieur, mais aussi vos affaires se retrouveront immanquablement froissées. Voici donc quelques conseils pour voyager sereinement sans vous charger comme une mule.

On limite le papier au maximum ! ça pèse lourd et c’est encombrant ! Préférez donc une liseuse électronique type Kindle à votre gros roman papier : c’est (un peu) moins agréable à lire mais vous pourrez emporter avec vous tous vos ouvrages au format électronique pour ne jamais tomber en panne de lecture. Pour le guide de voyage j’essaie de préparer en amont mes sorties et je me repose sur place sur TripAdvisor pour tout ce qui est restaurants et activités. Si vous posséder un mobile iPhone ou Android, TripAdvisor permet même d’enregistrer toute une ville (lieux, restaurants, hotels, avis, photos, etc…) sur votre appareil pour pouvoir vous conseiller même sans connexion internet.

Si comme moi vous ne pouvez travailler sans ordinateur, il faut un modèle adapté aux transports. Un modèle de 13/14 pouces maximum, si possible qui ne pèse pas plus d’1,5kg. Rappelez-vous que vous allez porter tout ça sur votre dos ! S’il peut avoir une bonne batterie (5h+), vous pourrez travailler en toutes conditions sans être constamment à la recherche d’une prise électrique. Pour le protéger un minimum dans mon sac sans prendre trop de place, j’ai une housse super slim qui permet d’éviter les rayures. Ultime avantage : placé dans le fond du sac, il permet d’avoir une surface bien plane en contact avec votre dos.

Votre smartphone est également un excellent couteau suisse : GPS, guide de voyage, relais internet, station multimédia portable, appareil photo etc… Déférents usages qui permettent de laisser à la maison autant d’appareils spécifiques. Si vous voyagez à l’étranger, réfléchissez également à opter pour un forfait qui vous permettent d’utiliser appels/sms et même parfois data gratuitement dans certains pays.

Un chargeur USB multi-prises. Plutôt que de trimballer 4 ou 5 chargeurs, je n’en prends qu’un mais qui me permet de recharger plusieurs appareils en même temps. Il faudra seulement prendre les câbles USB de vos smartphones/GPS/Tablette/GoPro/etc… mais c’est toujours plus facile à ranger que les chargeurs complets ! Notez que si vous partez à plusieurs, il y a moyen de se débrouiller avec un seul chargeur pour 2/3 personnes. Et dans les chambres d’hôtel où les prises sont rares, vous n’aurez plus à éparpiller chaque nuit tous vos appareils pour les recharger !

Mon chargeur USB "de combat" : avec ça je peux recharger en même temps liseuse, smartphone et autres accessoires pour 2 personnes.

Mon chargeur USB « de combat » : avec ça je peux recharger en même temps liseuse, smartphone et autres accessoires pour 2 personnes.

Une trousse de toilette ultra compacte permet également d’optimiser l’espace. Pour faciliter cela j’achète des mini flacons qui permettent d’être rechargés avec mes produits de toilette habituels. Avantage : je n’ai pas à réfléchir au moment de passer la sécurité de l’aéroport si j’ai un flacon de plus de 100mL : tous mes flacons font forcément moins !

Le type de trousse de toilette compacte que j'utilise. Pour moi pas besoin de plus, mais je sais que ça n'est aps aussi évident pour tout le monde :)

Le type de trousse de toilette compacte que j’utilise. Pour moi pas besoin de plus, mais je sais que ça n’est pas aussi évident pour tout le monde :)

Vive les serviettes en micro fibres ! J’ai découvert ça dans un magasin de sport il y a quelques années mais on en trouve un peu partout maintenant : des serviettes de bain qui ne prennent pas plus de place une fois plié qu’un petit torchon. Quand l’espace est compté c’est génial ! Évidemment si vous dormez à l’hôtel, vous n’avez pas besoin de vous encombrer de ça !

Ma serviette microfibre pliée sous une petite bouteille d'eau de 50cl. Quel gain de place ! On en trouve facilement un peu partout maintenant.

Ma serviette microfibre pliée sous une petite bouteille d’eau de 50cl. Quel gain de place ! On en trouve facilement un peu partout maintenant.

Organiser ses vêtements. Important pour ne pas se retrouver avec un tas de linge froissé, je répartis mon linge dans différentes sacoches très légères qui permettent de le garder plié mais aussi de défaire/refaire le sac rapidement. C’est super pratique quand vous arrivez à votre point de chute : je laisse sur place mes sacoches et je peux partir toute la journée dehors avec uniquement les quelques affaires qui me sont nécessaires.

Et voilà tout mon barda pour partir en weekend ! Les vêtements sont dans les sacoches sur la gauche.

Et voilà tout mon barda pour partir en weekend ! Les vêtements sont dans les sacoches sur la gauche.

Focus sur le bureau mobile

Rien d’extraordinaire dans ma « station de travail », j’utilise intensivement mon PC portable et mon smartphone qui me sert de « relais » internet. Cela me permet de rester connecté où que je sois. Pour ma souris, j’ai également un modèle très compact dont j’ai déjà parlé dans un précédent article. Pour l’audio, mon kit piéton de téléphone me sert également de micro-casque pour l’ordinateur. C’est sûr il y a certainement mieux… mais c’est plus gros !

Au niveau des applications, si je ne devais en garder qu’une ce serait sans hésitation Evernote. Cette application permet de prendre des notes (même déconnecté) et les synchronise ensuite avec tous vos appareils. Quand j’écris un article, je le rédige donc hors connexion dans Evernote, depuis mon PC portable mais je sais que je peux aussi l’annoter, inscrire des idées, etc depuis mon smartphone par exemple. Evernote me permet aussi de faire des checklists bien utiles en voyage que ce soit pour les choses à faire, à prendre dans ma valise, les lieux à visiter, les personnes à contacter, ou tout simplement planifier ma journée. L’application permet aussi de « scanner » des documents

Et enfin, mon entorse au mode « no-papier » : un carnet de note et un (unique) stylo. Difficile de faire une croix sur le stylo, on en a toujours besoin pour remplir un formulaire, une étiquette de bagage et cela me permet aussi de prendre des notes que ce soit pour travailler ou si jamais ma batterie me fait défaut !

Conclusion

J’espère que ces quelques trucs aideront les adeptes du voyage parmi vous, et si vous avez des astuces pour être toujours plus efficace en déplacement ça m’intéresse ! N’hésitez donc pas à partager vos expériences dans les commentaires.


Forerunner-7-E-times-city-4000

Voici un article au titre bien spécifique ! J’ai décidé il y a quelques mois d’expérimenter le vélo électrique mais débourser les 1000 euros que coûte généralement une bécane du genre ne faisait pas partie de mon plan ! J’ai donc cherché une solution un peu moins onéreuse pour arriver à mes fins : trouver un vélo électrique à la batterie HS pour lui en construire une nouvelle. Ce petit chantier m’aura coûté plusieurs dizaines d’heures de recherches alors j’entends vous épargner tout ça et vous livrer un condensé de ce que j’ai appris !

ATTENTION : Débarrassons nous des choses désagréables tout de suite : ici on manipule des batteries à fort courant, ce qui n’est pas sans danger ! Une mauvaise manipulation peut vous blesser gravement ou déclencher un incendie, voire une explosion… Ces manipulations sont donc réservées à ceux qui savent ce qu’ils font et en aucun cas je ne pourrais être tenu pour responsable de tout dégât qu’il soit matériel ou humain. Voilà c’est dit :)

Avant de démarrer : matériel et pièces détachées nécessaires

Pour ce chantier, j’ai essayé de vous faire un listing complet. Voici donc l’exhaustivité du matériel utilisé (avec des liens si vous n’êtes pas équipés) et ce que j’ai acheté comme pièces.

Côté matériel

J’avais déjà :

J’ai acheté :

Côté pièces détachées

J’ai acheté :

Total : environ 170€ (hors frais de port) d’investi dans mon cas.

Etape 1 : Acheter un vélo électrique… HS

Comme souvent quand je veux faire quelques économies, mes recherches commencent sur… leboncoin. Pas trop de vélos électriques abordables à l’horizon mais une annonce a attiré mon attention : un vélo électrique de 2010, qui fonctionne mais dont la batterie est HS (entendez par là que la batterie ne permettait plus de tenir qu’1km sur les 30 d’origine). Sachant qu’une batterie coûte plus de la moitié du prix de ce type de vélo, vous comprenez facilement ce qui motive la vente… 2 emails et 40€ plus tard, me voilà donc propriétaire d’un magnifique vélo électrique HS :) Le petit nom de la bête : « Forerunner 7 E-times city 4000« 

Le Forerunner 7 E-times city 4000 de chez 4000 avec son kilomètre d'autonomie

Le Forerunner 7 E-times city 4000 avec son kilomètre d’autonomie

Etape 2 : Démonter la batterie d’origine

La batterie d’origine utilise une vieille technologie de batterie (Nimh), ce qui conduit à une batterie lourde et pas forcément très performante. Le plan ici est simple : remplacer les vieillissantes cellules Nimh par une technologie de batterie plus récente : des cellules lithium-polymère (souvent abrégé en « LiPo »). Pour cette étape, un tournevis cruciforme et une pince coupante suffisent. Attention de ne jamais couper plusieurs fils d’un coup pour ne pas risquer un court-circuit dévastateur ! On les coupe un par un et on les isole au fur et à mesure.

La batterie ouverte : on aperçoit les vieilles cellules Nimh et du câblage en très mauvais état. Il est temps de faire le ménage !

La batterie ouverte : on aperçoit les vieilles cellules Nimh et du câblage en très mauvais état. Il est temps de faire le ménage !

Quelques coups de pince coupante plus tard, voici nos 24 éléments Nimh prêts à rejoindre la déchetterie. Et voilà 4kg de matos en moins !

Quelques coups de pince coupante plus tard, voici nos 24 éléments Nimh prêts à rejoindre la déchetterie. Et voilà 4kg de matos en moins !

On a donc 24 éléments Nimh pour une tension totale de 28.8V. ça correspond bien aux indications de la batterie (28,8V pour 10Ah de capacité).

Etape 3 : Trouver les packs lithium-polymère qui remplaceront les éléments Nimh

Pour remplacer la batterie, les contraintes à respecter sont les suivantes : la tension doit être similaire, et les packs doivent rentrer dans la caisse de l’ancienne batterie. Histoire d’avoir une autonomie au moins équivalente à celle d’origine (30km), je cherche à construire une batterie d’une capacité de 10Ah. La première chose à faire est de déterminer le nombre de cellules lithium-polymère qui composeront la batterie. Chaque cellule a une tension nominale de 3.7V, pour arriver à 28.8V, cela nous fait donc 28.8/3.7 = 7.8 cellules. Et comme on ne peut pas découper les cellules, il nous faudra 8 cellules lipo pour arriver donc à 3.7×8 = 29.6V.

Ensuite se pose la question du nombre de packs à acheter. Pour arriver à 8 cellules, on peut acheter un pack de 8 cellules, ou 2 packs de 4 cellules, ou 4 packs de 2 cellules etc… Plus il y a de packs, plus il faudra de câblage, et moins il y a de pack, plus le prix par cellule augmente. Afin de trouver un compromis intéressant entre câblage et « réparabilité », je suis donc parti sur 2 packs de 4 cellules en série. Chaque pack 4 cellules (on dit « 4S » dans le jargon, le « S » désignant le nombre de cellules) possède une tension de 14.8V, une fois les deux packs mis en série on atteint donc bien les 29.6V espérés. J’ai choisi des packs avec une capacité de 10Ah.

Un pack lithium-polymère 4S de 10Ah. Il en faudra 2 comme ça en série pour atteindre la tension désirée.

Un pack lithium-polymère 4S de 10Ah. Il en faudra 2 comme ça en série pour atteindre la tension désirée.

Etape 4 : Montage des packs en série

Là il n’y a rien de sorcier mais il faut prendre quelques précautions pour ne pas détruire sa batterie.

Chaque pack 4S est équipé de 2 connecteurs :

  • Un connecteur de puissance au format XT90 (prise jaune) qui sert à la charge/décharge de la batterie
  • Un connecteur dit « d’équilibrage » au format JST-XH 4S (prise blanche) qui sert à s’assurer lors de la charge que chaque cellule est à la même tension que ses voisines.

Pour mettre les 2 packs en série, il faut donc connecter en série chaque prise. Pour cela il vous faut donc 2 câbles :

  • 1 câble de mise en série XT90 (2 prises mâles vers 1 prise femelle)
  • 1 câble de mise en série JST-XH (2 prises mâles 4S vers 1 prise femelle 8S)

Commencez par relier les câbles d’équilibrage à l’aide du câble de mise en série. Repérez le câble rouge situé à l’extrémité de la prise 8S et suivez le jusqu’au pack 4S correspondant. Il faudra que le gros câble rouge de ce même pack 4S soit celui qui arrive au pôle + du connecteur XT90, comme sur le schéma et la photo ci-dessous. Vérifiez bien votre montage, c’est important !

Attention de ne pas brancher dans un sens les packs via les connecteurs XT90 et dans l'autre via les connecteurs JST-XH.

Attention de ne pas brancher dans un sens les packs via les connecteurs XT90 et dans l’autre via les connecteurs JST-XH.

Quand tout est branché, cela doit donner ça. Si vous connectez le Lipo-Alarm sur la prise d'équilibrage, il vous donnera la tension totale de l'ensemble te le détail de chaque cellule.

Quand tout est branché, cela doit donner ça. Si vous connectez le Lipo-Alarm sur la prise d’équilibrage, il vous donnera la tension totale de l’ensemble te le détail de chaque cellule.

Pour vérifier que tout est bien connecté, vous pouvez faire les vérifications suivantes :

  • Tension aux bornes du connecteur XT90 du câble de mise en série : environ 29.6V
  • Tension aux bornes du connecteur 8S JST-XH du câble de mise en série : environ 29.6V
  • Avec le multimètre en position « test de continuité », vous devez avoir de la continuité entre le pôle + du câble XT90 et le pôle + du câble JST-XH 8S (câble rouge situé le plus à l’extérieur).

Tout est bon ? On va pouvoir charger la bête.

Etape 5 : Charger la batterie

Pour recharger la batterie, il faut passer par un chargeur/équilibreur. C’est plus contraignant que le chargeur d’origine, mais ça permet de contrôler finement la charge. A titre d’information : avec un courant de 2A, il me faut environ 4 heures pour charger complètement ma batterie.

Attention, pour charger la batterie, vous aurez besoin d’un câble avec des fiches bananes d’un côté (à brancher sur la sortie du chargeur) et une fiche XT90 mâle de l’autre (à brancher sur votre batterie). Aucun câble de la sorte n’étant livré avec le chargeur, j’ai sacrifié un des câbles fournis pour y souder au bout mon connecteur XT90.

Avec le chargeur est livré un câble comme celui de gauche. Je l'ai donc sacrifié pour arriver au câble de droite. Vous comprenez qu'entre la prise XT60 et la prise XT90 il ne s'agit que d'une question de taille ! Là aussi on n'oublie pas d'isoler correctement la prise avec de la gaine thermo-rétractable.

Avec le chargeur est livré un câble comme celui de gauche. Je l’ai donc sacrifié pour arriver au câble de droite. Vous comprenez qu’entre la prise XT60 et la prise XT90 il ne s’agit que d’une question de taille ! Là aussi on n’oublie pas d’isoler correctement la prise avec de la gaine thermo-rétractable.

Passons aux choses sérieuses !

  1. Reliez l’alimentation au chargeur, puis l’alimentation au secteur
  2. Allumez l’alimentation, l’écran du chargeur va réagir
  3. Sélectionnez le type de batterie « LiPo »
  4. Choisissez le mode « Balance » (= équilibrage). Ce mode permet de charger la batterie en mettant au même niveau chaque cellule. Cela rallongera la durée de vie de votre batterie.
  5. Choisissez l’ampérage de charge. Pour ma part je ne mets jamais plus de 2Ampères (plus le courant est fort, moins la batterie durera longtemps, mais plus la charge sera rapide).
  6. Connectez le connecteur XT90 de votre batterie 8S
  7. Connectez le connecteur JST-XH de votre batterie 8S
  8. Lancez la charge !

On recommande de ne jamais trop s’éloigner des batteries en charge, même si le chargeur/équilibreur s’arrête en cas d’anomalie. En général je reste donc dans les parages, et ne laisse pas charger mes batterie la nuit ou quand je suis absent (paranoia, tout ça…).

Mon installation de charge avec à gauche la batterie de PC modifiée, et à droite le chargeur de modélisme avec la batterie.

Mon installation de charge avec à gauche la batterie de PC modifiée, et à droite le chargeur de modélisme avec la batterie.

Etape 6 : Préparer la caisse de la batterie d’origine pour accueillir votre batterie maison

On touche au but ! Rappelez vous, la caisse de la batterie d’origine est désormais vide. Pour qu’elle puisse accueillir la nouvelle batterie lipo « maison », j’y ai soudé un connecteur XT90 mâle (qu’on n’oublie pas d’isoler proprement avec de la gaine thermo-rétractable). Je vous conseille de garder le fusible s’il y en a un, ou d’en rajouter un si ça n’est pas le cas. Pour vous donner une idée, le mien est étalonné pour couper au delà de 30A.

La carcasse de la batterie nettoyée de tout ce qui ne nous sert pas. Il ne reste qu'un interrupteur, un fusible et les câbles auxquels relier la batterie.

La carcasse de la batterie nettoyée de tout ce qui ne nous sert pas. Il ne reste qu’un interrupteur, un fusible et les câbles auxquels relier la batterie.

Avec l'ajout d'un connecteur XT90 mâle, on peut désormais connecter et déconnecter la batterie de la carcasse. Utile pour la recharge, les diagnostics et surtout en cas de réparation nécessaire.

Avec l’ajout d’un connecteur XT90 mâle, on peut désormais connecter et déconnecter la batterie de la carcasse. Utile pour la recharge, les diagnostics et surtout en cas de réparation nécessaire.

Afin que mes packs soient bien câblés, je les ai habillés d’une ceinture de mousse de quelques millimètres (en pratique, c’est un tapis de sol de camping à 2€ que j’ai sacrifié). A vous de voir suivant l’espace disponible dans votre cas. Vous pouvez ensuite glisser vos packs lipo dans la caisse et connecter la sortie XT90 de la batterie sur celui ajouté précédemment. Au passage, notez que cette nouvelle batterie pèse un peu plus de 2kg là où celle d’origine dépassait les 4,5kg sur la balance !

La batterie chargée prête à intégrer son caisson. Il suffira de brancher le connecteur XT90 et de replacer les 4 vis.

La batterie chargée prête à intégrer son caisson. Il suffira de brancher le connecteur XT90 et de replacer les 4 vis.

Etape 7 : Tester !

Voici venu le moment de vérité. Je repositionne la batterie dans son logement, la verrouille avec sa clé et j’appuie sur l’interrupteur : la jauge du guidon s’illumine, il y a le plein ! Je découvre donc les joies du vélo électrique. L’accélération est progressive mais puissante, le moteur plutôt silencieux. On avale les kilomètres sans effort et je lis la surprise sur les visages des cyclistes chevronnés quand ils me voient les doubler. On s’habitue vite à cette assistance électrique, croyez moi ! D’après mes calculs, avec 10Ah, l’autonomie du vélo dépasse les 35km. ça n’est pas énorme, mais pour moi qui ait un peu plus de 5km pour aller au travail c’est suffisant : je n’ai besoin de charger que 2 fois par semaine ma batterie.

Forerunner-7-E-times-city-4000

Le vélo lors de sa première vraie sortie avec sa nouvelle batterie.

BMS et précautions d’usage

Avec ce système, la batterie ne bénéficie d’aucune protection, c’est à dire que rien ne vous empêche de vider complètement vos cellules lipo, ce qui peut réduire leur durée de vie, voire les détruire. Pour éviter un incident, on recommande généralement de ne pas descendre en dessous de 2.9V par cellule, ce qui si vos cellules sont équilibrées, donne une tension globale pour votre batterie maison de 2.9Vx8 = 23.2V. Chose honnêtement qui n’est pas simple à évaluer quand on est sur le vélo, sans multimètre ! Pour éviter tout accident, il est possible d’ajouter à la batterie un « BMS » (Battery Management System) qui vient se placer entre la batterie et le contrôleur du vélo électrique. Si la batterie atteint un seuil trop bas il coupe son utilisation pour éviter son endommagement. Dans un premier temps, pour savoir à peu près où j’en suis j’ai tout simplement ajouté un compteur sur le vélo que je remets à zéro après chaque charge.

Autre avantage du BMS, c’est qu’il permet de piloter la charge de la batterie, comme le ferait le chargeur de modélisme. Il permet donc de charger la batterie du vélo électrique comme on chargerait un téléphone ou un pc portable : sans se prendre la tête !

Vous l’aurez deviné, ce sera mon prochain chantier vélo ! D’ici là, je me demande si je ne vais pas faire un deuxième vélo pour madame, je crois qu’elle est jalouse ;)

En conclusion

Je suis fan de mon nouveau véhicule qui me facilite grandement mes déplacements longs et surtout ceux où je transporte des charges conséquentes. Financièrement, le tout m’est revenu à moins de 250€, ce qui est TRÈS raisonnable pour un vélo électrique, même si celui-ci est loin du haut de gamme. Evidemment, le confort d’utilisation n’est pas encore optimal : pour chaque mise en charge de la batterie, je dois l’ouvrir et utiliser un chargeur peu intuitif, ce qui rend son utilisation un peu trop compliquée pour ma moitié. J’espère trouver le temps (et la motivation) de monter un BMS pour arriver à une solution « plug’n play », mais tout est déjà commandé ! A suivre…

Si cet article vous donne envie d’approfondir le sujet, je ne peux que vous conseiller les sites suivants où j’ai tout appris :


NAS_HP_Proliant_4_disques

Cet article fait écho à une question que m’a posé un lecteur dans un précédent article : comment choisir ses disques de NAS ? Que celui-ci soit un NAS construit par une grande marque, par vos soins, ou encore un appareil détourné à cet usage comme le microserveur HP Proliant, vous allez vraisemblablement être confrontés à cette question.

Quelles sont les contraintes d’un NAS à prendre en compte ?

Un NAS ne s’utilise pas comme le PC de bureau familial. Il faut donc réfléchir aux particularités de cet appareil pour évaluer les contraintes qui peuvent s’exercer sur les disques

  • Allumé 24h/24, 7j/7 : les disques vont être sous tension continuellement, on évitera donc les modèles énergivores
  • Machine compacte, à la ventilation limitée : les disques devront être capables de supporter une certaine chaleur
  • Potentiellement installé dans une pièce où il faut que la machine reste discrète (salon, bureau, etc…) : le nombre de décibels au repos/en fonctionnement peut être un critère important
  • Soumis aux vibrations : dans un NAS il y a plusieurs disques, et s’ils sont en RAID ils vont s’activer en même temps, générant au passage des vibrations qui peuvent affecter les disques voisins.

Et la performance dans tout ça ?

Un NAS est avant tout dédié au stockage et au partage de données, généralement à travers votre réseau domestique. Il y a donc de très grandes chances que vous soyez limités en terme de débit à celui de votre réseau : 1Gbit/s en RJ45 pour les mieux équipés, bien moins que cela en Wifi. Par conséquent, inutile de faire la course au nombre de tours/minutes ! Mieux vaut préférer des modèles à faible vitesse de rotation (5400 tr/min ou 5900 tr/min), qui généralement ont pour avantage de produire moins de bruit, moins de vibration et de consommer moins d’énergie que les modèles plus rapides.

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Le premier disques de mon NAS. Avec 5900 tr/min il est plutôt discret, mais depuis on fait mieux que ça !

Quels sont les différents types de disques sur le marché

Les disques durs sont segmentés en 4 catégories : Bureau / NAS / Surveillance / Entreprise.

Bureau :

Des disques avec une vitesse de rotation standard, adaptés à un usage comme disque principal dans une machine de bureau. En terme de silence ils se situent dans la moyenne.
Exemple : gamme Western Digital Blue et Seagate Desktop HDD

NAS :

Des disques avec une vitesse de rotation limitée (max 5900 tr/min) pour limiter bruit, chaleur et vibration. Ils sont présentés comme plus fiables que les disques de bureau et sont généralement garantis plus longtemps.
Exemple : gamme Western Digital Red et Seagate NAS HDD

Surveillance :

Des disques conçus pour être branchés sur un système de vidéo-surveillance et donc capables de d’être sollicités en écriture 24h/24, 7j/7. Leur performance dans les autres contextes ne sont généralement pas fameuses, à réserver donc à ce cas d’usage précis.
Exemple : gamme Western Digital Purple et Seagate Surveillance HDD

Entreprise :

Des disques où l’on a mis l’accent sur les performances et la fiabilité. Ils ne descendent jamais en dessous de 7200 tr/min, sont garantis plus longtemps que leurs petits copains, mais coûtent généralement bien plus chers.
Exemple : gamme Western Digital Black et Seagate Enterprise HDD

Un disque destiné à un usage NAS de chez Western Digital (modèle Red)

Un disque destiné à un usage NAS de chez Western Digital (modèle Red)

Le cas des disques « éco »
Depuis quelques années, Western Digital commercialise une gamme de disque dur « Western Digital Green » que beaucoup d’utilisateurs installent dans des NAS. Si les caractéristiques des disques « Green » se rapprochent des disques dédiés au NAS avec des vitesses de rotation faibles et un bruit maîtrisé, ces disques ne sont pas aussi endurants que leurs homologues pour NAS, donc à vous de voir si l’écart de prix (de l’ordre de 10 à 15%) justifie la prise de risque…

Eviter la « panne synchronisée »

C’était ma plus grande crainte au moment de choisir mes disques. Si les disques sont issus du même lot, qu’ils sont installés neuf dans le NAS et sollicités de la même manière tout au long de leur vie, il n’est pas idiot de penser qu’ils mourront à peu près en même temps, ou en tous cas dans un intervalle court. Pour cette raison, j’ai volontairement acheté des disques de marques différentes aux caractéristiques similaires. Ainsi, j’espère minimiser ce risque. Une autre technique que j’avais vu chez quelques uns de mes collègues consistait à acheter le même modèle de disque chez des marchands différents, ou dans un laps de temps de quelques semaines. Ainsi on a plus de chances d’obtenir des disques de lots différents, et donc de réduire là aussi ce risque.

Je me suis toujours demandé si ces craintes étaient fondées, et si ces « techniques » étaient efficace. Mes disques de données ont quelques années maintenant mais tiennent toujours le choc, je ne peux donc pas encore répondre à cette question !

Faut-il absolument opter pour des modèles « spécial NAS » ?

Bien que ceux-ci soient à privilégier, n’importe quel disque fonctionnera dans votre NAS ! Il y en aura des plus bruyants, des moins économes, ou moins endurants mais tous devraient assurer un bon niveau de service. Après c’est à vous de positionner le curseur entre confort, robustesse et prix ! Quand j’ai monté mon NAS en 2013, la gamme WD Red en était à ses balbutiements et celle de Seagate n’existait tout simplement pas ! Maintenant je pense que je les considérerai sérieusement pour mon prochain disque !

Et vous, avez-vous pesé le choix de vos disques ou avez-vous simplement opté pour un modèle « au hasard » ?

Evaluer la santé de ses disques

Au final, quelque soit votre choix, ce qui va être important c’est de suivre correctement la santé de vos disques. En effet, que vous ayez opté pour la Rolls du disque de NAS ne veut pas dire qu’il ne tombera pas en panne prématurément. Le meilleur conseil que je puisse donc vous donner et de tout mettre en oeuvre pour qu’en cas de panne, ou de risque de panne, votre NAS vous alerte en temps et en heure. Tout cela est possible grâce à la technologie SMART qui équipe tous les disques du marchés.

L'écran d'affichage des informations SMART d'un disque. Chaque ligne correspond à un indicateur que le disque auto-mesure en permanence. OpenMediaVault surveille ces indicateurs pour vous prévenir avant qu'il ne soit trop tard.

L’écran d’affichage des informations SMART d’un disque. Chaque ligne correspond à un indicateur que le disque auto-mesure en permanence. OpenMediaVault surveille ces indicateurs pour vous prévenir avant qu’il ne soit trop tard.

Votre NAS est certainement capable de diagnostiquer en temps réel l’état des disques et de vous prévenir quand celui-ci devient alarmant… A condition d’avoir bien paramétré votre NAS ! Sur OpenMediaVault par exemple (qui est le système qui équipe mon NAS), ces informations sont accessibles via cet écran (Stockage > SMART) et le NAS vous notifiera si vous avez bien paramétré cet autre écran (Système > Notifications). Ne soyez donc pas avare des quelques minutes que prend la configuration de ces paramètres, cela peut vous éviter quelques sueurs froides à l’avenir ! Notez que les notifications du NAS peuvent aussi vous prévenir d’autres événements tout aussi fâcheux (espace de stockage faible, température des disques trop élevée, etc, etc…).

L'écran de paramètrage des alertes mail d'OpenMediaVault. Voici la manière dont il faut le configurer avec GMail.

L’écran de paramètrage des alertes mail d’OpenMediaVault. Voici la manière dont il faut le configurer avec GMail.


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Aujourd’hui un court article autour d’une manipulation simple mais peu connue : remplacer la batterie d’un aspirateur robot Roomba de chez Irobot. En effet, après plusieurs années de bons et loyaux services, la batterie de mon Roomba 534 (« Rosito » de son petit nom) s’est mise à fatiguer. Les symptômes d’une batterie malade : au bout de 10 minutes de ménage mon robot rentrait à la base en indiquant que sa batterie était vide. De manière suspecte, 10 minutes plus tard il annonçait sa batterie « pleinement chargée », mais ne tenait pas plus de quelques minutes au travail.

Leboncoin rempli de roomba aux batteries fatiguées

Si j’écris cet article, c’est aussi parce que je me suis rendu compte que les annonces de Roomba d’occasion à la batterie fatiguée pullulaient sur leboncoin. Que vous soyez donc propriétaire d’un Roombamalade ou intéressé pour en acquérir un à réparer, voici donc la manipulation le détail de la manipulation salvatrice. Petite précision : celle-ci est quasi identique sur tous les modèles de Roomba.

Remplacement de la batterie

Avant de jouer du tournevis, il va falloir trouver une batterie neuve ! Là aussi vous allez voir, Irobot a fait les choses bien !

Choix de la batterie remplaçante

Bonne nouvelle : Tous les modèles des séries 500, 600, 700 et 800 utilisent le même type de batterie. Vous n’avez donc pas à chercher spécifiquement une batterie spécifique pour « Roomba 534 ». Un bon point quant à l’approvisionnement en pièce détachée dans le temps. En fait, la seule question que vous avez à vous poser c’est si vous allez opter pour une batterie officielle à 80€  ou une batterie générique (30 à 45€). Dans mon cas, ayant payé mon aspirateur robot autour des 200€ neuf il y a quelques temps, dépenser 80€ dans une batterie ne me paraissait pas très rentable. J’ai donc opté pour une batterie générique qui avait de bons avis sur Amazon.

NDR : La capacité d’une batterie s’exprime en mAh. Plus cette valeur est grande, plus l’autonomie de votre robot sera grande. Dans mon Roomba 534, le modèle d’origine indique 3000mAh, alors que ma batterie de remplacement annonce 3500 mAh. Mon robot devrait donc gagner en autonomie suite à son changement de batterie. Il existe même des batterie de Roomba annonçant 4500mAh. Après de là à dire si le gain est réel…

L batterie d'origine (en haut) à côté de la batterie "générique"

L batterie d’origine (en haut) à côté de la batterie « générique »

Installation de la batterie dans le Roomba

Ici, rien de complexe, il vous suffira d’un tournevis cruciforme et de 5 minutes montre en main pour réaliser le remplacement (et encore quand j’annonce 5 minutes, je suis large). Roomba à l’envers, il faut dévisser la brosse rotative latérale, avant de s’attaquer aux vis du capot. Il y en a 4, comme indiqué sur la photo.

On commence par démonter la brosse latérale (1), avant de dévisser les 4 autres vis (2). Il n'y a plus qu'à retirer le capot.

On commence par démonter la brosse latérale (1), avant de dévisser les 4 autres vis (2). Il n’y a plus qu’à retirer le capot.

Voici donc les entrailles du robot avec la batterie fatiguée bien en évidence.

Voici donc les entrailles du robot avec la batterie fatiguée bien en évidence.

Une fois les puces à l’air, il suffit de soulever l’ancienne batterie et de la remplacer par la nouvelle.

Nouvelle batterie en place, il suffit désormais de refermer le tout.

Nouvelle batterie en place, il suffit désormais de refermer le tout.

On revisse, on referme, et voilà. Je vous conseille de mettre à charger la bestiole pendant quelques dizaines de minutes avant de le lancer pour une petite session de ménage. Et voilà Rosito prêt à reprendre du service ! Cela fait quelques jours que j’ai fait cette réparation et l’autonomie de mon robot dépasse à nouveau les 2 heures.

Rosito, prêt à retourner au travail.

Rosito, prêt à retourner au travail.


Le nouveau RaspberryPi3

Et voilà, ce lundi 29 février 2016, 4 ans jour pour jour après avoir bouleversé le marché des micro-ordinateurs, la fondation RaspberryPi est revenue avec un nouveau modèle de son ordinateur phare : le RaspberryPi, en version 3 s’il vous plait. Si vous passez de temps en temps sur ce blog vous savez combien j’aime cette bestiole et quand je me suis levé ce lundi matin, la première chose que j’ai faite a été d’en commander un exemplaire !

Maintenant que l’effervescence autour de cette annonce commence gentiment à retomber, il est temps de faire un point sur les différences de cette nouvelle mouture et son intérêt pour le hacker/maker qui sommeille en vous !

Puissance et connectivité sans fil

Si vous vous demandez ce qui change entre le RaspberryPi 2 et le RaspberryPi 3, sachez que la liste des nouveautés est plutôt restreinte :

  • Le processeur passe de 4 coeurs 900 Mhz à une version 4 coeurs à 1200Mhz, ce qui représente suivant les tâches un gain d’environ 30% de rapidité
  • Une puce Wifi et bluetooth 4.1 est désormais directement embarquée sur la carte : vous n’avez plus besoin d’ajouter de clé USB wifi ou bluetooth
  • Les ports USB sont maintenant capables d’alimenter des périphériques gourmands en énergie comme les disques durs externes
  • Enfin, donnée plus technique, le RaspberryPi devient capable de gérer des instructions 32 et 64 bits (contre 32bits uniquement auparavant).

Et c’est à peu près tout ! Le reste des caractéristiques demeure inchangé, ainsi que le form factor de l’appareil. Cela signifie que vous pourrez utiliser vos boîtiers existants avec ce nouveau RaspberryPi 3.

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Faut-il acheter ce nouveau RaspberryPi 3 ?

Pas de réponse universelle ici, ça va surtout dépendre de vos besoins. Si c’est la domotique ou doter un objet de capacités connectées qui vous intéresse, vous n’exploiterez pas forcément les éléments différenciants de cette nouvelle version. Si vous avez déjà un RaspberryPi plus ancien pour cet usage il n’est pas forcément utile de le remplacer. Après si ce sont des tâches gourmandes en puissance qui sollicitent votre raspberryPi (utilisation en tant que mediacenter, ou comme console de « retro-gaming » par exemple) là cela peut valoir le coup ! Le gain de performance permettra certainement une amélioration sensible de votre confort utilisateur.

Le RaspberryPi est-il toujours un outil de hacker/maker ?

C’est la question que je me pose. Au début de son histoire, les capacités très limitées de la première version du RaspberryPi (processeur monocore à 700Mhz, avec seulement 256MB de RAM) le cantonnait à des usages « mono-tâche ». Tantôt on l’utilisait comme un NAS, un serveur web, pour connecter une vieille radio ou comme centrale domotique, mais on mixait rarement les usages. Aujourd’hui, le RaspberryPi se rapproche de plus en plus des capacités d’un ordinateur de bureau standard, et je ne serais pas surpris que petit à petit, on puisse opposer l’achat d’un RaspberryPi à un ordinateur de bureau classique pour les usages courants comme la bureautique et le surf sur internet.

En fait, on sent bien que la gamme des RaspberryPi se segmente pour s’adresser à différentes populations : d’un côté on a le modèle B+ qui gagne en puissance et devient capable de couvrir toujours mieux les usages classiques de « l’ordinateur familial », et de l’autre on a les modèles A et Zero qui sont toujours plus compacts, économes en énergie et faciles à intégrer dans des objets divers et variés.

A bien y réfléchir, je pense que cela a du sens et permettra de satisfaire au mieux les besoins de chacun. Si par exemple je devais refaire aujourd’hui ma radio connectée, je pense que je partirai plutôt sur un modèle A+ accompagné d’une clé USB wifi pas chère. Pour la domotique par contre je garderai le modèle B+ pour son port RJ45 et sa puissance, car même si je n’ai pas de scénarios gourmands, ses capacités restent un gage d’évolutivité.

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d'objets avec ses dimensions minuscules

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d’objets avec ses dimensions minuscules

Nouveau RaspberryPi3 : attention à l’alimentation

Si le nouveau RaspberryPi3 est capable d’alimenter des périphériques plus gourmands en énergie, c’est au prix d’une alimentation plus robuste. En effet si auparavant une alimentation capable de délivrer 1.5A était suffisante, la fondation RaspberryPi recommande désormais l’usage d’une alimentation de 2.5A pour être sûr de pouvoir répondre aux sollicitations du processeur, des puces wifi/bluetooth ainsi que des éventuels périphériques USB connectés.

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d'après la fondation RaspberryPi).

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d’après la fondation RaspberryPi).

Les accessoires de cette nouvelle génération changent peu

Avec l’ajout de nouvelles capacités sans fil, le RaspberryPi 3 vous dispense de l’achat de la clé USB wifi habituelle. Il reste cependant quelques accessoires incontournables pour utiliser votre nouveau jouet.

Au rayon des périphériques obligatoires

Il vous faudra au minimum :

  • une carte sd classe 10 : c’est ce qui sert de disque dur au RaspberryPi3, et mieux vaut prendre une carte rapide (classe 10) sous peine de ralentir la machine.
  • une alimentation 2.5 Ampères : c’est donc la petite nouveauté avec cette 3ème version du RaspberryPi, cela permet de subvenir au besoin d’énergie de la partie radio et de vos éventuels périphériques USB.

Au rayon des périphériques moins indispensables

On trouvera :

  • un cable RJ45 : si vous ne désirez pas utiliser la puce wifi de la carte pour vous connecter à l’internet mondial
  • un cable HDMI : pour connecter le RaspberryPi à un écran
  • un boitier : pour protéger votre raspberrypi de la poussière… ou des doigts d’enfant :)
  • un clavier sans fil : ça c’est si vous souhaitez interagir avec la machine sans passer par une console SSH. Si vous destinez la machine à un usage de salon, je vous conseille ce clavier qui intègre un trackpad (c’est ce que j’ai), sinon n’importe quel clavier USB fera l’affaire. Vous pouvez aussi avoir besoin d’une souris, là pareil, il suffit qu’elle soit USB.

Comptez donc une quinzaine d’euros minimum en plus de votre micro ordinateur pour pouvoir jouer avec. Voire davantage s’il vous faut des périphériques « bonus ».

Il ne reste plus qu’à trouver des idées de projet

Si j’aime autant cette plateforme, c’est qu’elle représente pour moi une veritable invitation à la créativité! Je vous avoue que si j’ai cédé à la tentation du raspberrypi 3 c’est bien parce que j’ai quelques idées en tête! Promis je les partagerai ici ! Et vous, allez vous craquer pour le RaspberryPi 3 ? Pour en faire quoi ?