NAS_HP_Proliant_4_disques

Cet article fait écho à une question que m’a posé un lecteur dans un précédent article : comment choisir ses disques de NAS ? Que celui-ci soit un NAS construit par une grande marque, par vos soins, ou encore un appareil détourné à cet usage comme le microserveur HP Proliant, vous allez vraisemblablement être confrontés à cette question.

Quelles sont les contraintes d’un NAS à prendre en compte ?

Un NAS ne s’utilise pas comme le PC de bureau familial. Il faut donc réfléchir aux particularités de cet appareil pour évaluer les contraintes qui peuvent s’exercer sur les disques

  • Allumé 24h/24, 7j/7 : les disques vont être sous tension continuellement, on évitera donc les modèles énergivores
  • Machine compacte, à la ventilation limitée : les disques devront être capables de supporter une certaine chaleur
  • Potentiellement installé dans une pièce où il faut que la machine reste discrète (salon, bureau, etc…) : le nombre de décibels au repos/en fonctionnement peut être un critère important
  • Soumis aux vibrations : dans un NAS il y a plusieurs disques, et s’ils sont en RAID ils vont s’activer en même temps, générant au passage des vibrations qui peuvent affecter les disques voisins.

Et la performance dans tout ça ?

Un NAS est avant tout dédié au stockage et au partage de données, généralement à travers votre réseau domestique. Il y a donc de très grandes chances que vous soyez limités en terme de débit à celui de votre réseau : 1Gbit/s en RJ45 pour les mieux équipés, bien moins que cela en Wifi. Par conséquent, inutile de faire la course au nombre de tours/minutes ! Mieux vaut préférer des modèles à faible vitesse de rotation (5400 tr/min ou 5900 tr/min), qui généralement ont pour avantage de produire moins de bruit, moins de vibration et de consommer moins d’énergie que les modèles plus rapides.

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Le premier disques de mon NAS. Avec 5900 tr/min il est plutôt discret, mais depuis on fait mieux que ça !

Quels sont les différents types de disques sur le marché

Les disques durs sont segmentés en 4 catégories : Bureau / NAS / Surveillance / Entreprise.

Bureau :

Des disques avec une vitesse de rotation standard, adaptés à un usage comme disque principal dans une machine de bureau. En terme de silence ils se situent dans la moyenne.
Exemple : gamme Western Digital Blue et Seagate Desktop HDD

NAS :

Des disques avec une vitesse de rotation limitée (max 5900 tr/min) pour limiter bruit, chaleur et vibration. Ils sont présentés comme plus fiables que les disques de bureau et sont généralement garantis plus longtemps.
Exemple : gamme Western Digital Red et Seagate NAS HDD

Surveillance :

Des disques conçus pour être branchés sur un système de vidéo-surveillance et donc capables de d’être sollicités en écriture 24h/24, 7j/7. Leur performance dans les autres contextes ne sont généralement pas fameuses, à réserver donc à ce cas d’usage précis.
Exemple : gamme Western Digital Purple et Seagate Surveillance HDD

Entreprise :

Des disques où l’on a mis l’accent sur les performances et la fiabilité. Ils ne descendent jamais en dessous de 7200 tr/min, sont garantis plus longtemps que leurs petits copains, mais coûtent généralement bien plus chers.
Exemple : gamme Western Digital Black et Seagate Enterprise HDD

Un disque destiné à un usage NAS de chez Western Digital (modèle Red)

Un disque destiné à un usage NAS de chez Western Digital (modèle Red)

Le cas des disques « éco »
Depuis quelques années, Western Digital commercialise une gamme de disque dur « Western Digital Green » que beaucoup d’utilisateurs installent dans des NAS. Si les caractéristiques des disques « Green » se rapprochent des disques dédiés au NAS avec des vitesses de rotation faibles et un bruit maîtrisé, ces disques ne sont pas aussi endurants que leurs homologues pour NAS, donc à vous de voir si l’écart de prix (de l’ordre de 10 à 15%) justifie la prise de risque…

Eviter la « panne synchronisée »

C’était ma plus grande crainte au moment de choisir mes disques. Si les disques sont issus du même lot, qu’ils sont installés neuf dans le NAS et sollicités de la même manière tout au long de leur vie, il n’est pas idiot de penser qu’ils mourront à peu près en même temps, ou en tous cas dans un intervalle court. Pour cette raison, j’ai volontairement acheté des disques de marques différentes aux caractéristiques similaires. Ainsi, j’espère minimiser ce risque. Une autre technique que j’avais vu chez quelques uns de mes collègues consistait à acheter le même modèle de disque chez des marchands différents, ou dans un laps de temps de quelques semaines. Ainsi on a plus de chances d’obtenir des disques de lots différents, et donc de réduire là aussi ce risque.

Je me suis toujours demandé si ces craintes étaient fondées, et si ces « techniques » étaient efficace. Mes disques de données ont quelques années maintenant mais tiennent toujours le choc, je ne peux donc pas encore répondre à cette question !

Faut-il absolument opter pour des modèles « spécial NAS » ?

Bien que ceux-ci soient à privilégier, n’importe quel disque fonctionnera dans votre NAS ! Il y en aura des plus bruyants, des moins économes, ou moins endurants mais tous devraient assurer un bon niveau de service. Après c’est à vous de positionner le curseur entre confort, robustesse et prix ! Quand j’ai monté mon NAS en 2013, la gamme WD Red en était à ses balbutiements et celle de Seagate n’existait tout simplement pas ! Maintenant je pense que je les considérerai sérieusement pour mon prochain disque !

Et vous, avez-vous pesé le choix de vos disques ou avez-vous simplement opté pour un modèle « au hasard » ?

Evaluer la santé de ses disques

Au final, quelque soit votre choix, ce qui va être important c’est de suivre correctement la santé de vos disques. En effet, que vous ayez opté pour la Rolls du disque de NAS ne veut pas dire qu’il ne tombera pas en panne prématurément. Le meilleur conseil que je puisse donc vous donner et de tout mettre en oeuvre pour qu’en cas de panne, ou de risque de panne, votre NAS vous alerte en temps et en heure. Tout cela est possible grâce à la technologie SMART qui équipe tous les disques du marchés.

L'écran d'affichage des informations SMART d'un disque. Chaque ligne correspond à un indicateur que le disque auto-mesure en permanence. OpenMediaVault surveille ces indicateurs pour vous prévenir avant qu'il ne soit trop tard.

L’écran d’affichage des informations SMART d’un disque. Chaque ligne correspond à un indicateur que le disque auto-mesure en permanence. OpenMediaVault surveille ces indicateurs pour vous prévenir avant qu’il ne soit trop tard.

Votre NAS est certainement capable de diagnostiquer en temps réel l’état des disques et de vous prévenir quand celui-ci devient alarmant… A condition d’avoir bien paramétré votre NAS ! Sur OpenMediaVault par exemple (qui est le système qui équipe mon NAS), ces informations sont accessibles via cet écran (Stockage > SMART) et le NAS vous notifiera si vous avez bien paramétré cet autre écran (Système > Notifications). Ne soyez donc pas avare des quelques minutes que prend la configuration de ces paramètres, cela peut vous éviter quelques sueurs froides à l’avenir ! Notez que les notifications du NAS peuvent aussi vous prévenir d’autres événements tout aussi fâcheux (espace de stockage faible, température des disques trop élevée, etc, etc…).

L'écran de paramètrage des alertes mail d'OpenMediaVault. Voici la manière dont il faut le configurer avec GMail.

L’écran de paramètrage des alertes mail d’OpenMediaVault. Voici la manière dont il faut le configurer avec GMail.


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Aujourd’hui un court article autour d’une manipulation simple mais peu connue : remplacer la batterie d’un aspirateur robot Roomba de chez Irobot. En effet, après plusieurs années de bons et loyaux services, la batterie de mon Roomba 534 (« Rosito » de son petit nom) s’est mise à fatiguer. Les symptômes d’une batterie malade : au bout de 10 minutes de ménage mon robot rentrait à la base en indiquant que sa batterie était vide. De manière suspecte, 10 minutes plus tard il annonçait sa batterie « pleinement chargée », mais ne tenait pas plus de quelques minutes au travail.

Leboncoin rempli de roomba aux batteries fatiguées

Si j’écris cet article, c’est aussi parce que je me suis rendu compte que les annonces de Roomba d’occasion à la batterie fatiguée pullulaient sur leboncoin. Que vous soyez donc propriétaire d’un Roombamalade ou intéressé pour en acquérir un à réparer, voici donc la manipulation le détail de la manipulation salvatrice. Petite précision : celle-ci est quasi identique sur tous les modèles de Roomba.

Remplacement de la batterie

Avant de jouer du tournevis, il va falloir trouver une batterie neuve ! Là aussi vous allez voir, Irobot a fait les choses bien !

Choix de la batterie remplaçante

Bonne nouvelle : Tous les modèles des séries 500, 600, 700 et 800 utilisent le même type de batterie. Vous n’avez donc pas à chercher spécifiquement une batterie spécifique pour « Roomba 534 ». Un bon point quant à l’approvisionnement en pièce détachée dans le temps. En fait, la seule question que vous avez à vous poser c’est si vous allez opter pour une batterie officielle à 80€  ou une batterie générique (30 à 45€). Dans mon cas, ayant payé mon aspirateur robot autour des 200€ neuf il y a quelques temps, dépenser 80€ dans une batterie ne me paraissait pas très rentable. J’ai donc opté pour une batterie générique qui avait de bons avis sur Amazon.

NDR : La capacité d’une batterie s’exprime en mAh. Plus cette valeur est grande, plus l’autonomie de votre robot sera grande. Dans mon Roomba 534, le modèle d’origine indique 3000mAh, alors que ma batterie de remplacement annonce 3500 mAh. Mon robot devrait donc gagner en autonomie suite à son changement de batterie. Il existe même des batterie de Roomba annonçant 4500mAh. Après de là à dire si le gain est réel…

L batterie d'origine (en haut) à côté de la batterie "générique"

L batterie d’origine (en haut) à côté de la batterie « générique »

Installation de la batterie dans le Roomba

Ici, rien de complexe, il vous suffira d’un tournevis cruciforme et de 5 minutes montre en main pour réaliser le remplacement (et encore quand j’annonce 5 minutes, je suis large). Roomba à l’envers, il faut dévisser la brosse rotative latérale, avant de s’attaquer aux vis du capot. Il y en a 4, comme indiqué sur la photo.

On commence par démonter la brosse latérale (1), avant de dévisser les 4 autres vis (2). Il n'y a plus qu'à retirer le capot.

On commence par démonter la brosse latérale (1), avant de dévisser les 4 autres vis (2). Il n’y a plus qu’à retirer le capot.

Voici donc les entrailles du robot avec la batterie fatiguée bien en évidence.

Voici donc les entrailles du robot avec la batterie fatiguée bien en évidence.

Une fois les puces à l’air, il suffit de soulever l’ancienne batterie et de la remplacer par la nouvelle.

Nouvelle batterie en place, il suffit désormais de refermer le tout.

Nouvelle batterie en place, il suffit désormais de refermer le tout.

On revisse, on referme, et voilà. Je vous conseille de mettre à charger la bestiole pendant quelques dizaines de minutes avant de le lancer pour une petite session de ménage. Et voilà Rosito prêt à reprendre du service ! Cela fait quelques jours que j’ai fait cette réparation et l’autonomie de mon robot dépasse à nouveau les 2 heures.

Rosito, prêt à retourner au travail.

Rosito, prêt à retourner au travail.


Le nouveau RaspberryPi3

Et voilà, ce lundi 29 février 2016, 4 ans jour pour jour après avoir bouleversé le marché des micro-ordinateurs, la fondation RaspberryPi est revenue avec un nouveau modèle de son ordinateur phare : le RaspberryPi, en version 3 s’il vous plait. Si vous passez de temps en temps sur ce blog vous savez combien j’aime cette bestiole et quand je me suis levé ce lundi matin, la première chose que j’ai faite a été d’en commander un exemplaire !

Maintenant que l’effervescence autour de cette annonce commence gentiment à retomber, il est temps de faire un point sur les différences de cette nouvelle mouture et son intérêt pour le hacker/maker qui sommeille en vous !

Puissance et connectivité sans fil

Si vous vous demandez ce qui change entre le RaspberryPi 2 et le RaspberryPi 3, sachez que la liste des nouveautés est plutôt restreinte :

  • Le processeur passe de 4 coeurs 900 Mhz à une version 4 coeurs à 1200Mhz, ce qui représente suivant les tâches un gain d’environ 30% de rapidité
  • Une puce Wifi et bluetooth 4.1 est désormais directement embarquée sur la carte : vous n’avez plus besoin d’ajouter de clé USB wifi ou bluetooth
  • Les ports USB sont maintenant capables d’alimenter des périphériques gourmands en énergie comme les disques durs externes
  • Enfin, donnée plus technique, le RaspberryPi devient capable de gérer des instructions 32 et 64 bits (contre 32bits uniquement auparavant).

Et c’est à peu près tout ! Le reste des caractéristiques demeure inchangé, ainsi que le form factor de l’appareil. Cela signifie que vous pourrez utiliser vos boîtiers existants avec ce nouveau RaspberryPi 3.

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Le RaspberryPi 3 : pas facile de le distinguer de son prédécesseur !

Faut-il acheter ce nouveau RaspberryPi 3 ?

Pas de réponse universelle ici, ça va surtout dépendre de vos besoins. Si c’est la domotique ou doter un objet de capacités connectées qui vous intéresse, vous n’exploiterez pas forcément les éléments différenciants de cette nouvelle version. Si vous avez déjà un RaspberryPi plus ancien pour cet usage il n’est pas forcément utile de le remplacer. Après si ce sont des tâches gourmandes en puissance qui sollicitent votre raspberryPi (utilisation en tant que mediacenter, ou comme console de « retro-gaming » par exemple) là cela peut valoir le coup ! Le gain de performance permettra certainement une amélioration sensible de votre confort utilisateur.

Le RaspberryPi est-il toujours un outil de hacker/maker ?

C’est la question que je me pose. Au début de son histoire, les capacités très limitées de la première version du RaspberryPi (processeur monocore à 700Mhz, avec seulement 256MB de RAM) le cantonnait à des usages « mono-tâche ». Tantôt on l’utilisait comme un NAS, un serveur web, pour connecter une vieille radio ou comme centrale domotique, mais on mixait rarement les usages. Aujourd’hui, le RaspberryPi se rapproche de plus en plus des capacités d’un ordinateur de bureau standard, et je ne serais pas surpris que petit à petit, on puisse opposer l’achat d’un RaspberryPi à un ordinateur de bureau classique pour les usages courants comme la bureautique et le surf sur internet.

En fait, on sent bien que la gamme des RaspberryPi se segmente pour s’adresser à différentes populations : d’un côté on a le modèle B+ qui gagne en puissance et devient capable de couvrir toujours mieux les usages classiques de « l’ordinateur familial », et de l’autre on a les modèles A et Zero qui sont toujours plus compacts, économes en énergie et faciles à intégrer dans des objets divers et variés.

A bien y réfléchir, je pense que cela a du sens et permettra de satisfaire au mieux les besoins de chacun. Si par exemple je devais refaire aujourd’hui ma radio connectée, je pense que je partirai plutôt sur un modèle A+ accompagné d’une clé USB wifi pas chère. Pour la domotique par contre je garderai le modèle B+ pour son port RJ45 et sa puissance, car même si je n’ai pas de scénarios gourmands, ses capacités restent un gage d’évolutivité.

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d'objets avec ses dimensions minuscules

Le RaspberryPi Zero, pour moi le modèle idéal pour les hacks d’objets avec ses dimensions minuscules

Nouveau RaspberryPi3 : attention à l’alimentation

Si le nouveau RaspberryPi3 est capable d’alimenter des périphériques plus gourmands en énergie, c’est au prix d’une alimentation plus robuste. En effet si auparavant une alimentation capable de délivrer 1.5A était suffisante, la fondation RaspberryPi recommande désormais l’usage d’une alimentation de 2.5A pour être sûr de pouvoir répondre aux sollicitations du processeur, des puces wifi/bluetooth ainsi que des éventuels périphériques USB connectés.

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d'après la fondation RaspberryPi).

Un chargeur USB 3A qui devrait contenter les besoins du Raspberrypi3 (qui peut faire des pointes de consommation à 2.5A d’après la fondation RaspberryPi).

Les accessoires de cette nouvelle génération changent peu

Avec l’ajout de nouvelles capacités sans fil, le RaspberryPi 3 vous dispense de l’achat de la clé USB wifi habituelle. Il reste cependant quelques accessoires incontournables pour utiliser votre nouveau jouet.

Au rayon des périphériques obligatoires

Il vous faudra au minimum :

  • une carte sd classe 10 : c’est ce qui sert de disque dur au RaspberryPi3, et mieux vaut prendre une carte rapide (classe 10) sous peine de ralentir la machine.
  • une alimentation 2.5 Ampères : c’est donc la petite nouveauté avec cette 3ème version du RaspberryPi, cela permet de subvenir au besoin d’énergie de la partie radio et de vos éventuels périphériques USB.

Au rayon des périphériques moins indispensables

On trouvera :

  • un cable RJ45 : si vous ne désirez pas utiliser la puce wifi de la carte pour vous connecter à l’internet mondial
  • un cable HDMI : pour connecter le RaspberryPi à un écran
  • un boitier : pour protéger votre raspberrypi de la poussière… ou des doigts d’enfant :)
  • un clavier sans fil : ça c’est si vous souhaitez interagir avec la machine sans passer par une console SSH. Si vous destinez la machine à un usage de salon, je vous conseille ce clavier qui intègre un trackpad (c’est ce que j’ai), sinon n’importe quel clavier USB fera l’affaire. Vous pouvez aussi avoir besoin d’une souris, là pareil, il suffit qu’elle soit USB.

Comptez donc une quinzaine d’euros minimum en plus de votre micro ordinateur pour pouvoir jouer avec. Voire davantage s’il vous faut des périphériques « bonus ».

Il ne reste plus qu’à trouver des idées de projet

Si j’aime autant cette plateforme, c’est qu’elle représente pour moi une veritable invitation à la créativité! Je vous avoue que si j’ai cédé à la tentation du raspberrypi 3 c’est bien parce que j’ai quelques idées en tête! Promis je les partagerai ici ! Et vous, allez vous craquer pour le RaspberryPi 3 ? Pour en faire quoi ?


Test du Asus UX303

Je change rarement de pc portable, mon dernier achat datait de 2009, donc autant vous dire que quand je change je passe un moment à étudier les « challengers ». J’ai tellement galéré à trouver ma nouvelle machine perso que je me suis dis qu’un petit retour d’expérience s’imposait. Donc sans vous livrer un véritable « test », voici un petit résumé de ce que je cherchais, et pourquoi l’Asus UX303 est un bon candidat !

A la recherche d’un mouton à 5 pattes.

Des ordinateurs portables, j’en ai eu beaucoup entre les mains alors maintenant je commence à savoir ce que je veux (et surtout, ne veux pas). En l’occurrence, j’avais besoin d’une machine compacte et légère qui réponde au quart de tour, me permette d’écrire mes articles n’importe où, de faire du développement et de surfer confortablement. Au rang des usages que je n’ai pas : je ne joue pas et ne stocke pas grand chose sur mes machines (rappelez-vous, j’ai un NAS pour ça).

Deux modèles en lice

Du coup sur ma short-list j’avais 2 modèles : le Dell XPS 13 et l’Asus UX303UA. J’ai eu le Dell XPS 13 pendant 6 mois pour mon travail et, spoiler alert, j’ai finalement choisi le modèle Asus ! Laissez-mois vous expliquer pourquoi.

Les 2 machines sont de la catégorie des ultrabooks et les 2 possèdent les caractéristiques que je recherchais pour ma machine : écran 13 pouces Full HD mat, processeur intel core i5, 8GB, 256GB de stockage SSD, clavier rétroéclairé. Bref des machines mobiles et bien équipées. Au rang des différences, le Dell est plus compact et de meilleure finition même si l’Asus reste très beau. Niveau connectique par contre l’Asus s’en sort mieux avec un port USB et surtout un port HDMI standard en plus par rapport au Dell XPS. Question tarif, c’est la douche froide avec l’XPS : le premier modèle avec 8GB de RAM est à 1300€. Là où on peut trouver l’Asus autour des 850€ pour une configuration équivalente.

L'Asus UX303 fermé, couleur "Smoky Brown".

L’Asus UX303 fermé, couleur « Smoky Brown ».

Tour du propriétaire

Puisque j’ai opté pour le modèle ASUS, j’ai pu faire quelques photos pour vous présenter l’engin. L’ensemble respire la qualité, si je devais trouver un défaut, je trouve les bords de la machine un peu trop vifs ce qui demande un petit temps d’adaptation pour les longues séances de frappes au clavier.

Niveau connectique, on trouve d’un côté 2 ports USB3, un lecteur de carte SD et de l’autre un port mini-displayPort, un port USB3, un port HDMI et un port casque/micro combiné. Parfait pour mon usage. Seul regret (mais c’est inévitable pour des machines si fines) : il faudra se balader avec un adaptateur mini-displayPort>VGA si comme moi vous avez souvent besoin de vous brancher à un vidéoprojecteur.

Le côté gauche avec une partie de la connectique : 2 ports USB3 et un lecteur de carte SD sont accessibles.

Le côté gauche avec une partie de la connectique : 2 ports USB3 et un lecteur de carte SD sont accessibles.

Le côté droit avec (de gauche à droite) : le port combo casque/micro, le ports HDMI pleine taille, un port USB3, un port mini-DisplayPort et enfin le connecteur d'alimentation.

Le côté droit avec (de gauche à droite) : le port combo casque/micro, le ports HDMI pleine taille, un port USB3, un port mini-DisplayPort et enfin le connecteur d’alimentation.

L’écran est tout simplement génial. J’adore les dalles mates et je ne comprends pas que ce soit désormais si dur à trouver… Ceux qui ont déjà utilisé un ordinateur dans le train savent de quoi je parle.

L’évolutivité à portée de tournevis

Et oui, c’est bête mais l’Asus a un autre avantage de taille sur le Dell XPS 13 c’est son évolutivité. Si je garde aussi longtemps mes machines en général c’est que je peux leur offrir un petit upgrade au bout de quelques années, notamment en terme de mémoire vive et de stockage. Là sur le XPS 13, tout est soudé, et les configurations intéressantes sont hors de prix. Si vous êtes donc habitués à mettre à jour matériellement vos machines, voilà un argument qui peut vous intéresser !

Conséquence directe de cette souplesse : l’Asus UX303UA est vendu sous plusieurs variantes plus ou moins onéreuses où la quantité de mémoire vive et le disque de stockage utilisé. Un rapide calcul vous montrera qu’il est du coup probablement plus intéressant d’acheter un modèle « de base » et de remplacer vous même ces composants… C’est ce que j’ai fait.
Au lieu de claquer 900€ dans la version qui m’intéressait, j’ai acheté la version la moins chère de cette machine (trouvée à 700€ mais le prix varie pas mal) sur laquelle j’ai remplacé le disque dur de 500Gb par un SSD de 240GB (70€) et où j’ai ajouté une barette de mémoire de 8GB (40€). Pour 810€, j’ai donc l’Asus UX303UA avec un SSD sympa et 12GB (8+4) de mémoire vive.

Les entrailles de la bête. Vous voyez sur la droite, en vert, le disque dur prêt à être remplacé (attention, hauteur max acceptée : 7mm). Au centre, un emplacement pour rajouter une barrette de RAM.

Les entrailles de la bête. Vous voyez sur la droite, en vert, le disque dur prêt à être remplacé (attention, hauteur max acceptée : 7mm). Au centre, un emplacement pour rajouter une barrette de RAM.

Cerise sur le gâteau, en achetant un simple boitier pour disque dur 2,5 pouces à 12€ j’ai reconverti le disque dur d’origine en disque dur externe USB3. Pas mal non ?

Ce boitier se monte sans outil et transforme un disque standard 2,5 pouces en disque dur externe USB3.

Ce boitier se monte sans outil et transforme un disque standard 2,5 pouces en disque dur externe USB3.

Si la manœuvre vous intéresse, sachez que ces modifications n’annulent pas la garantie, mais qu’il vous faudra par contre des tournevis peu communs (torx 5 notamment). Si comme moi vous avez le très bon kit de tournevis de précision de chez iFixit, alors vous n’avez besoin de rien d’autre :) Comptez entre 15 et 30 minutes selon votre dextérité.

Quels accessoires pour l’ultrabook Asus UX303 ?

Un bon pc portable c’est chouette, mais sans les bons accessoires on peut pester pour des broutilles. Je vous partage donc ma sélection, le rapport qualité prix devrait vous plaire.

  • Une housse taillée au millimètre : la finition est bien et on a l’impression qu’elle est conçu vraiment pour ce modèle. Hyper pratique pour glisser l’ultrabook dans un sac à dos ou une valise. Existe en plusieurs couleurs.
  • Un adaptateur VGA robuste : j’ai souvent besoin de projeter des slides sur un vidéoprojecteur, ce modèle est bien construit et coûte 3 fois moins cher que celui de Dell ou Apple :)
  • Une télécommande powerpoint USB / laser : indispensable pour les présentations, je ne pourrais plus faire sans. Avance/retour, super portée et un laser qui évite de batailler pour mettre en valeur des éléments à l’écran.
  • Une souris bluetooth compacte. C’est tout bête, mais une souris USB, ça prend un port et quand on a que 3 on n’a pas forcément envie d’en sacrifier un pour cet usage. J’ai donc cherché une souris compacte et bluetooth et je dois vous avouer que je suis complètement satisfait de celle-ci même si je pense qu’elle pourrait être vendue moins cher !
La machine ouverte est superbe, et son écran mat du plus grand confort !

La machine ouverte est superbe, et son écran mat du plus grand confort !

En conclusion

Je pense avoir fait le tour de ce qui m’attirait sur cette machine et vous avoir donné quelques petits tips si elle vous intéresse. Si vous vous demandez « Pourquoi pas un mac », sachez que j’ai pas mal hésité mais ayant besoin de Windows pour développer sur les technos Microsoft, ça me paraissait un peu ridicule d’acheter un ordinateur Apple pour ne pas utiliser MacOS… Enfin, si vous avez des questions particulières, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, j’essaierai d’y répondre de manière aussi pertinente que possible.


installer-openmediavault-hp-microserver-gen8

Suite à l’article de présentation du HP Microserver Gen8 vous vous êtes peut-être offert cette machine en espérant le convertir en NAS. Si comme moi vous souhaitez y installer OpenMediaVault, un système d’exploitation pour NAS libre et Opensource, vous ne serez peut-être pas contre un coup de main ;)

L’article du jour est donc là pour vous aider dans cette tache. Pour atteindre cet objectif, je vous propose un mode opératoire en 5 étapes que voici.

  • Etape 1 – Rajouter un 5ème disque sur le Microserver Proliant
  • Etape 2 : Configurer le 5ème disque comme disque de démarrage
  • Etape 3 : Créer une clé USB d’installation d’OpenMediaVault
  • Etape 4 : Installer OpenMediaVault
  • Etape 5 : Installer les disques de données dans les baies 3,5 pouces de la façade
  • Etape 6 : Configurer OpenMediaVault

Prêt ? C’est parti !

Etape 1 – Rajouter un 5ème disque sur le Microserver Proliant

Rappelez-vous, le HP Gen 8 comporte 4 baies 3,5 pouces, idéal pour stocker vos données. Si vous souhaitez utiliser OpenMediaVault, il faut savoir que le système a besoin d’un disque dédié. Dommage donc de sacrifier une des baies de la façade pour cet usage non ? Puisque mon modèle ne comportait pas de lecteur optique, je vais vous montrer comment j’ai reconverti cet emplacement pour ajouter un 5ème disque dans le NAS, disque qui sera dédié à OpenMediaVault.

Matériel nécessaire :

Pour ajouter un disque supplémentaire, il faudra en choisir un au format 2,5 pouces et ne pas oublier l'adaptateur d'alimentation.

Pour ajouter un disque supplémentaire, il faudra en choisir un au format 2,5 pouces et ne pas oublier l’adaptateur d’alimentation.

OpenMediaVault n’utilisant que quelques gigaoctets d’espace, vous n’avez pas besoin de choisir un modèle une capacité de stockage particulière.

L’idée ici est d’utiliser le port SATA disponible de la carte mère pour notre 5ème disque, ainsi que l’alimentation initialement prévue pour le lecteur optique. Rien de compliqué ici, il faudra ensuite sécuriser le disque avec du velcro ou du scotch double face. C’est pas hyper pro comme technique mais ça marche bien :)

Voici ce que cela donne chez moi.

Et voilà un SSD ajouté à la place du lecteur optique sur le HP Proliant Microserver Gen 8.

Et voilà un SSD ajouté à la place du lecteur optique sur le HP Proliant Microserver Gen 8.

Etape 2 : Configurer le 5ème disque comme disque de démarrage.

Alors ça peut paraître bidon, mais si vous ne vous êtes pas frotté au microserver HP, je vous conseille de lire attentivement ce qui suit.

En fait, le BIOS du microserver ne permet pas de définir le disque comme périphérique de démarrage : dès que vous avez des disques dans les baies de la façade, ceux-ci prennent le pas au démarrage… Ennuyeux mais rassurez-vous, il y a une solution !

L’idée est de déclarer dans le controlleur RAID du serveur une « grappe » de disque en RAID0 dans laquelle on ne mettra que ce 5ème disque. Le microserveur démarrera ensuite là dessus.

Pour ce faire :

  • Au démarrage de la machine, appuyez sur F5 pour accéder à la configuration RAID.
  • Quand le menu apparait, cliquez sur le bouton « Configure« 
  • Cliquez ensuite sur « Create Arrays with RAID0« 
  • La liste des disque disponible s’affiche, cochez uniquement le disque supplémentaire (ici « SATA SSD Bay 5).
  • Et voilà, il suffit ensuite de valider en cliquant successivement sur OK > Yes > Finish
Un aperçu du gestionnaire RAID intégré au Microserver HP Gen 8.

Un aperçu du gestionnaire RAID intégré au Microserver HP Gen 8.

Mission accomplie, votre serveur HP Proliant démarrera désormais sur le disque 2,5 pouces.

Etape 3 : Créer une clé USB d’installation d’OpenMediaVault

Maintenant que le NAS est correctement configuré niveau matériel, il va falloir s’attaquer à la partie logicielle ! Le NAS n’ayant pas de lecteur optique, il va falloir passer par une clé USB pour installer OpenMediaVault.

Tout commence par le téléchargement d’OpenMediaVault. Rendez-vous sur sourceforge pour récupérer la dernière version du système : http://sourceforge.net/projects/openmediavault/files/

Le fichier pèse un peu moins de 400Mo. Une fois récupéré, il va nous falloir un logiciel pour déployer ce fichier sur une clé USB, c’est le rôle de RUFUS. La dernière version est téléchargeable ici. Branchez la clé, installez et lancer RUFUS.

Paramétrez RUFUS comme dans la fenêtre ci-dessous et cliquez sur « Démarrer« . Quelques minutes plus tard votre clé sera prête.

RUFUS, un outil plutôt simple à utiliser. Choisisser la clé USB à utiliser (1), indiquer "Image ISO" (2), et sélectionner l'emplacement de votre image d'OpenMediaVault (3). Enfin, cliquez sur "Démarrer" (4) pour lancer l'opération.

RUFUS, un outil plutôt simple à utiliser. Choisisser la clé USB à utiliser (1), indiquer « Image ISO » (2), et sélectionner l’emplacement de votre image d’OpenMediaVault (3). Enfin, cliquez sur « Démarrer » (4) pour lancer l’opération.

Etape 4 : Installer OpenMediaVault

Serveur éteint, branchez votre clé USB contenant OpenMediaVault, connectez un câble RJ45 entre votre box/routeur et le HP Gen 8, puis démarrez le HP Proliant. Quand l’option apparaît, appuyez sur F11 pour sélectionner le périphérique de démarrage. Une fenêtre apparaît listant plusieurs lecteurs disponibles. Sélectionnez votre clé USB et valider. Le menu d’installation d’OpenMediaVault apparait. Ne craignez pas les couleurs old school, ça ne va pas durer longtemps ;)

installation_OpenMediaVault

Voici le « design » de l’assistant d’instllation. N’ayez crainte c’est très facile à utiliser et plutôt clair.

Commencez par choisir la langue d’installation, votre pays, le type de clavier et la carte réseau à utiliser (regardez bien sur quelle prise vous avez connecté le câble RJ45 et sélectionnez la même).

Plusieurs écrans vont ensuite se succéder. Il faudra sélectionner un nom pour le NAS, un mot de passe admin, et quelques autres informations. Si certains écrans ne vous parlent pas, cliquez simplement sur « suivant » : les paramètres par défaut ne sont pas déconnant. Le NAS va ensuite récupérer en ligne les différentes mises à jour qui lui sont nécessaires. La durée peut varier en fonction de votre connexion.

Cette étape terminée, une fenêtre vous invitera à redémarrer le NAS. Avant de cliquer sur entrée, vous pouvez débrancher votre clé USB, voire même votre écran, vous n’aurez plus besoin d’intervenir directement sur le microserver physiquement. Redémarrez.

A partir de maintenant, votre NAS est autonome et administrable depuis n’importe quelle machine de votre réseau domestique. Il vous suffit d’ouvrir un navigateur et de vous rendre à l’adresse IP de votre NAS. Si vous ne la connaissez pas, un tour sur l’écran dadministration de votre box/routeur devrait vous la donner !

Etape 5 : Installer les disques de données dans les baies 3,5 pouces de la façade

Serveur éteint, on va s’attaquer à l’installation du (ou des) disque(s) de données. Rien de compliqué mais il faudra vous armer d’un tournevis cruciforme pour démonter les racks et fixer leur structure sur chacun de vos disques de données.

Il va falloir jouer un peu du tournevis pour supprimer les pièces métalliques du support pour pouvoir le monter sur le disque.

Il va falloir jouer un peu du tournevis pour supprimer les pièces métalliques du support pour pouvoir le monter sur le disque.

Etape 6 : Configurer OpenMediaVault

Etape finale de ce tutoriel, il vous faut configurer OpenMediaVault pour activer les services qui vous intéressent, configurer les partages et accès vers vos fichiers, etc.

Ouvrez un navigateur web et tapez dans la barre d’adresse l’adresse IP de votre NAS. L’écran d’authentification d’OpenMediavault devrait apparaître. Le login/mot de passe par défaut est le suivant :

  • Identifiant : admin
  • Mot de passe : openmediavault

Ensuite la manœuvre dépend de ce que vous souhaitez faire, mais la logique est souvent la même : on déclare d’abord le(s) disque(s) physique(s) avant de choisir le type de RAID. Une fois ce paramètrage effectué vous allez pouvoir déclarer vos utilisateurs (si besoin) et surtout les différents dossiers que vous allez partager sur votre réseau.

En image cela donne à peu près ça :

01-OpenMediaVault-Gestion-des-disques

On commence par déclarer les différents disques physiques qui seront utilisés pour le stockage des données

02-OpenMediaVault-Gestion-du-raid

On choisit ensuite le type de RAID que l’on souhaite mettre en place (RAID0, RAID1, RAID5…). Pour moi ce sera du RAID1.

03-OpenMediaVault-Dossier-partages

Et enfin, on déclare des dossiers à partager sur le réseau. Dans mon cas j’en ai paramétré 2 : « logiciels » et « media ».

Conclusion

Et voilà, si vous vous intéressez à OpenMediaVault vous avez toutes les clés pour vous lancer ! Et si au final vous préférez tester une autre distribution comme FreeNAS, NAS4Free ou que sais-je sur le HP Proliant Microserver Gen 8, vous devriez avoir les idées un peu plus claires sur la marche à suivre, celle-ci ne différant pas tellement d’une distribution à l’autre.